Denis Olivennes

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Denis Olivennes, né le dans le 16e arrondissement de Paris, est un chef d'entreprise français. Après avoir été haut fonctionnaire, directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable, directeur général de Canal+, président directeur général du Nouvel Observateur[1], de la Fnac[1] et d'Europe 1[2], il est président de Lagardère Active[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Denis Olivennes, un des fils du poète Armand Olivennes, est le frère cadet de François Olivennes, médecin et professeur renommé en gynécologie et en obstétrique, et le neveu de Claude Olievenstein[4], psychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie.

Divorcé d'Angélique Berès, fille de Pierre Berès, il est le compagnon de l'ex-mannequin Inès de La Fressange[5]. Il est le père de Benjamin Olivennes, normalien (promotion 2009)[6], de Simon Olivennes[7], également normalien (promotion 2013)[8], président de la section du Parti socialiste de l'ENS[9] et cofondateur du Printemps républicain[10] et Paul Olivennes (Escp Europe 2018).

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

À 15 ans, il est membre d'un groupuscule d'extrême gauche proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), dans ce qu'on appelle les comités rouges. Il devient plus tard membre du CERES, classé à l'aile gauche du Parti socialiste, puis se rapproche de Laurent Fabius[11],[12],[13].

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1980), il est agrégé de lettres modernes[14], diplômé de l'IEP de Paris et ancien élève de l'ENA (promotion Michel de Montaigne).

Carrière[modifier | modifier le code]

Denis Olivennes commence sa carrière en tant qu'auditeur à la Cour des comptes, avant de devenir en 1992 le conseiller du ministre de l'économie et des finances, puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy. En 1993, il rejoint le groupe Air France, dont il deviendra directeur général adjoint. Il intègre la promotion 1996 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[15]. Il quitte Air France en 1997 et devient président-directeur général de NC Numéricable.

En , il est nommé président de Canal+ France après en avoir été le directeur général. Puis, percevant une indemnité de départ s'élevant à 3,2 millions d'euros[16], il rejoint le groupe PPR (renommé Kering) en tant que directeur général distribution en 2002, puis est nommé en 2003 à la tête du groupe Fnac en tant que président-directeur général. À la tête de l’entreprise il mène plusieurs chantiers, initiant notamment l’ouverture des magasins Fnac en périphérie des grandes agglomérations et développe le site fnac.com. En 2007, la Fnac réalise un de ses meilleurs exercices financiers depuis 10 ans[17].

En , Denis Olivennes quitte la Fnac et le groupe PPR (renommé Kering) pour rejoindre Le Nouvel Observateur en tant que directeur général délégué et directeur de la publication[18],[19].

Fin 2010, il quitte le magazine pour succéder à Alexandre Bompard à la tête d'Europe 1[20]. Au sein du groupe Lagardère, il est président-directeur général d'Europe 1 et responsable du pôle d'information de Lagardère Active[21] (Paris-Match, JDD, Newsweb). Le 7 novembre 2011, il est nommé président de Lagardère Active[22]. Les résultats 2015 redressent la rentabilité de Lagardère Active et permettent à Olivennes de continuer la mue du groupe en poursuivant le rapprochement entre le JDD et Europe 1[23],[24].

En mars 2017, Arnaud Lagardère fait part de l'augmentation de la rentabilité de Lagardère Active[25] pour l'exercice 2016. En avril de la même année, il annonce qu'il prend la présidence de la radio pour redresser les audiences[26]. En juillet, le groupe Lagardère annonce l'augmentation de la rentabilité de Lagardère Active au premier semestre 2017[27]. En septembre, Denis Olivennes annonce qu'il ouvre un « nouveau cycle stratégique après un cycle de transformation réussie » qui a vu le résultat opérationnel augmenter de 21 %[28].

En mai 2018, devant les parlementaires de la mission d'information sur une nouvelle régulation de la communication à l'ère numérique de l'Assemblée Nationale, Denis Olivennes a rappelé qu' "en dépit d'une perte de 12% de son chiffre d'affaires entre 2012 et aujourd'hui, essentiellement dans la presse, Lagardère Active a vu sa rentabilité opérationnelle gagner 40% et son chiffres d'affaires à l'international grimper à près de 40%" [29].

En juillet 2018, dans un article du Figaro[30], Denis Olivennes révèle son prochain départ de Lagardère Active et dresse le bilan de son action en disant qu'entre 2012 et 2017, hors Europe 1, le résultat opérationnel a augmenté de 40%.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1989 : L'Impuissance publique, avec Nicolas Baverez, éd. Calmann-Lévy (ISBN 978-2-7021-1822-1)
  • 2007 : La gratuité, c'est le vol : quand le piratage tue la culture, éd. Grasset (ISBN 978-2-246-71891-8)
  • 2018 : Mortelle transparence avec Mathias Chichportich, éd. Albin Michel (ISBN 2226402519) Le livre ouvre un débat de société sur les effets de la société numérique, repris par les médias : RTL[34], On n'est pas couché sur France 2[35], la Matinale de France Inter[36] ou encore C Politique[37] et C à dire sur France 5[38]. Le livre est salué par la presse écrite : L'Obs[39], Les Echos[40], Le Figaro[41] ou encore Valeurs actuelles[42] qui écrit : « Comme l’expliquent de manière remarquable Denis Olivennes et Mathias Chichportich […] “un spectre hante nos démocraties : le mariage d’une idéologie qui impose de tout dire et d’une technologie qui permet de tout voir”. »

Article[modifier | modifier le code]

  • 1994 : « La préférence française pour le chômage », in Le Débat, no 82, p. 138-153

Rapport Olivennes[modifier | modifier le code]

Denis Olivennes a souvent pris position pour la possibilité de vendre de la musique sans DRM, rejetant la responsabilité de leur mauvaise image et de leur échec commercial sur les maisons de disques. Cependant il s'est toujours opposé au concept de licence globale, un temps mentionnée lors du débat de préparation à la loi DADVSI en France[43].

Le rapport Olivennes, remis à la ministre de la Culture Christine Albanel, sur l'offre culturelle et la lutte contre le partage illégal sur internet, a suscité quelques fortes critiques à l'Assemblée nationale[44], le en particulier de la part de Christian Paul, député PS de la Nièvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guillaume Champeau, « Denis Olivennes quitte la Fnac pour diriger le Nouvel Observateur - Politique - Numerama », Numerama,‎ (lire en ligne)
  2. « Arnaud Lagardère : “J’ai décidé de prendre la présidence d’Europe 1” » sur lemonde.fr du 20 avril 2017.
  3. « Lagardère nomme Denis Olivennes à la tête de sa division média », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  4. Jean-Gabriel Fredet, « Mieux-disant culturel »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le Nouvel Observateur, .
  5. Élodie Hébrard « Inès de la Fressange : elle repart vers une autre vie », sur le site de Gala, .
  6. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Benjamin+Olivennes.
  7. https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-petits-secrets-de-denis-olivennes-nouveau-patron-de-match-et-d-europe-1-639577.
  8. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Simon+Olivennes.
  9. http://www.europe1.fr/emissions/la-revue-de-presse/panama-papers-le-feuilleton-continue-2712703.
  10. https://www.printempsrepublicain.fr/membres/#fondateurs.
  11. Jean-Gabriel Fredet, « Canal+, Fnac, L'Obs, Europe 1 : Olivennes, l'homme-rebond », Rue89, 30 novembre 2010
  12. « Les petits secrets de Denis Olivennes, nouveau patron de "Match" et d’Europe 1 », capital.fr, 2 novembre 2011.
  13. Nathalie Brafman, « Denis Olivennes : à bon port », lemonde.fr, 1er avril 2008.
  14. « http://www.republique-des-lettres.fr/10354-denis-olivennes.php »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  15. (en) « Past Classes », sur French American Foundation, .
  16. « Pierre Lescure mis en examen », L'Express, 20 juin 2008.
  17. « Denis Olivennes a remis la Fnac sur les rails », Figaro économie, 26 mars 2008.
  18. Guillaume Champeau, « Denis Olivennes quitte la Fnac pour diriger Le Nouvel Observateur », Numerama, 25 mars 2008.
  19. Denis Olivennes, « Aux lecteurs du Nouvel Observateur », Le Nouvel Observateur, 25 mars 2008.
  20. « Europe 1 : Denis Olivennes remplace Alexandre Bompard » sur le site LeParisien.fr, 30 novembre 2010.
  21. Voir sur lefigaro.fr.
  22. Voir sur tempsreel.nouvelobs.com.
  23. Olivier Ubertalli, « Lagardère Active pense achever sa "mue" cette année », sur Le Point (consulté le 13 avril 2016)
  24. « Lagardère taille dans les effectifs de sa branche média », sur Challenges (consulté le 13 avril 2016).
  25. Marc Baudriller, « Pourquoi les médias de Lagardère sont plus profitables qu’on ne le croit », Challenges,‎ (lire en ligne).
  26. Alexis Delcambre et Alexandre Piquard, « Arnaud Lagardère : “J’ai décidé de prendre la présidence d’Europe 1” », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  27. Le Point.fr, « Rentabilité en progrès pour Lagardère », Le Point,‎ (lire en ligne).
  28. « Lagardère Active ouvre un nouveau cycle stratégique », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  29. News Tank Network, « Connexion », sur satellifax.com (consulté le 24 mai 2018)
  30. « Denis Olivennes défend son bilan chez Lagardère », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  31. Voir sur france-phaleristique.com.
  32. Décret du 11 juillet 2008, JORF, 13 juillet 2008.
  33. Voir sur fidh.org.
  34. « Transparence : "Pas illégitime, mais pas toujours bonne", Denis Olivennes », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  35. « On n'est pas couché Denis Olivennes et Mathias Chichportich », (consulté le 20 février 2018)
  36. « Denis Olivennes et Mathias Chichportich », France Inter,‎ (lire en ligne)
  37. « C politique, le débat C politique, le débat », (consulté le 20 février 2018)
  38. « C à dire La transparence : nouveau totalitarisme ? », (consulté le 21 février 2018)
  39. Mathieu Aron, « Affaires Hulot, Darmanin, Mennel... Faut-il tout balancer ? », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  40. « La société numérique en procès - Les Echos », sur lesechos.fr (consulté le 20 février 2018)
  41. « «Big Data pourrait devenir Big Brother» », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  42. « Bienvenue dans les poubelles de la République », sur Valeurs actuelles (consulté le 20 février 2018)
  43. François Béguin et Olivier Dumons, « Denis Olivennes : "Notre objectif était de rendre compliqué le piratage" », Le Monde, 26 novembre 2007.
  44. « Le rapport Olivennes sur le piratage critiqué de l'Assemblée », Reuters, 23 novembre 2007, article dans Le Monde.

Liens externes[modifier | modifier le code]