Histoire du Liberia

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L'histoire du Liberia en tant que pays commence en 1822, année où il a été fondé par une société philanthropique américaine de colonisation, l'American Colonization Society, pour y installer des esclaves noirs libérés.

Rapidement, un malaise entre américano-libériens et population autochtone apparaît.

Création de la République et domination des américano-libériens[modifier | modifier le code]

Le Liberia devient une république indépendante en 1847. Le suffrage censitaire permet aux américano-libériens de conserver le pouvoir durant un siècle.

Le Liberia s'était proclamé neutre au début de la Première Guerre mondiale. Mais le blocus de l'Empire allemand par les Alliés et la guerre sous-marine livrée par les Allemands à ceux-ci réduisirent à néant le commerce extérieur de ce petit pays d'Afrique occidentale provoquant une grave crise financière et économique. Espérant se faire bien voir des États-Unis dont il voulait obtenir un prêt, le Libéria rompit ses relations diplomatiques avec l'Allemagne le 5 mai 1917 (en raison de son isolement la nouvelle ne fut connue en Europe et à New York que le 9 mai). Le 4 août 1917, il lui déclara la guerre sans l'intention de la mener, le but étant de s'emparer des biens des ressortissants allemands relativement nombreux car l'Allemagne était le premier partenaire du Libéria avant 1914 (la nouvelle ne fut connue en Europe et à New York que le 7 août). Le 10 avril 1918, un sous-marin allemand pénétra dans le port de Monrovia, coula l'unique navire de la marine libérienne (un voilier), bombarda la ville dans le but de détruire les stations de radio et du télégraphe tuant plusieurs civils (quatre ?) puis quitta la place quand un bateau à vapeur britannique alerté par radio s'approcha[1].

En 1931, la Société des Nations condamne les conditions de travail forcé imposées aux autochtones par les américano-libériens pour le compte de multinationales de l'industrie du caoutchouc. Le scandale contraint le gouvernement à la démission. En 1936, le nouveau gouvernement interdit le travail forcé. Néanmoins, les autochtones, privés de droit de vote, restent des citoyens de seconde zone. C'est en mai 1945 que le président William Tubman accorde le droit de vote aux autochtones.

À partir de 1960, le Liberia entre dans une période de vingt années de prospérité, grâce à des concessions offertes à des multinationales étrangères (principalement américaines et allemandes) pour l'exploitation des gisements de minerai de fer.

Renversement du pouvoir des américano-libériens[modifier | modifier le code]

En 1971, William Tolbert, vice-président depuis 1951, accède à la présidence à la suite de la mort du président Tubman. La politique économique qu'il mène accroît le clivage entre américano-libériens et autochtones. Et le 12 avril 1980, le gouvernement est renversé lors un coup d'État mené par Samuel Doe, un autochtone qui prend le pouvoir. Il instaure rapidement une dictature.

Turbulences[modifier | modifier le code]

1989-1997 : une désastreuse guerre civile[modifier | modifier le code]

La guerre civile au Liberia a coûté la vie à près de 150 000 personnes, des civils pour la plupart, et a provoqué un effondrement total de l'État. Des milliers de personnes ayant été déplacées à l'intérieur du Liberia et hors de ses frontières, quelque 850 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. Les combats ont commencé à la fin de l'année 1989 et au début de l'année 1990, causant plusieurs centaines de morts lors des affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants se réclamant d'un groupe d'opposition, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL), dirigé par un ancien membre du Gouvernement, Charles Taylor.

En 1989, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL), un groupe d'opposition sous l'autorité de Charles Taylor, s'organise. La révolte gagne rapidement l'ensemble du pays sans rencontrer de résistance sérieuse de la part des forces gouvernementales. Néanmoins, l'avancée est stoppée aux portes de Monrovia. Dans le même temps, les membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) décident l'envoi de sa force d'interposition, l'Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group (ECOMOG), composée de 4 000 hommes.

Dès le début du conflit, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), une organisation régionale, a pris diverses initiatives en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit. L'ONU a appuyé l'action menée par la CEDEAO pour mettre fin à la guerre civile, notamment la création du Groupe d'observateurs militaires de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOMOG) en 1990. En 1992, le Conseil de sécurité a imposé au Liberia un embargo sur les armes et le Secrétaire général a nommé un représentant spécial chargé de faciliter les pourparlers entre la CEDEAO et les belligérants.

En 1990, un désaccord au sein du NPLF conduit Prince Johnson à faire sécession, et à créer l'Independent National Patriotic Front of Liberia (INPFL) avec un millier de dissidents. Le 9 septembre 1990, le président Doe est assassiné par Prince Johnson lors d'une visite aux troupes de l'ECOMOG. Le NPLF tente un nouvel assaut sur Monrovia en 1992, qui se solde par un échec. La situation s'enlise. Des chefs de guerre créent de nouvelles factions dissidentes. Les tentatives de résolution du conflit par la CEDEAO restent vaines.

Après la signature de l'accord de paix de Cotonou (Bénin) en 1993, négocié grâce à la CEDEAO, le Conseil de sécurité a créé la Mission d'observation des Nations unies au Liberia (MINUL), qui avait pour mandat notamment de contrôler le respect de l'accord de paix, et d'en vérifier l'application impartiale par toutes les parties. La MINUL a été la première mission de maintien de la paix que l'Organisation des Nations unies a entreprise en coopération avec une mission de maintien de la paix déjà mise sur pied par une autre organisation.

Toutefois, des retards dans l'application des accords et la reprise des combats entre factions libériennes ont fait qu'il n'y a pas eu d'élections en février-mars 1994, comme prévu. Au cours des mois suivants, plusieurs accords supplémentaires, amendant et précisant certaines dispositions de l'accord de Cotonou ont été négociés. Grâce au cessez-le-feu en vigueur, les Nations unies ont pu observer le déroulement des élections de juillet 1997, avec trois ans de retard sur le calendrier initial. Après avoir été intronisé, le 2 août 1997, le président Charles Taylor a formé un nouveau gouvernement et annoncé la mise en œuvre de mesures de réconciliation et d'unité nationale. L'objectif principal de la MONUL semblait avoir été atteint.

1997-2003, la reprise progressive de la guerre civile[modifier | modifier le code]

Charles Taylor au pouvoir[modifier | modifier le code]

En 1996, l'ensemble des factions acceptent la tenue d'un vote sous l'égide de la CEDEAO. Et le 19 juillet 1997, Charles Taylor est élu président de la république du Liberia avec 75 % des voix. La validité de l'élection est mise en doute par les nombreux observateurs étrangers dépêchés pour l'occasion par des organisations internationales.

En 1998, l'ECOMOG quitte le Liberia.

En novembre 1997, le mandat de la MONUL s'étant achevé le 30 septembre, l'ONU crée le Bureau d'appui des Nations unies pour la consolidation de la paix au Liberia (BANUL), dirigé par un représentant du Secrétaire général. Sa tâche principale est d'aider le gouvernement à consolider la paix après la victoire du président Charles Taylor dans les élections multipartites de juillet 1997.

Avec le plein appui du Conseil de sécurité, le BANUL semble ainsi faciliter la promotion de la réconciliation nationale, de la bonne gouvernance et aide à mobiliser une assistance internationale en vue de l'exécution de programmes de reconstruction et de développement. Le 23 avril 2003, le Conseil de sécurité approuve une révision de son mandat. En plus de ses tâches initiales, le BANUL doit s'employer à aider le gouvernement libérien à répondre aux besoins qu'il avait exprimés : le renforcement de ses capacités dans le domaine des droits de l'homme, pour la préparation des élections, l'élaboration d'une stratégie de consolidation de la paix intégrant des objectifs politiques.

Toutefois, ses efforts sont gravement compromis : le gouvernement au pouvoir et les dirigeants de l'opposition se révèlent incapables de surmonter leurs différends sur des questions-clefs de gestion des affaires publiques. Entretemps, la promotion de la réconciliation nationale est affaiblie par les violations systématiques des droits de l'homme, l'exclusion et le harcèlement des opposants politiques et l'absence de réforme dans le secteur de la sécurité. Ces éléments contribuent à la reprise de la guerre civile au Liberia et poussent la communauté internationale à demander aux parties belligérantes de parvenir à un règlement négocié du conflit.

Le 8 juillet 2003, alors que les combats entre les forces gouvernementales et plusieurs factions belligérantes s'intensifient et que le risque d'une tragédie humanitaire se profile, le Secrétaire général décide de nommer Jacques Paul Klein (États-Unis) comme son Représentant spécial pour le Liberia (voir S/2003/695). Il lui confie la tâche de coordonner les activités des organismes des Nations unies au Liberia et d'appuyer les nouveaux accords. Le 29 juillet 2003, le Secrétaire général décrit le déploiement en trois phases des troupes internationales au Liberia, aboutissant à la création d'une opération de maintien de la paix pluridimensionnelle des Nations unies (S/2003/769). La nomination de M. Klein et la création d'une opération des Nations unies au Liberia mettent fin au mandat du BANUL.

Depuis, la situation au Liberia évolue rapidement. Le 1er août 2003, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1497 (2003): autorisation de la mise en place d'une force multinationale au Liberia et d'une force de stabilisation de l'ONU déployée au plus tard le 1er octobre 2003. Parallèlement, le 18 août 2003, les parties libériennes signent à Accra un accord de paix global, dans lequel les parties demandent à l'Organisation des Nations unies de déployer une force au Liberia, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies. Celle-ci est chargée d'appuyer le Gouvernement transitoire national du Liberia et de faciliter l'application de cet accord. Grâce au déploiement ultérieur de la Mission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest au Liberia, la situation en matière de sécurité dans le pays s'améliore.

Les événements aboutissent à la création de la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL), à la démission de Taylor, le 11 août et à une passation pacifique des pouvoirs. Le Secrétaire général présente, le 11 septembre, un rapport (S/2003/875) contenant un aperçu de la situation générale dans le pays, ainsi que ses recommandations concernant le rôle que l'ONU peut jouer pour faciliter la mise en œuvre effective de l'accord de paix global, notamment en ce qui concerne la taille, la structure et le mandat d'une opération de maintien de la paix.

Le Secrétaire général recommande que le Conseil de sécurité, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte, autorise le déploiement d'une opération de maintien de la paix des Nations unies dotée d'effectifs d'un maximum de 15 000 hommes, dont 250 observateurs militaires, 160 officiers d'état-major et un maximum de 875 membres de la police civile, 5 unités armées constituées supplémentaires fortes chacune de 120 personnes, ainsi que d'une composante civile de taille appréciable et du personnel d'appui requis.

La MINUL comporte des volets politiques, militaires, concernant la police civile, la justice pénale, les affaires civiles, les droits de l'homme, la parité hommes-femmes, la protection de l'enfance, un programme « Désarmement, Démobilisation, Réinsertion », (information et soutien ?) ainsi que, le moment venu, un volet électoral. Elle comporte un mécanisme de coordination de ses activités avec celles des organismes humanitaires et de la communauté du développement. Elle agit en étroite coordination avec la CEDEAO et l'Union africaine. Afin d'assurer une action coordonnée des Nations unies face aux nombreux problèmes de la sous-région, la Mission doit travailler également en étroite collaboration avec la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL), la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest.

Placée sous la direction du Représentant spécial, la Mission est responsable de ses propres activités ainsi que de celles du système des Nations unies au Liberia. Le Représentant spécial est secondé par une équipe de gestion composée notamment de deux adjoints, d'un commandant de la force ayant le grade de général de corps d'armée, et d'un commissaire de police.

Un conseiller hors classe pour la parité hommes-femmes, épaulé par des collaborateurs, doit faire partie du Bureau du Représentant spécial afin de promouvoir cette parité dans les différents piliers du Bureau, ainsi que dans la société civile et d'autres partenaires extérieurs. Par ailleurs, un conseiller pour le VIH/sida, également épaulé par des collaborateurs, doit être adjoint au Bureau pour coordonner les activités de prévention de la transmission du VIH parmi le personnel civil et militaire de la Mission et les communautés locales.

Dans son rapport, le Secrétaire général a fait observer que la passation des pouvoirs du Président Taylor au Vice-Président Blah et la signature, par les parties libériennes, de l'accord de paix global offraient une occasion unique de mettre un terme aux souffrances du peuple libérien et de trouver une solution pacifique à un conflit qui avait été l'épicentre de l'instabilité dans la sous-région. Il a souligné que si l'Organisation des Nations unies et la communauté internationale dans son ensemble étaient prêtes à soutenir le processus de paix libérien, c'était aux parties libériennes elles-mêmes qu'incombait la responsabilité première de la réussite de l'accord de paix.

Création de la MONUL et préparation des élections d'octobre 2005[modifier | modifier le code]

Le 19 septembre 2003, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité la résolution 1509 (2003), en remerciant le Secrétaire général de son rapport du 11 septembre 2003 et de ses recommandations. Il a décidé que la MONUL comprendrait 15 000 membres du personnel militaire des Nations unies, dont un maximum de 250 observateurs militaires et 160 officiers d'état-major, et jusqu'à 1 115 fonctionnaires de la police civile, dont des unités constituées pour prêter leur concours au maintien de l'ordre sur tout le territoire du Liberia, ainsi que la composante civile appropriée. La Mission a été créée pour une période de 12 mois. Il a prié le Secrétaire général d'assurer le 1er octobre 2003 la passation des pouvoirs des forces de l'ECOMOG dirigées par la CEDEAO à la MONUL.

Comme prévu, la Mission des Nations unies au Liberia (MONUL) a assuré les fonctions de maintien de la paix des forces de la Mission de la CEDEAO au Liberia (ECOMIL) le 1er octobre. Les quelque 3 500 soldats ouest-africains qui avaient fait partie des troupes avancées de l'ECOMIL ont provisoirement coiffé un béret de soldat de la paix des Nations unies. Dans un communiqué paru le même jour, le Secrétaire général a accueilli avec satisfaction cette très importante évolution et a salué le rôle joué par la CEDEAO dans l'instauration du climat de sécurité qui a ouvert la voie au déploiement de la MONUL. Il a rendu hommage aux gouvernements du Bénin, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Nigeria, du Sénégal et du Togo pour leur contribution à la MONUL, ainsi qu'aux États-Unis pour leur appui à la force régionale. Le Secrétaire général s'est dit confiant que la MONUL pourrait être en mesure de contribuer de manière importante au règlement du conflit au Liberia pour autant que toutes les parties concernées coopèrent pleinement avec elle et que la communauté internationale fournisse les ressources nécessaires.

La révolte de 2003[modifier | modifier le code]

Transition politique[modifier | modifier le code]

Après le départ de Charles Taylor, une transition politique débute de par la tenue d'élections législatives et présidentielles. La campagne électorale s'est déroulée sans incidents notoires, notamment grâce à la présence de 15 000 Casques bleus de l'UNMIL, présents dans le pays depuis d'octobre 2003.

Le 11 octobre 2005, les Libériens sont appelés aux urnes pour élire leur président. Parmi les vingt-deux, George Weah (un ancien footballeur reconverti dans la politique) et Ellen Johnson-Sirleaf (une économiste et ancienne responsable au sein de la Banque mondiale), sont les favoris dans les sondages.

Le 21 octobre, la Commission nationale électorale (NEC) annonce que George Weah a obtenu 28,3 % des voix, devançant Ellen Johnson-Sirleaf qui a obtenu 19,8 %. Ces derniers participent donc au second tour qui a eu lieu le 8 novembre. Les résultats définitifs de ce premier tour sont rendus public le 26 octobre, après l'examen des vingt réclamations concernant des fraudes éventuelles.

Concernant les élections législatives, le Congrès pour le changement démocratique (CDC) de George Weah a obtenu 3 sièges sur 26 au Sénat et 15 sur 64 à la Chambre des représentant. Le Parti de l'unité d'Ellen Johnson-Sirleaf a obtenu 3 sièges au Sénat et 9 à la Chambre des représentants.

Le taux de participation a été de 74,9 %.

Le 8 novembre a lieu le second tour de l'élection présidentielle. George Weah a réuni autour de lui plusieurs hommes politiques de poids, comme Winston Tubman (quatrième au premier tour), Varney Sherman (cinquième au premier tour) et Sekou Conneh (ancien chef de la rébellion du LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie)). Ellen Johnson-Sirleaf a comme soutien uniquement des hommes politiques de second plan, mais elle espère profiter d'un vote massif des femmes en sa faveur au moment de l'élection qui fasse d'elle la première femme démocratiquement élue président en Afrique. Le 23 novembre, la Commission électorale nationale (NEC) annonce les résultats définitifs qui déclarent vainqueur Ellen Johnson Sirleaf avec 59,4 % des votes, contre 40,6 % pour George Weah. Le nouveau président doit prêter serment le 16 janvier 2006.

Au sujet de la formation de son gouvernement, Ellen Johnson Sirleaf a affirmé son intention de « former un gouvernement d'unité qui dépassera les lignes de fracture entre les partis, les ethnies, et les religions ». Avançant comme unique condition le fait de ne pas être corrompu, elle n'exclut pas la participation de George Weah au gouvernement, en déclarant : « Mais le pays ne va pas cesser de fonctionner s'il n'est pas dans le gouvernement. Nous allons avancer, avec ou sans lui »

Ellen Johnson Sirleaf prête serment le 16 janvier en présence de nombreux personnages politiques, dont le perdant du second tour, George Weah. Au niveau international on peut noter la présence marquée pour l'aboutissement du processus de transition de la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, accompagnée de la première dame Laura Bush et de sa fille. Les officiels présents pour l'Afrique étaient le président Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Abdoulaye Wade (Sénégal), Mamadou Tandja (Niger), John Kufuor (Ghana) et Ahmad Tejan Kabbah (Sierra Leone). La France était représentée par Brigitte Girardin, ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, la Chine par le ministre des Affaires étrangères Li Zhaoxing, la Guinée par le Premier ministre Cellou Dalein Diallo et la Côte d'Ivoire par Simone Gbagbo, épouse du président Laurent Gbagbo.

Lors de son discours, elle a une fois de plus mis l'accent sur le fait que son gouvernement sera d'union nationale : « Mon gouvernement tendra la main de l'amitié et de la solidarité pour rallier tous les partis politiques [...] en tournant le dos à nos différences » et que la lutte contre la corruption sera l'une de ses priorités : « Sous mon administration, la corruption sera le principal ennemi public. Nous l'affronterons et le combattrons ». Elle remplace donc à ce jour officiellement Gyude Bryant.

Concernant le Parlement, les deux nouveaux présidents de chacune des chambres ont également prêté serment ce même jour. Il s'agit d'Isaac Nyenabo pour le Sénat et d'Edwin Snowe pour l'Assemblée nationale.

L'ancien président Charles Taylor est jugé pour l'armement et le soutien aux rebelles de Sierra Leone depuis le 7 janvier 2008 à La Haye. Il plaide non-coupable.

Le gouvernement a mis en accusation le 13-5-2008 l'ex-chef de l'État Gyude Bryant, ainsi que deux députés et deux ex-responsables de compagnie pétrolière pour sabotage économique, détournement de biens et complot.

Preuve du retour à la stabilité, la Banque européenne d'investissement a accordé le 15 mai 2009 un prêt de 3,5 millions d'euros au Liberia pour le soutien de la micro finance dans ce pays ainsi que la suspension des remboursements de l'encours du solde de la dette jusqu'en 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Emmanuel Wauwermans, Les Prémices de l’œuvre d’émancipation africaine. Liberia. Histoire de la fondation d’un état nègre libre, Bruxelles, 1885, 271 p.
  • Helene Cooper (en), La Maison de Sugar Beach, traduction de Mathilde Fontanet, Zoé, 2011

Note et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« When U-Boat shelled Liberia's Capital », sur The New-York Times,‎ 14 juin 1918 (consulté le 18 mai 2013)

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