House Select Committee on Assassinations

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Le House Select Committee on Assassinations, ou HSCA (nom complet U.S. House of Representatives Select Committee on Assassinations) est une commission d'enquête créée par la Chambre des représentants des États-Unis (House of Representatives, une des deux chambres du Congrès américain) en 1976 pour enquêter sur l'assassinat de John F. Kennedy et celui de Martin Luther King. Le HSCA enquêta jusqu'en 1978 et remit son rapport en 1979.

Pour ce qui concerne l'assassinat du président Kennedy, le HSCA confirma l’essentiel des conclusions techniques de la Commission Warren, mais conclut que le président avait vraisemblablement été tué des suites d'une conspiration au cours de laquelle quatre coups de feu ont été tirés: trois par Oswald, qui tuèrent le président, et un quatrième tir venant de face au président qui avait manqué son but.

Pour ce qui concerne l'assassinat du Dr Martin Luther King, le HSCA conclut que l'assassin était James Earl Ray, mais qu'il y avait sans doute eu conspiration.

Création[modifier | modifier le code]

Plusieurs faits expliquent la création du HSCA :

  • Une demande de l'opinion publique de plus en plus pressante pour réexaminer les conclusions de la Commission Warren sur l'assassinat du président Kennedy, particulièrement après que le film d'Abraham Zapruder a été diffusé à la télévision américaine en 1975, montrant notamment l'étonnant mouvement en arrière du président après le tir à la tête alors que selon l'enquête, Lee Harvey Oswald était dans son dos.
  • Les conclusions d'une commission d'enquête sénatoriale de 1975, la Commission Church, du nom de son président, le sénateur Frank Church, qui avait montré l'implication de la CIA dans les assassinats ou tentatives d'assassinat de chefs d'États étrangers tels que Patrice Lumumba, Fidel Castro, Rafael Trujillo ou Ngo Dinh Diem.

Thomas Downing, un représentant du Congrès qui croyait à la conspiration[réf. nécessaire], fut nommé président du HSCA et désigna Richard Sprague, premier assistant du District Attorney (procureur de district) de Philadelphie, conseiller en chef. Sprague assembla rapidement une équipe de 170 juristes et soumit, le 8 décembre 1976, un budget de 6,5 millions de dollars.

Il y eut des résistances vu l'importance du budget présenté et Sprague commença à subir des attaques relatives à certaines affaires qu'il avait traitées[réf. nécessaire].

Après plus d'un an d'immobilisme et de luttes intestines, Louis Stokes, un représentant de l'Ohio, devint le nouveau président du HSCA. Richard Sprague accepta de démissionner pour être remplacé par Robert Blakey le 29 mars 1978 et le HSCA put commencer ses travaux.

Différents panels d'experts, médicaux, photographiques, balistiques, acoustiques, etc., travaillèrent sur les éléments en la possession du HSCA tandis que des témoins, dont certains avaient déjà été entendus par la Commission Warren étaient auditionnés.

En définitive, le HSCA coûta 5,5 millions de dollars et utilisa les services de 250 personnes[réf. nécessaire].

Les conclusions[modifier | modifier le code]

Dans son rapport remis en mars 1979, le HSCA conclut que:

  • Lee Harvey Oswald a tiré trois fois vers le président. Le second et le troisième tir l'ont touché, et le troisième tir l'a tué.
  • le second tir de Oswald a été responsable des blessures non fatales du président et de l'ensemble des blessures du Gouverneur Connally (validant ainsi la théorie de la balle unique, notamment du fait de l'analyse par activation neutronique) [réf. nécessaire].
  • des preuves acoustiques montrent, avec une grande probabilité, que deux personnes ont tiré vers le président Kennedy. Le HSCA n'a pu identifier le second tireur. Ces preuves acoustiques sont basées sur un enregistrement d'un dictabelt de la police de Dallas qui contient quatre impulsions sonores qui correspondent à quatre coups de feu tirés [réf. nécessaire].
  • quatre coups de feu ont été tirés vers la limousine du président, dont un, le troisième, du Grassy Knoll, qui a manqué sa cible [réf. nécessaire].
  • Oswald a tué l'officier de police J. D. Tippit et a aussi tenté de tuer le général Edwin Walker [réf. nécessaire].

Le HSCA estime donc que le Président Kennedy a été assassiné des suites d'une conspiration[réf. nécessaire]. Les membres de cette probable conspiration ne sont pas identifiés. Cependant, le HSCA estime que ni le gouvernement soviétique, ni le gouvernement cubain, ni le Secret Service, ni le FBI ni la CIA ne sont impliqués dans l'assassinat. Il estime par ailleurs que ni le crime organisé ou les mouvements anti-castristes ne sont impliqués, mais que les preuves disponibles ne permettent pas d'exclure la participation individuelle de leurs membres dans la conspiration [réf. nécessaire].

Le département de la Justice, le FBI, la CIA et la Commission Warren furent tous critiqués pour la qualité des enquêtes menées et pour la façon dont ils avaient informé la Commission Warren, et le Secret Service fut critiqué pour la protection du Président [réf. nécessaire].

Les suites[modifier | modifier le code]

Les conclusions du HSCA relatives à l'existence d'une conspiration furent rapidement remises en cause.

En effet, la seule base pour arriver à cette conclusion avait été l'analyse d'un enregistrement censé avoir capturé des impulsions sonores à travers le microphone resté ouvert d'une moto de police située à Dealey Plaza pendant l'assassinat.

Or, deux éléments sont venus contredire cette conclusion[réf. nécessaire] :

  • Un chercheur indépendant se rendit compte que sur la bande analysée, il y avait, au moment des impulsions sonores supposées être des coups de feu, également l'enregistrement d'une transmission sur un autre canal de la police (les transmissions d'un canal pouvait être entendues de manière faible sur un autre canal). Or, l'enregistrement est celui d'une intervention dont on sait qu'elle a eu lieu après l'assassinat, et non pendant.
  • L'officier de police dont le micro était censé être celui ayant enregistré les sons a suivi, sirène hurlante, la voiture du Président qui fonçait vers Parkland, ce qui ne correspond pas à ce que le dictabelt a enregistré, qui est celui d'une moto dont le moteur tourne au ralenti (ce qui a permis de supposer que le microphone ayant effectué l'enregistrement se trouvait peut-être sur une moto qui attendait l'arrivée du Président au Trade Mart)

Voir aussi[modifier | modifier le code]