Saint-Hilaire-sur-Benaize

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Saint-Hilaire-sur-Benaize
L'église Saint-Hilaire en 2011.
L'église Saint-Hilaire en 2011.
Blason de Saint-Hilaire-sur-Benaize
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Le Blanc
Canton Saint-Gaultier
Intercommunalité Communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin
Maire
Mandat
Serge Bégon
2014-2020
Code postal 36370
Code commune 36197
Démographie
Population
municipale
339 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 46″ nord, 1° 04′ 32″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 146 m
Superficie 32,61 km2
Localisation

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Saint-Hilaire-sur-Benaize est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-ouest[1] du département, à la limite avec le département de la Vienne. Elle est située dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Mauvières (2 km), Liglet (6 km), Concremiers (6 km), Bélâbre (7 km), Béthines (8 km), Le Blanc (8 km), Châteauroux (55 km), La Châtre (70 km) et Issoudun (82 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Couture, la Mallatière et le Breuil.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par les rivières Anglin[2] et Benaize[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[4] : 53, 53A, 53B, 88 et 975.

La ligne du Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[4], à 43 km.

La commune n'est pas desservie par des dessertes de bus.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 71 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays : Vallée de la Creuse et de l'Anglin[2].

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[5] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 265
Résidences principales 55,4 %
Résidences secondaires 28,3 %
Logements vacants 16,2 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 74,3 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour L’Union[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1819, la commune a absorbé celle voisine de La Vaudieu ; cette dernière, peuplée de 127 habitants au recensement de 1806, avait porté provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de L’Orme[7].

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton de Bélâbre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton de Saint-Gaultier, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Charles Thibault[8],[9]  ? Retraité
mars 2014 en cours Serge Bégon[10] DVD[11] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 339 habitants, en diminution de -5,31 % par rapport à 2009 (Indre : -2,69 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
794 858 717 918 1 010 998 927 984 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 031 1 005 1 006 993 997 1 009 1 206 927 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 907 897 765 716 655 670 608 554
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
518 463 365 329 293 303 352 358 339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[16], mais dépend du RPI[16] : Concremiers - Saint-Hilaire-sur-Benaize. Le collège public (Les Ménigouttes) de secteur[17] se trouve au Blanc. Les lycées publics de secteur[17] se trouvent au Blanc (lycée polyvalent Pasteur) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise-Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Pouligny-saint-pierre[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

patrimoine[modifier | modifier le code]

Château d’Aigues-Joignant[modifier | modifier le code]

Le château d’Aigues-Joignant, au confluent de la Benaize et de l’Anglin, comme l’explicite son nom « eau qui joignent », appartenait à l’origine à la seigneurie de Cors tenue par les Sénebaud. Aux environs de 1130, un membre de la famille donne son fief à l’abbaye de l’Étoile, récemment installée en Poitou. Deux incendies le ravagent au XVIe siècle, le prieuré est, à cette époque, totalement remanié. L’ancienne chapelle a fait place à un bâtiment rectangulaire avec terrasse et le logis principal a été augmenté d’un étage et décoré d’ornements néo-Renaissance comme les meneaux ou les créneaux. Il est flanqué de deux tours rondes qui ne paraissent pas remonter au-delà du XVIe siècle. La grosse tour ouest abrite une belle salle gothique voutée d’ogives.

Château des Ajoncs[modifier | modifier le code]

Le Château des Ajoncs appartenaient au milieu du XIXe siècle à la famille Thomassin. En 1870, Oscar Thomassin légua la propriété, avec des moyens financiers, à la commune de Saint-Hilaire pour fonder un hospice. Celui-ci fonctionna de 1884 à 1937. D’ordonnance symétrique, le château se compose d’un corps de logis présentant curieusement quatre ouvertures en rez-de-chaussée, alors que le premier étage comporte cinq travées. Au centre de celui-ci la porte fenêtre centrale s’ouvre sur un vaste balcon. À chaque extrémité du corps de logis, en légère avancée et reliées au corps central par une petite aile, s’élèvent deux tourelles à toit en poivrière flanquées de pavillons dont l’une abrite une petite chapelle.

Château de Céré[modifier | modifier le code]

Le Château de Céré sur la rive droite de la Benaize, est classé monument historique depuis 1987 le château fort. Celui-ci est composé de quatre tours entourant un logis. L’une d’elle « la tour à la lanterne » a encore des croisillons de bois datant du XIIIe siècle. Cette tour renferme un oratoire orné de fresques classé monument historique depuis 1923. Les tours de ce château servaient à garder des gués de la Benaize.

Château de la Brosse[modifier | modifier le code]

Le Château de la Brosse est le monument le plus ancien de Saint-Hilaire-sur-Benaize, son donjon carré date du XIIe siècle, il gardait le gué du même nom qui permettait de traverser la Benaize. Ce château a servi d’école à partir de 1851. L’école laïque de filles demeura jusqu’en 1920 dans ce château.

Château de Forges[modifier | modifier le code]

Le Château de Forges se compose d’un donjon rectangulaire flanqué de quatre grosses tours, entouré d’une enceinte dotée de tours d’angle et d’une chapelle. Les premières constructions pourraient remonter au XIe siècle. Il ne s’agissait au départ que d’un « hostel » non fortifié, dépendant de la seigneurie du Blanc. Au XIIe siècle, la rivalité qui éclate entre les Plantagenêt (roi d’Angleterre, ducs d’Aquitaine et de Normandie et comtes d’Anjou) et les Capétiens transforme la bande sud du Berry en zone frontière. On voit alors les châteaux les plus anciens se doter de système de défense. En 1442 par lettres patentes, Charles VII autorise Jean de Poix à fortifier et remparer Forges. La classique maison forte à quatre tours d’angles, est donc dotée, sur trois cotées, d’une enceinte renforcées de tours circulaires.

Église Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Elle est située sur la place. Elle fut construite aux XIe siècle, XIIIe et XIXe siècles et fut restaurée en 1801 et subit des remaniements de 1840 à 1901. En 1895 cette église possède une cloche de bronze du poids de 450 kg portant la date de 1528 elle fut classée monument historique, le . La chapelle date du XIe siècle puisqu’en 1092 Pierre II évêque de Poitiers fit donation aux bénédictins de Saint-Savin de plusieurs églises dont celle de Saint-Hilaire. Au XIIIe siècle est construit la nef et la porte d’entrée et au XVIe siècle fit l’apparition du porche et du clocher. Le chœur datant du XIe siècle est éclairé par quatre ouvertures romanes, très étroites. Une très ancienne statue de bois, placée dans le porche aurait été restaurée, après la Révolution, cachée au-dessus de la voûte ainsi qu’un Christ en bois. Le clocher subit une réfection en 1991. À l’extérieur se trouvent de nombreux contreforts, une curieuse sculpture sur l’un deux et un cadran solaire au-dessus de la porte secondaire. La pierre des morts qui servaient à poser le cercueil ne sert plus, mais est toujours présente près de l’église.

Prieuré Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Il est situé entre la rive gauche de la Benaize et une charmille. Celui-ci relevait, sans doute dès le XVe siècle, de l’importante abbaye bénédictine de Déols. Aux constructions d’origine qui regroupent la maison et des communs construits en équerre, est venu s’ajouter un bâtiment annexe qui porte la date de 1764. Le logis principal est un bâtiment rectangulaire flanqué de trois tours. La tour principale, arasée, indique l’entrée alors que la tour est renfermait un oratoire. Seules de petites ouvertures rectangulaires viennent percer le rez-de-chaussée surmonté, au XXe siècle, d’un étage sous combles et doté de plusieurs lucarnes.

Logis Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Ce sont deux bâtiments organisés autour d’une cour presque fermée : un ensemble construit et modifié du XVe siècle au XVIIe siècle dans l’esprit du siècle précèdent. Les ouvertures sont du XVIIe siècle : côté cour un chien assis flanqué de deux oculi, côté jardin, quatre oculi. On ne sait rien sur ce bâtiment avant le XIXe siècle. Le mur bas qui entoure le logis doit être la base des fortifications du château initial.

Domaine de Bois Ménard[modifier | modifier le code]

Il s’élève sur un coteau qui domine l’Anglin. Le premier seigneur en est Joachim Roubault en 1427, et qui deviendra maréchal de France en 1461. En 1525, la famille Delesgue en est propriétaire. En 1618, Antoine Mornet achète le fief. La famille le conservera jusqu’en 1767 où, par mariage, il parvint à la famille Augier de Crémiers. Durant toute son histoire, Bois Ménard n’a cessé d’être modifié. La maison principale est composée de deux bâtiments accolés par un seul angle. Le premier, au sud, présente des angles arrondis. Il est construit sur une ancienne cave au murs épais et percés de niches, ce qui pourrait laisser penser à une chapelle. Le deuxième corps du logis a également été très modifié. Le premier étage, datant du XVIIIe siècle et percé de larges baies, tranche avec l’ancien rez-de-chaussée et ses petites ouvertures. Malgré ces nombreuses reconstructions, le domaine conserve toute son unité grâce à l’utilisation de matériaux et de lucarnes identiques, ainsi que de belles toitures à quatre pans.

La Vaudieu[modifier | modifier le code]

C'est le vestige d’une ancienne commanderie de l’ordre de Malte, qui comptait aussi autrefois une chapelle. Une belle porte gothique signale un bâtiment de l’ancien prieuré. On y trouve aussi une croix avec le buste de saint Jean.

Grottes de Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

Elles furent découvertes en 1875 et étaient les plus riches de la région en éléments naturels. Stalactites et stalagmites y étaient remarquables. Pendant longtemps elles se visitèrent librement, et chacun voulait emporter une petite pierre en souvenir ; elles furent ainsi très abîmées. Les entrés de la grotte de Saint-Hilaire sont aujourd'hui situées sur des propriétés privées. Ces grottes n'ont jamais été visitées dans leurs entièretés.

Moulin de Ségère[modifier | modifier le code]

Il est aujourd’hui une propriété privée. Ce moulin à eau possède à ses côtés la rivière de l’Anglin avec de magnifiques chutes d’eau et en face une île privée.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire-sur-Benaize Blason D'or à une crosse de sable, au dragon de gueules brochant ; chaussé engrêlé d'azur chargé de deux poissons courbés d'argent affrontés en pal.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d et e Site du Géoportail : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b et c Site de ViaMichelin : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site de l'Insee : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 6 septembre 2016.
  6. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, (lire en ligne).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Vaudieu », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 10 décembre 2012).
  8. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  9. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  10. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  11. Site du Monde.fr : Saint-Hilaire-sur-Benaize, consulté le 21 septembre 2016.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  17. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  18. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Pouligny-Saint-Pierre, consulté le 15 août 2014.