Pierre Louis de Lacretelle

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Pierre Louis de Lacretelle.

Pierre Louis de Lacretelle (1751-1824), dit « Lacretelle l'aîné », est un député français, en activité sous la Révolution et le Consulat. Membre de l'Académie française dès 1804, il se consacra à la littérature sous le Premier Empire et la Restauration[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Louis de Lacretelle naît à Metz le 10 octobre 1751[1]. Il se destine à une carrière juridique. Avocat à Metz et homme de lettres avant la Révolution, il collabore au Répertoire de jurisprudence et du Mercure de France. Avocat consultant, il rédige les mémoires destinés à justifier les causes de ses clients. On distingue ceux qu'il publie en faveur du comte de Sanois, ainsi qu'un mémoire pour la liberté du commerce contre les privilèges de la Compagnie des Indes.

Lacretelle collabore aussi avec Malesherbes lors de la question des protestants. Ami de Jean le Rond d'Alembert, Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, Condorcet, Jean-François de La Harpe, Anne Robert Jacques Turgot, de Roederer, Pierre Louis de Lacretelle est un enthousiaste des idées nouvelles.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Membre de la première Commune de Paris élue en 1789, Pierre Louis de Lacretelle est élu par les districts de Paris, en 1789, comme député suppléant du tiers état de cette ville aux États généraux, mais il ne siège pas. Réélu à l'Assemblée législative, où il est appeler à y prendre place le 7 novembre 1791, Lacretelle siège à la place de Godard décédé en novembre 1791. Un des fondateurs du Club des Feuillants, il est très modéré dans ses opinions et ses actions. Ainsi, il vota contre la mise en accusation de La Fayette. Il ne siège pas à la Convention, préférant sagement vivre loin de Paris sous la Terreur. La chute de Maximilien de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), lui permet d'échapper à la guillotine. Pierre Louis de Lacretelle reparait publiquement sous le Directoire.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Sous le Directoire, Lacretelle l'Ainé est juré à la Haute-Cour nationale, du 27 février 1797 au 26 mai 1797. Il eut à juger notamment Gracchus Babeuf.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Lacretelle se rallie à Napoléon Bonaparte au Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il est élu député au Corps législatif par le département de la Seine. Membre de l'Institut, il s'occupe surtout de littérature sous l'Empire et la Restauration, publiant parfois sous le pseudonyme "M. D. L. C.". Il devient membre de l'Académie française en 1804[1].

Pierre Louis de Lacretelle décéda à Paris, le 5 septembre 1824[1]. Il est le frère de Charles de Lacretelle (1766-1855), qui fut historien et avocat, et qui écrivit notamment Histoire de France pendant les guerres de Religion (1814-1816).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plusieurs textes de Lacretelle sur Gallica, dont les 3 premiers tomes de ses Œuvres complètes [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice d'autorité sur bnf.fr

Article connexe[modifier | modifier le code]