Bellefontaine (Vosges)

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Bellefontaine
Étang de la Pierrache
Étang de la Pierrache
Blason de Bellefontaine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Plombières-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes de la Vôge vers les Rives de la Moselle
Maire
Mandat
Jean-Michel Georges
2014-2020
Code postal 88370
Code commune 88048
Démographie
Gentilé Bellifontains
Population
municipale
1 022 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 50″ N 6° 26′ 37″ E / 48.0138888889, 6.4436111111148° 00′ 50″ Nord 6° 26′ 37″ Est / 48.0138888889, 6.44361111111  
Altitude 550 m (min. : 440 m) (max. : 614 m)
Superficie 39,11 km2
Localisation

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Bellefontaine

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Bellefontaine

Bellefontaine est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Bellifontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Semouse à Bellefontaine en aval de Gérardfaing.

Bellefontaine est une commune essentiellement agricole du pays de la Vôge. Elle est traversée par la Semouse qui s'oriente au sud pour confluer avec la Lanterne. Son territoire forme un large plateau d'une altitude moyenne de 550 mètres environ.

Une partie non négligeable de son territoire est boisée (plus de 1600 ha, soit environ 50 % de son territoire). La Forêt Domaniale de Humont (500 ha environ) est la plus grande forêt du territoire de Bellefontaine. Il y a aussi, et non des moindres, la forêt domaniale de Thiébémont-les Drailles et les forêts communales du Rechentreux, de la Halleuche, de la Meilleure, et de la Trotelée.

Son territoire compte aussi de nombreux étangs (une trentaine environ), certains accessibles au public.

La commune dispose d'un habitat dispersé et compte une quarantaine de hameaux : Le Ménil (anciennement Mesnil : qui veut dire habitation rurale, petite ferme) en est le plus ancien.

Avec ses 39,11 km2, Bellefontaine se classe à la 11e place de la commune la plus étendue du département des Vosges (assez loin de la plus étendue : le Val d'Ajol et ses 73,33 km2) et à la 26e place au niveau régional.

Bellefontaine et le hameau du Pont de Pierre figurent sur une carte de la Lorraine du XVIIe siècle (1681)[1].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Au Caleuchot, Belle-Croix, Clairesse, Gérardfaing, Haussonville, Jaillerey, L'Étang des Prêtres, La Gabiotte, La Gand-Croix, La Michotte, La Pierrache, La Trotelée, La Vierge des Voyageurs, Le Banbois, Le Blanc Murger, Le Calvaire, Le Gras Chien, Le Haut de Bellefontaine, Le Marbre, Le Ménil, Le Paquis des Six Frères, Le Pont de Pierre, Le Pont Jeanson, Le Pont Poirot, Le Potet, Le Rupt Guéné, Le Void de Cône, Le Xati, Les Boules, Les Duchênes, Les Huguels, Les Maisons de Raon, Les Marie-Jeanne, Les Retondaines, Les Trayes (petite partie), Les Viaux, l'Étang de la Maix, Mailleronfaing, Rougerupt.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune n'est pas desservie par le chemin de fer, mais se situe entre les gares de Remiremont et de Xertigny.

Elle est traversée par la route départementale no 3, dont l'état est moyen. Le réseau routier communal est quant à lui d'état correct mais ne comporte aucun aménagement pour les cyclistes ou pour les promeneurs (hormis quelques trottoirs dans le village).

En revanche la commune est le point de départ de nombreux circuits pour VTT.

Le sentier de grande randonnée : GR 7, qui vient du Ballon d'Alsace traverse le territoire communal, au niveau de Mailleronfaing, du Calvaire et du Void de Cône, en direction de Darney et de la Haute-Marne (point final à Andorre).

La commune est également traversée par la Route Thermale RD63, qui relie Bulgnéville à Plombières-les-Bains, en passant par Contrexéville, Vittel, Darney, Bains-les-Bains ou Xertigny.

Une partie de cette route + la D3 + la D434 (sur le tronçon Épinal - Plombières-les-Bains, en passant par Xertigny), formaient jusqu'en 1887, la Route nationale 57 (qui reliait Metz à Besançon, ex-route impériale 76). La RN57 sur le site WikiSara.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre Dame du Bon Secours, érigée en 1856
Moulin du Pont de Pierre au début du XXe siècle

L'église primitive du XIe siècle (1006) avait été construite sur l'emplacement de la fontaine Saint-Blaise, réputée miraculeuse, avant toute formation d'agglomération. Dans la mythologie celtique Blaise (Bleiz) est un homme-loup instructeur de l'enchanteur Merlin...

La paroisse de Bellefontaine était sous l'autorité du prieuré d'Hérival jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, date à laquelle le prieuré fut dissous (vers 1790-1791). Dans l'histoire, de nombreux curés de Bellefontaine sont devenus Prieur d'Hérival (et inversement).

Au XIVe siècle, le village a été complètement déserté par ses habitants, de par la terreur que faisaient régner les seigneurs d'Arches dans le secteur. Le lieu serait resté désert pendant une centaine d'années.

À la fin du XIVe siècle, l’hôpital de Plombières, fondé par Ancel, sire de Darnieulles, fut doté, avec le consentement du Chapitre de Remiremont, de la cure de Bellefontaine. Le fondateur demanda que la direction de cet établissement fût confiée à un religieux d’Hérival. C’était chose faite le 16 mars 1400 et cette situation se maintint jusqu’à la venue du Duc Stanislas qui réorganisa administrativement l’hôpital.

Aux XVe et XVIe siècles, de nouveaux habitants commencent à repeupler le pays, venant principalement du village voisin de Raon-aux-Bois. Ils s'installèrent au Ban du Ménil et formèrent ainsi le lieudit "Les Maisons de Raon".

À partir de cette époque, le village ne cessa de s'agrandir. La commune a compté 2 650 habitants en 1836.

Le 1er janvier 1973, la commune est rattachée à Plombières-les-Bains, dans le cadre d'un Syndicat Intercommunal qui regroupe aussi les communes de Ruaux et les Granges-de-Plombières, mais le 1er janvier 1978, Bellefontaine se sépare du syndicat. C'était le prémisse de l'intercommunalité.

L'arrêté n°2803/2009 prononce l'adhésion de la commune de Bellefontaine à la Communauté de communes de la Vôge vers les Rives de la Moselle.

La chapelle Notre-Dame de Bon Secours date du XIXe siècle (en photo ci-contre)


Au milieu du XIXe siècle six moulins à grain étaient recensés (dont quatre étaient déjà recensés, au milieu du XVIIIe siècle, par la carte de Cassini)

Les uns alimentés par la Semouse :

  • Moulin des Maisons de Raon (Moulin Gégout : ancienne féculerie - visible sur la carte de Cassini)
  • Moulin de Jaillerey (aujourd’hui en ruine, visible sur la carte de Cassini)
  • Moulin du Pont Poirot (ou moulin Durand : encore en activité dans les années 1980, visible sur la carte de Cassini)

Les autres par un affluent de la Semouse (ruisseau des Boules et du Pont Jeanson) :

  • Moulin du Pont de Pierre (Photo ci-contre, encore en activité dans les années 1970-80?)
  • Moulin de Belle Croix (ou Moulin Arnould : encore en activité dans les années 1950. Maintenant en ruine)

Ou encore par le ruisseau de Rouge Rupt à Mailleronfaing (affluent de la Niche) :

  • Moulin de Mailleronfaing (ou Moulin Brûlé : en ruine, visible sur la carte de Cassini), il existait déjà au XVIe siècle, si on en croit les archives du prieuré d'Hérival :

Fondation par Jehan Poirot, juré et bourgeois de Remiremont, de deux messes en l’église Saint-Blaise de Bellefontaine ; il donne pour cela un cens annuel de neuf gros de Lorraine, assigné sur son grand quartier des prés du moulin de Mailleronfaing (1575, 30 janvier)[2].


Dans l'ouvrage du baron de Férussac intitulé Bulletin des sciences géographiques, économie publique, voyages., de 1830, on apprend qu'il a été question de faire passer un canal entre la Moselle et la Saône (ancêtre du canal des Vosges ?) par l'Augronne, la Semouse et la Lanterne.

"Le canal s'embrancherait à Pont-Saint-Vincent sur le canal latéral du Madon. Il remonterait ensuite la rive gauche de la Moselle jusqu'au-dessus d'Arches, après avoir passé par Épinal. Il prendrait le vallon de "Ravon" ou Raon-aux-Bois, à l'extrémité duquel serait placé le bief de partage qui se terminerait à Void de Fény (hameau appelé aujourd'hui Gérardfaing). Il suivrait ensuite le ruisseau de Bellefontaine, descendrait dans les vallées de l'Augronne, de la Sémouse et de la Lanterne, pour arriver à la Saône (...)"

Le Blanc Murger[modifier | modifier le code]

Anciennes usines du Blanc-Murger

En amont de la Semouse, on trouve dès 1547 un acte d'ascensement autorisant Demange Collignon à établir une forge.

Par lettres de patentes le 7 décembre 1728, le duc de Lorraine, Léopold Ier, autorise à Étienne Boisbien, l'établissement d'une manufacture en fer, acier et coutellerie[3].

L’usine est rachetée en 1754 par Denis Vinez.

En 1806, la forge envoie des fils de fer à l'Exposition des produits de l'industrie française[4].

« Les fers, les fils de fer, les aciers, les fers blancs, les papiers, les dentelles des Vosges sans offrir d'éclat pour l'exposition y figureront avec intérêt. Ce sont les produits les plus précieux de l'industrie de ce département. Ils circulent dans toute la France et la consommation en est considérable. »

Un décret du roi Charles X de France, daté du 30 juillet 1828, autorise les frères Viney à tenir en activité les deux feux d'affinerie pour la fabrication du fer[5].

Une ordonnance du 2 décembre 1844 autorise le sieur Carasson (Charles Curasson, ancien magistrat originaire de Besançon, beau-fils de Charles Viney, maître de Forges) à ajouter deux jeux d'affinerie. Ladite usine contiendra en conséquence quatre feux d'affinerie et une tréfilerie avec ses accessoires.[6].

Charles Curasson est récompensé en 1849 par la médaille de bronze pour l'exposition des Produits de l'Agriculture et de l'Industrie exposés en 1849 [7]:

« La tréfilerie du Blanc Murger fabrique avec les excellents fontes de Comté les fers qu'elle élabore. Elle comprend quatre feux d'affinerie et tout le matériel correspondant nécessaire à la fabrication du fer en sus du martinet, du laminoir et des trente bobines consacrées au tréfilage du fer. Elle livre annuellement au commerce 180 000 kilog. de fers de divers échantillons et 195 000kilog. de fils de fer de tous échantillons en partie enduits de cuivre en parue ouvrés sous forme de ressorts élastiques. Les fils de fer à enduit cuivreux exposés par M. Curasson sont d'une excellente fabrication. Le jury se plaît à récompenser les efforts qu'il a faits pour développer son établissement et pour le maintenir en activité dans les circonstances difficiles qui se sont récemment produites en lui accordant une médaille de bronze. »

Auguste Daubié[8] qui a fondé la Société Daubié et Compagnie, dépose de nouveaux brevets[9] et fait entrer les Forges du Blanc Murger dans la modernité. Les nouveaux procédés d'Auguste Daubié sont commentés dans les revues spécialisées américaines, anglaises et allemandes[10]. Les produits des forges sont récompensés à l'exposition universelle de 1855 :

« Belle exposition de fers en barres martelé et cylindré ; fers ronds étampés ; ayant jusqu'à 0,15 m de diamètre ; acier cémenté au moyen de la flamme perdue des deux feux d'affinerie ; fils de fer pour cardes, fils de fer cuivrés[11] »

.

La société Daubié sera de nouveau distinguée lors de l'exposition universelle de 1867[12].

« Nous mentionnerons également MM. Daubié et Vanoy, du Blanc-Murger (Vosges), qui, les premiers peut-être, ont entrepris la fabrication en grand du fil à cardes avec des fers français, et qui sont arrivés à faire accueillir favorablement leurs produits dans plusieurs de nos grands centres de filature et de tissage. La production du fil à cardes, en France, dépasse aujourd'hui un millier de tonnes, quantité amplement suffisante pour les besoins de la consommation du pays[13]. »

En 1880, l'usine est rachetée par Victor de Pruines.

Au milieu du XVIIIe siècle, l'usine employait 60 ouvriers ; en 1785 : 34 ouvriers ; en 1802 : 30 ouvriers ; en 1845 : 50 ouvriers[14] ; en 1887 : 60 ouvriers.

Au XVIIIe siècle et jusqu'en 1842, l'usine comprend : deux feux d'affinerie, deux martinets, deux tréfileries de vingt quatre tenailles ; deux feux d'affinerie ajoutés en 1842 et les martinets remplacés par des cylindres.

Le Blanc Murger disposait jusqu'en 1880, d'une usine annexe : la Forge de Ruaux ou Forgette (mentionnée en 1628 - cessation en 1880) : (halle de stockage de 1830, inscrite aux Monument historique depuis 1991, dont la toiture monumentale en laves de grès est, aujourd'hui, complètement écroulée) - Fabrication de roues de chariot.

Aujourd'hui il subsiste une tréfilerie (50 personnes environ) : au nom de Tréfilerie Des Vosges (TDV) depuis 1958[15].

Au début des années 2000, l'entreprise est sortie du giron du groupe métallurgique vosgien Gantois (fabrication de tissus et toiles métalliques, tôles perforées, grillages et produits façonnés) basé à Saint-Dié-des-Vosges.

L'entreprise est spécialisée dans le laminage de profils de précision à froid des aciers inoxydables, des aciers au carbone et des métaux non ferreux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Bellefontaine
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1973 décembre 1977     Maire délégué
Mars 1977 Juin 1987 Pierre Raoult (1913-1987)    
1989 mars 2008 André Thiriat S.E. Directeur des écoles
mars 2008 en cours Jean-Michel Georges S.E. Chef d'entreprise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bellefontaine est jumelée à une commune de Seine-Maritime, Yébleron.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 022 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 753 1 990 2 172 2 381 2 580 2 650 2 527 2 580 2 280
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 266 2 136 2 133 2 050 1 884 1 806 1 725 1 656 1 598
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 573 1 584 1 404 1 391 1 318 1 335 1 249 1 170 1 021
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
927 888 875 917 856 913 923 1 012 1 022
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Depuis 2004, c'est la notion de population municipale qui a pris le relais. (voir : Chiffres de population en France)

La population légale 2009 entre en vigueur le 1er janvier 2012.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est principalement rurale, les activités du secteur primaire y occupent une grande place.

La commune est située à proximité des bassins d'emplois de Remiremont (10-15 km), d'Épinal (25-30 km) et dans des mesures moins importantes des communes de Xertigny (industries agro-alimentaire et métallurgique), Plombières-les-Bains (les eaux thermales) ou Le Val d'Ajol (industries du bois et métallurgique).

Néanmoins la commune compte de nombreux artisans, dans les domaines suivants :

  • sanitaire/chauffage ;
  • chaudronnerie ;
  • bâtiment/maçonnerie/toiture ;
  • matériel agricole ;
  • location de matériels pour entrepreneur ...
  • deux commerces de bar-restaurant avec un relais postal.
  • Le plus gros employeur de la commune reste la Tréfilerie du Blanc Murger (un cinquantaine d'emplois), elle a la particularité de se situer à la limite de 3 communes (Bellefontaine, Xertigny et Plombières-les-Bains)[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Étang de la Pierrache
Église Saint-Blaise de Bellefontaine
Exemple d'un toit "en laves"
  • Bellefontaine tient son nom de la fontaine Saint-Blaise. Cette fontaine est d'origine antique, elle a acquis une réputation curative tant pour les hommes que pour le bétail. Elle est située en contrebas de l'église.
  • Bellefontaine est situé sur la ligne de partage des eaux. C'est-à-dire qu'une partie de son territoire est dans le bassin Méditerranée-Corse (75 % environ, en ordre d'idée) et que l'autre partie est dans le bassin Rhin-Meuse (les 25 % restants). D'ailleurs, la Semouse, qui prend sa source à Gérardfaing, est un sous-affluent du Rhône par la Saône et la Lanterne, alors que la Niche, qui prend aussi sa source dans la commune (dans la forêt de Humont), est un sous-affluent du Rhin par la Moselle.
  • Le territoire communal compte de nombreuses zones humides, dont la tourbière de la Pierrache. À l’heure actuelle, un plan d’eau de deux hectares a été aménagé, ainsi qu’un sentier pédagogique autour de ce plan d’eau. Un chalet permet également l’accueil d’expositions.

Acquise en 1996 par la commune, la tourbière de la Pierrache couvre un site dont le patrimoine paysager, historique et pédagogique est classé d’intérêt régional (ZNIEFF de type 1 : Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique[19]).

Jusque dans les années 1940-50, la tourbe était extraite de manière artisanale de la tourbière, afin de servir de combustible pour les foyers des fermes aux alentours. Elle était considérée comme un assez bon comestible pour l'époque.

  • De nombreux étangs jalonnent le territoire communal. La vallée de la Semouse est surnommée vallée des forges : la forge du Blanc Murger, datant de 1547, est aujourd'hui une tréfilerie.
  • Les Bellifontains étaient connus pour la qualité du beurre qu'ils produisaient. En effet les agriculteurs du secteur fabriquaient du beurre qu'ils allaient vendre sur les marchés (de Remiremont notamment), on les a appelés les "Betteuzeils" mot patois venant de "Betteuze" qui veut dire petit-lait ou babeurre.
  • Église d'origine XIe siècle, reconstruite XVIe et XVIIIe siècles : chœur et tour XVIe siècle, nef et bas-côtés XVIIIe siècle ; armoire eucharistique, statuettes. L'accès à l'église de Bellefontaine est particulier : puisqu'elle se trouve en contrebas de la rue, il faut descendre pour y accéder. Il n'y aurait que trois ou quatre églises en France ayant cette particularité. Église placée sous le patronage de Saint Blaise : martyr en Arménie en 316, il guérissait aussi bien les hommes que les bêtes sauvages. Il est invoqué pour les maux de gorge. Il est fêté le 03 février. L’église renferme ses reliques ainsi qu’un buste et un tableau le représentant[20].
  • La chapelle Notre-Dame de Bon Secours a été édifiée en 1856 afin d'épargner le village de l'épidémie de choléra qui sévissait dans toute la France. (l'épidémie de 1854 a fait 6019 victimes dans les Vosges) - La chapelle a été rénovée en 2006.
  • Une vingtaine de croix de chemin ont été érigées depuis le XVIe siècle. la plus ancienne est la croix de Jaillerey : 1552, et la plus récente est la Vierge des Voyageurs (années 1960) (au bord de la route thermale). Un calvaire (et son gros chêne) de 1875 est visible entre Gérardfaing et Mailleronfaing. Une croix en bois datant du XVIe siècle était visible jusque dans les années 1950, au lieu-dit "La Grand Croix" entre Gérardfaing et le Pranzieux. Elle avait été remplacée par une croix en pierre, renversée et non remise en place dans les années 1990-2000.
  • De nombreuses fermes disposent encore de toitures en "laves"[21]. (ou lauze. ). Ce type de toit est une spécificité du secteur de la Vôge (Bains-les-Bains, Xertigny, etc.)et des Vosges méridionales (ou saônoises) (Plombières-les-Bains, le Val-d'Ajol, Girmont-Val-d'Ajol, Fougerolles, le Pays des Mille Étangs, etc.) La "lave" est une pierre gréseuse que l'on rencontre dans ces secteurs (couches géologiques supérieures du grès à Voltzia). Elle se présente sous forme de plaques. Elle était jadis exploitée dans plusieurs carrières. Aujourd'hui toute exploitation a été abandonnée, ce qui n'empêche quelques passionnés de rénover ces toitures.
  • Depuis 1995, la Foire à la Pintade se déroule chaque dernier week-end de juin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1° de gueules à l’étui de crosse contourné d’or, au 2° de sinople à la clé d’argent mise en bande, au 3° de sinople à la masse et à la tenaille d’argent passées en sautoir, au 3° de gueules à la mitre d’or ; à la croix réduite et engrêlée d’or brochant sur la partition.
Commentaires : L’étui de crosse et la mitre évoquent les chanoinesses de Remiremont qui avaient des biens dans la localité. La clé rappelle l’église fondée en 1006. La masse et la tenaille symbolisent la tréfilerie du Blanc Murger. Enfin, la Semouse est représentée par la croix engrêlée[29].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de la Lorraine en 1681, Generalis Lotharingia Ducatus tabula, de Nicolaum Visscher, Atlas Van der Hagen (1681)
  2. Série H Clergé régulier avant 1790-14 H Prieuré d’Hérival, Archives Départementales des Vosges, 2004
  3. L'ancienne Métallurgie dans le département des Vosges, ed. Sepenoise, 1988
  4. Notices sur les objets envoyés à l'exposition des produits de l'industrie française, par ordre de Sem DE CHAMPAGNY - Ministre de l'Intérieur, Imprimerie Impériale, 1806 Exposants du Département des Vosges p345
  5. Annales des mines ou Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rattachent, ed.Dunod, 1829 Usines à fer de Blanc Murger et la Fargette p488
  6. Annales des mines de France, ed. Carilian-Goeury et V. Dalmont..., 1844, Ordonnance du 02 décembre 1844
  7. Rapport du jury central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie exposés en 1849 Charles Curasson, médaille de Bronze
  8. Jean-Baptiste Auguste Daubié né en 1816, frère de Julie-Victoire Daubié, fut Commis de Forges aux Forges de Semouse
  9. Bulletin des lois de France, ed.Imprimerie Royale, 1865
  10. Van Nostrand's eclectic engineering magazine,ed. D. Van Nostrand, 1870
    • Scientific Opinion, 1870
    • Chemisch-technische Mittheilungen der neuesten Zeited.J. Springer., 1871
    • Jahresbericht uber die Leistungen der chemischen Technologie.., ed.Otto Wigand, 1871
  11. Rapport sur l'Exposition de 1855, CNUM
  12. Revue de l'Exposition de 1867: t.1, Charles et Antoine Charles de Cuyper, ed. E. Noblet, 1870
  13. Rapport de l'exposition universelle de 1867, volume 5, Michel Chevalier, Paris, Dupont, 1868.
  14. Patrimoine de France, Enquête thématique régionale (ancienne métallurgie vosgienne) ; patrimoine industriel, 1986
  15. [1]Le site de la tréfilerie
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. Usine de fabrication des métaux, tréfilerie Lieu-dit le Blanc Murger. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
  19. Le site de la DIREN Lorraine
  20. « Eglise catholique des Vosges - La Paroisse Notre-Dame des Sources » (consulté le 26/10/2014)
  21. Le site de la lave de grès
  22. Le département des Vosges: statistique historique et administrative, Par Charles Charton,Hogard, 1845, pages 46 à 48.Présentation de Bellefontaine en 1845
  23. Dictionnaire Biographique Du Canada, George William Brown, David M. Hayne, Marcel Trudel, André Vachon, 1917.Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
  24. Les Vosgiens célèbres, ed. Gérard Louis, 1990
  25. Citations obtenues par Georges Poirot
  26. Fiche de Lauranne sur le site de la FFA Lauranne Picoche
  27. La journée en or de la championne Vosges Matin, le 06 mars 2012
  28. Pierre Raoult capitaine FAFL Un Français Libre : Pierre Raoult
  29. Site de l'UCGL - Union des Cercles Généalogiques Lorrains