Lycée Saint-Louis-de-Gonzague

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ne doit pas être confondu avec Institution Saint-Louis-de-Gonzague.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Louis et Saint-Louis-de-Gonzague.

Lycée Saint-Louis-de-Gonzague
Armoiries
Devise Des hommes et des femmes avec et pour les autres
Généralités
Création 28 septembre 1894
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 51′ 34″ nord, 2° 17′ 09″ est
Adresse 12, rue Benjamin-Franklin
75116 Paris
Site internet www.franklinparis.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Cadre éducatif
Appellation Franklin, le collège jésuite de Paris
Type Établissement d'enseignement privé catholique sous contrat d'association avec l'État
Directeur Laurent Poupart
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

Le lycée Saint-Louis-de-Gonzague est un établissement d'enseignement privé catholique sous contrat, communément appelé « Franklin » en référence à la rue Benjamin-Franklin où il est situé, dans le 16e arrondissement de Paris. Fondé en 1894, il tient son nom officiel de Louis de Gonzague (1568-1591), étudiant jésuite reconnu saint par l'Église. L'établissement est dirigé par les jésuites et ses élèves sont appelés « Franklinois ».

Localisation et sociologie[modifier | modifier le code]

Tous ces locaux se situent dans le 16e arrondissement de Paris. La rue Benjamin-Franklin et l'avenue de Camoëns sont perpendiculaires l'une à l'autre.

Sa localisation géographique et son excellence académique font que le lycée est essentiellement fréquenté par des enfants de la haute bourgeoisie de l'Ouest parisien[1],[2]. Celui-ci a fait l'objet d'études par les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot[3] dans l'étude de la reproduction des élites.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une classe des débuts du collège, vers 1900.

Le « petit externat du Trocadéro » est inauguré le 28 septembre 1894, alors que l'Ouest parisien s'urbanise peu à peu[4]. Dernier ouvert des établissements jésuites de la capitale, il reste le seul après la fermeture des collèges des rues de Madrid et de Vaugirard. Il est agrandi peu à peu grâce à des opérations immobilières menées dans le voisinage immédiat.

Le « petit externat » est alors dirigé par des pères jésuites et le père Barbier, recteur de l'école Saint-Ignace, rue de Madrid. Dès la rentrée 1895, le collège compte 75 élèves de la classe de dixième à la classe de cinquième. En trois ans, les effectifs du collège grimpent à 220 élèves ; et bien que ralenti par les lois de 1901, Franklin ouvre tout de même des classes sans autorisation. L'établissement compte alors, en 1920, 885 élèves. Une association amicale regroupant les anciens élèves est créée en 1920. En 1922 est élaborée la revue de l'école Entre-Nous.

En 1923, Franklin subit la menace d'une mise en vente consécutive aux différents procès perdus depuis les lois anticléricales. Sous l'autorité du nouveau recteur, le père de La Chapelle, l'établissement est racheté par la Société immobilière de Passy.

À l'initiative de son directeur, le père François Berlier de Vauplane, le bâtiment de la rue Franklin est reconstruit de 1933 à 1935 par l'architecte Henry Violet. Le chœur de la chapelle (réalisée en béton armé) est décoré d'une fresque représentant les principaux épisodes de la vie de saint Louis de Gonzague, œuvre d'Henri de Maistre, directeur des Ateliers d'art sacré. Cela lui vaut d'être inscrit en 1993 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[5].

L'établissement possède quatre cours de récréation, dont trois sont sur les toits des bâtiments, une salle de tennis de table et un gymnase en sous-sol.

D’anciennes carrières (les carrières de Chaillot) en piliers maçonnés se trouvent sous l'établissement[6]. Elles furent utilisées comme champignonnières.

Le père Arlot puis le père Datin devront gérer l'établissement durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette période, les effectifs sont fluctuants et les cours sont assurés dans les caves de la rue Franklin ou de la rue Le Tasse. En 1942, le père Datin acquiert une propriété rue Louis-David pour y ouvrir le « petit collège » (école primaire, équivalent d’un « petit lycée »). Le père de la Bouillerie, alors préfet des études, se charge de la transaction immobilière. À la fin de la guerre, en 1945, Franklin compte 1 100 élèves.

En 1956, Franklin compte 24 pères, 66 professeurs laïcs et 10 surveillants laïcs. Durant les années 1950, de nombreux nouveaux cours sont donnés : grec ancien, audiovisuel, ateliers d'imprimerie.

En 1968, une femme, mademoiselle de Follin, est nommée directrice du petit collège. En 1969, un laïc est nommé préfet du collège. Durant cette période, Franklin commence à se laïciser avec une diminution du nombre de religieux dans l'équipe éducative. En 1978, le collège compte 9 pères pour 86 professeurs.

L'année 1980 est une année de révolution, Franklin s'ouvre à la mixité. Puis, en 1986, des classes préparatoires ECE voient le jour. Enfin, en 1990, une femme, Françoise Bouissou, rentre à la direction de Franklin.

Dans les années 1990, de nombreux travaux sont effectués au petit et grand collège pour répondre à un accroissement des effectifs. Le cadre de vie et les conditions de travail sont améliorés.

Sous la direction de Laurent Poupart, de nouveaux travaux sont lancés afin d'agrandir encore l'établissement, notamment en construisant un nouveau bâtiment pour les classes préparatoires.

Particularité de l'enseignement[modifier | modifier le code]

De tradition ignacienne, l'établissement va des classes de maternelle au lycée (sections S et ES), en passant par une école primaire et un collège. Les différentes options proposées dès la seconde sont : théâtre, sciences économiques et sociales, arts plastiques, musique, histoire des arts, mesures physiques informatiques (MPI), chinois mandarin, latin ou grec. Le lycée est devenu mixte à partir de 1980 et dispose d'une filière de classes préparatoires ECE depuis 1986. Le lycée a ouvert en 2013 une classe « soleil », accueillant six enfants autistes avec la présence de six accompagnateurs[7].

L'accent est mis sur l'apprentissage des langues vivantes dès le CE. L'établissement propose des échanges internationaux, s'appuyant notamment sur le réseau des écoles jésuites. Ainsi les élèves peuvent découvrir l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Autriche, les États-Unis, l'Espagne, mais aussi Porto Rico ou encore l'Australie.

La pédagogie insiste sur la recherche de l'excellence, ce qui se traduit par de fortes exigences académiques, mais aussi un fort accent sur le développement personnel. Ainsi, la Maîtrise (maîtrise Saint-Louis de Gonzague, anciennement Petits Chanteurs de Chaillot) participe de cette pédagogie et rassemble de jeunes élèves à partir de leur entrée au collège, en les formant dès le primaire ; elle a donné plusieurs concerts au Vatican et dans le monde entier.[réf. nécessaire] Les grandes paroisses parisiennes, telles que Saint-Roch, y ont souvent recours.

Les « Journées missionnaires » (JM) sont l'occasion de rassembler la communauté des anciens et actuels élèves et de leurs familles autour de nombreuses activités afin de récolter des fonds pour les œuvres missionnaires. Chaque classe de collège est notamment chargée d'organiser un stand de jeu propre ; une récompense est adressée à la classe dont le stand est le plus fréquenté.

L'établissement a plusieurs équipes sportives, avec du rugby à XV[8] et du basket-ball, du tennis de table et du badminton évoluant dans les compétitions régionales[9],[10],[11].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le petit collège[modifier | modifier le code]

Le primaire compte au total 20 classes :

  • Classe « Soleil »
  • Petite section (Jardin d'enfant 1re année)
  • Moyenne section (Jardin d'enfant 2e année)
  • 2 classes de maternelle (douzième)
  • 3 classes de CP (onzième)
  • 3 classes de CE1 (dixième)
  • 3 classes de CE2 (neuvième)
  • 3 classes de CM1 (huitième)
  • 3 classes de CM2 (septième)

Le petit collège a son propre directeur, actuellement Françoise Llanos.

Le collège[modifier | modifier le code]

Le collège compte 24 classes :

  • 6 classes de sixième
  • 6 classes de cinquième
  • 6 classes de quatrième
  • 6 classes de troisième

Chaque niveau est dirigé par un préfet des études, responsable de la réussite des élèves.

Résultats au brevet[modifier | modifier le code]

Le collège obtient parmi les meilleurs résultats de France à l'examen du diplôme national du brevet. En 2015, 98,8 % des élèves obtiennent une mention, permettant ainsi à Saint-Louis-de-Gonzague de se classer 1er du département de Paris au palmarès des collèges[12].

Le lycée[modifier | modifier le code]

Le lycée compte 15 classes pour environ 500 élèves :

  • 5 classes de seconde ;
  • 5 classes de première (3 en voie S et 2 en voie ES) ;
  • 5 classes de terminale (3 en voie S et 2 en voie ES).

Le préfet des études des classes de seconde est le même que celui des classes de troisième. Enfin, il y a un préfet des études responsable des élèves en section scientifique, et un autre responsable des élèves en section économique et sociale.

Bâtiment « Madrid ».

Résultats au baccalauréat[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, le lycée a toujours obtenu plus de 95 % de mentions au baccalauréat[13].

En 2015, Saint-Louis-de-Gonzague obtient un taux de 66,89 % de mention très bien au baccalauréat, se classant ainsi quatrième meilleur lycée de France si l'on se base sur ce critère[14].

En 2015, le lycée se classe 16e sur 109 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 180e au niveau national[15]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la « valeur ajoutée » (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[16].

En 2016, Saint-Louis-de-Gonzague obtient toujours un taux de 100 % de mentions au bac. La particularité de l'année 2016 est que le lycée enregistre un taux record de mentions très bien au bac, avec une moyenne de 90,7 % de mentions très bien (89,2 % pour la filière ES et 91,9 % pour la filière S)[17].

En 2017, Saint-Louis-de-Gonzague est, avec Stanislas, le seul lycée de France à obtenir 100 % de mentions au baccalauréat[18]. L'établissement obtient par ailleurs 79,9 % de mentions très bien[19]. Les résultats de Saint-Louis-de-Gonzague en 2017 font du lycée le meilleur de France en termes de mention très bien en S comme en ES. Le lycée obtient en effet 88 % de mentions très bien en S et 67 % en ES ce qui le classe en S comme en ES devant tous les autres lycées de France[20].

En 2018, Saint-Louis-de-Gonzague est classé 1er lycée de France en proportion de mentions « très bien » (83,4 %)[21].

Tableau présentant les résultats du lycée au l'examen national du baccalauréat[22],[23],[24]
Année Nombre de candidats
présentés au baccalauréat
Pourcentage
de reçus
Pourcentage
de mentions
Pourcentage
de mentions TB
2006 166 99 % 95 % 23 %
2007 157 100 % 97 % 36 %
2008 151 100 % 97 % 24 %
2009 157 100 % 98 % 27 %
2010 157 100 % 99 % 31 %
2011 157 100 % 100 % 45 %
2012 148 100 % 100 % 64 %
2013 146 100 % 100 % 76 %
2014 148 100 % 99 % 67 %
2015 161 100 % 100 % 63 %
2016 151 100 % 100 % 91 %
2017 154 100 % 100 % 80 %
2018 155 100 % 100 % 83 %

Résultats au concours général[modifier | modifier le code]

Nombre de lauréats au concours général[25],[26]
Année 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Nombre de lauréats 1 2 3 2 4 4 6 1 2 2 9 10 11

Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE)[modifier | modifier le code]

Bâtiment « Vauplane ».
Détail d'une entrée latérale.

Les classes préparatoires économiques et commerciales (ECE) sont composées de 2 classes de première année et 2 classes de deuxième année, pour un total d'environ 160 élèves.

Classement des CPGE[modifier | modifier le code]

Le classement national des CPGE se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les écoles.

En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECE [27] 44 / 77 élèves 57 % 55 % 5e
sur 105
en diminution 2
Source : classement 2015 des prépas — L'Étudiant (concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. Par exemple, en filière ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP qui ont été retenues.

Franklin est également la CPGE ayant envoyé le plus d'élèves à HEC Paris, en valeur absolue, depuis 2010, pour la filière ECE du concours d'entrée en première année[28]. Le concours en voie ECE ne représente cependant que 30 % des places d'entrée en première année, et seulement 20 % des effectifs de la grande école à cause des filières d'entrée sur concours en deuxième année[29].

Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Monde des affaires
Politiques et hauts fonctionnaires
Artistes
Écrivains
Religieux
  • Guy Thomazeau (né en 1937), archevêque métropolitain de Montpellier – promotion 1955
  • Charles Vandame (né en 1928), archevêque de N'Djamena – promotion 1946
  • Bernard Plongeron (né en 1931), prêtre et théologue
  • Thibault Verny (né en 1965), évêque auxiliaire et vicaire général de Paris – promotion 1984
Sportifs
Militaires
Journalistes
Historien

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Immobilier : habiter près des meilleurs lycées de France, combien ça coûte ? » (consulté le 29 août 2015)
  2. « Saint-Louis de Gonzague, le lycée très prisé des riches de l'Ouest parisien » (consulté le 29 août 2015)
  3. Sociologie de la bourgeoise, La Découverte, 2003.
  4. « Histoire de Franklin », sur http://franklinparis.fr/
  5. Notice no PA00125449, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Atlas du Paris souterrain, Parigramme, p. 61.
  7. « Nous Soutenir », sur franklinparis.fr (consulté le 11 mars 2017)
  8. Sur le site zomobo.net.
  9. Sur le site udb.unss.org.
  10. Sur le site udb.unss.org.
  11. Sur le site udb.unss.org.
  12. « Palmarès des collèges 2015 - 75 - Paris », sur www.france-examen.com (consulté le 23 décembre 2015)
  13. « Saint-Louis de Gonzague », sur franklinparis.fr (consulté le 29 août 2015)
  14. « Bac : le palmarès des mentions très bien », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 18 décembre 2015)
  15. Classement départemental et national du lycée.
  16. Méthodologie du classement national des lycées français.
  17. « Mentions bac 2016 » [PDF], sur www.franklinparis.fr, (consulté le 16 octobre 2016)
  18. « Palmarès des lycées 2018 : les établissements qui obtiennent le plus de mentions au bac », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2018)
  19. « Baccalauréat 2017 », sur franklinparis.fr (consulté le 5 avril 2018)
  20. « Le palmarès des lycées ayant décroché le plus de mentions très bien », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2018)
  21. le figaro, « Mentions très bien au bac 2018 : le classement des 100 meilleurs lycées de France », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 16 janvier 2019)
  22. Baccalauréat Saint-Louis-de-Gonzague Mentions (lire en ligne)
  23. Philippe Cournarie, « Baccalauréat 2017 », Revue Franklin,‎ , p. 57
  24. « Résultats baccalauréat 2018 », SAINT-LOUIS DE GONZAGUE,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  25. « Concours général des lycées et des métiers - Palmarès du Concours général - Éduscol », sur eduscol.education.fr (consulté le 6 octobre 2015)
  26. Concours général des lycées et des métiers 2017 Palmarès académique, (lire en ligne)
  27. Classement 2015 des prépas ECE
  28. « HEC : une plus grande concurrence entre prépas - Enquête sur Educpros », sur www.letudiant.fr (consulté le 6 octobre 2015)
  29. « Statistiques du concours HEC 2014 » [PDF], sur hec.fr (consulté le 7 octobre 2015)
  30. (source: http://www.memoire-sexualites.org/arcadie-1954-1982/)
  31. Matthieu Goar, « Bruno Le Maire, un homme de droite à Bercy », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 17 mai 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]