Seborga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Principauté de Seborga.
Seborga
Blason de Seborga
Héraldique
Administration
Pays Drapeau d'Italie Italie
Région Flag of Liguria.svg Ligurie 
Province Imperia 
Code postal 18012
Code ISTAT 008057
Code cadastral I556
Préfixe tel. 0184
Démographie
Gentilé seborghini
Population 319 hab. (31-12-2010[1])
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 34″ N 7° 41′ 39″ E / 43.826245, 7.69420643° 49′ 34″ Nord
       7° 41′ 39″ Est
/ 43.826245, 7.694206
  
Altitude Min. 500 m — Max. 500 m
Superficie 491 ha = 4,91 km2
Divers
Saint patron San Bernardo
Fête patronale 20 août
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Seborga

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Seborga
Liens
Site web http://www.provincia.imperia.it/Comuni/P-Seborga.htm

Seborga est une commune de la province d'Imperia dans la Ligurie en Italie.

Sommaire

Toponymie [modifier]

Seborga est également connue sous son ancien nom de Sabourg.

Histoire [modifier]

Possession ecclésiastique [modifier]

En 954, le comte de Vintimille céda le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique pendant huit cents ans (les îles de Lérins font aujourd'hui partie de la commune de Cannes).

Première période sarde et piémontaise [modifier]

C'est en janvier 1729 que Victor-Amédée II de Sardaigne acheta la Principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique. Néanmoins l'Abbé Biancheri (décédé en 1746) garda le titre de "Prince de Seborga" jusqu'en 1740[2] malgré le protectorat de la Maison de Savoie (qui ne fut jamais reconnu), mais sans en acquitter le prix ce qui explique que Seborga ne fut jamais mentionnée dans aucun traité ultérieur ; Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779. Cette portion de carte est reproduite à l'article « Comté de Nice » du Dictionnaire historique et démographique du comté de Nice (volume IV de l'encyclopédie Niciensis, 2002) publiée sous la direction de Ralph Schor.

Période française [modifier]

Seborga a aussi fait partie du premier département des Alpes-Maritimes et figure sur une carte de ce département (état en 1793-1799) : elle appartenait alors au district (les arrondissements n'existaient pas encore) de Menton et au canton de Perinaldo. Cette carte figure à l'article « Département » du Dictionnaire de Ralph Schor déjà cité.

Seconde période sarde et piémontaise [modifier]

Seborga a sans doute été retranché du comté de Nice du fait de réorganisations administratives ayant suivi l'annexion de la république de Gênes par la maison de Savoie en 1815.

Principauté de Seborga [modifier]

Article détaillé : Principauté de Seborga.

Depuis les années 1950[3] quelques membres de la communauté de Seborga revendiquent l'indépendance par rapport à la République italienne, en vertu d'un ancien statut présumé de principauté dont la localité aurait joui autrefois, et ils considèrent comme illégale l'annexion au royaume de Sardaigne.

Les citoyens de Seborga élisent donc un « prince » aux fonctions purement symboliques (du 14 mai 1963 jusqu'au 25 novembre 2009, date de sa mort[4], le « trône » a été occupé par Georges Ier, né Giorgio Carbone, et depuis le 25 avril 2010 lui a succédé Marcel Ier, Marcello Menegatto dans le civil[5]), assisté d’un conseil de neuf « ministres », dépourvus de pouvoir légal.

La « principauté » frappe une « monnaie » appelée Luigino (nom inspiré de celui des pièces de monnaie frappées au XVIIe siècle), sans aucune valeur légale, mais utilisée dans la ville, ce qui a suscité un certain intérêt dans le monde des collectionneurs et des numismates[6]. La valeur attribuée à ce luigino est fixée à 6 dollars américains.

Seborga a même ses « plaques d'immatriculation », qui ne peuvent cependant pas être utilisées sans être accompagnées des plaques italiennes. On attribue aussi des « passeports » et des « permis de conduire » à ceux qui en demandent et on imprime des timbres à l'effigie du « prince » ; tout cela ne servant qu’au folklore et à la promotion touristique.

Cette prétendue indépendance de la « principauté » ne serait, selon beaucoup, qu’une simple invention publicitaire pour attirer touristes et investisseurs[7]. On a parlé d'un jugement rendu par la Cour internationale de Justice et publié par l’édition en ligne du numéro 134 de Il Giornale, du 06.08.2006[8], mais il a été démenti par le porte-parole de la « principauté » lui-même et sur le site de la Cour internationale on ne trouve aucune trace du protocole cité par le quotidien [9], ni aucune mesure prise concernant Seborga.

La « principauté » n'est pas reconnue par l'Italie (qui détient en fait la juridiction effective sur le territoire).

Géographie [modifier]

Administration [modifier]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
31 mai 2001 30 mai 2006 Franco Fogliarini    
30 mai 2006 en cours Franco Fogliarini Lista Civica  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Hameaux [modifier]

Communes limitrophes [modifier]

Ospedaletti, Perinaldo, Sanremo, Vallebona

Évolution démographique [modifier]

Habitants recensés


Jumelage [modifier]

Drapeau de la France L'Escarène (France) depuis 2003

Notes et références [modifier]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Giuseppe Antonio Biancheri porta le titre de Prince du 16 nov. 1710 jusqu'à son décès le 4 novembre 1746 malgré le "protectorat" de la Maison de Savoie en 1729.Seborga, Principato Sovrano, G. Pistone, Edizioni Principato di Seborga, 1999. le nom des Biancheri est le plus répandu dans cette région de l'Italie.
  3. (en)James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations, Volume 4 S-Z, Greenwood Publishing Group, 2002, ISBN 978-0-313-32384-3, pag 1696
  4. Source du quotidien ligure de Il Secolo XIX
  5. Il Giornale 25 avril 2010
  6. Le monete del Principato sempre più ambite dai collezionisti, article de La Stampa, du 4 juin 1995
  7. La principessa s’arrende: Seborga all’Italia, article de Il Corriere della Sera, du 12 juin 2006
  8. «Seborga è uno Stato indipendente»
  9. International Court of Justice - List of All Cases

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]