Fontgombault

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Fontgombault
La mairie en 2011.
La mairie en 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Le Blanc
Canton Le Blanc
Intercommunalité Communauté de communes Brenne - Val de Creuse
Maire
Mandat
Philippe Confolant
-2020
Code postal 36220
Code commune 36076
Démographie
Gentilé Fontgombaldiens
Population
municipale
246 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 30″ nord, 0° 59′ 10″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 136 m
Superficie 10,58 km2
Localisation

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Liens
Site web fontgombault.com

Fontgombault est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'ouest[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Nord, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Sauzelles (2 km), Preuilly-la-Ville (3 km), Lurais (4 km), Pouligny-Saint-Pierre (4 km), Mérigny (7 km), Tournon-Saint-Martin (7 km), Le Blanc (7 km), Châteauroux (56 km), La Châtre (77 km) et Issoudun (82 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : les Cloîtres, les Berthommières, les Auzannes, les Ageasses, la Toltière et Villebernier.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par la rivière Creuse[2].

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Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[4] : 3, 43, 62, 95 et 950.

La ligne de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares de Châtellerault[4] (42 km) et Argenton-sur-Creuse[4] (47 km).

La commune est desservie par la ligne P du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 70 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Vallée de la Creuse et de l'Anglin[2], par la voie verte des Vallées[2] et par le sentier Rive Gauche, Rive Droite : les coteaux calcaires de la vallée de la Creuse, itinéraire fléché de 11 km, dont le départ est situé au pied du pont, sur la rive gauche de la Creuse et par le Chemin des Roches, chemin de 5 km, qui part du centre du bourg.

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 171
Résidences principales 52,6 %
Résidences secondaires 33,9 %
Logements vacants 13,4 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 79,1 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fontgombault tire son nom de l'ermite Gombaud[7]. Celui-ci, comme dit la légende, était un personnage de haut lignage que le dégoût des vanités du monde avait poussé à embrasser une vie de prières et de pénitences.

Ses habitants sont appelés les Fontgombaldiens[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces de vie humaine[7], datant de plusieurs millénaires avant notre ère, ont été retrouvées sur ce territoire. De quantités de silex taillés ou polis, remontant au paléolithique[7] ou au néolithique, y ont été découverts.

Plusieurs pièces[7] romaines d'or et d'argent ainsi que des débris de tuiles et deux meubles retrouvés dans les dépendances de l'abbaye, attesteraient de l'existence de quelques maisons datant de l'époque gallo-romaine[7].

Sur la rive droite de la Creuse, il existait une voie romaine reliant Tours au Blanc, via Tournon-Saint-Martin[7] et qui correspondrait sensiblement à l'emplacement de l'ancienne voie ferrée même si le tracé n'est pas exactement connu à ce jour. Le site d'un lieu de culte gallo-romain a été mis à jour en 1987, par deux archéologues. L'architecture particulière de ce temple pouvait faire penser à un petit château.

L'ermite Gombaud[7] s'installa au Xe siècle dans une étroite cellule dans le roc. Il s'appropria les eaux de la fontaine[7] qui coulait au pied du rocher. Cette source[7] est toujours utilisée pour alimenter en eau potable les habitants de la commune et se situe au niveau du déversoir sur la rive gauche de la Creuse. Sieur Gombaud fut le premier à mener une vie religieuse en ces parages. Il mourut au bord de la Creuse après l'an 1023.

L'histoire du bourg de Fontgombault est ensuite liée à la présence et au développement de l'abbaye bénédictine. Les premières maisons du bourg[7] et la chapelle romane Saint-Jacques[7], furent construites peu après l'installation du monastère Bénédictin, fondé en 1091, par Pierre de l’Étoile[7].

Jusqu'au milieu du XXe siècle les habitants du village vivaient essentiellement d'agriculture et d'élevage. La population était très sédentaire et ne se déplaçait pratiquement jamais. Le chemin de fer arriva pourtant à la fin du XIXe siècle et fut inauguré en 1886[7]. Le chemin de fer fonctionnera jusqu'en 1970 environ où il cessera complètement d'exister à cause de la généralisation des automobiles et des transports routiers.

En 1887[7] fut construit une école mixte à côté de la mairie, puis en 1910 arriva le premier téléphone public.

En 1931[7] fut installé un réseau de distribution d'énergie électrique, puis en 1937[7] des canalisations pour l'adduction d'eau et en 1957[7] un réseau d'égout.

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton de Tournon-Saint-Martin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton du Blanc, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Brenne - Val de Creuse.

Elle dispose d'une agence postale communale[9] et d'un syndicat d'initiative[10].

Les moines de l'abbaye, dont deux sont conseillers municipaux lors du mandat 2008-2014, représentent une part importante de l'électorat, expliquant l'arrivée de Christine Boutin en tête de l'élection présidentielle française de 2002 avec 29,9 % des suffrages dans la commune. Lors de l'élection présidentielle française de 2012, Nicolas Sarkozy récolte 40 % des voix au premier tour suivi de Marine Le Pen avec 17,17 % des voix. Son maire actuel, Jacques Tissier, s'est illustré publiquement en 2012 et 2013 en déclarant ne pas vouloir marier des homosexuels[11],[12]. Le conseil municipal délibère en ce sens le et menace de démissionner si l'on force un membre du conseil municipal à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe. Un conseiller vote contre, deux démissionnent[13]. Devant le refus du conseil municipal de retirer cette délibération estimée par certaines illégale, le préfet de l'Indre dépose le , un recours en annulation devant le tribunal administratif d'Orléans[14]. Le , le tribunal administratif de Limoges a annulé cette délibération prise par le conseil municipal. La justice administrative a estimé que cette délibération adoptée le , violait le « principe de neutralité du service public » et a en particulier rejeté les arguments de l’avocat de la commune, MeCyrille Dutheil-de-la-Rochère, cousin de Ludovine, présidente de la Manif pour tous, estimant que le document n’était pas « un vœu » mais bien « une déclaration d’intention ».

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 [Note 1],[15] Jacques Tissier[16],[17],[18] DVD[19] Retraité
vacant  ?  ?
en cours Philippe Confolant[20]  ? Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 246 habitants, en diminution de -10,22 % par rapport à 2009 (Indre : -2,69 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
495 380 365 369 392 411 368 390 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 569 713 781 813 420 462 450 401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 357 411 395 481 452 488 472 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
333 324 310 267 310 283 269 252 246
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[25], mais dépend du RPI[25] : Mérigny - Fontgombault - Ingrandes - Preuilly-la-Ville - Sauzelles. Le collège public (Les Ménigouttes) de secteur[26] se trouve au Blanc. Les lycées publics de secteur[26] se trouvent au Blanc (lycée polyvalent Pasteur) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

Fontgombault possède un swin golf, sport proche du golf inventé en France et reconnu par la Fédération française de golf. Le swin golf de Fontgombault possède neuf trous de difficultés différentes. Le circuit comporte des lignes droites atteignant parfois 200 mètres, des courbes pouvant aller jusqu'à 90 ° et de légères pentes.

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Pouligny-saint-pierre[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démission.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Fontgombault, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Fontgombault, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site du conseil départemental de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 7 mars 2016.
  6. Site de l'Insee : Fontgombault, consulté le 6 septembre 2016.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Site de la commune de Fontgombault : L'histoire du village, consulté le 4 juin 2016.
  8. « Nom des habitants des communes françaises, Fontgombault », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 9 avril 2012).
  9. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  10. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  11. Sylvain Mouillard, « Fontgombault, le village où le maire refuse de marier les homos », Libération,‎ (lire en ligne).
  12. « Mariage pour tous : les indignés de Fontgombault », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  13. Sarah Delattre, Siné mensuel : Deux village sous influences, coll. « 28 », , p. 10.
  14. Agence France-Presse, « La justice administrative saisie du refus d'une mairie de l'Indre de marier les couples homos », sur www.lagazettedescommunes.com,‎ (consulté le 7 janvier 2014).
  15. « Fontgombault : démission du maire, Jacques Tissier », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  16. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  17. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  18. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  19. Site du Monde.fr : Fontgombault, consulté le 21 septembre 2016.
  20. « Fontgombault : Philippe Confolant élu maire », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  26. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  27. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Pouligny-Saint-Pierre, consulté le 15 août 2014.