Tansu Çiller

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Tansu Çiller
Tansu Çiller en juin 2015.
Tansu Çiller en juin 2015.
Fonctions
Vice-Première ministre de Turquie

(1 an et 2 jours)
Premier ministre Necmettin Erbakan
Gouvernement Erbakan
Ministre des Affaires étrangères

(1 an et 2 jours)
Premier ministre Necmettin Erbakan
Gouvernement Erbakan
Prédécesseur Emre Gönensay
Successeur İsmail Cem
Première ministre de Turquie

(2 ans, 8 mois et 10 jours)
Président Süleyman Demirel
Gouvernement Çiller I, II et III
Législature XVIIIe et XIXe
Coalition DYP-SHP-CHP
Prédécesseur Erdal Inönü (intérim)
Süleyman Demirel
Successeur Mesut Yılmaz
Chef du Parti de la juste voie

(9 ans, 6 mois et 1 jour)
Prédécesseur Süleyman Demirel
Successeur Mehmet Ağar
Ministre d'État

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Premier ministre Süleyman Demirel
Gouvernement Demirel VII
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Istanbul
Nationalité turque
Parti politique Parti de la juste voie
Conjoint Özer Uçuran Çiller
Diplômé de Université du Bosphore

Signature de Tansu Çiller

Tansu Çiller
Premiers ministres de la Turquie

Tansu Çiller, née le à Istanbul, est une économiste et femme d'État turque. Elle est la première et la seule femme à avoir exercé la charge de Premier ministre dans ce pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Istanbul, elle fréquente le lycée américain (Robert College) et obtient le diplôme de l'école des sciences économiques de l'université du Bosphore. Elle devient enseignante dans cette même université en 1983.

Entrée en politique en 1990, elle est élue au parlement en octobre 1991 et devient ministre de l'Économie dans le gouvernement de Suleyman Demirel. Ce dernier accédant à la présidence en 1993, elle hérite de la direction de son parti, le DYP et de la présidence du gouvernement de juin 1993 à mars 1996.

Après les élections législatives anticipées de décembre 1995, son parti perd la majorité absolue, et elle décide donc de s'allier avec le Parti de la Prospérité (Refah Partisi), islamiste, de Necmettin Erbakan pour constituer une majorité parlementaire. Elle mit au point avec lui une alternance du pouvoir, visant à partager le poste de Premier ministre. En attendant son tour, elle devint ministre des Affaires étrangères. À la suite de la démission d'Erbakan en juin 1997, la coalition DYP-RP prit fin et elle est passée à l'opposition.

Elle se retira de la vie politique après la défaite électorale lors des législatives de novembre 2002.

Son nom, ainsi que celui de son époux, sont impliqués dans plusieurs affaires de corruption. Elle a en effet fait l'objet d'enquêtes par le Parlement turc après 1997, bien qu'elle ait échappé à toute condamnation, de même que l'ex-Premier ministre Mesut Yılmaz, grâce à son immunité parlementaire et à la prescription et au soutien apporté par les députés du DYP, de l'ANAP et du DSP[1].

Rompant avec la politique d'ouverture vis-à-vis de la population kurde initiée par son prédécesseur, elle a mené une politique de répression aussi bien contre le PKK, organisation séparatiste reconnue comme terroriste par de nombreux pays, que contre les députés pro-Kurdes du parti de la démocratie. La dissolution du parti et la condamnation de 4 de ses membres à 15 ans de prison en raison de leur discours politique ont été jugées comme des atteintes aux droits de l'homme[2],[3]. .

Elle est mariée à Özer Çiller et le couple a deux fils.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1998 Report from the Human Rights Foundation of Turkey, p.11 (en)
  2. Décision n°40/1995 rapportée par le Conseil interparlementaire, « Droits de l'homme des parlementaires », sur www.ipu.org, (consulté le 9 août 2016).
  3. HUDOC - European Court of Human Rights, "fulltext":%5B"partideladémocratie"%5D,"display":%5B0%5D,"itemid":%5B"001-65370"%5D} « AFFAIRE DICLE pour le PARTI DE LA DEMOCRATIE (DEP) c. TURQUIE », sur hudoc.echr.coe.int, (consulté le 9 août 2016).

Article connexe[modifier | modifier le code]