Place des Fêtes (Paris)

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19e arrt
Place des Fêtes
Image illustrative de l’article Place des Fêtes (Paris)
Parvis central de la place des Fêtes.
Situation
Arrondissement 19e
Quartier Amérique
Voies desservies Rue Compans
rue de Crimée
rue des Fêtes
rue du Pré-Saint-Gervais
rue des Solitaires
Historique
Création 1836
Dénomination 1879
Ancien nom Place Sainte-Geneviève
rue de la Place
Géocodification
Ville de Paris 3639
DGI 3627

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Place des Fêtes
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La place des Fêtes est une vaste place de l'est du 19e arrondissement de Paris, qui a donné son nom au quartier qui l'entoure.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Entrée du métro Place des Fêtes en juin 2008.

La place des Fêtes est située dans le sud-est du 19e arrondissement de Paris, sur le haut de la butte de Belleville, dans le quartier du même nom. Elle occupe une forme vaguement ovale, d'un peu plus de 200 m de long sur environ 150 m de large.

La place des Fêtes est délimitée au nord par la rue Louise-Thuliez et au sud par les rues Petitot et Augustin-Thierry. En partant du sud, et dans le sens des aiguilles d'une montre, la place donne accès aux voies suivantes :

Ce site est desservi par la station de métro Place des Fêtes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La place des Fêtes est une place piétonne. Le côté ouest de la place est occupé par le square Monseigneur-Maillet, tandis que ses côtés est et sud sont bordés par des immeubles d'habitation de grande hauteur. Le centre de la place est une esplanade de béton. Il comprend également la fontaine-labyrinthe de Marta Pan et un obélisque translucide éclairé la nuit.

La place des Fêtes, de par sa position vers le sommet des collines de l'est parisien, est située sur le parcours des eaux de Belleville et renferme dans ses sous-sols une importante réserve d'eau. On y accède au niveau du regard de la Lanterne, tout proche au 213, rue de Belleville, qui est un ouvrage datant du XVIe siècle, toujours en bon état aujourd'hui[1].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Ce nom rappelle que c'est sur cette place qu'avaient lieu les fêtes de l'ancienne commune de Belleville.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1611, les hospices font l'acquisition d'un terrain sur la butte de Beauregard pour capter les eaux de Belleville en vue d'alimenter l'hôpital Saint-Louis. Le 18 mars 1836, l'administration des Hospices vend ce terrain à la commune de Belleville[2],[3]. Le terrain est situé le long de l’ancienne route du Pré-Saint-Gervais, à proximité du centre du village, qui se trouve à l’emplacement de l’actuelle église Saint-Jean-Baptiste. La commune plante une allée de quatre rangs de tilleuls et délimite la partie centrale afin d'y organiser des fêtes publiques qui se déroulaient auparavant sur le parvis de l’église, des rassemblements de la Garde Nationale, ainsi que certaines fêtes patronales (marchands forains, manèges, stands de tir, etc.)[4]. Le terrain est délimité au sud par la rue des Prés (actuellement rue du Pré-Saint-Gervais), à l'est par la rue Saint-Denis (actuellement rue Compans) et à l'ouest la rue de Beaune (actuellement rue des Fêtes). Il n'existe alors pas de rues reliant la rue de Beaune à la rue Saint-Denis ou à la rue des Près[5]. La rue Saint-Geneviève (actuellement rue Petitot) est tracée en 1843 dans le prolongement de la rue des Solitaires.

Un arrêté du 25 février 1853 ordonne le percement de la rue de Crimée entre les rues des Fêtes et d'Hautpoul.

Du fait de la forte croissance de la population de Belleville dans la première moitié du XIXe siècle, le pourtour de la place s'urbanise peu à peu[4].

Après l'annexion de la commune de Belleville à Paris par la loi du 16 juin 1859, la place, alors dénommée « Sainte-Geneviève », est officiellement rattachée à la voirie parisienne en 1863[6].

En 1861, la place fait l'objet d'un réaménagement. La rue de la Place est tracée au nord et la place prend une forme pentagonale plus régulière[4]. La place est alors délimitée par[7] :

Au milieu de cette place, est aménagé un square sur un dessin à l'anglaise avec un kiosque à musique et du petit mobilier. L'actuel square Monseigneur-Maillet est donc assez proche des limites originelles de la place. Les fêtes publiques continuent toutefois à s'y tenir[4].

En 1879, la rue de la Place est officiellement fusionnée avec la place des Fêtes[8].

En 1911, un édicule avec une marquise de style Art nouveau est érigé sur la place pour abriter la bouche de métro de la station de la ligne 7 (actuelle ligne 7 bis). Il est remplacé par l'édifice actuel de style Art déco lorsque la ligne 11 est ouverte en 1935[9].

En 1958, est créée une zone à urbaniser en priorité dont le périmètre est fixé entre les rues Compans, de Belleville, du Docteur-Potain, de Crimée, des Bois, de l’Orne, de Bellevue, de la Mouzaïa, des Fêtes et Arthur-Rozier. Dans les années 1960, la totalité des bâtiments autour de la place sont rasés. Seuls sont conservés les immeubles faisant l'angle avec la rue des Solitaires et ceux de la rue Petitot. L'ancienne rue de Beaune est quant à elle supprimée. La place, qui s'étend désormais à l'est de la rue Compans, est totalement transformée dans les années 1970 avec la construction des tours d'habitation sur une dalle commerciale[4].

Elle fait l'objet d'un réaménagement au milieu des années 1990 par l'architecte Bernard Huet[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De l'eau sous la place des Fêtes », www.telerama.fr, 23 septembre 2008.
  2. Procès-verbal de la Commission du Vieux Paris, 6 octobre 1898, Commission du Vieux Paris, p. 10-11 [lire en ligne].
  3. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Ordonnance du 18 mars 1836 », p. 120.
  4. a b c d et e Notice sur la place des Fêtes par la Direction des Affaires Culturelles – Sous-Direction du Patrimoine et de l’Histoire – Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris [lire en ligne]
  5. Cadastre napoléonien des communes annexées (1808-1825), Belleville, plan Section A dite de la Butte Saint-Chaumont, 2e feuille, échelle 1/1250, cote D6P2/2/2/3 [1]
  6. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Classement de rues dans la zone annexée à Paris », p. 335.
  7. Cadastre révisé des communes annexées (1830-1850), Belleville, plan « Section H dite de l’Église », feuille unique, 1/1000, [2].
  8. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Arrêté du 14 août 1879 », p. 434.
  9. « 1836 – Place des Fêtes », paris-unplugged.fr (consulté le 31 décembre 2014).
  10. « La rénovation de Belleville », /plateauhassard.blogspot.fr (consulté le 22 décembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]