Gérard de Lally-Tollendal

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Trophime-Gérard de Lally-Tollendal
Gérard de Lally-Tollendal.
Portrait par Jean-Baptiste-Claude Robin (1787).

Trophime-Gérard, comte de Lally, baron de Tollendal, puis marquis de Lally-Tollendal, plus connu sous le nom Gérard de Lally-Tollendal, né le 5 mars 1751 à Paris où il est mort le 11 mars 1830, est un homme politique et homme de lettres français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard de Lally-Tollendal est le fils légitimé de Thomas-Arthur, comte de Lally, baron de Tollendal, officier français d'origine irlandaise, rendu responsable de la défaite française à Pondichéry en janvier 1761, condamné à mort par le parlement de Paris et exécuté. Gérard de Lally-Tollendal n'apprend sa filiation que le jour de l'exécution de son père le 9 mai 1766. Soutenu par Voltaire dès 1773, il obtient en 1778 la cassation de l'arrêt du parlement, mais l'affaire, renvoyée devant les parlements de Rouen et de Dijon, se conclut par une confirmation de la condamnation.

Il est bailli d'Étampes en 1779. En 1789, il est délégué de la noblesse aux États généraux et membre du comité de constitution de l'Assemblée nationale constituante. Il est l'auteur de l'addition relative à la « distinction des vertus et des talents » dans l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen d'août 1789. Démissionnaire de l'Assemblée après les journées des 5 et 6 octobre 1789, il émigre en 1790, mais revient en France en 1792 pour tenter, en vain, d'en faire sortir le roi et ses proches. Il est arrêté le 10 août et incarcéré à la prison de l'Abbaye, d'où il est libéré le mois suivant, peu avant les massacres de septembre. Il prend de nouveau le chemin de l'exil, mais ne tarde pas à se proposer, par courriers échangés avec la Convention nationale, pour participer à la défense du roi lors de son procès, ce qui lui est refusé.

Il revient en France après le coup d'État du 18 brumaire, mais ne retrouvera un rôle officiel qu'à partir de la Restauration, où il sera couvert d'honneurs et créé marquis de Lally-Tollendal en 1815.

Il est nommé membre de l'Académie française en 1816 par ordonnance royale, au fauteuil 31, peu après l'exclusion d'Emmanuel Joseph Sieyès pour cause de régicide. Le marquis de Lally-Tollendal est pair de France et ministre d'État, grand officier de la Légion d'honneur, chevalier commandeur et grand trésorier du Saint-Esprit.

Publication[modifier | modifier le code]

Défense des émigrés français
  • Défense des émigrés français adressée au peuple français, avant-propos de l’auteur, daté de Londres, janvier 1797, Hambourg, chez P.F. Fauche, Imprimeur–Libraire, 1797, X + 247 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas Schlesser, L'art face à la censure, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2011, pp.88-91.

Liens externes[modifier | modifier le code]