Incident de Rendlesham

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Reconstitution de l'incident
Emplacement de l'incident

L'incident de Rendlesham se déroula dans le sud de l'Angleterre les nuits du 26 et 28 décembre 1980. Un détachement de militaires américains observa dans les alentours de la base de Bentwaters différents phénomènes inexpliqués.

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

26 décembre 1980

Vers 1h du matin, un soldat de la base aérienne américaine de Bentwaters qui faisait une ronde de service aperçut une lumière rouge particulièrement puissante qui semblait venir de la forêt de Rendlesham longeant le camp. Pensant à un crash d'avion, le soldat contacta la tour de contrôle de la base qui lui répondit qu'aucun vol n'était en cours. Les autorités de la base dépêchèrent immédiatement deux autres hommes pour tirer cette affaire au clair. Dès qu'ils pénétrèrent dans la forêt, les trois soldats remarquèrent le bruit étrangement fort des cris d'animaux, comme si tous les animaux de la forêt avaient été pris de panique.
S'approchant de la source lumineuse, les trois témoins finirent par déboucher dans une clairière au centre de laquelle se trouvait une forte lumière blanc/jaune surmontée d'une lumière rouge intermittente et dont la base projetait une puissante lumière bleue. S'approchant jusqu'à six ou huit mètres du phénomène, les militaires purent découvrir qu'il s'agissait d'un objet métallique de forme pyramidale, de trois mètres de base et deux mètres de haut qui semblait posé là, sur une espèce de trépied.
Les trois témoins firent le tour de l'objet pour trouver une éventuelle trappe ou ouverture mais n'en virent aucune. L'un des soldats essaya de monter sur l'objet, mais ce dernier s'éleva d'environ un mètre, renversant le soldat, et partit à l'horizontale vers la forêt avec une étrange trajectoire en zigzag.
Les trois témoins essayèrent de rattraper le phénomène, mais avant qu'ils puissent l'atteindre, l'objet décolla verticalement et disparut quasi instantanément de leur vue.

Une fois le jour levé, une patrouille découvrit trois traces dans le sol à l'endroit où était apparu l'étrange objet. Des moulages des traces et des prélèvements de sol furent réalisés. Des mesures décelèrent une radioactivité significative au milieu des trois traces.

28 décembre 1980

Vers 3h, le chef de la police militaire de la base (prévenue par une patrouille de garde) appela le colonel Charles Halt, qui dirigeait la base au moment des faits, pour le prévenir que « l'OVNI était de retour ».

Fichier audio
enregistrement audio réalisé par le Colonel Charles Halt durant l'observation (17 minutes) (info)

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Bien décidé à prouver l'origine rationnelle du phénomène, le colonel Halt décida de prendre personnellement le commandement du détachement qui devait inspecter la zone de l'apparition.
Le colonel rejoint rapidement une douzaine d'hommes qui l'attendaient déjà à la lisière de la forêt. Le détachement s'aperçut rapidement que leurs lampes à gaz refusaient de s'allumer et que de nombreux parasites brouillaient les communications radio (l'opérateur radio dut même installer un relais à la lisière de la forêt pour pouvoir rester en contact avec la base).
Le détachement retrouva rapidement la clairière où était apparu le premier phénomène ; un soldat équipé d'un compteur Geiger confirma les relevés de radioactivité du 26 décembre.
Tout à coup, les hommes aperçurent un objet en forme d'ellipse, extrêmement lumineux, de couleur rouge mais avec un centre plus sombre, qui flottait à quatre mètres environ du sol au milieu des arbres en direction de l'est. Immédiatement, les hommes partirent en direction de l'objet qui semblait s'éloigner d'eux.
Ils débouchèrent rapidement sur une clôture de barbelés qui marquait la séparation avec le champ d'un fermier local. L'OVNI continua sa trajectoire jusqu'au milieu du champ, le colonel Halt le décrivit comme « fait d'acier en fusion ». Les hommes remarquèrent également les nombreux cris d'animaux affolés qui venaient de la ferme située non loin de là. Tout d'un coup, dans un bruit ressemblant à celui d'un flash au sodium, l'OVNI se sépara en cinq objets blancs lumineux qui s'envolèrent vers le ciel.
Longeant la propriété du fermier pour avoir un meilleur angle de vue, les hommes purent continuer à observer trois de ces formes lumineuses qui évoluaient dans le ciel en suivant des trajectoires anguleuses et en produisant par intermittence des lueurs rouges, vertes et bleues.
Le colonel Halt contacta immédiatement la défense aérienne qui confirma par deux fois n'avoir aucun écho radar dans la zone. Soudain, venant du sud, un quatrième objet lumineux apparut et se dirigea vers les hommes, puis s'arrêta à une trentaine de mètres d'eux.
Un mince rayon lumineux d'une quinzaine de centimètres de diamètre, fut projeté de l'OVNI jusqu'aux pieds des militaires. Après quelques secondes, le rayon s'arrêta, l'OVNI s'éleva à la verticale et disparut de la vue des hommes de l'escadron. Les hommes continuèrent d'observer le ballet anguleux des trois premiers phénomènes pendant une heure puis le colonel Halt donna l'ordre de rentrer à la base. Les films-photo parurent voilés et ne purent être exploités. Le colonel Halt déposa un mémo sur cette observation auprès du ministère de la défense britannique le 13 janvier 1981.

Thèse officielle[modifier | modifier le code]

  • L'US Army n'engagea aucune enquête sur cette affaire et répondit aux différents interlocuteurs que l'armée américaine avait cessé d'enquêter sur le phénomène OVNI depuis la clôture du projet Blue Book en 1969.
  • Certains experts avancèrent la théorie que le colonel Halt et ses hommes avaient simplement vu des jeux de lumières dus au faisceau du phare d'Orford Ness situé à quelques kilomètres.
  • Aucun autre témoignage visuel ou écho radar ne vint corroborer le témoignage du colonel Halt.

Arguments ufologiques[modifier | modifier le code]

  • Les états de service du colonel Halt et la multiplicité des témoins permettent d'évacuer formellement la thèse d'un canular ou d'une affabulation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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