Magnétothérapie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La magnétothérapie fait partie des médecines non conventionnelles. Les praticiens magnétothérapeutes affirment pouvoir soigner diverses maladies en utilisant des aimants. La magnétothérapie est considérée comme non scientifique par le corps médical car, jusqu'à présent, aucune des multiples études médicales n'a pu montrer une efficacité supérieure à l'effet placebo (par exemple en cas de douleurs arthrosiques[1], de talalgies[2], de douleurs plantaires[3], de douleurs lombaires basses[4]).

La magnétothérapie fait l'objet d'un marché important, estimé à 252 millions d'euros dans le monde [5].

La magnétothérapie ne doit pas être confondue avec les techniques d'intervention médicale conventionnelles qui font appel à des champs magnétiques artificiels d'intensité beaucoup plus forte, comme dans la stimulation magnétique transcranienne.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières applications médicales de l'aimant remonteraient à la médecine antique. Certains écrits citent les Chaldéens, les Égyptiens ou encore les Chinois, mais il n'existe aucune référence bibliographique sérieuse qui le confirme. Les ouvrages les plus anciens que l'on trouve relatent un intérêt de l'aimant dans le domaine obstétrical. Hippocrate conseille l'aimant pour favoriser la fécondité[6] ou encore la purge. Pline cite aussi à plusieurs reprises l'usage des aimants en médecine[7], et Marcel l'Empirique en vante les mérites dans le traitement des maux de tête[8].

En Europe, d'autres savants décrivent l'utilisation des aimants à des fins thérapeutiques comme Paracelse, un médecin suisse du XVIe siècle qui en fait mention dans ses écrits[9].

Il faut attendre les XVIIe et XVIIIe siècles (et la modernisation de la métallurgie rendant plus facile la fabrication des aimants) pour que se développe l'usage de l'aimant à des fins thérapeutiques. C'est à cette époque des Lumières que remontent les véritables sources documentées sur les effets de l'aimant. En 1777, L'abbé Le Noble rédige un mémoire sur les effets de l'aimant[9] qu'il présente à la Société Royale de Médecine. En 1779, les docteurs Audry et Thouret, auxquels la Société royale de médecine a commandé un rapport sur le sujet[10] publient un mémoire de plus de deux-cents pages contenant des comptes-rendus détaillés. Avec la Révolution française de 1789, l'intérêt pour ces recherches décline à nouveau. Peut-être aussi que l'usage de l'aimant a été discrédité par les extravagances médiatiques de Mesmer, qui a peu à peu abandonné l'usage de l'aimant pour développer sa théorie du magnétisme animal, à différencier du magnétisme minéral ou médicinal.

Il faut ensuite attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour retrouver la trace de publications sur les aimants dans des revues médicales spécialisées. On peut notamment citer les travaux de Laennec[11] (qui traite les affections nerveuses des artères ou la névralgie pulmonaire avec les aimants), Blundell[12] (les algies de la face), Charles Schmidt[13] (qui distingue magnétisme animal et magnétisme minéral), Beydler[14] (utilisation de l'aimant dans les affections rhumatismales).

Au début du XXe siècle, avec les développements technologiques, se développe aussi l'utilisation des champs magnétiques pulsés, une forme plus avancée de magnétothérapie, plus puissante et qui permet des résultats plus rapides[réf. nécessaire]. L'anglais Smith (1869) et la français d'Arsonval (1893) effectuent les premiers travaux sur la stimulation magnétique. L’américain Matijaca (1917) et la danoise Hansen (1938) commencent à utiliser les champs magnétiques pulsés dans le traitement de différentes affections dont l'anémie, l'artériosclérose, la chorée, les convulsions, l'hystérie, l'insomnie, la migraine, les neuralgies, la neurasthénie, les névrites, les rhumatismes et les douleurs.

Dans les années 1920, Lakhovsky, scientifique russe émigré à Paris, imagine que chaque cellule a sa propre fréquence de résonance, et que cette résonance est modifiée quand une cellule est malade. Il met alors au point un générateur de champs magnétiques pour permettre aux cellules touchées de retrouver leur fréquence naturelle originale.

Régénération des cellules, Lakhovsky

Cette régénération naturelle des cellules consiste en un remplacement des cellules endommagées ou détruites par de nouvelles cellules, semblables. Cela peut s’apparenter à une auto-réparation du corps humain. Selon Lakhovsky, le corps procède naturellement à cette régénération cellulaire mais les champs magnétiques aident à accélérer ce processus. Pour cela, il crée un appareil capable de générer des champs magnétiques pulsés qu’il expérimente avec succès à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris sur un grand nombre de patients, dans les années 1920[15].

Cette technologie des champs magnétiques pulsés va encore être perfectionnée après 1945, notamment par des chercheurs japonais[16], russes[17],[18], roumains[19] ou tchèques[20].

Thérapie par les champs magnétiques[modifier | modifier le code]

Les aimants utilisés en magnétothérapie se présentent généralement sous la forme de pastilles rondes ou rectangulaires. Elles peuvent aussi se présenter sous la forme de galets, de lingot, de plaques ou même de feuilles magnétisées. Les faces des aimants sont dotées de deux pôles : le Nord et le Sud. Selon l'effet recherché, un des deux pôles est appliqué sur la peau. Deux aimants peuvent aussi être posés sur la peau là où se trouve la zone à traiter, avec un espacement de plus ou moins 5 cm et en respectant les polarités : une face nord contre la peau plus une face sud contre la peau de part et d'autre la zone à traiter. Il peut s'agir d'aimants dont le champ magnétique avoisine les 1000 Gauss. L'on trouve également des aimants de plus forte rémanence avoisinant les 3 700 Gauss ou même les 12 200 Gauss.

Les propriétés thérapeutiques généralement attribuées aux aimants sont une action antalgique qui serait exercée par le pôle Sud et une action décontracturante sur les muscles attribuée au pôle Nord,[21].

Une méta analyse de 2007 suggère que l'efficacité des aimants sur la douleur n'est pas supérieur à un placebo[22]. La magnétothérapie et critiquées par les sceptiques[23].

L'utilisation des aimants est déconseillée chez les personnes porteuses d'un pacemaker, car les aimants génèrent un champ magnétique qui peut perturber le fonctionnement de cet appareil. Les femmes enceintes de moins de trois mois doivent éviter d'utiliser des aimants directement sur le ventre[24].

Magnétothérapie pulsée[modifier | modifier le code]

La « magnétothérapie pulsée » ou thérapie par les champs magnétiques pulsés, qui fait appel à des champs magnétiques de faible intensité, mais plus puissants que de simples petits aimants, permettrait d'obtenir des résultats thérapeutiques intéressants dans les traitements de l'arthrose[25], de la cervicalgie chronique[26], de la fibromyalgie[27] ou de la polyarthrite rhumatoïde[28].

Encore peu répandue en France, la magnétothérapie pulsée est plus répandue en Allemagne[29],[30], au Japon[31], aux États-Unis ou encore dans les pays d'Europe de l'Est, notamment en Russie et dans l'ancienne Tchécoslovaquie[32]. Cette technologie se développe en France[25], où elle est notamment proposée par des établissements hospitaliers, comme à Soissons[33], Grenoble ou Perpignan, dans le traitement de la douleur[34]. Des études complémentaires sont encore en cours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Tim Harlow, Colin Greaves, Adrian White, Liz Brown, Anna Hart et Edzard Ernst, « Randomised controlled trial of magnetic bracelets for relieving pain in osteoarthritis of hip and knee », British Medical Journal, vol. 329,‎ 2004, p. 1450 (DOI 10.1136/bmj.329.7480.1450, lire en ligne)
  2. (en) MA Caselli, N Clark, S Lazarus, Z Velez et L Venegas, « Evaluation of magnetic foil and PTT Insoles in the treatment of heel pain », Journal of the American Podiatric Medical Association, vol. 87, no 1,‎ 1997, p. 11-16 (PMID 9009543, lire en ligne)
  3. (en) Mark H. Winemiller, Robert G. Billow, Edward R. Laskowski et W. Scott Harmsen, « Effect of Magnetic vs Sham-Magnetic Insoles on Plantar Heel Pain: A Randomized Controlled Trial », [JAMA The Journal of the American Medical Association], vol. 290, no 11,‎ 2003, p. 1474-1478 (PMID 13129987, DOI 10.1001/jama.290.11.1474, lire en ligne)
  4. (en) Edward A. Collacott, John T. Zimmerman, Donald W. White et Joseph P. Rindone, « Bipolar Permanent Magnets for the Treatment of Chronic Low Back Pain », [JAMA The Journal of the American Medical Association], vol. 283, no 10,‎ 2000, p. 1322-1325 (PMID 10714732, DOI 10.1001/jama.283.10.1322, lire en ligne)
  5. (en) Leonard Finegold et Bruce L Flamm, « Magnet therapy : EDITORIAL », British Medical Journal, vol. 332, no 7532,‎ 2006, p. 4 (PMID 16399710, DOI 10.1136/bmj.332.7532.4, lire en ligne)
  6. Hippocrate. Trad. Littré. Livre III, §21 : Des affections internes (tome 7 de Littré, p. 219) et Livre III, §243 : Des femmes stériles (tome 8 de Littré, p. 457-459)
  7. Pline. Histoire naturelle. Livre XXIV, chap. 42, 453 ; livre XXXVI chap. 25, 520-521 et chap. 28, 523. Traduction française Littré, Paris, 1848
  8. (la) Marcel l'Empirique. Marcelli viri illustris Burdigalensis : de medicamentis empiricis, etc. Liber I, cap. I, 35-36, 1536
  9. a et b Abbé Le Noble, Effets de l'aimant. Mémoire lu à la Société Royale de Médecine, Paris, septembre 1777.
  10. Andry et Thouret, Observations et Recherches sur l'usage de l'aimant en médecine ou Mémoire sur la magnétisme médicinal, extrait des Mémoires de la Société Royale de Médecine, année 1779, Paris, Monnier, 1782.
  11. R. Laennec, Traité de l'auscultation médicate et des maladies des poumons et du cœur, Paris, 1883, tome 3, p. 368 et 497-499.
  12. (en) Blundell E.S. « Effets produced by the mineral magnet » Lancet. London. 1834. II, 760
  13. (en) Schmidt Ch. « Some Practical and Medical Contributions to the Science of Mineral Magnetism » London Medical and Surgical Journal 1836. vol III, 538-543.
  14. Beydler G. « Note sur l'emploi de l'aimant en médecine » Annales Société de Médecine de Gand. 1841. IX, 241-250 (rapport de Dumont : 251-264)
  15. Georges Lakhovsky, Les Ondes qui guérissent, Gauthier-Villars et Cie, 1929.
  16. (en) Mizushima Y. et al. « Effets on magnetic fields on inflammation » Experientia 1975 ; 31:1411-2.
  17. (en) Kholodov Yu. A. (ed.), « Influence of magnetic fields on biological objects » [PDF],‎ 24 septembre 1974
  18. (en) Butenko LL. « The use of alternating magnetic fields in spinal osteochondrosis » in : Mechanisms of biological action of EM fields, Oct 1987, Pouschino, USSR, Academy of Science, Research Center for Biological Studies.
  19. Constantinescu. D « La magnothérapie pulsée » La Vie Médicale 1979, 21
  20. (en) Jerabek J. « Pulsed Magnetic Fields in Czechoslovakia. A Review » Rev Environ Health. 1994;10:127-34.
  21. Roques C.-F. Annales de réadaptation et de médecine physique 46 (2003) 565–577. une action antalgique qui serait exercée par le pôle Sud et une action décontracturante sur les muscles attribuée au pôle Nord
  22. Static magnets for reducing pain: systematic review and meta-analysis of randomized trials
  23. (en) Bruce Flamm, « Magnet therapy: A Billion-dollar Boondoggle », Skeptikal Inquirer, The Commitee for Skeptical Inquiry, vol. 30, no 4,‎ july/august 2006 (lire en ligne)
  24. Dictionnaire Vidal 2011, page 254 phys produits de parapharmacie
  25. a et b Sylvie Riou « Du courant contre la douleur. Une première étude française précise l'intérêt de la thérapie par signal pulsé dans l'arthrose du genou » Impact Médecin no 395 du 6 Février 1998.
  26. R. Forestiera, A. Françona, F. Saint-Arromandb, C. Bertolinoc, A. Guillemota, B. Graber-Duvernaya, M. Slikha, B. Duplana « Y a-t-il un effet des soins thermaux et des champs électromagnétiques pulsés sur la cervicalgie chronique ? Essai clinique randomisé. Première partie : étude clinique » Annales de réadaptation et de médecine physique 50 (2007) 140–147.
  27. Alex W Thomas, Karissa Graham, Frank S Prato, Julia McKay, Patricia Morley Forster, Dwight E Moulin and Sesh Chari « Étude aléatoire en double aveugle contre placébo utilisant un champ magnétique basse fréquence dans le traitement des douleurs musculo-squelettiques chroniques » Pain Res Manag. 2007; 12(4): 249–258.
  28. Naomi M Shupak, Julia C McKay, Warren R Nielson, Gary B Rollman, Frank S Prato et Alex W Thomas « Exposition à un champ magnétique pulsé basse fréquence spécifique : une étude contre placebo en double aveugle sur les effets sur EVA chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et de fibromyalgie » Pain Res Manag. 2006; 11(2): 85–90.
  29. (en) Pelka RB, Jaenicke C, Gruenwald J. « Impulse magnetic-field therapy for migraine and other headaches: a double-blind, placebo-controlled study » Adv Ther. 2001 May-Jun;18(3):101-9. PMID 11571822
  30. (de) Grünner O. « [Cerebral use of a pulsating magnetic field in neuropsychiatry patients with long-term headache] » EEG EMG Z Elektroenzephalogr Elektromyogr Verwandte Geb. 1985 Dec;16(4):227-30. PMID 3935419
  31. Nakagawa K. « Magnetic Field deficience syndrome and magnetic treatment » Japan Med Journal, Tokyo (1976)
  32. (en) Navratil. P. et al. « Possible therapeutic applications of pulsed magnetic fields » Cas Lesk Cesk. 1993. 132 : 590-4
  33. Le Chapellier, Matta « Une approche de l'antidouleur par champs magnétiques pulsés : Mécanismes, évaluations et expérimentation dans le cas de l'héliomagnétothérapie » Douleur et analgésie 2005;18(3):87-98.
  34. « Ouverture de la consultation antidouleur au centre hospitalier de Soissons » L'Union 21 octobre 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-José Boutaric, Les applications médicales de l'aimant de l'Antiquité au XIXe siècle in Histoire des Sciences Médicales, Organe Officiel de la Société Française d'Histoire de la Médecine, ISSN 0440-8888, Trimestriel, Tome XXVIII, no 3, 1994.
  • Gauquelin, M. 1966. Effets biologiques des champs magnétiques. 316. Annales de Biologie, Ser 4, 5, No 11-12, 595.
  • Pierre Martignac, Les vertus du magnétisme, des aimants et de la terre, Grancher (26 février 1997), ISBN 978-2733905449
  • Yves Rocard, La Science et les sourciers ; baguettes, pendules, biomagnétisme, Paris: Dunod 1989, (ISBN 2-10-002996-7).
  • Monique Vial, Précis de magnétothérapie, APIPresse
  • (de) Dinculescu T, Macelariu A. « Recherche sur l'efficacité thérapeutique des champs électromagnétiques de basse fréquence » Studii e Cercep fizioterapie, Vol V, Bucarest, 1963.
  • Dan Constantinescu, La Magnothérapie pulsée, La Vie Médicale (21), 1979
  • Rocard Y, Constantinescu D, Wagner HJ. « Le magnétisme, une application thérapeutique chez l'homme » Annales de Kinésithérapie 1981;8(4).
  • Tomus L, Opreau R, Cordea J, Gavrus AL. « Contribution à l'action stimulatrice du champ magnétique constant et homogène sur l'activité phagocytaire » Revue Roumaine de Physiologie, 3(2):133.
  • Dubois R. « Influence du magnétisme sur l'orientation des colonies microbiennes » Compte-Rendu de Séance de la Société de Biologie 1886;8(3):127.
  • Delhez R. « L'influence du champ magnétique sur les transfor­mations physico-chimiques » Bulletin de la Société Royale (Belge) des Sciences, Liège 1957;26(2):83.
  • Bouaboula M. Casellas P « Récepteurs cannabioides, fonctions cellulaires » Douleur et analgésie 2001; 14-207-11
  • Le Chapellier JM. Le magnétisme antidouleur, une approche électrobiologique. Services des soins palliatifs et antidouleur / Centre Hospitalier de Soissons, 2003.
  • Hinsenkamp M. Stimulation électromagnétique de l'ostégénèse et consolidation des fractures. Académie Royale de Médecine. Bruxelles, 1994
  • Navratil P, Jerabek J. et al. « Le champ magnétique pulsé dans la thérapie de la prostatite » Clinci of Urology FN Hradec Kralove, NIPH, 2002-2003
  • (en) Becker Robert O, Andrew A. Marino. Electromagnetism and Life, State University of New York Press, Albany, 1982. ISBN 0-87395-561-7.
  • (en) Becker Robert O. The Body Electric: Electromagnetism and the Foundation of Life, William Morrow & Co, 1985. ISBN 0-688-00123-8.
  • (en) Becker Robert O. Cross Currents: The Promise of Electromedicine, the Perils of Electropollution, Tarcher, 1989. ISBN 0-87477-536-1.
  • (en) Binhi VN. Magnetobiology: Underlying Physical Problems. San Diego: Academic Press, 2002. ISBN 0-12-100071-0.
  • (en) Brodeur Paul. Currents of Death, Simon & Schuster, 2000. ISBN 0-7432-1308-4.
  • (en) Carpenter David O, Sinerik Ayrapetyan. Biological Effects of Electric and Magnetic Fields, Volume 1 : Sources and Mechanisms, Academic Press, 1994. ISBN 0-12-160261-3.
  • (en) Carpenter, David O, Sinerik Ayrapetyan. Biological Effects of Electric and Magnetic Fields : Beneficial and Harmful Effects (Vol 2), Academic Press, 1994. ISBN 0-12-160261-3.
  • (en) Chiabrera A. (Editor) Interactions Between Electromagnetic Fields and Cells, Springer, 1985. ISBN 0-306-42083-X.
  • (en) Habash, Riadh WY. Electromagnetic Fields and Radiation: Human Bioeffects and Safety, Marcel Dekker, 2001. ISBN 0-8247-0677-3.
  • (en) Horton William F, Saul Goldberg. Power Frequency Magnetic Fields and Public Health, CRC Press, 1995. ISBN 0-8493-9420-1.
  • (en) Mae-Wan, Ho et al. Bioelectrodynamics and Biocommunication, World Scientific, 1994. ISBN 981-02-1665-3.
  • (en) Malmivuo Jaakko, Robert Plonsey. Bioelectromagnetism: Principles and Applications of Bioelectric and Biomagnetic Fields, Oxford University Press, 1995. ISBN 0-19-505823-2.
  • (en) O'Connor, Mary E. (Editor) et al. Emerging Electromagnetic Medicine, Springer, 1990. ISBN 0-387-97224-2.