Giulio Cesare (cuirassé)

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Giulio Cesare
Image illustrative de l'article Giulio Cesare (cuirassé)
Le Giulio Cesare en 1914

Autres noms Novorossiisk
Type Cuirassé
Histoire
A servi dans Flag of Italy (1861-1946) crowned.svg Regia Marina
Naval Ensign of the Soviet Union.svg Marine soviétique
Chantier naval Ansaldo, Gênes
Quille posée [1]
Lancement
Commission
Statut  : transféré à la marine soviétique
 : coulé
Équipage
Équipage Environ 1 235 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 176 m
Maître-bau 28 m
Tirant d'eau 9,3 m
Déplacement 23 193 tonnes
Port en lourd 24 801 tonnes
Propulsion 4 turbines Parsons
12 chaudières à mazout
12 chaudières mixtes Babcock & Wilcox
Puissance 30 700 ch
Vitesse 21,56 nœuds (39,93 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 3 × 3 canons de 305 mm
18 canons de 120 mm
13 canons de 76 mm
3 TLT de 450 mm
Rayon d'action 4 800 milles marins (8 900 km) à 10 nœuds (19 km/h)

Le Giulio Cesare est un cuirassé de classe Conte di Cavour construit pour la Regia Marina peu avant la Première Guerre mondiale. Il participe aux deux conflits mondiaux avant d'être cédé à la marine soviétique en 1949 à titre de réparations de guerre et d'être renommé Novorossiisk.

Conception[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classe Conte di Cavour.

Le Giulio Cesare fait partie de la classe Conte di Cavour, première classe de dreadnought intégrant la marine italienne, après le Dante Alighieri, premier cuirassé italien mais unique navire de son type. Les cuirassés de la classe sont conçus par le contre-amiral ingénieur Edoardo Masdea (it)[1].

Construction[modifier | modifier le code]

Le Giulio Cesare en mer

La construction du Giulio Cesare commence le . Il est lancé le et entre en service le .

De 1921 à 1922, le mât tripode avant du cuirassé est remplacé par un mât quadripode, placé en avant de la première cheminée afin de protéger les directeurs de tir de la fumée et de la chaleur générées par les machines. En 1925, un avion de reconnaissance M 18 est installé au-dessus de la tourelle avant et, en 1926, une catapulte est installée à l'avant du navire afin de pouvoir le lancer[1].

Après son passage à la marine soviétique sous le nom de Novorossiysk

Une longue modernisation est entreprise d'octobre 1933 à juin 1937 à Trieste[2]. Le navire est complètement reconstruit, sa silhouette étant changée et ses capacités de combat améliorées. Il est rallongé de 10,3 mètres et de nouveaux ponts blindés sont installés. Les nouvelles machines de propulsion développent 93 000 chevaux 69 MW et le navire atteint une vitesse de 28 nœuds (52 km/h)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la nuit du 28 au 29 octobre 1955, le Novorossiysk mouillait au large de Sébastopol. Il semble qu'il ait heurté une mine allemande datant de la Seconde Guerre mondiale. L'explosion a créé un trou important d'environ une cinquantaine de mètres carrés dans la coque. Le navire chavire un peu plus tard dans la nuit, emportant 608 marins dont certains venus porter assistance depuis les navires voisins. Certaines thèses disent que la perte de ce bateau serait due aux services spéciaux italiens agissant pour le compte de l'OTAN. Cet événement a également servi de prétexte à l'amiral Gueorgui Joukov pour destituer Nikolaï Guerassimovitch Kouznetsov[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gardiner et Gray 1985, p. 259
  2. Gardiner et Chesneau 1980, p. 284
  3. Fiche sur le site de la Marina Militare
  4. (en) McLaughlin, Russian and Soviet Battleships, Annapolis, Maryland, Naval Institute Press, , 496 p. (ISBN 1-55750-481-4), pp. 419, 422

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway's All the World's Fighting Ships (1906-1921), [détail de l’édition]
  • (en) Robert Gardiner et Roger Chesneau, Conway's All the World's Fighting Ships (1922-1946), [détail de l’édition]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]