Micronation

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Micro-nation)
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Micro-État.

Une micronation (également nommée cryptarchie par Bruno Fuligni) est une entité, créée par un petit nombre de personnes, qui prétend au statut d'une nation indépendante ou qui en présente certaines caractéristiques. Certaines sont créées très sérieusement (Séborga en Italie, Hutt River en Australie, Sealand au large du Royaume-Uni par exemple) tandis que d'autres sont purement fantaisistes ou folkloriques (la République du Saugeais en France ou la Melténie en Roumanie par exemple)[1].

Sommaire

[modifier] Historique

Généralement de petite taille (géographiquement et démographiquement), les micronations se caractérisent le plus souvent par une volonté de reconnaissance de leur souveraineté, par l'intermédiaire d'émission de passeports, de timbres, de monnaie et de titres de noblesse. Pour la plupart, faute de reconnaissance extérieure, elles n'existent que sur papier ou sur internet. Elles sont la plupart du temps soit le fruit d'une réflexion sur la politique, l'économie, la diplomatie (et sont dans ce cas-là des jeux ou des créations personnelles), soit des assises pour des activités illicites ou indépendantistes.

Elles ne doivent pas être confondues avec des États de petite taille — appelés micro-États — pleinement reconnus, comme Nauru, Saint-Marin, Andorre, Monaco, le Liechtenstein ou le Vatican.

La plupart des royaumes africains traditionnels encore existants, aujourd'hui inclus dans les États africains modernes issus de la colonisation, se retrouvent de facto dans la situation de micronations, alors que leur existence historique est attestée et ancienne. L'exemple le plus frappant est le royaume Xhosa de Thembu, en Afrique du Sud (près de 2 millions d'habitants), qui n'a plus aucune existence légale depuis 1885 : c'est une nation dont le roi actuel, Rolihlahla Mand'ela, est plus connu comme ancien président de la république sud-africaine, sous le nom de Nelson Mandela[2]

[modifier] Annexes

[modifier] Sources et bibliographie

  • Bruno Fuligni, L'État c'est moi : histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, les Éditions de Paris, 1997, 238 pages (ISBN 2-905291-69-9)
  • Fabrice O'Driscoll, Ils ne siègent pas à l'ONU, Presses du Midi, 2000 (ISBN 2-87867-251-8)

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Micronation.

[modifier] Notes et références

  1. « Les bonnes affaires des États fantômes », dans Le Figaro, 15 octobre 2007 [texte intégral] 
  2. *Guillaume Chassang, L'Afrique du Sud, en territoire Xhosa, Paris, La Société des Écrivains, 2007, (ISBN 978-2-7480-3642-8) ; François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 2020480034).
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Micronation ».
Créer un livre