Brienon-sur-Armançon
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| Brienon-sur-Armançon | ||
La grange médiévale de Crécy. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Yonne | |
| Arrondissement | Auxerre | |
| Canton | Brienon-sur-Armançon (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Jean-Claude Carra 2008-2014 |
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| Code postal | 89210 | |
| Code commune | 89055 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
3 141 hab. (2009) | |
| Densité | 101 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 84 m — Max. 245 m | |
| Superficie | 31,19 km2 | |
| Localisation | ||
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Brienon-sur-Armançon est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne. Ses habitants s'appellent les Brienonnais. La ville contient 1 école maternelle/primaire privée, une école maternelle, une école primaire ainsi qu'un collège.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
Brienon-sur-Armançon appelée avant la Révolution Brienon-l'Archevêque car la baronnie était la propriété de l’archevêque de Sens Lou ou Leu qui y mourut vers l'an 621[1].
La paroisse réapparaît dans la documentation à la fin du XIIe siècle. L'archevêque de Sens y possède alors une maison qui ne prend le statut de château qu'après la guerre de Cent Ans. Il fonde un chapitre desservant la collégiale Saint-Loup.
En 1431 et 1434, lors de la guerre de Cent Ans les Bourguignons s'emparent de Brienon
En 1593, le duc de Biron Charles de Gontaut-Biron prit Brienon à la Ligue.
Au XVIIIe siècle, la ville de Brienon devient un très important centre de tissage en chanvre (jusqu'à cent tissiers).
Durant la révolution la ville se voit refuser le statut de chef-lieu de district au profit de Saint-Florentin. Il s'en suit des troubles qui sont brisés par l'installation de gendarmes au domicile des opposants. Trois prêtres de la famille Hunot (dont des membres du chapitre de la collégiale) sont victimes des Pontons de Rochefort et des déportations en Guyane. Les deux frères prêtres Pouillot se terrent durant toute la période.
Le port Saint-Martin était habité par des mariniers qui conduisaient à Paris par l'Yonne des bois qui provenaient de la forêt d'Othe[2].
Avant la Révolution française, la commune, qui portait le nom de de Brienon-l'Archevêque ou de Brienon[3], fut renommée Brienon-d'Armançon puis de Brienon-sur-Armançon[4] ; la commune conserva ce dernier par la suite.
Administration [modifier]
Source: Site du conseil Général de l'Yonne [5]
Démographie [modifier]
(Évolution de la population de Brienon-sur-Armançon - 1793-2006)
4
À noter l’évolution de la population de Brienon est actuellement toujours en croissance. En effet la commune de Paroy-en-Othe rattachée à Brienon depuis 1972 a été détachée et rétablie en 2003[9]. En 1999 la population de Brienon sans Paroy (163 h) comptait donc 3071 habitants.
Lieux et monuments [modifier]
Collégiale St Loup construite du XVIe au XVIIIe siècle, sur les ruines d'une église qui avait subi deux incendies en 1375 et 1432. Le chœur est Renaissance, les bas-côtés sont gothiques; le porche et le clocher sont classiques ; un jubé est fait de somptueuses grilles en fer forgé.
Plusieurs objets sont classées depuis 1992 :
- les statues en pierre de Saint Sébastien du XVIe siècle et de Saint Vincent du XVIIe siècle ;
- les statues en bois du Saint évêque bénissant du 18e siècle, du Saint évêque au bélier du XVIIe siècle, de Saint Jean-Baptiste du XVIIe siècle ;
- les tableaux Le Martyre de sainte Catherine du XVIIIe siècle, L'Adoration des Mages du XVIIIe siècle.
L'église garde les reliques de saint Loup, archevêque de Sens et propriétaire d'un domaine à Brienon au VIIe siècle. Avant la Révolution, Brienon-sur-Armançon s'appelait Brienon-l'Archevêque. Elle est classée au monument historique depuis le 18 septembre 1907 [10]
Le grand lavoir construit en 1762 est un des rares lavoirs de l'Yonne construits avant 1789. Il possède une charpente remarquable. Son impluvium ovale et ses formes équilibrées en font un monument admiré. La source qui l'alimente est l'une des 12 sources locales, identifiées. Il est classé monument historique depuis le 4 novembre 1982[11]
Inauguré fin mars 2009, le "théâtre perché" situé dans l'espace Pierre Louki est unique par sa situation et ses décors symboliques. Plafond et toile peinte de la galerie attendent vos interprétations: La peinture centrale semble représenter une initiation, le passage du savoir. Les spectacles sont programmés par l'association du "Théâtre perché"; les réservations peuvent s'effectuer à la Maison du tourisme en Brienonnais.
La municipalité projette d'agrandir la place Émile Drominy, et envisage pour cela la destruction de la halle de marché couvert[12], un des principaux édifices du patrimoine de la ville, qui a pourtant fait l'objet d'une importante rénovation en 2001.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- les deux frères et leur cousin Hunot, prêtres et chanoines de la collégiale. Tous trois morts tragiquement des persécutions révolutionnaires. Béatifiés.
- Hoppenot. Il apprend le travail de textile à Brienon, sans doute dans la manufacture archiépiscopale locale. Se rend ensuite à Troyes. Sa descendance se rendra ensuite à Lyon fonder des établissements textiles très importants. Ancêtre du général Zeller (chef d'état-major de l'Armée de l'Air en 1962).
- Paul Bézine (1861-1928), avocat, fondateur de la Jeunesse royaliste, chef du bureau politique du duc d'Orléans, prétendant royaliste au trône de France est né dans la commune.
Mais d'autres personnages nés à Brienon ou qui y ont vécu, ont plus marqué leur époque ; par exemple :
- Jean-Baptiste Jollois (1776-1842), ingénieur français issu de la première promotion de l'école polytechnique. Il participa à l'expédition d'Égypte avec Bonaparte de 1798 à 1802. Il exécuta de nombreux dessins de monuments (plus de 100) qui figurent dans la Description de l'Égypte; il fut secrétaire de la commission chargée de sa publication. Il mena de nombreuses fouilles archéologiques dans les Vosges et dans le Loiret. Il termina sa carrière comme directeur des Ponts et Chaussées de la Seine et président de la Société royale des antiquités de France.
- Pierre Louki est né à Brienon; ses grands-parents paternels et maternels étaient brienonnais. Son grand-père Gustave Varenne était instituteur; il siégea 11 ans au conseil municipal dont 6 comme maire. Louki a été un poète grand ami de Brassens, un parolier interprété par les plus grands noms de la chanson. Il avait souhaité travailler surtout pour le théâtre – il était très fier d'avoir été reconnu par Roger Blin – mais c'est La Môme aux boutons qui l'a rendu célèbre. En février 2009 le conseil municipal de la ville décide de dénommer l'espace culturel qui va ouvrir du nom de Pierre Louki.
- Loup de Sens Il mourut dans sa propriété de Brienon vers 621.
- En septembre 2011, les Petits Chanteurs à la croix de bois s'installeront à Brienon dans le château Saint-Loup[13].
Le cycliste Léon Viltard est né à Briénon en 1855. Il brilla sur piste de 1877 à 1880 puis devint en 1895 trésorier de l'Union Vélocipédique française.
Prochainement Émile Moreau, Victorien Sardou, Le Secq…
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
- De Paris à la Méditerranée, Adolphe Joanne, Librairie Hachette, 1867
- La Société historique du Brienonnais tient à la disposition de tous ses recherches sur l'histoire de Brienon : renseignements Maison du tourisme en Brienonnais.
- Brienon-l'Archevêque selon Noms révolutionnaires des communes de France, p. 71, Brienon simplement selon Ehess-Cassini.
- Notice communale de Brienon-sur-Armançon, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Site du Conseil Général de l'Yonne, consulté le 9 février 2012
- Résultats du recensement de la population - Brienon-sur-Armançon, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- détachement de Paroy
- Église Saint-Loup, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Lavoir, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le marché couvert sera démoli en partie, L'Yonne Républicaine, 28 février 2013
- article de L'Yonne républicaine