Cizre

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Cizre
Cizîr
Bezabde
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de l'Anatolie du sud-est
Province Şırnak
Maire
Mandat
Leyla İmret, [Parti démocratique des peuples]] (HDP)
2014-2019
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 73
Géographie
Coordonnées 37° 19′ 30″ Nord, 42° 11′ 45″ Est
Localisation
Districts de la province de Şırnak
Districts de la province de Şırnak

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Cizre

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Cizre
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Cizre (prononcé [ d͡ʒizɾɛ], Cizîr en kurde, Bezabde dans l'Antiquité) est une ville et un district de province de Şırnak dans la région de l'Anatolie du sud-est en Turquie, située sur les bords du Tigre

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec ses +48,9 degrés, Cizre détient le record de chaleur de Turquie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cizre fut autrefois appelé en arabe Gazarta et Jazīrat Ibn ʿUmar (arabe : جزيرة ابن عمر). C'était une ville importante durant la période abbasside et pendant les croisades, car elle était un passage connectant la Haute mésopotamie au Haut-plateau arménien.

Cizre est célèbre surtout dans l'histoire du peuple kurde comme la ville du prince légendaire Mamê Alan (en) et, à l'époque moderne, comme la capitale de la principauté éphémère du Bothan fondée par l'émir Bedirxan Beg de 1841 à 1847.

En septembre 2015, les forces armées turques assiègent la ville lors de l'opération Cirze (en) et y déclarent le couvre-feu. L'accès à l'eau et la nourriture est limité pour la population et les personnes blessées sont interdites de recevoir des traitements médicaux professionnels. Le conseil de l'Europe demande alors l'envoi d'observateurs indépendants dans la ville assiégée[1]. Amnesty International s'inquiète des mesures disproportionnées du gouvernement, coupant l'accès à l'eau, la nourriture et l'électricité à l'ensemble de la population de la ville, ainsi qu'un couvre-feu 24 heures sur 24[2].

La ville est l'objet d'importants combats en 2016 entre l'armée turque et les forces kurdes, combats qui auraient fait selon les forces armées turques entre une dizaine et une centaine de victimes. Selahattin Demirtas, représentant du parti pour la paix et la démocratie kurde, parle du massacre de 70 à 90 personnes, dont un sous-sol du quartier de Cudi, où la population avait trouvé refuge, attaqué par les tanks. Les corps auraient ensuite été dispersés dans les rues par l'armée. Le centre-ville est bombardé par l'artillerie turque et sa population aurait fui les lieux[3]. L'attentat de février 2016 à Ankara aurait été réalisé en représailles de ces événements d'après le TAK qui le revendique[4].

Administration[modifier | modifier le code]

La maire de la ville, Leyla İmret (tr), une jeune Turque d'origine kurde, est démise en septembre 2015 de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur pour « incitation à la rébellion armée contre le gouvernement de la Turquie et propagande pour une organisation terroriste »[5]. Le poste était signalé comme toujours vacant en avril 2016 par une photoreporter présente sur les lieux, et l'administration serait assurée de fait par l'État turc[6].

Affrontements entre l'État turc et le PKK et destruction partielle[modifier | modifier le code]

Article connexe : Conflit kurde en Turquie.

La ville a fait l'objet d'affrontements entre l'État turc et le PKK de septembre 2015 jusqu'au moins au printemps 2015. À la suite de pilonnages et d'incendies, le quartier de Cudi a été presque entièrement détruit[7], et des dizaines d'habitants tués, dont certains brûlés vifs dans les caves[6],[8]. Depuis, la ville est occupée par les forces spéciales turques et fait l'objet de couvre-feux récurrents[6],[9].

Références[modifier | modifier le code]