Hypothèse du zoo

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Une réponse au paradoxe de Fermi est l'hypothèse que la Terre soit pour d'éventuelles civilisations extraterrestres une réserve naturelle protégée ou qu'elle soit placée en quarantaine (La Bille Bleue : photo de la Terre prise par l'équipage d'Apollo 17).

L'hypothèse du zoo est une hypothèse avancée en 1973 par l'astronome John A. Ball en réponse au paradoxe de Fermi au sujet de l'apparente absence de contacts et de preuves de l'existence d'une vie extraterrestre. Selon cette hypothèse, les extra-terrestres existeraient et seraient assez avancés technologiquement pour pouvoir communiquer avec les terriens. Ils observeraient la Terre et l'humanité à distance, sans essayer d'interagir, à la façon de chercheurs qui observeraient des animaux primitifs à distance, évitant d'entrer en contact afin de ne pas les perturber. Cette hypothèse avait déjà été émise en 1934 par Constantin Tsiolkovski, père et théoricien de l'astronautique moderne.

Un développement de cette hypothèse est celle de la quarantaine galactique, où les civilisations extraterrestres attendraient avant de contacter l'humanité qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction pour des raisons éthiques, scientifiques ou culturelles.

D'autres hypothèses ont été développées à partir de celle du zoo par des scientifiques. L'hypothèse du zoo a également été reprise en ufologie et parallèlement dans des œuvres de science-fiction.

Précurseur[modifier | modifier le code]

Constantin Tsiolkovski, père de l'astronautique moderne, avait déjà évoqué l'hypothèse de la quarantaine galactique.

Le Russe Constantin Tsiolkovski, père et théoricien de l'astronautique moderne, s'est posé tardivement dans sa vie des questions philosophiques, dont celle de la présence de civilisations extraterrestres, et de l'absence de preuves de leur existence, anticipant ainsi le paradoxe de Fermi. Utilisant un raisonnement similaire à ce qui sera plus tard l'équation de Drake, il arrive à la conclusion que la vie est répandue sur de nombreuses autres planètes autour d'autres étoiles, et que la colonisation de l'espace par des espèces extraterrestres tout comme par l'humanité est inévitable[1].

Il suggère en 1934, dans son essai There are also Planets Around Other Suns, que des civilisations extraterrestres plus sages et plus anciennes que la nôtre existent certainement, mais qu'elles refusent d'interférer avec notre histoire pour ne pas nous pousser à la destruction. Une rencontre pourrait alors avoir lieu lorsque l'humanité sera plus avancée technologiquement et spirituellement. Une rencontre prématurée pourrait provoquer une guerre inégale entre l'espèce humaine encore belliqueuse et une espèce extraterrestre bien plus évoluée. Tsiokolvsky évoque aussi la différence d'intelligence qui empêcherait toute communication : « Pouvons-nous avoir des relations rationnelles avec des chiens ou des ânes ? De la même manière, des êtres supérieurs ne seraient pas capables de communiquer avec nous pour le moment »[1].

Il élabore également une autre raison pour laquelle il y aurait un avantage pour ces espèces extraterrestres supérieures à nous laisser évoluer par nous-même : malgré les propres doutes de l'humanité, ces espèces sauraient que quelque chose de valable se développerait, et que l'humanité pourrait apporter « un nouveau et merveilleux courant de vie qui renouvellera et complètera leur vies déjà parfaites »[1].

Pour le physicien Stephen Webb, les hypothèses de Tsiolkovski « contiennent les graines de l'hypothèse du zoo »[2].

Hypothèse du zoo par Ball[modifier | modifier le code]

Théorisée en 1973 par l'astronome John A. Ball dans la revue Icarus, l'hypothèse du zoo pose que des extraterrestres existeraient bien et s'intéresseraient à notre espèce[3]. Ils pourraient le faire de la même façon que nous nous intéressons aux animaux dans des réserves naturelles, par curiosité scientifique et en cherchant à interagir le moins possible avec eux, en nous observant à distance, depuis la ceinture d'astéroïdes[4] ou des confins du Système solaire[5]. La raison pour laquelle il n'y a aucun contact entre ces civilisations extraterrestres hautement avancées (omniprésentes dans l'univers selon Ball) et l'humanité est que ces premiers ne veulent pas être détectés et ont les moyens technologiques de le faire afin de laisser la civilisation humaine se développer naturellement[6].

Cette hypothèse est directement destinée, selon Ball, à résoudre le paradoxe de Fermi. Il reprend l'idée qu'étant donné la longévité de l'univers, les civilisations extraterrestres doivent être nombreuses et ont dû se répandre dans la galaxie tout entière. Or, l'absence de contact est l'argument le plus fort selon lui en faveur de l'hypothèse du zoo, dont il existe, selon les facteurs pris en compte, plusieurs variantes[7].

Développements[modifier | modifier le code]

L'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée tel que la colonisation européenne des Amériques est un des arguments des scientifiques qui soutiennent l'hypothèse du Zoo (Siège de Tenochtitlan vu par les Aztèques, 1521).

Pour l'astrophysicien Peter Ulmschneider, cette hypothèse est logique quand on voit dans l'histoire humaine l'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée, comme ce fut le cas pour les Amérindiens à la suite de l'arrivée de Christophe Colomb ou de Hernán Cortés. Pour lui, une civilisation extraterrestre bien plus évoluée et ancienne que la nôtre ne prendrait pas un tel risque et resterait à l'écart, permettant à l'humanité de poursuivre un développement original, sans influence culturelles ou technologique étrangère[8].

Le radioastronome Nikolaï Kardashev, auteur de la théorie de l'échelle de Kardashev estime qu'il est très probable qu'une supercivilisation ait déjà détecté et observé l'humanité au moyen de télescopes de dimensions cosmiques. Il en parle notamment dans un article publié en 1997 sur ce sujet, intitulé Radioastron - a Radio Telescope Much Greater than the Earth[9]. Pour cette supercivilisation, la science de l'« ethnographie cosmique » doit être hautement développée. Or, le fait qu'aucun contact n'ait été établi jusqu'à présent pourrait s'expliquer par des considérations éthiques de ces civilisations. Partant de ce principie, Kardashev n'entrevoit que deux scénarios d'évolution possibles pour une supercivilisation : l'évolution naturelle et l'évolution consécutive aux contacts avec d'autres civilisations extraterrestres. Il estime plus probable le scénario reposant sur le contact de deux civilisations hautement développées technologiquement et culturellement ; ce scénario, qu'il intitule « hypothèse de l'urbanisation » (Urbanization Hypothesis), aboutirait à regrouper et unifier plusieurs civilisations au sein de quelques régions compactes de l'Univers[10].

Quarantaine galactique[modifier | modifier le code]

Une hypothèse parallèle développée par l'astronome Michael Papagiannis est celle de la quarantaine galactique : plutôt que de considérer l'humanité comme un zoo, les civilisations extraterrestres attendraient avant de la contacter qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction[11]. Pour Papagiannis, seul le passage de ce test hypothétique, c'est-à-dire éviter une disparition due à une guerre nucléaire, à la surpopulation ou à une catastrophe environnementale, permettrait que les civilisations extra-terrestre prennent contact avec l'humanité. Pour lui, résoudre les problèmes de l'humanité serait un moyen plus sûr d'entrer en contact qu'une recherche active comme avec le SETI[12].

Éthique de non intervention partagée...[modifier | modifier le code]

Une motivation fondamentale de l'hypothèse du zoo serait qu'un contact prématuré pourrait « inintelligemment » réduire la diversité totale de civilisations (Plus de 1 000 galaxies sur une seule photo, Hubble Ultra Deep Field).

Selon Alex Wissner-Gross, physicien à l'Université de Harvard, l'hypothèse du zoo établit premièrement qu'un grand nombre de cultures extraterrestres existent, et deuxièmement que ces extraterrestres ont un grand respect pour un développement et une évolution indépendants et naturels. En envisageant que l'intelligence est un processus physique qui tend à maximiser la diversité des futurs d'un système, une motivation fondamentale de l'hypothèse du zoo serait qu'un contact prématuré pourrait « inintelligemment » réduire la diversité totale de chemins que l'univers lui-même pourrait prendre[13].

Pour Steven Soter, scientifique au département d'astrophysique au Muséum américain d'histoire naturelle, ces idées sont peut être plus plausibles s'il y a une culture ou une politique légale relativement universelle partagée par cette pluralité de civilisations extraterrestres qui nécessite d'isoler des civilisations d'un niveau de développement comparable à celui de la Terre. Dans un univers sans pouvoir hégémonique, des civilisations solitaires avec des principes indépendants entreraient en contact. Cela fait donc l'hypothèse d'un univers bondé de civilisations avec des règles clairement définies plus possible[14].

Cependant, comme John D Barrow et Frank Tipler, Ian Crawford, professeur de science planétaire et d'astrobiologie, s'il y a de multiples cultures extraterrestres, cette théorie pourrait céder sur le concept du motif d'uniformité. Il suffirait qu'une seule civilisation extraterrestre décide d'agir contrairement à cet impératif dans notre champ de détection pour qu'elle soit abrogée, et la probabilité d'une telle violation augmente avec le nombre de civilisations[15]. Mais l'idée d'une motivation partagée deviendrait cependant possible si toutes les civilisations avaient tendance à évoluer de manière semblable au niveau des valeurs et normes culturelles à propos d'un contact, beaucoup comme l'évolution convergente sur Terre a fait évoluer indépendamment l’œil en plusieurs occasions[16]. Une autre explication pour Ronald N. Bracewell, astronome membre du programme SETI serait que toutes les civilisations suivent les pas d'une civilisation particulièrement éminente, la première civilisation[17].

...Ou imposée par une première civilisation[modifier | modifier le code]

Plusieurs scientifiques ont émis l'hypothèse qu'une première ou puissante civilisation de la voie lactée aurait imposé la quarantaine (voie lactée vue sur l'île de Pâques).

Avec l'idée d'une première civilisation précurseuse, l'hypothèse du zoo ainsi modifiée devient une meilleure réponse au paradoxe de Fermi pour le professeur Thomas Hair de la Florida Gulf Coast University. Le temps passé entre l'émergence d'une première civilisation dans la voie lactée et des civilisations suivantes pourrait être gigantesque. La méthode de Monte-Carlo montre que les périodes entre les apparitions de civilisation sont l'équivalent d'époques géologiques sur Terre. La capacité d'une civilisation avec une avance de 10 millions, 100 millions ou un demi milliard d'année est difficilement imaginable comme montré sur l'échelle de Kardashev.

Même si cette première grande civilisation a depuis longtemps disparu, leur héritage pourrait survivre sous la forme de tradition ou même à l'aide d'une forme de vie artificielle entièrement orientée vers cet objectif sans le risque de mort. Cette civilisation n'aurait pas besoin d'être la première apparue, mais juste la première à avoir répandu sa doctrine et son contrôle sur une grande partie de la galaxie. Si une telle civilisation avait gagné l'hégémonie dans un lointain passé, elle pourrait avoir créé un tabou contre les civilisations prédatrices et en faveur de la non interférence, lequel se serait perpétué chez les civilisations qui lui auraient succédé.

Si la plus vieille civilisation encore présente dans la voie lactée avait une avance de par exemple 100 millions d'années sur la civilisation suivante, il est alors possible de concevoir qu'elle pourrait être dans la position singulière de contrôler, observer, influencer ou isoler l’émergence de toutes les civilisations qui la suivent dans sa sphère d'influence. Cette situation serait analogue à celle de notre civilisation terrienne au quotidien, où chacun né sur cette planète est né dans un système pré-existant de familles, coutumes, traditions et lois qui ont été établis bien avant notre naissance et sur lesquels nous n'avons que peu ou aucun contrôle[18].

Hypothèse de l'interdit[modifier | modifier le code]

Photo de Carl Sagan
Plusieurs scientifiques dont Carl Sagan ont émis l'hypothèse d'un code de conduite extraterrestre commun, le Codex Galactica.

Selon le physicien Stephen Webb, « l'hypothèse de l'interdit » (interdict hypothesis) est un développement de l'hypothèse du zoo qui explique pourquoi non seulement la Terre mais toutes les planètes portant la vie sont interdites d'accès. En 1987, le physicien Martyn J. Fogg explique que la Terre et ses espèces vivantes sont rendues intouchables par les civilisations extraterrestres en raison d'un traité galactique. Cette hypothèse de l'interdit se fonde sur l'idée que selon toute vraisemblance la galaxie serait déjà colonisée, et ce bien avant la formation du Système solaire[19]. Depuis, la galaxie serait entrée dans une ère d'équilibre des puissances, ce qui expliquerait qu'il n'y a pas de recherches de contacts. La Terre serait ainsi située au sein de l'aire d'influence d'une de ces puissances galactiques, membre d'un Galactic Club, idée que Fogg emprunte à Carl Sagan et William Newman, qui parlent aussi d'un code de conduite commun, le Codex Galactica. La Terre étant un domaine réservé à cette puissance, aucun contact ne serait possible tant que l'humanité n'aurait pas acquis assez de technologie pour rejoindre ce club galactique. La raison de cet interdit serait que dans cette ère d'équilibre la ressource non renouvelable la plus importante pour ces civilisations est la connaissance, car elle n'auraient même plus besoin de coloniser les planètes comme l'avait déjà évoqué l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov. Webb voit cependant une faiblesse dans cette hypothèse : l'homogénéité culturelle est un mythe, étant donné la relativité des voyages interstellaires, ce qui constitue un obstacle à l'édification de vastes civilisations[20].

Hypothèse du planétarium[modifier | modifier le code]

Pour l'écrivain de science-fiction et physicien Stephen Baxter, le paradoxe de Fermi peut être résolu au moyen d'une hypothèse proche de celle du zoo : l'hypothèse du « planétarium » (planetarium hypothesis)[21]. La Terre serait prise dans une puissante simulation de réalité virtuelle qui lui masquerait les signes et preuves de la présence extraterrestre. Des signaux électromagnétiques dissimuleraient la signature de leur présence en générant l'équivalent d'un planétarium, à l'échelle du Système solaire tout entier. L'idée a été reprise dans la nouvelle de Robert Heinlein, Universe, mais aussi au cinéma dans Matrix ou The Truman Show. Pour Stephen Webb, l'hypothèse, qui tend à être un solipsisme moderne, et qui va contre le rasoir d'Occam, est peu réaliste, sauf si l'on admet qu'une civilisation très puissante (de type III chez Kardachev) existe, et encore elle frise selon lui la paranoïa, Baxter lui-même ayant énoncé cette hypothèse comme une possibilité à éliminer[22]. De tels dispositifs nécessitent la maîtrise de l’astro-ingénierie. Anders Sandberg imagine quant à lui les « cerveaux de Jupiter » : des cerveaux artificiels, de la taille de Jupiter, d'une puissance de calcul phénoménale. Ces projets d'astro-ingénierie seraient capables de consommer l'énergie d'une étoile pour fonctionner[23].

Critiques[modifier | modifier le code]

Ball précise lui-même que sa théorie n'est pas démontrable ni vérifiable « parce qu'ils (les extraterrestres) ne veulent pas être découverts et qu'ils ont la capacité technologique de s'en assurer »[12]. En cela, on peut la rapprocher de l'exemple de la théière de Russel.

Pour le cosmologue John D Barrow et le physicien Frank Tipler, l'hypothèse du zoo est peu probable. Même s'ils proposent, pour vérifier l'hypothèse, de détecter les émissions radio éventuelles entre les veilleurs extraterrestres présents dans notre système solaire et leur étoile d'origine comme envisagé par les scientifiques Kuiper et Morris, ou de détecter le rayonnement infrarouge de la construction de sondes auto-réplicantes comme imaginé par Freeman Dyson d'après les travaux de John von Neumann, ils pensent que s'il existait de nombreuses civilisations extraterrestres avancées et capables d'entrer en contact avec l'humanité comme l'équation de Drake pourrait le faire croire, il n'est pas certain que toutes respecteraient à la lettre cette règle de non-ingérence. De plus, même si cette règle était respectée à l'échelle d'une civilisation, la possibilité existerait qu'un individu ou un groupe d'individus extraterrestres la transgresse sciemment ou accidentellement. Pour Barrow et Tipler, aucun système policier avancé extraterrestre ne pourrait empêcher absolument tout contact[24].

Selon Stephen Webb, ce scénario et ses développements alternatifs souffrent de plusieurs défauts : ils ne sont pas testables, car selon cette hypothèse quoique l'humanité fasse pour les détecter, cela se révèlera impossible par la simple explication qu'ils ne veulent pas être vus. Pour Webb la même explication pourrait être utilisée pour les fées et est donc très pauvre scientifiquement. Cette hypothèse est également anthropocentrique, il est impossible de savoir pourquoi une espèce extraterrestre aurait comme les humains un intérêt envers des espèces moins avancées. De même cette hypothèse échoue à expliquer pourquoi la Terre n'a pas été colonisée longtemps avant l'apparition d'une forme de vie complexe. Il reprend les critiques de Barrow et Tipler qu'il suffirait qu'une seule civilisation brise l'embargo et qu'il est peu probable que toutes les civilisations de toutes époques aient la même doctrine. Enfin l'hypothèse du zoo n'explique pas pourquoi les télescopes ou radiotélescopes n'observent aucun signe de vie intelligente dans la galaxie[25].

Théorie en ufologie[modifier | modifier le code]

Les ufologues qui croient que les ovnis sont des soucoupes volantes pilotées par des extraterrestres soutiennent l’hypothèse du zoo, croyant qu'elle soutiendrait leur théorie. Cependant l'hypothèse du zoo spécifie au contraire qu'aucune manifestation de visiteurs extraterrestres ne devrait être vue par les Terriens, ce qui impliquerait que si les ovnis sont effectivement des vaisseaux extraterrestres, l'hypothèse du zoo serait fausse. L'ufologue James Deardorff propose le scénario d'un embargo non étanche : certains extraterrestres ne respecteraient pas la situation intouchable de la Terre et la visiteraient. Cette explication est considérée comme tellement non scientifique par Stephen Webb qu'elle ne mérite selon lui-même pas l'appellation de scénario[26],[6].

Pour Budd Hopkins, ufologue américain qui a particulièrement travaillé sur les enlèvements par les extraterrestres, l'hypothèse du zoo implique une surveillance par des extraterrestres vivant au sein de l'humanité[27].

Théorie en fiction[modifier | modifier le code]

« Pas d'identification de soi-même ou de la mission. Aucune interférence avec le développement social de la dite planète. Aucune référence à l'espace ou qu'il y ait d'autres mondes et d'autres civilisations » : Directive Première de la Fédération des planètes unies.
  • Le roman de science-fiction, écrit par Olaf Stapledon Créateur d'étoiles (1937) décrit une race extraterrestre qui garde son existence cachée des "primitifs pré-utopiens" pour qu'ils ne perdent pas leur indépendance d'esprit. C'est seulement quand ils atteignent le niveau de voyageurs spatiaux utopiens que la race avancée prend contact pour aider leur développement. L'écrivain Arthur C. Clarke déclarera avoir été très influencé par Stapledon.
  • Dans la La Sentinelle (1948), nouvelle de science-fiction d'Arthur C. Clarke des géologues découvrent sur la Lune un artefact extraterrestre chargé de signaler à une espèce inconnue qu'une vie intelligente s'est développée sur Terre. La nouvelle a servi de base au film 2001, l'Odyssée de l'espace.
  • 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) présente les prémices de la théorie de John A. Ball. Malgré une différence notable, un contact ayant lieu dans la préhistoire pour faire évoluer l'humanité, le rôle du second monolithe est de prévenir une civilisation extraterrestre que l'espèce humaine a acquis un niveau technologique suffisant pour atteindre la lune et donc établir un premier contact.
  • Dans l'univers de Star Trek, la quarantaine galactique est désignée par la Fédération des planètes unies sous le nom de Directive Première. Le concept a été défini en mars 1968 dans l'épisode Du pain et des jeux.
  • L'Invasion des soucoupes volantes, film de 1977, dépeint la Terre protégée à son insu d'une invasion d'extraterrestres hostiles par une ligue intergalactique.
  • Dans Galactica 1980, une quarantaine galactique est appliquée envers la Terre, laquelle est même protégée d'une invasion extraterrestre.
  • Dans la série animée Il était une fois... l'Espace (1981), la quarantaine galactique est appliquée aux civilisations moins évoluées par la confédération d'Oméga qui regroupe terriens et extraterrestres. Lors de la fin de la série, Oméga et les autres civilisations apprennent qu'ils font eux-mêmes l'objet d'une quarantaine galactique de la part d'espèces super-évoluées.
  • Dans Déprogrammé (2003) épisode de la série animée South Park les enfants découvrent que la Terre entière a été construite pour un jeu télévisé intergalactique qui est sur le point d'être déprogrammé. Les extraterrestres ne veulent pas prendre contact avec l'humanité afin de ne pas influencer le jeu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John A. Ball, « The zoo hypothesis », Icarus, no 19,‎ , p. 347-349 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Seth D. Baum, Jacob D. Haqq-Misra et Shawn D. Domagal-Goldman, « Would Contact with Extraterrestrials Benefit or Harm Humanity? A Scenario Analysis », Acta Astronautica, vol. 68, no 11-12,‎ , p. 2114-2129 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Stephen Baxter, « The planetarium hypothesis: A resolution of the Fermi paradox », Journal of the British Interplanetary Society, no 54,‎ , p. 210-216 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Martyn J. Fogg, « Temporal Aspects of the Interaction among First Galactic Civilizations: The 'Interdict Hypothesis' », Icarus, no 69,‎ , p. 370-384 (lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Peter Ulmschneider, Intelligent life in the universe: principles and requirements behind its emergence, Springer-Verlag Berlin and Heidelberg GmbH & Co. K, 2006 (ISBN 978-3540328360) (en partie consultable en ligne sur le site de l'auteur) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Stephen Webb, If the Universe Is Teeming with Aliens... Where Is Everybody ? : Fifty Solutions to Fermi's Paradox and the Problem of Extraterrestrial Life, Springer,‎ , 299 p. (ISBN 978-0387955018) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en)(en) V. Lytkin, B. Finney et L. Alepko, « Tsiolkovsky - Russian Cosmism and Extraterrestrial Intelligence », Quarterly Journal, vol. 36, no 4,‎ (lire en ligne).
  2. Stephen Webb (2002), p. 46-47.
  3. J.A. Ball (1973).
  4. (en) M.D. Papagiannis, « Are we all alone, or could they be in the Asteroid Belt », Quarterly Journal of Royal Astronomical Society, no 19,‎ , p. 277-281.
  5. (en) R. Burke-Ward, « Possible existence of extra-terrestrial technology in the solar system », Journal of the British Interplanetary Society, no 53,‎ , p. 1-12.
  6. a et b Stephen Webb (2002), p. 46-47.
  7. Seth D. Baum, Jacob D. Haqq-Misra et Shawn D. Domagal-Goldman (2011), p. 14.
  8. (en) Intelligent life in the universe: principles and requirements behind its emergence, Peter Ulmschneider, partie 10.8, p. 276.
  9. (en) N. S. Kardashev, « Radioastron - a Radio Telescope Much Greater than the Earth », Experimental Astronomy, vol. 7, no 4,‎ , p. 329-343 (lire en ligne).
  10. (en) Nikolaï Kardashev, « On the inevitability and the possible structures of supercivilizations », Proceedings of the Symposium, D. Reidel Publishing Co.,‎ , p. 502 (lire en ligne)
  11. (en) An infrared search in our solar system as part of a more flexible search strategy, Papagiannis, M. D., in The search for extraterrestrial life: Recent developments, Proceedings of the Symposium, Boston, MA, June 18-21, 1984 (A86-38126 17-88). Dordrecht, D. Reidel Publishing Co., 1985, p. 505-511.
  12. a et b The Search for Extra Terrestrial Intelligence:A Philosophical Inquiry, David Lamb, Routledge, 2001, p. 171.
  13. A. D. Wissner-Gross, "Causal entropic forces", Physical Review Letters 110, 168702 (2013).
  14. Soter, S. (2005). Astrobiol. Mag. 17 Oct "SETI and the Cosmic Quarantine Hypothesis"
  15. Crawford, I.A., "Where are They? Maybe we are alone in the galaxy after all", Scientific American, July 2000, 38–43, (2000).[1]
  16. Kozmik, Z.; Ruzickova, J.; Jonasova, K.; Matsumoto, Y.; Vopalensky, P.; Kozmikova, I.; Strnad, H.; Kawamura, S. et al. (Jul 2008). "Assembly of the cnidarian camera-type eye from vertebrate-like components". Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 105 (26): 8989–8993.[2]
  17. Bracewell, R. (1982). Pre-emption of the Galaxy by the First Advanced Civilization, Pergmon Press, Oxford.[3]
  18. Temporal dispersion of the emergence of intelligence: an inter-arrival time analysis, Thomas W. Hair, International Journal of Astrobiology, Volume 10, Issue 02, April 2011, p. 131-135
  19. Martyn Fogg (1987), p. 371.
  20. Stephen Webb (2002), p. 49-50.
  21. Stephen Baxter (2001).
  22. Stephen Webb (2002), p. 51-53.
  23. (en) Anders Sandberg, « The physics of information processing superobjects: daily life among the Jupiter brains », Journal of Evol. Tech., no 5,‎ (lire en ligne).
  24. (en) The anthropic cosmological principle, John D. Barrow & Frank J. Tipler, Oxford University Press, 1988, p. 597.
  25. Stephen Webb (2002), p. 48.
  26. (en) James Deardorff, « Examination of the embargo hypothesis as an explanation for the Great Silence », Journal of British Interplanetary Society, no 40,‎ , p. 373-379.
  27. (en) Budd Hopkins et Carol Rainey, Sight Unseen : Science, UFO Invisibility and Transgenic Beings, New York, Atria Books,‎ , 406 p. (ISBN 0-7434-1218-4), p. 139 et 230, cité dans Jean Sider, « La femme au sang bleu : Des êtres humains inconnus de notre espèce vivent-ils parmi nous ? », sur lejdu.com, juin 2005 (version enregistrée par Internet Archive le 13 octobre 2007).