Œuvres vives

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Les œuvres vives d'un navire sont la partie immergée de la coque, par opposition aux « œuvres mortes », qui sont tout ce qui dépasse de l'eau.

Elles sont considérées comme vives, car elles contribuent à la bonne marche du bateau, et à sa pérennité, alors que les œuvres « mortes » n'ont pas d'utilité en termes stricts de navigation.

La vie sous-marine, intense dans toutes les parties du globe, a tendance à souiller, par l'accumulation de petits organismes, puis des développements d'algues, mollusques et autres concrétions (bernacles), cette partie toujours dans l'eau. La résistance à l'avancement est alors fortement augmentée, et ralentit d'autant la marche des bateaux.

Il est donc nécessaire d'en nettoyer la surface à intervalles réguliers. On parlait, dans les voiliers anciens, de carénage, ou d'« abattre en carène ». Ceci se faisait en allégeant d'abord le navire, puis, en tirant sur les mâts d'un côté, on mettait à l'air une moitié de la coque, qui était alors nettoyée puis re-goudronnée. Cette opération, longue et difficile, mettant à contribution tout l'équipage, était pratiquée dans les grands voyages dans des mers où le marnage dû aux marées était insuffisant.

Pour les navires modernes, des revêtements de surface anti-salissures (on parle d'anti-fouling) sont appliqués lors des passages en cale sèche, qui prolongent durablement les nettoyages de coque, mais leur innocuité sur le biotope marin est assez contestée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]