Walter Cronkite

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Walter Cronkite

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Walter Cronkite en 2004

Nom de naissance Walter Leland Cronkite Jr.
Naissance
St. Joseph, Missouri
(Drapeau des États-Unis États-Unis)
Décès (à 92 ans)
New York City, New York
(Drapeau des États-Unis États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Journaliste

Walter Leland Cronkite Jr., né le à Saint Joseph (Missouri) et mort le à New York[1], est un journaliste américain, connu pour avoir présenté le journal télévisé américain CBS Evening News sur CBS News entre 1962 et 1981.

Il fut notamment considéré comme le journaliste le plus sérieux et le plus représentatif de l'opinion américaine, ce qui a longtemps expliqué sa grande influence auprès des politiciens, des acteurs ou encore d'autres personnalités de l'actualité[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Cronkite était marié depuis le avec Betsy Maxwell Cronkite, qui mourut le . Ils eurent trois enfants : Nancy Cronkite, Kathy Cronkite et Walter Cronkite III, marié à l'actrice Deborah Rush et quatre petits-enfants.

Il est décédé le dans son appartement de New York à l'âge de 92 ans. Le lendemain de son décès, la plupart des journaux télévisés américain consacrèrent des pages spéciales dédiées à Walter Cronkite. Celui qui est souvent considéré comme l'un de ses successeurs, Brian Williams consacra tout son journal sur NBC à celui qui fut l'un de ses modèles.

La famille de Cronkite a une forte longévité ; sa mère mourut en 1993 à l'âge de 101 ans alors que Cronkite avait 77 ans.

Moments historiques[modifier | modifier le code]

Avant d'être célèbre Walter Cronkite a fait partie des quelque 200 journalistes invités à assister au procès de Nuremberg[3].

L'assassinat de John Fitzgerald Kennedy[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Cronkite est principalement connu par les Américains pour avoir présenté le flash d’informations annonçant l'attentat sur le président J. F. Kennedy le . Ce bulletin fut simplement une annonce audio, car CBS n'avait pas de caméra prête dans la salle. Le premier bulletin de Cronkite intervint à 13 heures 40 (heure de la côte est).

Quand la caméra fut prête, approximativement 20 minutes plus tard, Cronkite apparut à l'antenne portant une chemise et une cravate mais sans sa veste, résumant la situation. Les 35 minutes qui suivirent alternèrent entre Cronkite et le reporter à Dallas, Eddie Barker. Pendant cette période, plusieurs nouvelles arrivèrent affirmant la mort du président mais sans être confirmées. Ce n'est qu'à 14 heures 48 que, retirant ses lunettes et regardant les téléspectateurs d'un air grave, il dit :

« De Dallas, au Texas, la nouvelle apparemment officielle : Le président Kennedy est mort à 13 heures (CST), 14 heures, heure de la côte est, il y a approximativement 38 minutes. »

Après avoir annoncé cette nouvelle, Cronkite s'interrompit brièvement et tout le monde put remarquer une vive émotion dans sa voix lorsqu'il débuta la phrase suivante du bulletin :

« Le vice-président Johnson a quitté l'hôpital à Dallas, mais l'on ne sait pas pour quelle destination. On peut penser qu'il va assumer sa charge prochainement et devenir le 36e président des États-Unis. »

Le premier bulletin de 13 heures 40[modifier | modifier le code]

« Voici un bulletin de CBS News. À Dallas, au Texas, trois coups de feu ont été tirés en direction du cortège du président Kennedy. Le premier bulletin dit que le président Kennedy a été gravement blessé par ces tirs. […] D'autres détails viennent juste d'arriver. Ceux-ci sont à peu près les mêmes que précédemment. Le président Kennedy a été touché aujourd'hui au moment où son cortège quittait le centre ville de Dallas. Madame Kennedy protégea Monsieur Kennedy et le cortège accéléra. La presse internationale dit que les blessures du président Kennedy sont peut-être fatales. Je répète ce bulletin de CBS News : le président Kennedy a peut-être été assassiné à Dallas au Texas. Restez à l'antenne de CBS News pour d'autres détails. »

La guerre du Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Selon l'éditorial de Cronkite durant l'offensive du Tet, la guerre du Viêt Nam n'était pas gagnable. Le président Lyndon Johnson aurait même dit suite à cet éditorial : « Si j'ai perdu Cronkite, j'ai perdu l'Amérique », autrement dit, si Cronkite ne le suit pas, l'Amérique ne suivra pas non plus[4]. Cet épisode démontrera que l'influence de Cronkite sur la classe politique américaine était très forte.

Apollo 11[modifier | modifier le code]

On se souvient aussi de Cronkite pour sa couverture du programme spatial des États-Unis et du moment où, enthousiaste, il sourit à la caméra le lorsqu'Apollo 11 se pose sur la Lune.

Le scandale du Watergate[modifier | modifier le code]

On dit souvent que Cronkite n'a apporté aucun élément neuf à propos du scandale du Watergate. Néanmoins, par sa crédibilité et son statut, ainsi que par ses reportages de grande envergure, il fut l'élément final qui détermina le président Nixon à démissionner le  : il annonça même la démission du président des États-Unis, la nuit précédente.

Le président américain Ronald Reagan et Walter Cronkite, lors d'un entretien télévisé en direct de la Maison Blanche, en 1983.

La mort de Lyndon Johnson[modifier | modifier le code]

Lorsque l'ancien président Johnson mourut le , Cronkite était en studio. Pendant que l'on diffusait un reportage qui annonçait le succès imminent des discussions sur la signature de la paix au Viêt Nam, le secrétariat de Lyndon Johnson téléphona à Cronkite pour lui annoncer la mort de Johnson. Ils étaient encore en train de parler lorsque le reportage prit fin. Cronkite reprit l'antenne et annonça la mort de l'ancien président. Les 10 dernières minutes de l'émission furent consacrées à une rétrospective de la vie de Johnson.


À la télévision[modifier | modifier le code]

Il présenta de 1962 à 1981 CBS Evening News, le journal télévisé de CBS et l'émission Great Performances de 1988 à 2009.

Le , il présente le téléfilm de Stephen Frears Point limite, qui est diffusé en direct sur CBS.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Le Monde
  2. La Presse canadienne et AFP, « Walter Cronkite, 1916-2009 - Le journaliste qui avait la confiance des Américains », Le Devoir,‎ 20 juillet 2009 (lire en ligne)
  3. Nuremberg, les nazis face à leurs crimes, documentaire TV 2006
  4. Cronkite's memoir, A Reporter's Life (Knopf, 2006), et WALTER CRONKITE, REPORTER
  5. (en)Honorary Doctorates, Prize and Awards, Waseda University, consulté sur www.waseda.jp le 19 septembre 2012