Seborga

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Seborga
Blason de Seborga
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Liguria.svg Ligurie 
Province Imperia 
Code postal 18012
Code ISTAT 008057
Code cadastral I556
Préfixe tel. 0184
Démographie
Gentilé seborghini
Population 319 hab. (31-12-2010[1])
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 34″ N 7° 41′ 39″ E / 43.826245, 7.69420643° 49′ 34″ Nord 7° 41′ 39″ Est / 43.826245, 7.694206  
Altitude Min. 500 m – Max. 500 m
Superficie 491 ha = 4,91 km2
Divers
Saint patron San Bernardo
Fête patronale 20 août
Localisation

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Seborga
Liens
Site web http://www.provincia.imperia.it/Comuni/P-Seborga.htm

Seborga est une commune de la province d'Imperia de Ligurie en Italie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Seborga est également connue sous son ancien nom de Sabourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Possession ecclésiastique[modifier | modifier le code]

En 954, le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique qui va durer pendant huit cents ans (les îles de Lérins font aujourd'hui partie de la commune de Cannes).

Première période sarde et piémontaise[modifier | modifier le code]

En janvier 1729, Victor-Amédée II de Sardaigne achète la principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique, l'abbé Biancheri, mais sans en acquitter le prix ce qui explique que Seborga ne sera jamais mentionnée dans aucun traité ultérieur. Giuseppe Antonio Biancheri, dont le nom est le plus répandu dans cette région d'Italie, porte le titre de prince du 16 novembre 1710 jusqu'à son décès le 4 novembre 1746, malgré le « protectorat » de la Maison de Savoie à partir de 1729 [2] qui ne sera jamais reconnu. Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779[3].

Période française[modifier | modifier le code]

Après l'annexion du comté de Nice par la France en 1793, Seborga fait partie du premier département des Alpes-Maritimes et figure sur une carte de celui-ci où elle appartient alors au district (les arrondissements n'existaient pas encore) de Menton et au canton de Perinaldo[4]. En 1800, avec le canton de Perinaldo, Seborga est rattachée à l’arrondissement de Menton. En 1805, Seborga est détachée du canton de Perinaldo et rattachée à celui de Bordighera, dans le nouvel arrondissement de San Remo[5].

Seconde période sarde et piémontaise[modifier | modifier le code]

Seborga est sans doute retranchée du comté de Nice du fait de réorganisations administratives consécutives à l'annexion de la république de Gênes par la Maison de Savoie en 1815.

Principauté de Seborga[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Principauté de Seborga.

Depuis les années 1950[6] quelques membres de la commune de Seborga revendiquent l'indépendance par rapport à la République italienne, en vertu d'un ancien statut présumé de principauté dont la localité aurait joui autrefois, et ils considèrent comme illégale l'annexion au royaume de Sardaigne.

Les citoyens de Seborga élisent donc comme « prince » aux fonctions purement symboliques, Giorgio Carbone, qui « règne » sous le nom de Giorgio Ier du 14 mai 1963 jusqu'à sa mort le 25 novembre 2009[7]. Le 25 avril 2010, Marcello Menegatto lui succède sous le nom de Marcello Ier[8]. Il est assisté d’un conseil de neuf « ministres », dépourvus de pouvoir légal.

La « principauté » frappe une « monnaie » appelée luigino, dont le nom est inspiré de celui des pièces de monnaie frappées au XVIIe siècle, sans aucune valeur légale, mais utilisée dans la ville, ce qui a suscité un certain intérêt dans le monde des collectionneurs et des numismates[9]. La valeur attribuée à ce luigino est fixée à 6 dollars américains.

Seborga a même ses « plaques d'immatriculation », qui ne peuvent cependant pas être utilisées sans être accompagnées des plaques italiennes. On attribue aussi des « passeports » et des « permis de conduire » à ceux qui en demandent et on imprime des timbres à l'effigie du « prince » ; tout cela ne servant qu’au folklore et à la promotion touristique.

Cette prétendue indépendance de la « principauté » ne serait, selon beaucoup, qu’une simple invention publicitaire pour attirer touristes et investisseurs[10]. Un jugement rendu par la Cour internationale de justice est publié par l’édition en ligne du numéro 134 de Il Giornale, du 6 août 2006[11], mais il est démenti par le porte-parole de la « principauté » lui-même. La Cour ne peut être saisie que par des États. On ne trouve sur son site aucune trace du protocole cité par le quotidien [12], ni aucune mesure prise concernant Seborga.

La « principauté » n'est pas reconnue par l'Italie qui détient la juridiction effective sur le territoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1985 1990 Walter Ferrari DC  
1990 1996 Bruno Semeria PSI puis Liste civique  
1996 2001 Davide Gozzini Liste civique  
31 mai 2001 mai 2011 Franco Fogliarini Liste civique  
mai 2011 en cours Enrico Ilariuzzi Liste civique  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ospedaletti, Perinaldo, Sanremo, Vallebona

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France L'Escarène (France) depuis 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. (it) Seborga, Principato Sovrano, G. Pistone, Edizioni Principato di Seborga, 1999
  3. Cette portion de carte est reproduite à l'article « Comté de Nice » du Dictionnaire historique et démographique du comté de Nice, volume IV de l'encyclopédie Niciensis publiée sous la direction de Ralph Schor en 2002
  4. Cette carte figure à l'article « Département » du Dictionnaire de Ralph Schor cité dans la note précédente.
  5. Décret du 15 Messidor an XIII, Bulletin des lois vol. 37, p. 84
  6. (en)James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations, Volume 4 S-Z, Greenwood Publishing Group, 2002, ISBN 978-0-313-32384-3, pag 1696
  7. (it) « L’addio al principe Giorgio sarà cremato a Nizza », Il Secolo XIX, 25 novembre 2009
  8. (it) « Seborga chiude una drammatica crisi politica: Marcello I eletto nuovo principe », Il Giornale, 25 avril 2010
  9. (it) « Le monete del Principato sempre più ambite dai collezionisti », La Stampa, 4 juin 1995
  10. (it) « La principessa s’arrende: Seborga all’Italia », Il Corriere della Sera, 12 juin 2006
  11. (it) « Seborga è uno Stato indipendente »
  12. (en) International Court of Justice - List of All Cases

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]