Samuel Doe

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Samuel Doe
Image illustrative de l'article Samuel Doe
Fonctions
21e président de la République du Liberia
6 janvier 19869 septembre 1990
Élection 15 octobre 1985
Vice-président Harry F. Moniba
Prédécesseur Lui-même
(président du Conseil populaire de rédemption)
Successeur Amos Sawyer
(président du gouvernement d'unité nationale de la République)
Président du Conseil populaire de rédemption de la République du Liberia
12 avril 19806 janvier 1986
Prédécesseur William Richard Tolbert
(président de la République)
Successeur Lui-même
(président de la République)
Biographie
Nom de naissance Samuel Kanyon Doe
Date de naissance 6 mai 1951
Lieu de naissance Tuzon (Liberia)
Date de décès 9 septembre 1990 (à 39 ans)
Lieu de décès Monrovia (Liberia)
Nationalité libérienne
Parti politique NDPL
Profession militaire

Samuel Doe
Présidents de la République du Liberia

Samuel Kanyon Doe (né le 6 mai 1951, mort assassiné le 9 septembre 1990) était un militaire et un homme politique libérien. Il met fin au régime à parti unique du True Whig qui confisquait le pouvoir au profit exclusif des colons afro-américains et de leurs descendants. Samuel Doe est ainsi le premier autochtone à devenir président de la République du Liberia depuis la fondation du Libéria en 1822.

Coup d'État de 1980[modifier | modifier le code]

Ancien sergent, formé par les bérets verts américains, il prend le pouvoir au Libéria en 1980 par un coup d'État le 12 avril 1980. Il en devient président.

Son prédécesseur William Tolbert est tué. Doe fait assassiner tout le gouvernement en public[1]. Un régime de terreur est institué, marqué par des exécutions sommaires[2].

Assassinat en 1990[modifier | modifier le code]

Issu de l'ethnie Krahn, Doe tend à favoriser son ethnie d'origine. Il obtient tout d'abord le soutien du gouvernement américain sous la présidence de Ronald Reagan, mais le perd progressivement du fait de la corruption et de l'impopularité de son régime.

Il est un ennemi implacable de la franc-maçonnerie[1].

En 1990, le Liberia bascule dans la guerre civile. Prince Johnson (Front indépendant) et Charles Taylor (NPLF) sont à la tête de deux groupes rebelles[3].

De nombreux coups d'État tentent vainement de le destituer[4] jusqu'à sa capture par les troupes de Yormic Johnson. Il meurt sous la torture : les oreilles et les doigts coupés, il est exécuté d'une balle dans la tête. Son corps est ensuite exposé nu dans les rues de Monrovia[5].

Une rue de Monrovia.

Une vidéo est filmée dont les images choquent la communauté internationale ; elle est diffusée pendant quelques années dans les pays d'Afrique de l'Ouest[6]. Elle montre notamment Johnson buvant une bière pendant que l'on arrache une oreille à Doe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Claude Wauthier, « L’étrange influence des francs-maçons en Afrique francophone », sur http://www.infosplusgabon.com,‎ février 2006 (consulté le 11/08/2007)
  2. (fr) Eugenie Agoh, « L’Uidh et la Lidho pour le jugement de Taylor en Afrique », L'INTER, QUOTIDIEN IVOIRIEN D'INFORMATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES,‎ avril 2006 (consulté le 11/08/2007)
  3. (fr) Perspective Monde, « Assassinat du président libérien Samuel Doe », sur http://perspective.usherbrooke.ca/, World Perspective Monde,‎ octobre 1990 (consulté le 11/08/2007)
  4. (fr) Olivier Bain,Jean-Marc Liotier, « LE LIBERIA DE 1982 A 1997 » (consulté le 11/08/2007)
  5. (fr) Ahmed Taka, « L'Afrique (mal) vue du Nord », sur http://www.journalisteafricain.com, Cahiers africains du journalisme,‎ janvier 2007 (consulté le 11/08/2007)
  6. (en) fpm van der kraaij, « President Samuel K. Doe,The Master Sergeant-President », sur http://www.liberiapastandpresent.org/ (consulté le 11/08/2007)

Article connexe[modifier | modifier le code]