Alain Tanner

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Alain Tanner

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Alain Tanner répondant à André S. Labarthe à la Cinémathèque française lors de la table ronde "Mai 68 a-t-il été filmé ?"

Naissance (84 ans)
Genève, Suisse
Nationalité Drapeau de Suisse Suisse
Profession Réalisateur
Films notables Charles mort ou vif
La Salamandre
Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000
Les Années lumière
Dans la ville blanche

Alain Tanner est un réalisateur suisse né à Genève, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a étudié les sciences économiques. Avec Claude Goretta il fonde en 1951 le Ciné-club universitaire de Genève. À 23 ans, il s'engage pour un stage de deux ans dans la marine marchande.

De 1955 à 1958, il séjourne à Londres où il se passionne pour le cinéma et trouve un emploi au British Film Institute de Londres. En 1957, il réalise son premier film, avec Claude Goretta Nice Time (Picadilly la nuit). Le film obtient le Prix du film expérimental au Festival de Nice 1957.

De retour d'Angleterre, il entre comme réalisateur à la Télévision suisse romande où il signe plusieurs courts métrages et des documentaires (comme celui sur les inondations de Florence du 01/12/1966). En 1962, il fonde l'Association suisse des réalisateurs.

En 1968, il fonde le Groupe 5 avec Michel Soutter, Claude Goretta, Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange, instrument de concertation destiné à promouvoir le jeune Cinéma Suisse.

Il se fait connaître dès la fin des années 1960 avec des films comme Charles mort ou vif (1969), La Salamandre (avec Bulle Ogier) (1971), Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000 (1976), Les Années lumière (1981), Grand prix au Festival de cannes, ou Dans la ville blanche (1983), César du meilleur film francophone.

Le , Alain Tanner reçoit le titre de docteur honoris causa de l'Université de Lausanne[1]. Il est l'invité d'honneur des Rencontres Cinéma de Gindou[2] du 23 au 30 août 2008.

Ses idées, son cinéma[modifier | modifier le code]

Pour Tanner, le cinéma issu du marketing contemporain est rangé dans la catégorie « anticonstitutionnel ». Chantre de l'antilibéralisme esthétique, Tanner propose un cinéma à contre-courant : « Je ne suis plus synchrone du tout. [...] Mais compte tenu de l'air du temps, je trouve cela plutôt réjouissant. Serais-je synchrone aujourd'hui que je vivrais cela comme une trahison. » Tanner estime qu'il faut partager quelque chose avec le spectateur, le tenir à la bonne distance (ni trop près pour ne pas dormir, ni trop loin pour ne pas souffrir), lui offrir quelque chose à dépiauter. Ensuite habiter le lieu où l'on tourne, qu'on ne peut pas confondre avec son ennemi, le décor : « Il faut le sentir, le palper avec les sens, le laisser venir à vous, par les lumières du matin et du soir. » Pas de plans de coupe, pas de plans trop brefs (petit truc pour avoir un son direct réussi). Bref, pour Tanner, c'est l'affaire de « ressentir » le monde, c'est-à-dire la politique, et citant Jean Vigo : « Avoir un point de vue documenté. »

Citations[modifier | modifier le code]

Alain Tanner, par Erling Mandelmann (1993)

« Un jour, en discutant avec une classe d'une école de cinéma, je posai aux étudiants la colle suivante : « Savez-vous pourquoi on dit que le découpage est de droite et le montage de gauche ? » Silence effaré dans les rangs. Trente ans plus tôt, quelqu'un aurait eu la réponse, et aujourd'hui, c'est comme si j'avais parlé chinois. »

— Parution du 6 juin 2007 dans le journal Libération[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. TSRinfo.ch TSR
  2. Rencontres Cinéma de Gindou (Lot), festival de cinéma en plein-air qui a eu lieu chaque année fin août.
  3. liberation.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]

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