Fontgombault

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Fontgombault
La mairie, en 2011.
La mairie, en 2011.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Le Blanc
Canton Le Blanc
Intercommunalité Communauté de communes Brenne - Val de Creuse
Maire
Mandat
Jacques Tissier
2014-2020
Code postal 36220
Code commune 36076
Démographie
Gentilé Fontgombaldiens
Population
municipale
252 hab. (2012)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 30″ N 0° 59′ 10″ E / 46.675, 0.9861146° 40′ 30″ Nord 0° 59′ 10″ Est / 46.675, 0.98611
Altitude Min. 67 m – Max. 136 m
Superficie 10,58 km2
Localisation

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Liens
Site web fontgombault.com

Fontgombault est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'ouest[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Nord, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Sauzelles (2 km), Preuilly-la-Ville (3 km), Lurais (4 km), Pouligny-Saint-Pierre (4 km), Mérigny (7 km), Tournon-Saint-Martin (7 km), Le Blanc (7 km), Châteauroux (56 km), La Châtre (77 km) et Issoudun (82 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : les Cloîtres, les Berthommières, les Auzannes, les Ageasses, la Toltière et Villebernier.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Creuse[2].

La rivière Creuse, en 2011.
La rivière Creuse, en 2011.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 3, 43, 62, 95 et 950.

La ligne de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares de Châtellerault[3] (42 km) et Argenton-sur-Creuse[3] (47 km).

La commune est desservie par la ligne P du réseau L'Aile Bleue[4].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 70 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Vallée de la Creuse et de l'Anglin[2], par la voie verte des Vallées[2] et par le sentier Rive Gauche, Rive Droite : les coteaux calcaires de la vallée de la Creuse, itinéraire fléché de 11 km, dont le départ est situé au pied du pont, sur la rive gauche de la Creuse et par le Chemin des Roches, chemin de 5 km, qui part du centre du bourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Fontgombaldiens[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un petit monastère est fondé par un ermite[6]. Il deviendra l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault.

Dans les années 1970, Paul Touvier, ancien chef de la milice lyonnaise en fuite, est caché par les moines de l'abbaye[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton du Blanc, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Brenne - Val de Creuse.

Elle dispose d'une agence postale communale[8] et d'un syndicat d'initiative[9].

Les moines de l'abbaye, dont deux sont conseillers municipaux lors du mandat 2008-2014, représentent une part importante de l'électorat, expliquant l'arrivée de Christine Boutin en tête de l'élection présidentielle française de 2002 avec 29,9 % des suffrages dans la commune. Lors de l'élection présidentielle française de 2012, Nicolas Sarkozy récolte 40 % des voix au premier tour suivi de Marine Le Pen avec 17,17 % des voix. Son maire actuel, Jacques Tissier, s'est illustré publiquement en 2012 et 2013 en déclarant ne pas vouloir marier des homosexuels[7],[10]. Le conseil municipal délibère en ce sens le et menace de démissionner si l'on force un membre du conseil municipal à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe. Un conseiller vote contre, deux démissionnent[11]. Devant le refus du conseil municipal de retirer cette délibération estimée par certaines illégale, le préfet de l'Indre dépose le , un recours en annulation devant le tribunal administratif d'Orléans[12]. Le , le tribunal administratif de Limoges a annulé cette délibération prise par le conseil municipal. La justice administrative a estimé que cette délibération adoptée le , violait le « principe de neutralité du service public » et a en particulier rejeté les arguments de l’avocat de la commune, MeCyrille Dutheil-de-la-Rochère, cousin de Ludovine, présidente de la Manif pour tous, estimant que le document n’était pas « un vœu » mais bien « une déclaration d’intention ».

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 en cours Jacques Tissier[13],[14],[15]  ? Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2012, la commune comptait 252 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
495 380 365 369 392 411 368 390 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 569 713 781 813 420 462 450 401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 357 411 395 481 452 488 472 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
333 324 310 267 310 283 271 269 252
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Pouligny-saint-pierre[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[19], mais dépend du RPI[19] : Mérigny - Fontgombault - Ingrandes - Preuilly-la-Ville - Sauzelles. Le collège public (Les Ménigouttes) de secteur[20] se trouve au Blanc. Les lycées publics de secteur[20] se trouvent au Blanc (lycée polyvalent Pasteur) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

Fontgombault possède un swin golf, sport proche du golf inventé en France et reconnu par la Fédération française de golf. Le swin golf de Fontgombault possède neuf trous de difficultés différentes. Le circuit comporte des lignes droites atteignant parfois 200 mètres, des courbes pouvant aller jusqu'à 90 ° et de légères pentes.

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Fontgombault, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Fontgombault, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  5. « Nom des habitants des communes françaises, Fontgombault », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 9 avril 2012).
  6. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 20.
  7. a et b Sylvain Mouillard, « Fontgombault, le village où le maire refuse de marier les homos », Libération,‎ (lire en ligne).
  8. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  9. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  10. « Mariage pour tous : les indignés de Fontgombault », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  11. Sarah Delattre, Siné mensuel : Deux village sous influences, coll. « 28 »,‎ , p. 10.
  12. Agence France-Presse, « La justice administrative saisie du refus d'une mairie de l'Indre de marier les couples homos », sur www.lagazettedescommunes.com,‎ (consulté le 7 janvier 2014).
  13. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  14. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  15. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  18. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Pouligny-Saint-Pierre, consulté le 15 août 2014.
  19. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  20. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.