Classe Danton

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Classe Danton
Image illustrative de l'article Classe Danton
Le Danton en 1911 dans l'arsenal de Brest
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 146,60 mètres
Maître-bau 25,80 m
Tirant d'eau 8,70 m
Déplacement 18 300 tonnes standard
19 760 tonnes à pleine charge
Propulsion 4 groupes de turbines Parsons à vapeur à prise directe, 4 hélices
Puissance 22 500 ch
Vitesse 19 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture : de 255 à 200 mm
ponts : 75 mm
barbettes : 280 mm maximum
tourelles secondaires : 225 mm
Armement 2 x 2 canons de 305 mm
6 x 2 canons de 240 mm
16 canons de 75 mm
2 tubes lance-torpilles de 450 mm
Autres caractéristiques
Équipage 920 hommes
Histoire
Constructeurs Arsenal de Brest
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Période de service 1911-193
Navires construits 6
Navires prévus 6
Navires annulés 0
Navires en activité 0
Navires perdus 1
Navires désarmés 5
Navires préservés 0
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La Classe Danton fut la 1re classe de cuirassé conçue dans le cadre d'un vaste programme d'armement naval qui ne fut jamais réalisé, suite au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le plan 1905 de la Marine nationale prévoyait un ambitieux programme qui aurait éventuellement produit, en 1920, 38 cuirassés, 20 croiseurs-cuirassés, 279 escorteurs et torpilleurs et 131 sous-marins.

Noms des navires[modifier | modifier le code]

6 navires de cette classe furent produits mais devinrent périmés dès l’arrivée du Dreadnought :

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le navire qui donna son nom à cette classe fut mis en chantier en 1909, neuf mois seulement après le lancement des cuirassés Lord Nelson britanniques. Bien que très différents de ces derniers, les Danton avaient avec eux une certaine ressemblance par leur artillerie secondaire sur tourelle qui était d'un plus gros calibre et d'un seul type de canon.

D'une longueur et d'une largeur supérieures, les vaisseaux français embarquaient 3 tourelles secondaires par flanc.

Ils furent les premiers navires français à être équipés de turbines Parsons, qui entraînaient quatre arbres d'hélice. La puissance était de 30 % supérieure à celle des navires de la classe Vérité qui les avaient précédés. La fumée de leur vingt-six chaudières à charbon s’échappait par cinq cheminées qui se présentaient en deux groupes.

D’une conception plus sobre que les premiers cuirassés français, les Danton gardaient l’étroite ceinture cuirassée renforcée par un cloisonnement hautement développé.

Le Diderot en 1911.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette dernière caractéristique fit la preuve de son utilité quand le Danton fut sérieusement endommagé par les torpilles du U-64 le 19 mars 1917 ; 800 membres de l’équipage purent être évacués avant qu'il ne coule au large du sud de la Sardaigne[1]. L'épave a été retrouvée en février 2009 lors d'études sur le tracé d'un gazoduc[2],[3] aux coordonnées géographiques suivante 38° 45.3511′ N 8° 03.3043′ E / 38.7558517, 8.0550717 à environ 1 000 mètres de profondeurs.

Le Voltaire fut aussi touché par deux torpilles lancées par le UB-48 mais il parvint à regagner Toulon.

Le Condorcet, le Diderot et le Voltaire connurent de nombreuses années de service. Les deux derniers furent mis à la ferraille à la fin des années 1930 et le Condorcet, désarmé en 1939, servit de navire-caserne et fut finalement sabordé dans le port de Toulon par la marine française en novembre 1942 lors du passage des troupes allemandes en zone libre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.defense.gouv.fr/marine/base/articles/epave_du_danton
  2. (fr) Le "Danton", un cuirassé français de la Première Guerre mondiale découvert au large de la Sardaigne, Le Monde, 20 février 2009
  3. (en) Annonce de la découverte de l'épave

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France,‎ 1994, 427 p. (ISBN 2-7373-1129-2)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2002

Lien externe[modifier | modifier le code]