Croiseur léger

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Le terme de croiseur léger a longtemps été utilisé, grosso modo dans la période - pour caractériser les navires de guerre ayant un déplacement intermédiaire entre les cuirassés et les avisos.

Le croiseur léger correspond alors à une catégorie de taille, les différents types de croiseurs étant désignés plutôt comme des croiseurs cuirassés ou des croiseurs protégés, qui avaient des tactiques d'emploi différentes, mais qui pour certaines classes, ont eu des déplacements identiques.

Le croiseur léger a correspondu ensuite  à un type défini par les traités de limitation des armements navals, en particulier par le Traité naval de Londres de 1930, qui a fait suite au  traité naval de Washington (1922). C'est à ces croiseurs légers des années - que le présent article est consacré.

Description[modifier | modifier le code]

D'après le traité naval de Washington de , les croiseurs étaient limités à un tonnage maximum de 10 000 tonnes anglaises de 1 016 kg, avec un armement principal de 8 pouces (203 mm) au plus. Mais des unités de taille et d'armement inférieurs furent lancés et reconnus en 1930 par le traité de Londres comme une seconde classe de croiseurs. Cette nouvelle catégorie ne devait porter,au maximum, que du 155 mm comme armement principal[1] et fut connue sous le nom de « croiseurs légers » ou « croiseurs de deuxième classe » par opposition à la classe originelle de croiseurs, ceux portant jusqu'à 203 mm, et connus comme « croiseurs lourds » ou « croiseurs de première classe ».

Cette nouvelle catégorie de croiseurs n'ayant pas d'autre limite à son déplacement, on vit apparaître des croiseurs « légers », avec leur armement de 155 mm (ou de 6 pouces (152 mm)), mais ayant un déplacement de croiseur lourd, 10 000 tonnes. C'est, par exemple, le cas des croiseurs des classes Mogami japonaise, Brooklynn américaine, ou Town britannique.

Le rôle attribué aux croiseurs légers ne se différenciait pas de celui des croiseurs lourds. Dans le dernier quart du XXe siècle, l'appellation est tombée en désuétude.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, et pour harmoniser les appellations des différentes marines alliées, certains grands contre-torpilleurs français[2] seront requalifiés « croiseurs légers ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. . Bien que nombre de croiseurs de construction britannique ait porté un calibre de 6 pouces (152 mm), le calibre de 155 mm a été retenu dans la mesure où la Marine Nationale française avait mis en service des croiseurs dits "de 8 000 tonnes", portant ce calibre de 155 mm pour pouvoir utiliser des obus prévus pour l'Armée de terre, mais dont les autres caractéristiques (grande vitesse, et faible protection) en faisaient d'authentiques croiseurs légers
  2. Comme les quatre survivants (Le Fantasque, Le Terrible, Le Malin et Le Triomphant, de la classe Fantasque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • France
    • Jean Lassaque, Histoire des croiseurs légers : 1943-1964 (Les contre-torpilleurs de 2 800 tonnes du type Le Fantasque), Les Éditions d'histoire navale, 2007, (ISBN 978-2952696005)