Le Tholy

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Le Tholy
Le Centre vu depuis Bouvacôte.
Le Centre vu depuis Bouvacôte.
Blason de Le Tholy
Blason
Le Tholy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Remiremont
Intercommunalité Communauté de communes de Gérardmer-Monts et Vallées
Maire
Mandat
François Nourry
2014-2020
Code postal 88530
Code commune 88470
Démographie
Gentilé Cafrancs
Population
municipale
1 573 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 01″ N 6° 44′ 41″ E / 48.083611111111, 6.7447222222248° 05′ 01″ Nord 6° 44′ 41″ Est / 48.083611111111, 6.74472222222  
Altitude Min. 482 m – Max. 893 m
Superficie 30,76 km2
Localisation

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Site web Site municipal

Le Tholy est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine. La commune est située dans le massif des Vosges dans la vallée de la Cleurie entre Remiremont et Gérardmer. Elle comprend environ 1 600 habitants, appelés les Cafrancs. Elle est divisée en quatre secteurs : le Centre, Bonnefontaine, Bouvacôte et le Rain Brice. Le centre du village, bâti à flanc de montagne, est facilement reconnaissable par l'étagement de ses maisons accrochées à la pente et par son remarquable clocher à bulbe qui domine la vallée.

La production de fromages par la fromagerie Bongrain-Gérard est la principale activité économique du village. Le tourisme et le travail du bois sont deux autres secteurs importants. Le textile, autrefois activité importante, a aujourd’hui complètement disparu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte du Tholy.

Le centre du village est bâti à flanc de montagne, sur l'adret de la vallée de la Cleurie, à mi-chemin entre Saint-Amé et Gérardmer dans le département des Vosges.

Les villes d'importance les plus proches sont Gérardmer à l'est à 11 km, Remiremont au sud-ouest à 18 km, Épinal au nord-ouest à 30 km et Saint-Dié-des-Vosges au nord à 39 km.

Les villes alentour plus éloignées et de taille plus importante sont Colmar à l'est à 65 km environ, Mulhouse au sud-est à 80 km environ, Nancy au nord à 100 km environ, Montbéliard au sud à 100 km environ, Bâle au sud-est à 115 km environ et Strasbourg au nord-est à 120 km environ.

Communes limitrophes du Tholy
Tendon Rehaupal Liézey
Cleurie du Tholy Gérardmer
La Forge, Le Syndicat (Julienrupt) Vagney (Le Haut du Tôt) Sapois (Le Haut du Tôt)

Division de la commune[modifier | modifier le code]

Vue en arrivant de La Forge au sud-ouest.

Le Tholy possède une surface de 30 km2 environ découpée en quatre secteurs : le Centre, Bonnefontaine, Bouvacôte et le Rain Brice[1].

Le Centre[modifier | modifier le code]

La mairie au Centre.

Le Centre est appelé ainsi parce qu'il est le centre administratif, économique et culturel de la commune. Au niveau géographique, le Centre est approximativement au centre du territoire communal mais ce ne fut pas toujours le cas : avant l'incorporation du secteur de Bouvacôte en 1977, le Centre était la partie sud de la commune. Il comprend notamment la mairie, l'église, les écoles, les commerces et la fromagerie Bongrain-Gérard.

Bonnefontaine[modifier | modifier le code]

Bonnefontaine est le secteur le plus étendu de la commune, il comprend toute la partie ouest et nord du territoire communal. Le toponyme Bonnefontaine ferait référence à la présence d'une source d'eau de bonne qualité. Ce secteur permet de rejoindre Épinal via le col de Bonnefontaine (677 m).

Bouvacôte[modifier | modifier le code]

Bouvacôte constitue la partie sud du territoire communal. Ce secteur permet de rejoindre le Haut du Tôt. Il comprend un relais de télévision au lieu-dit les Quatre Vents légèrement en contrebas du Haut de Bouvacôte.

Le secteur de Bouvacôte n'est rattaché au Tholy que depuis le décret du 24 octobre 1977 selon lequel « la section spéciale de Bouvacôte, dépendant de la commune de Vagney, canton de Saulxures-sur-Moselotte, arrondissement d'Épinal, d'une superficie de 735 ha 43 ares et 42 ca, est rattachée au Tholy, canton de Remiremont, même arrondissement. »[2].

Le Rain Brice[modifier | modifier le code]

Le Rain Brice constitue la partie est du territoire communal. Ce secteur permet de rejoindre Gérardmer.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Panneau sur la D 417 au Rain Brice.

Le Tholy est traversé dans sa partie basse dans la vallée de la Cleurie par la route départementale 417 (D 417) (ancienne route nationale 417 datant de 1828) qui relie Remiremont à Gérardmer[3].

Depuis la D 417 (altitude 563 m), la D 11 traverse en montant le Centre puis Bonnefontaine jusqu'au col de Bonnefontaine (677 m) avant de descendre vers Tendon. La D 11 se dirige ensuite vers Docelles et Épinal.

Depuis la D 417 au Rain Brice, la D 30 permet de rejoindre Rehaupal, Liézey et Granges-sur-Vologne.

Depuis le rond-point de Noirpré sur la D 417, une petite route d'abord route de Bouvacôte puis route du Haut du Tôt permet de relier le Haut du Tôt.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé en moyenne montagne dans le massif des Vosges. Le point le plus bas de la commune se situe au nord-ouest sur le Barba à la limite avec Rehaupal à 482 m au lieu-dit Belle Vue[4]. Le point le plus bas dans la vallée de la Cleurie se situe au confluent du ruisseau de la Pissoire et de la Cleurie à 500 m au lieu-dit La Peute Goutte sur la limite du Tholy, de La Forge et de Julienrupt (commune du Syndicat)[4]. Le point culminant se situe au sud-est au lieu-dit Les Grandes Roches à 893 m dans le secteur de Bouvacôte[4]. Le centre du village se situe à 600 m au niveau de l'église[4].

Les principaux sommets sont :

  • Les Grandes Roches 893 m - Secteur Bouvacôte
  • La Charme de l'Ormont 829 m - Secteur Bonnefontaine
  • Les Brûleux 827 m - Secteur Bouvacôte
  • Le Gazon du Cerisier 817 m - Secteur Bouvacôte
  • Le Haut de Bouvacôte 816 m - Secteur Bouvacôte - Relais de télévision
  • Les Schlèfes 799 m - Secteur Rain Brice - Relais de télévision
  • Le Pillet 779 m - Secteur Bonnefontaine
  • La Tête des Sots 779 m - Secteur Bonnefontaine
  • Le Haut Vacon 771 m - Secteur Centre
  • Le Bois de Botte Côte 759 m - Secteur Rain Brice

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont sur la Cleurie à Noirpré.

La commune du Tholy appartient au bassin de la Moselle (par conséquent au bassin du Rhin) par la Cleurie, affluent de la Moselotte, et par le Barba, affluent de la Vologne.

La Cleurie (19 km), dont le nom signifie « Clair Rupt » ou « Clair Ruisseau », naît sur le territoire de la commune de Gérardmer, de la confluence de deux ruisseaux : la goutte du Corsaire et la goutte du Noir Rupt. Elle reçoit sur sa droite le ruisseau de Liézey, traverse Le Tholy par le Rain Brice, la Basse et Noirpré puis longe La Forge, Le Syndicat et Cleurie, puis rejoint la rive droite de la Moselotte à Saint-Amé.

Le Barba (15,6 km) prend naissance à Liézey, traverse la gorge du Trou-de-l'Enfer au Tholy puis arrose Rehaupal, Laveline-du-Houx, Tendon, la Neuveville-devant-Lépanges, Faucompierre, Xamontarupt et Docelles où il se jette dans la Vologne. Le Barba reçoit le Scouet sur sa rive gauche, au lieu-dit la Poirie sur la limite Tendon-Faucompierre. Le Scouet prend naissance au Tholy de deux branches dont l'une sort du secteur Faing-la-biche et l'autre du secteur des Trois-Rupts. Le Scouet franchit, quelques kilomètres en amont du Barba, deux chutes d'eau, la Grande Cascade de Tendon et la Petite Cascade de Tendon. La Grande Cascade, située sur la limite Le Tholy-Tendon, possède une hauteur de chute de 32 mètres[5]. La Petite Cascade est située en aval dans la commune de Tendon.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Tholy enneigé en novembre 2010.
Article détaillé : Climat des Vosges.

Tout comme le reste du département des Vosges, le climat de la ville est de type continental. Tandis que les automnes et les hivers sont froids, les étés sont relativement chauds avec des orages qui peuvent être fréquents.

Environnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flore du massif des Vosges.

Comme souvent dans les vallées glaciaires de la montagne vosgienne la forêt domine, l'épicéa et le sapin sont rois. Ils sont l'environnement essentiel des nombreuses balades que l'on pratique aux alentours et de manière générale c'est le vert qui domine ce coquet village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pierre tombale dans l'église, première mention connue de l'orthographe actuelle « Tholy ». Il est écrit : « ICY REPOSE LE CORP D'ANNE REMY FEMME DE NICOLA MANGIN DV THOLY D•C•D• LE 13 MARS 1771 P•D•P•S•AME ».

Le nom Tholy semble provenir de la présence d'un atelier de fabrique de tuiles dans « Le Vieux Tholy ». En effet, en patois local le « teuli » désignait l'ouvrier tuilier. L'orthographe de Le Tholy est très variable au cours de l'histoire. La première mention connue provient d'un document de 1530 des archives de Meurthe-et-Moselle. Il y est fait mention de Le Ruix dit Tôllys. Ensuite, on trouve différentes mentions. Par ordre chronologique :

  • 1554 : Le Ruz du Tolly (Archives de Meurthe-et-Moselle)
  • 1593 : Le Rux du Tollys (Archives de Meurthe-et-Moselle)
  • 1707 : Le Ban de la Paroisse de Saint-Joseph (Archives nationales)
  • 1711 : Le Tollit du Ban de Saint-Joseph (Bibliothèque nationale)
  • 1768 : Le Toly, Tuus Locus (Pouillé Chatrian)
  • 1779 : Le Tolly, ou Saint-Joseph (Durival)
  • 1790 : Le Tholy, contenu dans une pièce d'un procès verbal donnant pour la première fois l'orthographe actuelle. Tout au moins dans les archives car elle figure sur une pierre tombale du 13 mars 1771 à l'intérieur de l'église[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Début du peuplement au XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le nom du village, Le Ruix dit Tôllys, est attesté dès 1530. Le Tholy faisait partie du bailliage de Remiremont. Il est impossible d'indiquer quand Le Tholy a commencé à être habité. Une maison datant de 1411 a existé au lieu-dit Demangestat. Le titre de propriété le plus ancien date de 1532 et la maison la plus ancienne porte la date de 1590. Tout porte à croire que c'est au XVe siècle que le Tholy a commencé à être peuplé. Il est toutefois probable que les forêts abritaient depuis des siècles un certain nombre de bûcherons plus ou moins isolés.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Église Saint-Joseph.

Le Tholy fut érigé en paroisse le 16 décembre 1663 par saint Pierre Fourier. Celle-ci dépendit du doyenné de Remiremont jusqu’en 1777.

En 1669, Didier Virion de Nibles, seigneur de They-sous-Vaudemont, conseiller du duc de Lorraine Charles IV, fait une donation pour établir une mission à l'emplacement actuel du Tholy mais sous le nom de « Ban de Saint-Joseph ». C'est seulement après la Révolution française que la commune adoptera le nom de « Le Tholy ».

XVIIIe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

De 1790 à l’an IX, Le Tholy a fait partie du district de Remiremont, canton de Vagney.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours François Nourry    
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Bégel DVD  
1989 mars 2001 Bernard Demange    
1983 1989 Gilbert Pierre    
1977 1983 Christian Remy    
1961 1977 Louis Marcot    
1945 1961 Maurice Demange    
1938 1945 Alphonse Ferry    
1925 1938 Léon Marchal    
1919 1925 Constant Miclot    
1908 1919 Émile Claudot    
1888 1908 Augustin Durand    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Tholy fait partie de la Communauté de communes de Gérardmer-Monts et Vallées qui comprend 9 communes depuis 2014 : Champdray, Gérardmer, Granges-sur-Vologne, Liézey, Rehaupal, Tendon, Le Tholy, Le Valtin et Xonrupt-Longemer.

La communauté de communes fait elle-même partie du Pays de la Déodatie, créé le 28 février 2005, qui regroupe des communes de la région de Saint-Dié-des-Vosges. Ces communes sont situées à l'est du département des Vosges sauf trois situées en Meurthe-et-Moselle.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Onhaye (Belgique) depuis septembre 1981

La charte du jumelage est signée le dimanche 13 septembre 1981 par Christian Remy (maire du Tholy), Jean-Marie Tisserant (président du Comité des fêtes du Tholy), Jean Mathieu (bourgmestre de Onhaye) et Jean-Pierre Colin (président du Comité des fêtes de Onhaye), en présence d'une foule nombreuse de Cafrancs et de Walerois (habitants de Onhaye)[7],[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Étymologie du gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants du Tholy sont appelés les Cafrancs. Le gentilé Cafranc date du XVIIIe siècle. À cette époque, un homme très pieux du Tholy parcourait chaque dimanche dix kilomètres à pied pour assister à la messe à l'église de Saint-Amé. Les habitants de cette petite ville, admiratifs devant le courage de cet homme, lui offrirent un verre d'alcool de mirabelle. Le dimanche suivant, l'homme du Tholy n'avait pas oublié le geste des habitants de Saint-Amé et, dès la sortie de la messe, il les invita au café pour leur offrir à son tour un verre de mirabelle. Les habitants de Saint-Amé, heureux de ce geste, s'écrièrent en patois : « E lé bouane houre, é lé ca franc ! » , ce qui signifie : « À la bonne heure, il est correct ! ». C'est de cette anecdote que provient le mot Cafranc.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le premier chiffre donnant un aperçu de la population date de 1631 et concerne une partie du ban de Tendon qui forme aujourd'hui la presque totalité de la commune du Tholy. Il indique une population de 500 à 600 habitants.

D'après d'anciens titres, on voit que les premiers habitants cherchaient d'abord l'endroit qui leur paraissait le plus commode pour s'installer puis l'entouraient de pierres ou de clôtures en bois. La nécessité de se procurer l'eau indispensable conditionnait l'emplacement de la demeure du paysan, ce qui explique la dissémination de l'habitat, contrairement aux villages de la plaine vosgienne où le creusement d'un puits obligeait le regroupement autour de l'unique point d'eau. Généralement, l'eau arrivait par gravitation dans une fontaine placée à proximité immédiate de l'habitation. Pour avoir la jouissance des terrains, les nouveaux habitants adressaient une requête au duc de Lorraine dans laquelle ils désignaient le lieu où ils étaient établis et la quantité de terres qu'ils désiraient posséder, ce qui leur était toujours accordé en payant annuellement un cens[9].

Un deuxième chiffre de 600 habitants est donné sur la population en 1663, lorsque les censitaires de 97 habitations du Tholy et de ses environs se réunissent pour faire parvenir à l’évêque de Toul et au duc de Lorraine, des suppliques demandant l'autorisation de faire édifier une église à leurs frais et dépens. À partir de 1700, la population augmente considérablement. En 1730, la population était d'environ 1300 habitants. La cause de cet accroissement pendant cette période est due à la facilité que le gouvernement d'alors donnait aux habitants de bâtir où bon leur semblait et de défricher les terres incultes moyennant le paiement du cens. Dès 1750, la population du Tholy est restée à peu près stationnaire. Les causes principales sont l'interdiction faite par l'autorité locale de bâtir sur les terrains de la commune et les maladies qui déciment de nombreuses familles[10].

La population augmente au XIXe siècle jusqu’en 1886 où elle atteint cette année-là le maximum de 1 570 habitants, puis diminue progressivement avant d'augmenter de nouveau pour arriver à 1356 en 1975 (sans compter la section de Bouvacôte qui n'est rattachée au Tholy qu'en 1977). Il faut rechercher la cause de cette diminution dans la désertification des campagnes pour les villes. Depuis 1978, après le rattachement de Bouvacôte, la population a légèrement augmenté jusqu'à atteindre 1 596 habitants en 2008[11].

En 2011, la commune comptait 1 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 100 838 1 003 1 137 1 361 1 399 1 508 1 389 1 338
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 401 1 510 1 562 1 602 1 570 1 424 1 281 1 329 1 327
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 337 1 183 1 201 1 136 1 303 1 137 1 287 1 513 1 543
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
1 552 1 583 1 541 1 556 1 538 1 573 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges au Tholy en 2008 en pourcentage[14]
771 hommes et 825 femmes
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,3 
7,4 
75 à 89 ans
11,1 
13,9 
60 à 74 ans
15,5 
24,5 
45 à 59 ans
20,3 
21,0 
30 à 44 ans
20,5 
14,7 
15 à 29 ans
14,2 
18,2 
0 à 14 ans
18,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Tholy dispose d'une école maternelle appelée Les Primevères, ouverte en 1985[15], d'une école primaire appelée École du Centre, ouverte en 1951[16],[Note 3], et d'un collège appelé Collège Guillaume Apollinaire, ouvert en 1974[17],[Note 4].

Auparavant, il existait quatre autres écoles primaires réparties sur la commune : l'école de Bonnefontaine (1861-199?)[18], l'école de Bouvacôte (1865-1992)[19], l'école de filles située au Centre (1881-1986)[20] et l'école du Rain Brice (1959-1992)[21].

Sports[modifier | modifier le code]

Gymnase intercommunal du Tholy.

Le Tholy possède un gymnase intercommunal situé à proximité du collège Guillaume Apollinaire.

Depuis 1988, la commune possède un terrain de football aménagé à Noir-Rupt sur une parcelle achetée à la société Bongrain-Gérard le 10 octobre 1980. Les vestiaires-sanitaires ont été construits en 1990[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Les ressources du village proviennent essentiellement de la fromagerie Bongrain-Gérard, du tourisme et du travail du bois.

Activités actuelles[modifier | modifier le code]

Fromagerie Bongrain-Gérard[modifier | modifier le code]

Fromagerie Bongrain-Gérard.

La fromagerie a été créée en 1898 par Eugène Gérard qui lui laisse son nom jusqu'en 1970, année où le groupe Bongrain reprend l'usine qui devient ainsi la fromagerie Bongrain-Gérard. En 1981, la fromagerie emploie 257 personnes et traite journellement 200 000 litres de lait collectés dans les exploitations agricoles de la région, allant jusqu'à 250 000 litres aux moments de forte production laitière[23].

Menuiserie Lecomte[modifier | modifier le code]

Depuis 1920, trois générations se sont succédé dans la continuité des traditions tout en développant des solutions innovantes dans la fabrication de menuiseries durables pour l'habitat.

Activités disparues[modifier | modifier le code]

Exploitation du granite[modifier | modifier le code]

Le granite a été exploité de la seconde moitié du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale. Il était utilisé pour fabriquer des pavés qui étaient ensuite acheminés par le tramway jusqu'à la gare de Remiremont. De là, ils étaient expédiés dans les grandes agglomérations pour paver le sol des rues et des trottoirs. Le « Gris de Bouvacôte » aussi appelé « Granit gris à grande taches du Tholy » servait à fabriquer des monuments, de même que le « Gris » issu des carrières à ciel ouvert du Champblay, du Pillet, du Haut-Vacon, de Botte-Côte, du Blancfaing ou de roches mises au jour en fouillant le sol des champs ou des forêts. Des vestiges de ces extractions demeurent encore visibles de nos jour[24].

Textile[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, Le Tholy comprend une production artisanale de toile mais aucune industrie. À cette époque, de nombreuses maisons possédaient un métier de tisserand pour fabriquer différentes sortes de toiles (toile de lin, etc). La vente de ces toiles, fabriquées avec de la matière première produite à la ferme, permettaient d'enrichir les familles[25].

Le premier tissage industriel est créé par Jean-Nicolas Gérard à la Basse en 1843 et prend le nom de tissage Gérard-Blaison. Auparavant le manufacturier faisait fabriquer de la toile par les fermiers de la région à leur domicile respectif puis la revendait. En 1873, le tissage emploie 72 ouvriers pour 37 métiers. L'usine travaille le chanvre et le lin. Le blanchiment s'effectue sur place en utilisant l'eau de la Cleurie. En 1905, le nombre d'ouvriers n'est plus que de 50. Le tissage est ensuite repris par François Hans et prend donc le nom d’Établissement François Hans. Dans les années 1950, l'usine abandonne son activité de blanchiment sur pré. À cause de la mauvais conjoncture économique, l'établissement ferme définitivement en décembre 1989 alors qu'il compte 49 salariés. En 1991, les bâtiments sont à nouveau occupés par la menuiserie Lecomte[26],[27].

Un second tissage de 200 métiers est mis en service à Noirpré en 1857 par Mohy et Cie venus d'Alsace. On y travaille le coton. Le tissage change plusieurs fois de nom au cours des décennies et devient Établissement Walter-Seitz en 1935 jusqu'à sa fermeture en 1952. En 1873, il employait 150 personnes faisant fonctionner 212 métiers. En 1905, 120 ouvriers suffisaient déjà pour faire tourner l'usine. Les bâtiments, repris par la fromagerie Gérard, abriteront sous leur toit la fabrication de yaourts, puis le négoce de produits d'alimentation sous la dénomination de Société Cleurie. Les locaux abritent actuellement la Société Disal qui vend des produits alimentaires aux particuliers[28],[29].

En 1938, Julien Juppont fonde un atelier de confection de linge de maison qui s'agrandit au cours du temps. En 1993, l'atelier Juppont-Gury, situé au-dessus de l'actuelle école maternelle Les primevères, employait 28 ouvrières qui travaillaient dans un bâtiment moderne et spacieux. L'atelier est fermé depuis 2010[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le clocher à bulbe de l'église Saint-Joseph, refait après la Seconde Guerre mondiale. L'orgue a été réalisé en 1958 par Roethinger[31], [32].
  • La Vierge au manteau ou Notre-Dame du bon secours, en bois polychrome (1760), située dans l'église, classée monument historique depuis décembre 1948. C'est une statue de 70 cm de haut taillée dans un bois léger représentant la Vierge, debout, pieds nus. Sous son manteau, elle abrite en deux groupes 14 jeunes filles représentant les enfants de Marie de la paroisse[33].
  • La chapelle Notre-Dame du Tholy de forme circulaire a été consacrée le 22 septembre 1946. Elle abrite la statue de Notre-Dame du Tholy, œuvre du sculpteur Jean Parisse[34].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Le Tholy est l'une des quinze étapes de la Route verte. La Route Verte (« Grüne Strasse » en allemand) est un itinéraire touristique franco-allemand qui relie les Vosges, l’Alsace et la Forêt-Noire, de Contrexéville à Titisee-Neustadt en passant par Vittel, Épinal et Le Tholy. Elle a été créée en 1961 sous l’impulsion de Joseph Rey, maire de Colmar, afin de favoriser la réconciliation franco-allemande.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à l'église paroissiale du Tholy d'argent ajourée de sable, posée en fasce sur une montagne d'or mouvant d'une forêt de neuf sapins de sinople plantée sur une terrasse du même. Cette terrasse est chargée de deux burelles d'argent, brochant sur les burelles un besan d'or chargé d'un tau fleuronné d'azur, accosté de quatre billettes de gueules. L'écu est chargé au franc canton dextre d'un écusson d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent et au franc canton senestre d'un écusson de gueules au chevron d'or accompagné de six billettes de même, quatre en chef ordonnées en chevron et deux en pointe.
Commentaires : Ce blason, particulièrement chargé, est l'œuvre du peintre Pierre-Dié Mallet (1895-1976), oblat bénédictin. Les écus sont ceux de la Lorraine et de la famille Virion de Nibles. Les meubles en terrasse évoquent les draps blanchis sur les prés, la fabrication de tuiles et l'industrie fromagère

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gaspard, Le Tholy au flanc de la côte, Éditions Gérard Louis,‎ 1993, 237 p. (ISBN 2907016342) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Louis Godot, Petite géographie de la commune de Le Tholy, Remiremont Imprimerie Mougin,‎ 1898, 12 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Reconstruction après l'incendie du 21 juin 1940.
  4. Le collège est nommé ainsi pour rappeler la naissance au Tholy, le 26 septembre 1891, de l'épouse du grand poète, Amélia Emma Louise Kolb. Le mariage d'Amélia Kolb, qui se fait prénommer Jacqueline, avec Guillaume Kostrowitzky dit Apollinaire, a été célébré à Paris VIIe, le 2 mai 1918.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rues et lieux-dits sur le site de la mairie
  2. Gaspard 1993, p. 19
  3. Gaspard 1993, p. 85
  4. a, b, c et d Géoportail IGN
  5. Petite géographie de la commune de Le Tholy, op. cit., p. 4-5.
  6. Gaspard 1993, p. 13
  7. Gaspard 1993, p. 112
  8. Le jumelage sur le site de la mairie
  9. Gaspard 1993, p. 14-15
  10. Gaspard 1993, p. 16
  11. Gaspard 1993, p. 17-19
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population au Tholy », sur Le site de l'Insee (consulté le 10 juillet 2011)
  15. Gaspard 1993, p. 77-78
  16. Gaspard 1993, p. 64-68
  17. Gaspard 1993, p. 81-82
  18. Gaspard 1993, p. 71-74
  19. Gaspard 1993, p. 76-77
  20. Gaspard 1993, p. 68-70
  21. Gaspard 1993, p. 75-76
  22. Gaspard 1993, p. 84
  23. Gaspard 1993, p. 31
  24. Gaspard 1993, p. 34-35
  25. Gaspard 1993, p. 27
  26. Gaspard 1993, p. 27-29
  27. [PDF] Le tissage de la Basse par l'Association des Amis de la Vallée de Cleurie.
  28. Gaspard 1993, p. 29-31
  29. [PDF] Le tissage de Noirpré par l'Association des Amis de la Vallée de Cleurie.
  30. Gaspard 1993, p. 33
  31. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 604 à 607
    Présentation des orgues de l’église Saint-Joseph de Le Tholy
  32. Site sur les orgues de la région : page sur l'orgue du Tholy
  33. Gaspard 1993, p. 45
  34. Gaspard 1993, p. 49
  35. La pierre du Chaud Costet sur le site de la mairie.
  36. Les Grandes Roches sur le site de la mairie.
  37. La Grande Cascade sur le site de la mairie.
  38. Le Trou de l'Enfer sur le site de la mairie
  39. Les Roches de la Moulure sur le site de la mairie.
  40. La cascade de la Pissoire sur le site de la mairie.