Bernardin Gantin

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Bernardin Gantin
Image illustrative de l'article Bernardin Gantin
Biographie
Naissance 8 mai 1922
Cotonou (Colonie du Dahomey, AOF)
Ordination sacerdotale 14 janvier 1951 par
Mgr Louis Parisot
Décès 13 mai 2008 (à 86 ans)
Paris (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
27 juin 1977 par le
pape Paul VI
Titre cardinalice
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 3 février 1957 par le
card. Eugène Tisserant
Doyen du Collège des cardinaux
5 juin 1993 – 30 novembre 2002
Précédent Agnelo Rossi Josef Ratzinger Suivant
Préfet de la Congrégation des évêques
Président de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine
8 avril 1984 – 25 juin 1998
Précédent Sebastiano Baggio Lucas Moreira Neves Suivant
Vice-président puis président du Conseil pontifical « Cor unum »
5 janvier 1976 – 8 avril 1984
Précédent Jean-Marie Villot Roger Etchegaray Suivant
Vice-président puis président du Conseil pontifical « Justice et Paix »
20 décembre 1975 – 8 avril 1984
Précédent Maurice Roy Roger Etchegaray Suivant
Secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples
23 février 1973 – 20 décembre 1975
Archevêque de Cotonou
5 janvier 1960 – 28 juin 1971
Évêque titulaire de Tipasa in Mauretania
Évêque auxiliaire de Cotonou (Dahomey)
11 décembre 1956 – 5 janvier 1960

Blason
« In tuo sancto servitio »
« Dans ton service saint »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Bernardin Gantin, né à Toffo au Dahomey le 8 mai 1922 et mort le 13 mai 2008 à Paris[1], est un cardinal béninois, ayant exercé de nombreuses fonctions au sein de la curie romaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un employé du chemin de fer, il adoptera plus tard sur ses armes cardinalices un “arbre de fer” (de son nom: GAN, fer et TIN, arbre).

Formation[modifier | modifier le code]

Il entre au séminaire en 1936 et est ordonné prêtre le 14 juillet 1951. Il reste alors au séminaire de Ouidah comme professeur de langue, puis complète sa formation au collège Saint-Pierre à Rome en 1953. Il suit les cours de l'Université pontificale Urbaniana puis de l'Université pontificale du Latran. Il sort diplômé de théologie et de droit canon.

Action sur le terrain[modifier | modifier le code]

Nommé le 11 décembre 1956 évêque auxiliaire de Cotonou avec le titre d'évêque in partibus de Tipasa de Maurétanie, il est consacré le 3 février 1957 par le cardinal Tisserant et revient au Dahomey.

Puis, le 5 janvier 1960, succédant à Mgr Parisot, il est nommé archevêque de Cotonou, charge qu'il assume jusqu'en 1971. Il est ainsi le premier archevêque métropolitain africain[2].

Il crée diverses congrégations locales de sœurs et de moniales, favorise plusieurs centres de formation religieuse et promeut l'Action catholique localement. Il est particulièrement actif dans l'ouverture de l'Église à d'autres croyants dans la région, permettant la création de nombreux diocèses au Dahomey.

Président de la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique de l'Ouest (réunissant Togo, Dahomey, Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Sénégal, Nigéria et Guinée), il est appelé à Rome[3] par le pape Paul VI à la « Congrégation de la propagande de la foi » (aujourd'hui appelée Congrégation pour l'évangélisation des peuples) en 1971, abandonnant ainsi sa fonction d'archevêque de Cotonou. Mgr Adimou lui succède en continuant son œuvre localement.

Devise épiscopale[modifier | modifier le code]

« In tuo sancto servitio » (« À ton saint service »)

Action universelle auprès du Pape à Rome[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal par le pape Paul VI (en même temps que Joseph Ratzinger, le futur pape Benoît XVI) lors du consistoire du 27 juin 1977.

En 1978, à la mort du pape Jean-Paul Ier, il est considéré comme un des papables (c'est-à-dire favoris pour succéder au pape défunt lors du conclave).

Du 16 au 23 juillet 1981, il préside le 42e Congrès eucharistique international de Lourdes en tant que légat apostolique dépêché par Jean-Paul II, convalescent suite à l'attentat du 13 mai précédent.

Il est nommé le 8 avril 1984 par le pape Jean-Paul II :

Il est ainsi le premier cardinal africain placé à la tête d'un dicastère.

Le 1er juillet 1988, c'est à ce titre que le cardinal Gantin, décrète par le décret Dominus Marcellus Lefebvre que le chef de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X hostile au Concile Vatican II, Mgr Lefebvre, avait « posé un acte schismatique ». À l'appui de sa déclaration, il cite les canons 1364-1 et 1382 du Code de droit canonique (1983) :

« L'apostat de la foi, l'hérétique ou le schismatique encourent une excommunication latæ sententiæ. »
« L'Évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu'un Évêque, et de même celui qui reçoit la consécration de cet Évêque encourent l'excommunication latæ sententiæ réservée au Siège Apostolique. »

Il déclare donc excommuniés Mgr Lefebvre lui-même, Mgr de Castro Mayer, évêque cocélébrant, et les quatre nouveaux évêques dont Richard Williamson, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, et Alfonso de Galarreta. Le lendemain, par le motu proprio Ecclesia Dei, Jean-Paul II rappelle aux fidèles que ceux qui « adhèrent formellement » au schisme encourent l'excommunication eux aussi.

Le Cardinal Gantin célébrant la messe à San Fiorano (Lodi), Italie, en 1984

Le 5 juin 1993, le cardinal Gantin devient doyen du Collège des cardinaux. Il démissionne le 30 novembre 2002.

Atteint par la limite d'âge, il ne peut participer au conclave de 2005.

Il meurt à Paris le 13 mai 2008, quelques jours après avoir fêté ses 86 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce dans le journal La Croix
  2. Annonce de sa mort sur Zenit.org
  3. Discours du pape Paul VI de nomination comme Secrétaire Adjoint de la “Sacrée Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples” le 13/05/1971