Aïssa Maïga

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Aïssa Maïga
Description de cette image, également commentée ci-après

Aïssa Maïga au festival de Cannes 2007

Naissance (41 ans)
Drapeau du Sénégal Dakar, Sénégal
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession comédienne
Films notables Les poupées russes
Caché
Bamako

Aïssa Maïga est une comédienne française, née le à Dakar au Sénégal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Née d'un père célèbre journaliste malien et proche de Thomas Sankara, Mohamed Maïga, décédé le 1er janvier 1987 à Ouagadougou dans des circonstances troubles, et d'une mère sénégalaise et gambienne[1], Aïssa Maïga passe les quatre premières années de sa vie à Dakar[2] avant de s'installer à Fresnes jusqu’à ses neufs ans, puis à Paris. Elle fréquente le lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement.

Très jeune, elle s’intéresse au cinéma et rêve de devenir actrice. Elle prend alors ses premiers cours de théâtre au collège avec son professeur de français Daisie Faye, aujourd’hui, directrice artistique du festival de Jazz et comédie. Elle joue ensuite dans la comédie musicale de son professeur, La Nuit la plus longue[3] (1992),  pendant trois ans et fait ses premiers pas au théâtre Mogador et aux Folies Bergères.

Après trois années de cours de théâtre et l’obtention de son bac, Aïssa participe à un projet artistique au Zimbabwe, Le royaume du passage d’Eric Cloué (1986). Elle a alors 19 ans. Aux côtés d’artistes zimbabwéens, elle découvre le théâtre d’intervention et pièces engagées des artistes locaux. Elle décide de se consacrer à la comédie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts d'actrice[modifier | modifier le code]

En 1996, elle tourne son premier long-métrage aux côtés d’Yvan Attal et Richard Bohringer, dans Saraka Bo de Denis Amar, une enquête policière autour d’un meurtre dans une communauté africaine[1]. Elle poursuit avec Code Inconnu : récit incomplet de divers voyages (2000) de Michael Haneke, aux côtés de Juliette Binoche où elle interprète une jeune fille rebelle.

En 1999, elle travaille avec Alain Tanner, réalisateur de la Nouvelle Vague, et incarne Lila dans Jonas et Lila, à demain, séquel du film culte Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 (1975). Par la diversité de ses rôles, Aïssa Maïga entend cultiver une versatilité de jeu.

Par la suite, Aïssa Maïga donne la réplique à Jean-Hughes Anglade dans la comédie Le Prof (1999) d’Alexandre Jardin, où elle joue une élève  brillante. Puis, on la retrouve dans Marie-line, aux côtés de Muriel Robin et Fejria Deliba, témoignant sur la solidarité entre caissières malgré leurs difficultés.

En 2005, elle travaille à nouveau avec Michael Haneke dans Caché, avec Daniel Auteuil, Juliette Binoche, et Denis Podalydès. Elle joue également dans plusieurs séries télés.

Le succès[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Soucieuse de consolider son apprentissage, elle retravaille son jeu avec Hélène Zidi, au Laboratoire de l'acteur. Le réalisateur Denis Dercourt la fait rentrer à deux reprises dans le casting de ses films, « Lise et André » en 2001 et « Mes enfants ne sont pas comme les autres » en 2003[2]. En 2004, Aïssa Maïga est à l’affiche avec deux longs-métrages : elle se distingue avec le rôle de Kassia, dans Les poupées russes de Cédric Klapisch, et dans L’un reste, l’autre part de Claude Berri[4]. Le rôle de Kassia - celui d'une jeune femme qui séduit le héros Xavier, interprété par Romain Duris - lui permet de se faire connaître du grand public.

Enchaînant les rôles et les rencontres porteuses, Aïssa Maïga est remarquée, notamment avec des films tels que Je vais bien, ne t’en fais pas, avec Mélanie Laurent et Kad Mérad. On la retrouve également dans le segment d’Oliver Schmitz dans le film participatif et international Paris, je t’aime, aux côtés de Nathalie Portman, Juliette Binoche, et Gena Rowlands (2006).

Enfin, le drame Bamako, d'Abderrahmane Sissako, lui permet de décrocher une nomination dans la catégorie meilleur espoir féminin aux Césars 2007. Elle y tient le rôle principal, celui de Melé, une chanteuse de bar désabusée, et y interprète la chanson « Naam» de Christie Azuma, sans en connaître la langue.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Multipliant de grandes collaborations (L’Ecume des jours, de Michel Gondry), films d’auteurs et comédies (Prêt à tout, 2012), téléfilms (Toussaint Louverture, 2012) ; sa popularité ne l’empêche pas de revenir sur les planches.

Elle revient au théâtre avec Brooklyn Boy[5], mis en scène par Michel Faga à la Comédie des Champs Elysées (2004) - où Philippe Lioret, présent dans le public, remarquera son interprétation ; Les grandes personnes (2011)[6] adaptée du livre de Marie N’diaye et mise en scène par Christophe Perton au Théâtre de la Colline, ou encore Des Gens biens de David Lindsay-Abaire et mis en scène par Anne Bourgeois au Théâtre Hébertot.

Progression et seconds rôles[modifier | modifier le code]

L'actrice au Festival de Cannes 2011.

Si en 2007, elle poursuit dans la romance en retrouvant Romain Duris cette fois en tête d'affiche pour la générationnelle L'Âge d'homme... maintenant ou jamais !, elle fait alors quelques incursions dans le polar: Les Insoumis, de Claude-Michel Rome (2008) ; le polar Diamant 13, de Gilles Béat (2009) ; L'Avocat, de Cédric Anger et Mineurs 27, de Tristan Aurouet (2011), où elle défend souvent des seconds rôles.

Elle se tourne alors vers la comédie : si Le temps de la kermesse est terminé, dont elle partage l'affiche avec Stéphane Guillon est un échec commercial, elle fait partie de la distribution chorale de Ensemble, c'est trop de Léa Fazer en 2010, et du blockbuster Sur la piste du Marsupilami, qui lui permet de retrouver Alain Chabat, derrière et devant la caméra.

Elle revient vers un cinéma indépendant et contemporain en 2012 avec le drame Aujourd'hui, d'Alain Gomis ; le film d'animation Aya de Yopougon en 2013[4].

Désormais introduite dans le cinéma français, sa participation à des casting quatre étoiles, notamment dans l’Ecume des jours de Michel Gondry , reflètent son statut d’actrice reconnue[4].

En 2016, elle combine veine sociale et comédie populaire en tête d'affiche de la comédie Bienvenue à Marly-Gomont, de Julien Rambaldi. Elle y incarne Anne, une mère de famille zaïroise et relate l’immigration d’intellectuels africains à travers l’histoire de famille du comédien Kamini[7].

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

En 2012, elle joue dans Bianco e Nero de Cristina Comencini avec Eric Ebouaney, Fabio Volo et Ambra Angliolini, en Italie. Elle interprète le rôle de Nadine, en italien[8]. Elle obtient pour cette interprétation deux prix : le Prix Cinema i Donne et le Prix du Festival de Bastia.

En 2016, elle est sur le tournage de Comatose, de Mickey Dubé en Afrique du Sud.

Projets[modifier | modifier le code]

En 2017, Aïssa Maïga sera à l’affiche de Love is Dead d’Eric Capitaine;Corniche Kennedy de Dominique Cabrera [9]; où elle incarne une capitaine de la brigade des STUP à Marseille; et Il a tes yeux, de Lucien Jean-Baptiste. D’autres projets sont en préparation.

Engagement[modifier | modifier le code]

Engagée dans une ONG africaine, elle est marraine de l’AMREF depuis plusieurs années, dédiée à la formation de personnel médical pour les soins de la mère et l’enfant. En 2012, elle se rend en Ouganda pour un projet humanitaire.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma (longs métrages)[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nicolas Coutain, « Aïssa Maïga : la plus africaine des actrices françaises », africatopsuccess.com,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Aïssa Maïga », sur Elle
  3. Prisma Média, « Aïssa Maïga - La biographie de Aïssa Maïga avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 2 juillet 2016)
  4. a, b et c « Aïssa Maïga, une Hyper Lady ! », sur Marie Claire
  5. « Brooklyn boy - Spectacle - 2004 », sur data.bnf.fr (consulté le 2 juillet 2016)
  6. « Les grandes personnes - Spectacle - 2011 », sur data.bnf.fr (consulté le 2 juillet 2016)
  7. Thomas Sotinel, « « Bienvenue à Marly-Gomont » : rumba picarde », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Maria Coletti, « Bianco e Nero (Noir et Blanc) de Cristina Comencini », Africultures,‎ (lire en ligne)
  9. « Dominique Cabrera tourne Corniche Kennedy », sur Cineuropa - le meilleur du cinéma européen (consulté le 2 juillet 2016)
  10. (fr) « Accueil - STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT ENDOGENE et DURABLE - Une conference Re-Source », sur v3.agendakar.com (consulté le 15 juillet 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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