Patrick Stefanini

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Patrick Stefanini
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance (64 ans)
Bourg-en-Bresse, Ain, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
Autres activités
Homme politique (RPR, puis UMP, puis LR)
Formation
Distinctions

Patrick Stefanini, né le à Bourg-en-Bresse, est un haut fonctionnaire français, membre du Conseil d'État et ancien directeur général des services de la région Île-de-France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière administrative[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1974)[2], ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Michel-de-L'Hospital), il en sort en 1979 administrateur civil au ministère de l'Intérieur.

Membre du RPR, il devient ensuite chef de cabinet de Robert Pandraud, ministre délégué chargé de la sécurité, avant de prendre en charge la sous-direction des étrangers et de la circulation transfrontière au ministère de l'Intérieur.

Il est nommé directeur adjoint du cabinet du Premier ministre Alain Juppé le 18 mai 1995[3], poste qu'il quitte un an plus tard tout en demeurant conseiller auprès du Premier ministre[4].

Patrick Stefanini intègre le Conseil d'État au tour extérieur[5] en 1998. En mai 2005, il est nommé à la tête du comité interministériel de contrôle de l'immigration. Il est ensuite l'un des artisans de la création en mai 2007 du nouveau ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Il est nommé secrétaire général de ce ministère en janvier 2008 et apparaît comme le principal inspirateur de la politique d'immigration française[6]. Toutefois, sa mésentente avec le nouveau ministre Éric Besson entraîne son départ du ministère où il aurait reclassé « les éléments les plus durs » du service des étrangers de la Préfecture de police de Paris[7].

Il est nommé préfet de la région Auvergne, préfet du Puy-de-Dôme, par décret du 29 avril 2009[8], jusqu'au 7 avril 2011 où il est nommé préfet d'Aquitaine (jusqu'au 26 juillet 2012), préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest ; il est préfet de la Gironde du 2 mai 2011 au 25 juillet 2012, là où Alain Juppé, dont il a été longtemps le collaborateur à Matignon et au RPR, est maire de Bordeaux.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995[9], Patrick Stefanini a brigué à plusieurs reprises des mandats électifs, connaissant à chaque fois l'échec. Il est ainsi battu en 1995 à l'élection municipale de Nice. De retour à Paris, il est parachuté sur les terres électorales d'Alain Juppé, la 18e circonscription de Paris, à la faveur de la dissolution du 21 avril 1997, mais est battu par le socialiste Christophe Caresche, conseiller régional et adjoint au maire de l'arrondissement[10] ; la droite perd ainsi une circonscription symbolique, celle de son Premier ministre et chef de la majorité RPR-UDF. En 2002, il fait partie de la garde rapprochée de Jacques Chirac pour l'élection présidentielle, et c'est lui qui annonce le soir du 21 avril à son candidat que Lionel Jospin est éliminé pour le second tour et que son adversaire est Jean-Marie Le Pen[11]. Aux élections législatives qui suivent, il retente sa chance à Paris, dans la 17e (à cheval sur le 17e arrondissement de Paris essentiellement et le 18e arrondissement de Paris pour une petite partie) laissée vacante par la députée RPR sortante, Françoise de Panafieu, partie se présenter dans le sud du 17e arrondissement, mais Patrick Stefanini échoue à nouveau, de seulement 156 voix, face à la socialiste Annick Lepetit, maire du 18e arrondissement et qui démissionne pour laisser Daniel Vaillant retrouver son mandat de maire du 18e arrondissement [12]. Dans la même circonscription, une nouvelle élection a lieu après la décision du Conseil constitutionnel le 21 novembre 2002[13] qui annule le scrutin de juin 2002 pour collage d'affiches diffamantes. Le scrutin qui en résulte début 2003 donne une victoire écrasante à l'adversaire socialiste de Patrick Stefanini[14].

En juin 2013, il est désigné secrétaire général de Force républicaine, l'association qui porte l'action politique de François Fillon.

Courant 2013, en vue de la future primaire présidentielle, il sollicite Alain Juppé, qui n'a pas encore officiellement pris sa décision et le laisse libre de rejoindre François Fillon, dont il devient directeur de campagne[15],[16]. Catholique pratiquant, il participe au ralliement du mouvement Sens commun à cette candidature[17].

Il est le directeur de campagne de Valérie Pécresse, tête de liste Les Républicains pour l'élection régionale de 2015 en Île-de-France[18]. Après la victoire de cette dernière en décembre, il est nommé directeur général des services de la région Île-de-France[19]. Fin novembre 2016, après la victoire de François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains, il devient directeur général du parti, quittant son poste à la région Île-de-France[20]. Le 3 mars 2017, il renonce à ses fonctions de directeur de campagne de François Fillon pour l'élection présidentielle et rend publique sa démission, qui prendra effet au soir du 5 mars[21].

Il participe à l'organisation du lancement du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse, qui se tient le 10 septembre 2017 à Argenteuil[22].

Condamnation pénale[modifier | modifier le code]

Très proche d'Alain Juppé au sein du RPR, il est condamné avec lui dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En janvier 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre le condamne à 12 mois de prison avec sursis pour recel de prise illégale d'intérêt ; il voit ensuite sa peine ramenée à 10 mois quelques mois plus tard par les juges de la Cour d'appel de Versailles[6].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Patrick Stefanini va quitter la Région Ile-de-France », Le journal du Grand Paris - L'actualité du développement économique d'Ile-de-France,‎ (lire en ligne)
  2. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/patrick.stefanini74.
  3. Arrêté du 18 mai 1995 publié au JORF du 19 mai 1995.
  4. Arrêté du 21 mai 1996 publié au JORF du 22 mai 1996
  5. Décret du 23 juillet 1998 publié au JORF du 25 juillet 1998.
  6. a et b Patrick Stefanini, le ministre de l’immigration de l’ombre, Mediapart, 15 janvier 2009
  7. Besson expulse le copain d'Hortefeux, Le Canard enchaîné n° 4646, 15 avril 2009, page 5
  8. Décretdu du 29 avril 2009 publié au JORF du 30 avril 2009.
  9. « Patrick Stefanini serait prochainement nommé préfet de la région Auvergne », La Montagne, (consulté le 16 avril 2009)
  10. Résultat de l'élection législative de 1997 dans la dix-huitième circonscription de Paris sur le site Politiquemania.
  11. Vanessa Schneider, « Le clan Chirac raconte son 21 avril 2002, entre sidération et gravité », Le Monde - jour=5,‎ (lire en ligne)
  12. Résultat de l'élection législative de 2002 dans la dix-septième circonscription de Paris sur le site du ministère de l'intérieur.
  13. Décision du Conseil constitutionnel annulant le scrutin législatif de juin 2002 dans la 17e circonscription de Paris
  14. Résultat de l'élection législative de 2003 dans la dix-septième circonscription de Paris sur le site du ministère de l'Intérieur. [PDF]
  15. Ellen Salvi et Donatien Huet, « Dans les arcanes de la «firme» Juppé », sur Mediapart, (consulté le 25 novembre 2016).
  16. Gaël Vaillant, « Primaire de droite : comment Fillon veut rebondir », lejdd.fr, 12 avril 2016.
  17. Christine Ollivier, « Patrick Stefanini, l'arme de guerre de François Fillon », lejdd.fr, 18 décembre 2016.
  18. « Stefanini, directeur de la campagne régionale de Pécresse », Le Figaro, encart « Culture », mardi 29 avril 2014.
  19. « Les services », iledefrance.fr, 18 décembre 2015.
  20. Bruno Jeudy, « Fillon reprend en main le parti », Paris Match, semaine du 1er au 7 décembre 2016, page 38.
  21. « Affaire Fillon : Fillon officialise la démission de Stefanini » sur 20minutes.fr (consulté le 3 mars 2017).
  22. Marion Mourgue, « Avec Libres !, Percresse veut "réoxygéner la droite" », Le Figaro, samedi 9 / dimanche 10 septembre 2017, page 4.

Lien externe[modifier | modifier le code]