Pierre Baour-Lormian

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Pierre-Marie-François[1] Baour-Lormian, né Louis-Pierre[réf. nécessaire] Baour[2] (Toulouse, 24 mars 1770Paris, 18 décembre 1854) est un poète et écrivain français, membre de l’Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il publie d'abord des satires, puis des traductions (1795) en vers de la Jérusalem délivrée et des poésies d'Ossian. Il fait représenter avec succès la tragédie d' Omasis ou Joseph en Égypte et donne des opéras : Jérusalem délivrée, Aminte, Alexandre à Babylone. Il s'exerce dans tous les genres littéraires, même dans l’Épopée (l’Atlantide, 1812). En 1819, il refond sa traduction du Tasse qui est restée son œuvre principale. Dans ses dernières années, devenu aveugle, il met en vers le poème de Job.

Il est élu membre de l'Académie française le 29 mars 1815.

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Il est cependant plus connu du grand public pour son distique :

Le Brun de gloire se nourrit
Aussi voyez comme il maigrit

qui s'attira de l'intéressé la réponse immédiate :

Sottise entretient l'embonpoint
Aussi Baour ne maigrit point.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

  • Poésies Galiques (1801)
  • Omasis (1806)
  • Mahomet II (1810)
  • Veillées poétiques (1811)
  • Fêtes de l'Hymen
  • La Jérusalem délivrée Opéra (1812)
  • Poésies d'Ossian (1827)
  • Légendes, ballades et fabliaux (1829)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ou Louis-Pierre-Marie-François, ou Pierre-Marie-François-Louis, ou encore Pierre-Marie-Louis...
    La plupart des sources, comme Le Larousse pour tous (1910) ou Le Larousse du XXe siècle (1928) donnent Pierre comme son prénom usuel, d’autres donnent Louis comme le Dictionnaire Bouillet. Conformément à l’usage de l’époque, l’intéressé ne signait ses ouvrages que du nom de Baour-Lormian.
  2. Selon un pamphlet anonyme de 1825 intitulé Biographie des quarante de l’Académie française (consultable ici) :
    « BAOUR (Louis-Pierre-Marie-François) [...] lequel, mécontent d’un nom qu’il trouvait sans doute trop court, jugea à propos d’y ajouter celui de Lormian, nom d’un petit pré possédé par son père, transformé ainsi, par le fils, en en terre seigneuriale. »

Source[modifier | modifier le code]

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