Méobecq

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Méobecq
Méobecq
La place Saint-Pierre en 2010.
Image illustrative de l’article Méobecq
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Intercommunalité Communauté de communes Val de l'Indre - Brenne
Maire
Mandat
Hubert Mousset
2020-2026
Code postal 36500
Code commune 36118
Démographie
Gentilé Méobécquois
Population
municipale
378 hab. (2019 en augmentation de 5,59 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Population
agglomération
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 20″ nord, 1° 24′ 47″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 137 m
Superficie 35,56 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châteauroux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Gaultier
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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City locator 14.svg
Méobecq
Géolocalisation sur la carte : France
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Méobecq
Géolocalisation sur la carte : Indre
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Méobecq
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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City locator 14.svg
Méobecq
Liens
Site web meobecqbrenne.com

Méobecq est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le centre[1] du département, dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] sont : Neuillay-les-Bois (6 km), Nuret-le-Ferron (6 km), Vendœuvres (8 km) et Migné (8 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Saint-Gaultier (11 km), Châteauroux (23 km), Le Blanc (29 km), La Châtre (47 km) et Issoudun (50 km).

Localisation de la commune de Méobecq

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Caillonnets, le Tertre Mondon, le Cézal, le Moulin de Baratte, les Triboulets, la Brenne, les Berthonneaux, Péviot, Bordebure, Mirebeau, le Genêtière, Péviot, le Mez, les Boisbourdins, les Caillats, la Tuilerie, les Guerlets, les Caduats, les Clamarets, les Bruyères, les Clamarets et les Bruyères[2].

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par la rivière Yoson[2]. Comme dans toute la Brenne, Méobecq a de nombreux étangs. Parmi les plus importants on peut citer : l'étang Clairaut[2], l'étang de Baillaly[2], l'étang de l'Egue Froide[2], l'étang des Gaudières[2] et l'étang de Grand Epinay[2].


Climat[modifier | modifier le code]

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
24
27-02-2019
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 11, 14, 21 et 27[4].

La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[4], à 22 km.

Méobecq est desservie par la ligne Q du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 31 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Méobecq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,6 %), prairies (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (22,6 %), eaux continentales[Note 3] (9,3 %), zones urbanisées (0,9 %), terres arables (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[13] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 250
Résidences principales 67,9 %
Résidences secondaires 16,4 %
Logements vacants 15,6 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 75,4 %

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Méobecq est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible)[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Brenne, est classée au niveau de risque 1, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Méobecq.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 247 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 235 sont en en aléa moyen ou fort, soit 95 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[17],[18].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Méobécquois[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le monastère[20] de Méobecq est fondé par saint Cyran, sous le règne de Dagobert (628-658). Il choisit de se retirer du monde et de fonder une communauté en Brenne, sur les terres de Méobecq. À l’époque, le pays doit être un véritable désert, couvert de brandes et de marécages, infesté de moustiques à cause des eaux stagnantes. Il s'entoure de quelques disciples, tous animés d'une solide foi. Ils défrichent tout en poursuivant leur quête religieuse. Ils construisent un premier monastère constitué sans doute de cabanes rustiques en bois, trouvé sur place et couramment utilisé alors. Saint Cyran leur impose la règle de saint Benoît, avant de quitter le monastère pour fonder un autre établissement à Saint-Cyran-du-Jambot[21].

Au Moyen Âge, l’abbaye, dont l’abbé, seigneur temporel, exerce le droit de haute, moyenne et basse justice sur sa terre, est devenue puissante et riche. Au temporel, dans les paroisses de Méobecq et de Neuillay-les-Bois, elle possède des domaines, des moulins, une vingtaine d’étangs, deux mille arpents de bois et autant de boisselets de brandes. Les revenus des dîmes, impôt ecclésiastique, payés en nature (grains, gibier, vin, etc.) sont si considérables qu'ils nécessitent pour les entreposer un vaste bâtiment appelé la grange des dîmes. Les revenus payés en livres, viennent grossir le trésor gardé par l’abbé ou son prieur. L’abbaye étend sa domination sur un grand nombre d’églises. Une bulle du pape Alexandre III, du , dénombre seize églises et sept chapelles dans le diocèse de Bourges, neuf églises et deux chapelles dans celui de Tours.

Vue des logis abbatiaux de l'abbaye de Méobecq.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le XVIe siècle marque un tournant dans l'histoire de l'abbaye dont les biens disparaissent. Depuis l’instauration du régime de la commende, ses abbés n’ont nul besoin d’être prêtres, ils perçoivent les bénéfices sans s’occuper de la vie spirituelle des moines et souvent résident au loin. Ainsi, le cardinal Jean Maria del Monte, nommé en 1545 abbé de Méobecq devient en 1550 pape sous le nom de Jules III. Il envoie alors dans son abbaye Brennouse un homme de confiance qui, d’après les moines, met l’abbaye à sac et y mène une « vie desbordée, dissolue et libidineuse démesurément, au veu et sceu d'un chacun, faisant de vice vertu. » [22] C’est le début du déclin de l'abbaye. Les guerres de religion lui portent un coup supplémentaire : les troupes de Condé l'incendient et la dévastent en 1569.

Grand Siècle - abbaye donnée en commende à François de Laval, évêque de Québec[modifier | modifier le code]

Des seigneurs huguenots l’occupent au début du XVIIe siècle et en accaparent les revenus ; ensuite, vont se succéder les abbés commendataires. En 1650, des ouragans provoquent l’écroulement du clocher qui, dans sa chute, endommage une partie de la voûte de l’église. De 1651 à 1659, des réparations sommaires sont entreprises, un mur de façade, avec la date de 1658 inscrite au fronton de la porte, ferme la nef tronquée d’une moitié de sa longueur. À cette époque, il n’y a plus de vie communautaire pour les cinq moines qui vivent dans des maisons du bourg. L’abbaye n’existe plus en tant que telle, il ne s’agit plus que d'une châtellenie ecclésiastique, c'est-à-dire une propriété à revenus ; ceux-ci vers 1660 ne sont pas, ostensiblement du moins, attribués à un personnage désigné.

En 1663, Mgr François de Laval, évêque de Pétrée et vicaire apostolique de la Nouvelle-France, en attendant que soient réunies les conditions exigées par le pape pour ériger Québec en évêché, est gratifié par le roi Louis XIV des abbayes d'Estrée au diocèse d'Evreux, de Bénévent au diocèse de Limoges et de l'abbaye de Maubec de l'ordre de saint Benoist au diocèse de Bourges à présent vacante, (…) pour servir de revenu et de fondation audit évesché de Québec[23].

François de Laval, premier évêque de Québec et abbé de Méobecq.

Lors de son second séjour en France, de 1671 à 1675, Mgr François de Laval demande à l'archevêque de Bourges d'enquêter sur son bénéfice. À Méobecq, le , il signe avec les moines un traité par lequel les cinq religieux, titulaires de différentes charges, font remise de leur office, moyennant une rente viagère. Le , René Dorsanne, lieutenant général au bailliage d'Issoudun, préside un procès-verbal de visite et d'information des bâtiments de l'abbaye ; le rapport officiel conclut à la nécessité de démolir les bâtiments en ruine à l'exception d'un corps de logis que l'on peut soit achever de ruiner, soit louer[24].

Le , le roi donne lettres patentes portant démolition des bâtiments inutilisables à l'exception de ceux nécessaires pour servir d'église de paroisse. En 1675, le vicariat apostolique de la Nouvelle-France est érigé en évêché. Le de la même année, Mgr de Laval est nommé évêque du nouveau diocèse de Québec. Son séjour en France se termine après avoir obtenu du roi la ratification de l'accord passé avec les moines et les bénéfices de sept anciens prieurés dépendants de Méobecq. Les années suivantes, contestations et procédures se multiplient et devant les difficultés auxquelles il se heurte pour percevoir les revenus de l'abbaye, il nomme un procureur, l'abbé Jean Dudouyt, qu'il envoie à Paris pour rétablir l'ordre.

En 1688, en résignant son siège, François de Laval perd sa qualité d'abbé commendataire. Le titre passe alors à son successeur Jean-Baptiste de la Croix de Saint-Vallier, consacré évêque de Québec le . Une bulle du pape Clément XI, datée de Sainte-Marie-Majeure, le , décrète l'union de Saint-Pierre de Méobecq à l'évêché de Québec au Canada. François de Laval meurt à Québec, le en réputation de sainteté à l'âge de 86 ans. En 1735, une sentence de l'official de Bourges porte extinction et suppression de l'abbaye et la réunion de ses revenus au chapitre de Québec. L'abbaye a cessé d'exister, mais on persiste à attribuer le titre d'abbé commendataire en témoignage du passé et pour indiquer l'origine des revenus. Après Mgr de Saint-Vallier et jusqu'à environ 1780, ce sont les procureurs envoyés par le chapitre de Québec qui sont abbés de Méobecq : Picard en 1718, puis Pierre Hazeur de l'Orme en 1743 et enfin Joseph Marie de la Corne de Chapte en 1757.

Sous le régime anglais, le chapitre de Québec disparaît et il faut attendre la Restauration pour que le séminaire de Québec envoie en France l'abbé Jean Holmes poursuivre les démarches pour tenter d'obtenir un règlement avantageux sur les biens de France, mais en vain car, en 1845, un règlement met un terme définitif au lien qui unissait l'église de Québec à l'abbaye de Méobecq.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les bâtiments conventuels et la tour d'enceinte sont en cours de restauration après une campagne de fouilles archéologiques menées par INRAP Orléans[25]. L'inauguration de la première tranche de travaux de réhabilitation du Prieuré à eu lieu vendredi 25 avril 2014 : « Après 20 ans de projets, 10 ans d'étude et 2 ans de travaux, le Prieuré à retrouvé son architecture d'antan. Des travaux qui ont consisté à démolir un bâtiment qui dans d'autres temps abritait un café, puis de mettre hors d'eau le bâtiment en lui même et le cellier, puis de reprendre intégralement les charpentes et les toitures »[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Saint-Gaultier, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Val de l'Indre - Brenne[27].

Elle dispose d'une agence postale communale[28].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[29] mars 2008 Daniel Lepage ? ?
mars 2008[30],[31] En cours Hubert Mousset DVD[32] Technicien retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].

En 2019, la commune comptait 378 habitants[Note 4], en augmentation de 5,59 % par rapport à 2013 (Indre : −3,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
535516488568599657658671731
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733664726704697765787831795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
802742750626615591544519516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
501482443439402362366366360
2017 2019 - - - - - - -
374378-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la circonscription académique du Blanc.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l’aire urbaine de Châteauroux, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie d’Argenton-sur-Creuse[27].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Valençay[39] et Sainte-maure-de-touraine[40].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Auclair, Bulletin du Groupe d'Histoire et d'Archéologie de Buzançais : Des abbés québécois pour l'abbaye de Méobecq, , 10e éd., p. 97-106.
  • Émile Bégin (préf. Jean-Marie Fortier), François de Laval, Québec, , 222 p. (OCLC 823725790)
  • Gilles Boizeau, La Bouinotte : Quand le Berry construisait le Québec, , 90e éd., p. 8-15.
  • Gilles Bureau, Revue Québec-France : Méobecq sous l'épiscopat de François de Laval (1658-1688), , p. 20-21.
  • Zoé Darsy, Méobecq : Souvenirs d'une abbaye bénédictine en Bas-Berry, Méobecq, Notice de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Méobecq, .
  • Yves Christe, Le cavalier de Méobecq, 1976-1977
  • Carole Demay, Mémoire de maîtrise : L'abbaye de Méobecq et ses abbés québécois, Université de Limoges, , 8e éd..
  • Carole Demay, L’abbaye de Méobecq et ses abbés québécois (du milieu du XVIIe au milieu du XVIIIe siècles), Châteauroux, Bulletin du service éducatif des Archives départementales de l’Indre, , 2e éd., p. 5-9
  • Carole Demay-Fresneau, L'abbaye de Méobecq et ses abbés québécois. XIIème - XVIIIème siècle, 2009, Issoudun, A. Lyner, 2008, 94 p.
  • Jean Favière, Berry roman, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, , p. 271-273
  • Constantin Gaudon, Histoire des abbayes royales de Méobecq et de St-Cyran, Châteauroux, A. Majesté, .
  • Eugène Hubert, Le Bas-Berry : Histoire et Archéologie du Département de l’Indre, Canton de Buzançais, Paris, A. Picard & fils, , p. 489-518.
  • Jean-Édouard Lamy, Notes sur la Brenne : sur la paroisse et l’église de Méobecq, Archives de l’archevêché de Bourges, , p. 109-114.
  • Jean-Édouard Lamy, L'abbaye et la paroisse de Méobecq depuis l’origine jusqu’à nos jours, Académique du Centre, , p. 42-114.
  • Michel Maupoix, Peintures murales de l’Indre : de la couleur au symbole révélé, Châteauroux, .
  • Henri Stein, La dédicace de l’église de Méobecq en 1048, Mémoire Sociale des Antiquaires de France, , p. 417-428
  • Éliane Vergnolle, Méobecq et Saint-Benoît-sur-Loire : problèmes de sculpture, Cahier d’Archéologie et d’Histoire du Berry, , 62e éd., p. 71-73.
  • Éliane Vergnolle, L’ancienne église abbatiale de Méobecq, Bas-Berry, Congrès Archéologique, .
  • Éliane Vergnolle, Peinture et architecture : l’ancienne église abbatiale de Méobecq, Malherbes, , 15e éd., p. 13-19.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a b c d e f g et h « Méobecq » sur Géoportail., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b et c « Méobecq », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
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  18. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
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  21. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 18.
  22. Carole Fresneau et Guillaume Gaudin, « Méobecq au temps de François de Laval. La vie d'une communauté rurale au XVIIe siècle », Histoire, Patrimoine et Folklore de Méobecq,‎ (ISSN 1958-3400).
  23. Archives de l'évêché de Québec, I, n°11.
  24. Demay-Fresneau, Carole., L'abbaye de Méobecq et ses abbés québécois : XIIème : XVIIIème siècle, Issoudun, A. Lyner, , 94 p. (ISBN 978-2-9525916-1-4 et 295259161X, OCLC 272560879, lire en ligne).
  25. « Église Saint-Pierre » Église Saint-Pierre sur Guide de Tourisme en France.
  26. « L'abbaye de Méobecq renaît » sur le site du département de l'Indre, 28/4/2014.
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  28. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  29. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
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  31. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  32. Site du Monde.fr : Méobecq, consulté le 21 septembre 2016.
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  37. « Liste des établissements scolaires de l'Indre - Année scolaire 2018/2019 » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le ).
  38. « Regroupements pédagogiques intercommunaux (R.P.I.) » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le ).
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