Histoire des Comores (pays)

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Peuplées depuis la seconde moitié du premier millénaire, les différentes îles des Comores ont suivi une histoire très voisine sans être pour autant commune (voir Histoire de l'archipel des Comores). C'est la France, puissance coloniale, qui unit administrativement les îles. L'histoire des îles se sépare à nouveau après 1976, et après la formation de la République fédérale islamique des Comores et le maintien de Mayotte sous administration française. L'histoire du pays est marquée par une trentaine de coups d'État. La république, après une crise économique, puis une crise indépendantiste, se réforme et devient l'Union des Comores.

Article connexe : histoire de Mayotte.

La déclaration d'indépendance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Territoire des Comores.

Aux Comores comme dans de nombreux pays africains, la question de l'indépendance se pose ouvertement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, pour la première génération de leaders comoriens à obtenir des postes dans l'administration française, lorsqu'ils y sont favorables, l'heure n'est pas venu dans les années 1960 pour la réclamer. Le pouvoir, partagé entre ces leaders et le pouvoir central français, éloigne initialement les plus indépendantistes du Molinaco par exemple à Zanzibar. Ces leaders, députés ou sénateurs français, réclament à de nombreuses reprises une aide plus importante pour les Comores, la création d'école et de lycée, la création d'infrastructure, etc. Ils soulignent également la disparité des aides entre les Territoires d'outre Mer. Said Mohamed Cheikh le plus important de ces leaders, homme qui exerce autoritairement, témoigne même d'un certains désabusement[1]. Les Leaders de Grande Comore et d'Anjouan travaillent à davantage d'autonomie, les leaders mahorais en revanche prônent le contraire. Cheick et le prince Said Ibrahim, le principal opposant de ce dernier, prônent « pas d'indépendance sans indépendance économique ». Ils obtiennent cette autonomie en 1961, et davantage encore en 1968. Les leaders grand comoriens et anjouanais plus jeunes, en revanche, sont plus revendicatifs. Cheikh meurt en 1970, Ahmed Abdallah obtient le leadership du parti Vert. Said Ibrahim devient président du conseil en avril 1970, mais Abdallah arrive à le mettre en difficulté début 1972. Devant l'impossibilité de former un nouveau gouvernement en octobre, la dissolution du conseil général est prononcée mi-novembre 1972. Le nouveau conseil est majoritairement favorable aux thèses d'Abdallah. Celui-ci prône un accompagnement rapide de la France vers l'indépendance.

D'un commun accord en 1973, dans un objectif d'indépendance concerté, un referendum est prévu. Les leaders politiques de Grande Comore et d'Anjouan optent tous pour l'indépendance, les leaders mahorais optent tous pour le maintien au sein de la république française. Certaines femmes mahoraises, les chatouilleuses s'organisent et empêchent les leaders indépendantistes de mener campagne à Mayotte. Les leaders mahorais n'ont aucune audience ailleurs qu'à Mayotte. Peu de temps après sa prise de pouvoir fin 1973, les opposants à Abdallah dénoncent déjà son attitude despotique[2].

La France organise la consultation du 22 décembre 1974.

Mayotte ne s'exprime pas comme les trois autres îles (à 65 % pour le maintien et pour les autres 35 % contre le maintien[3]). Plusieurs explications sont données pour expliquer ce choix :

– la crainte des Mahorais de se sentir marginalisés dans un système politique dominé par la Grande Comore ;
– la crainte de voir le droit des femmes diminuer, épisode des mamies chatouilleuses ;
– la population est à près de 50 % d'origine malgache, utilisant le malgache comme langue première, et pour cette population relativement moins islamisée (pratique animiste sakalave)[réf. nécessaire].

La France quant à elle, estime stratégiquement important de garder pied sur une de ces îles pour contrôler le canal du Mozambique. Une unité de la Légion étrangère continue à y être stationnée.

La prise d'indépendance[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'État comorien sous Ali Soilih (1975-1978)
Article détaillé : État comorien.

Devant la volonté de la France de traiter Mayotte d'une façon particulière, l’Anjouanais Ahmed Abdallah, président du gouvernement, proclame unilatéralement l'indépendance de l'archipel le 6 juillet 1975. Les membres mahorais de l'assemblée territoriale font savoir qu'ils ne veulent pas siéger à l'assemblée des Comores. Le 17, Abdallah demande l'évacuation des forces militaires françaises, qui s'exécutent. Le gouvernement français prend acte de cette décision en faisant adopter la loi du 31 décembre 1975 relative aux conséquences de l'autodétermination des îles des Comores, qui stipule que les îles de la Grande-Comore, Anjouan et Mohéli cessent de faire partie de la République française, tout en prévoyant l'organisation d'un nouveau référendum à Mayotte.

Alors que tous les leaders anjouanais et grands comoriens dont Ali Soilih émettent aussi des critiques vis-à-vis de cette prise d'indépendance, Said Ibrahim « ne décolère pas »[2], considérant que l’attitude d'Abdallah ne pouvait que rendre la relation avec la France difficile. Il considérait également qu'Abdallah ne respectait pas les termes de la consultation qui proposait une indépendance accompagnée et que dès lors il trompait la population[2].

Quelques jours après l'indépendance, le 3 août 1975, Bob Denard, probablement sous les ordres directs de Jacques Foccart, envahit la Grande Comore, organise un coup d'État avec cinquante hommes et Ali Soilih prend le pouvoir. Ahmed Abdallah est délogé de l'île d'Anjouan par une centaine de mapinduzi (militaires militants) encadrés par des mercenaires. Il part alors en exil en France. En février 1976, Mayotte vote à nouveau pour le maintien dans la république française. Les trois îles sont sous la responsabilité d'Ali Soilih, un révolutionnaire qui instaure un régime socialiste et indépendantiste. Les relations entre la jeune république et l'ancienne puissance coloniale se tendent rapidement.

Vers la fin du mois de décembre 1976, un pogrom se déclenche à Majunga et à Diego-Suarez, perpétré par les Betsimisaraka et des Antandroy, deux tribus malgaches, contre toute la population d'origine comorienne de Madagascar, par identification de leur nom à résonance musulmane ou de leur front noirci par la génuflexion lors des prières. Il serait parti d'un banal différend de mœurs et de voisinage. Les premières évacuations ont eu lieu début janvier 1977 par des bateaux Ville de Tuliéar et Ville de Manakara, enfin par la ligne aérienne belge Sabena. Ces Comoriens, bien souvent métissés, installés sur la côte nord-ouest de Madagascar depuis des générations, forment le cinquième groupe culturel constituant la population comorienne et sont appelés les « Sabénas ».

La RFIC[modifier | modifier le code]

Drapeau de la RFI utilisé entre 1996 et 2001

Le 13 mai 1978, Denard renverse le président Ali Soilih et Ahmed Abdallah accède au pouvoir le 21 mai. Ali Soilih est exécuté dans son bureau. Abdallah est accueilli de façon triomphale et proclame à des journalistes occidentaux médusés : « Il faut que je me refasse ». Il est élu le 23 octobre 1978 président de la République fédérale islamique des Comores. Il est le seul candidat. Denard crée pour lui la « garde présidentielle », force de police et militaire de près de 600 hommes dont 17 officiers français. En 1981, avec l'élection de François Mitterrand, Denard perd le soutien de la France et crée la SOGECOM. En 1982, Abdallah dissout tous les partis politiques et crée le parti unique Union comorienne pour le progrès. Peu à peu, le régime devient dictatorial, encadré par les mercenaires de Denard qui contrôlent le pays et évitent plusieurs tentatives de coup d'État. Le Front démocratique de Moustoifa Cheikh tente pourtant d'exister. Le parti sera démantelé, accusé d'activités subversives. Ses militants sont jetés en prison et torturés. Réélu le 30 septembre 1984 le parti bleu remporte la totalité des sièges à l'Assemblée fédérales le 22 mai 1987. Il ouvre son pays aux investisseurs étrangers, surtout sud-africains, dans les domaines du tourisme et de la pêche, mais aussi des armes, contournant les embargos. En échange Moroni devient une base arrière pour des opérations contre le Mozambique notamment. Entretenant des rapports ambigus avec les mercenaires, à la fois fidèles serviteurs et maîtres, la corruption se développe de façon considérable.

En 1989, pressentant un nouveau coup d'État, Abdallah demande à Denard de désarmer. Abdallah est tué, dans son bureau par un militaire de la garde. Denard est blessé. Denard, impopulaire et soupçonné de meurtre dans le pays, est évacué quelques jours plus tard par les troupes parachutistes françaises. Said Mohamed Djohar, le demi-frère de Soilih devient président et le reste jusqu'au 28 septembre 1995, lorsque Denard le renverse. Une nouvelle garde est créée.

Le 3 octobre, a lieu l'opération Oside. Les autorités françaises déploient 600 hommes contre une force de 33 mercenaires et 300 dissidents. Denard demande à ses soldats de ne pas tirer, le lendemain, ils se rendent. Denard est fait prisonnier et est placé en résidence surveillée en France.

Le 27 novembre 1989, Djohar, alors président de la Cour suprême, devient président par intérim et est ensuite élu le 11 mars 1990 président, dans des élections contestées face à Mohamed Taki Abdulkarim. Il chasse les mercenaires mais est finalement renversé par Denard avec l'appui de la France et exilé de force à la Réunion, présenté comme fou. L'intérim est exercé par Ibrahim Ahmed Alidi, puis il revient au pouvoir. Les années qui suivent sont marquées par les scandales financiers, et la chute de l'économie du pays. La dette croît, les salaires ne sont pas payés…

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1995 se déroule l’opération Azalée, Denard renverse Said Mohamed Djohar avec une trentaine d'hommes débarqués de Zodiacs. Une fois la mission terminée, ce dernier est ensuite rapatrié vers la métropole par les services secrets français.

Après un court intérim, les premières élections libres sont organisées et Mohamed Taki Abdulkarim, candidat qui semble avoir le soutien de la France, est élu en mars 1996. Sa présidence est marquée par la proclamation d'indépendance faite d'abord par Mohéli, puis par Anjouan. Mohéli, dont certains habitants avaient déjà publiquement réclamé son rattachement à la France avant de proclamer son indépendance, le réclament à nouveau par un grand mouvement de foule. Cette démarche est suivie par Anjouan le 3 août 1997, l'île la plus densément peuplée de l’archipel. Les îles se trouvaient désavantagées dans la République, face à la Grande Comore, siège du pouvoir.

La crise indépendantiste de 1997[modifier | modifier le code]

Article détaillé : crise séparatiste de 1997.
Grande Comore*Mohéli

La déclaration d'indépendance a lieu à Anjouan le 2 août 1997, Mohéli suit le 11 août 1997.

Taki décède en cours de mandat en novembre 1998. L'intérim est brièvement exercé par Saïd Saïd Hamadi puis par l'Anjouanais Tadjidine Ben Said Massounde. Alors que les Grand Comoriens et la communauté internationale souhaitent un rapprochement, les séparatistes refusent de négocier. Une intervention militaire échoue. Les élections ne peuvent avoir lieu, la situation semble bloquée, d'autant que le pouvoir à Anjouan n'est pas stable. Le colonel Azali Assoumani exécute un coup d'État en avril 1999 sans violence et prend le pouvoir. Très critiqué par la communauté internationale notamment sous l'auspice de l'Union africaine et de Thabo Mbeki le président sud-africain renoue le dialogue avec l'indépendantiste Mohamed Bacar. Le colonel Azali tente d’abord de faire appliquer un accord conclu à Tananarive le 23 avril 1999, mais les responsables d'Anjouan le refusent. Les Anjouanais le rejettent également massivement dans une consultation organisée le 23 janvier 2000, préférant montrer leur volonté d'avoir un État indépendant. L’UA, opposée par principe à toutes modifications de frontière, fait décréter à titre de sanction, un embargo sur les carburants, les denrées alimentaires, les communications maritimes et aériennes ainsi que sur les télécommunications, à partir du 21 mars 2000 et pour une durée indéterminée. Le blocus rend la vie très difficile aux Anjouanais qui s'expatrient alors en grand nombre vers Mayotte[4]. Le 24 août 2000, le Colonel Azali et le lieutenant-colonel Saïd Abeid Abdéramane, responsable anjouanais posent les principes d'un nouvel accord, c'est la « Déclaration de Fomboni ». Cet accord ne satisfait pas l'UA qui s'oppose[4] à la disparition de l'ancien État et maintient les sanctions contre Anjouan.

Finalement des négociations difficiles permettent de parvenir à un accord-cadre de réconciliation nationale, dit « Accord de Fomboni » (17 février 2001). L'UA s'incline. Un comité de suivi est mis en place, dans lequel siègent les partenaires des Comores; U.A., l'OIF… Les sanctions sur Anjouan sont levées.

L'Union[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Union

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La nouvelle Constitution de « l’Union des Comores » est adoptée par référendum le 23 décembre 2001. Cette Constitution crée un État fédéral composé de trois îles dotées d’une très large autonomie, avec une présidence tournante entre les îles de quatre ans.

Le colonel Azali est élu président de l’Union en avril 2002, en même temps que les présidents des îles d’Anjouan (Mohamed Bacar), de Mohéli (Mohamed Saïd Fazul) et de la Grande Comore (Abou Soulé Elbak).

Chaque étape de la mise en œuvre de l’accord de Fomboni donne lieu à des conflits sur la répartition des compétences entre l’Union et les îles (portant sur le contrôle des douanes, des sociétés publiques génératrices de recettes, des forces de sécurité). L’accord de Moroni conclu le 20 décembre 2003 sous l’égide de l’Afrique du Sud, précise les conditions d’application du « processus de Fomboni ». Les élections législatives au niveau des îles et de l’Union ont lieu dans de bonnes conditions en mars et avril 2004. Les opposants au président Azali, favorables à une plus grande autonomie des îles, remportent ces élections et détiennent la majorité à l’Assemblée de l’Union, qui est installée en juin 2004.

Le président Azali s’efforce néanmoins de contrebalancer l’influence des îles autonomes, qui souhaitent faire adopter des lois organiques allant vers une plus grande décentralisation de l’État comorien et refuse même de promulguer certaines lois, telle que la loi organique sur les Forces de sécurité intérieure, adoptée en mai 2005. Celle-ci prévoit la création de forces de police dotées de compétences similaires à celles de la gendarmerie et placées sous l’autorité des présidents des îles autonomes[5].

Le pays organise, conformément à la constitution, des élections en 2006, la présidence devant revenir, comme la constitution l'exige, à un Anjouanais. Cependant, Azali prétendant ne pas contrôler suffisamment Anjouan, fait appel à la communauté internationale pour organiser les élections dans des conditions acceptables. Malgré des irrégularités identifiées au premier tour, ces élections sont gagnées par Ahmed Abdallah Sambi (élu avec 58 % des voix[6]), un religieux sunnite surnommé l'« Ayatollah ». Sambi rencontre les mêmes difficultés que Azali[7] dans la gestion de l'Union.

En 2007, chaque île doit élire à nouveau son président. Quelques semaines avant ces élections, le président d'Anjouan, Mohamed Bakar, est invalidé par le président de l'Union des Comores, arguant du fait que la date de validité de son mandat est dépassée.

Mohamed Bakar entre en sécession, et plusieurs épisodes d'intimidation réciproque aboutissent à un affrontement entre les gendarmes d'Anjouan et les forces militaires de l'Union des Comores. Les élections ont lieu en juin 2007 dans les trois îles, sans que les observateurs internationaux (notamment l'UA) puissent contrôler leur validité à Anjouan. Mohamed Bakar se déclare réélu mais cette élection est contestée par le gouvernement de l'Union. Les tensions entre Grande Comores et Anjouan persistent.

La seconde crise d'Anjouan[modifier | modifier le code]

  • 17 mars 2008 : au cours d’une conférence de presse, le chef d’état-major de l’AND confirme que les deux infiltrations de l’armée nationale à Anjouan constituent une étape couronnée de succès avant le déclenchement de l’opération « Démocratie aux Comores »
  • 19 mars 2008 : crash non vérifié d’un hélicoptère français à Anjouan dans la zone où se trouve le colonel Mohamed Bacar et présence de militaires français pour soi-disant effectuer l'évacuation des victimes du crash.
  • 24 mars 2008 : plus d'un millier de soldats tanzaniens et soudanais sont prêts à un assaut contre l'île d'Anjouan en appui des quatre cents soldats comoriens dans le cadre de l'« opération Démocratie aux Comores ». La logistique est assurée par l'armée française.
Article détaillé : Invasion d'Anjouan de 2008.
  • 25 mars 2008 : les troupes de l'Union des Comores, soutenue par l'Union africaine et, à ce titre, épaulées par des troupes tanzaniennes et soudanaises, débarquent à Anjouan et prennent possession de l'île, après de brefs combats. L'objectif de cette opération est de mettre fin à la souveraineté autoproclamée du colonel Mohamed Bacar. Ce dernier a pris la fuite par un moyen inconnu et ne se trouve plus dans la zone du crash du 19 mars 2008, et entre illégalement à Mayotte (France) où il est arrêté, puis transféré le 27 mars 2008 sur l'île de la Réunion, en attendant que sa demande d'asile soit examinée par la France. La France étudie alors cette demande légalement recevable, bien qu'elle soutienne par ailleurs l'action du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi à qui elle a apporté un appui logistique lors du débarquement sur les plages d'Anjouan (mise à disposition de moyens aériens pour les transports de troupes).
  • 28 mars 2008 : depuis Damas à la 20e session du sommet de la Ligue arabe, le président Sambi demande l'extradition du colonel Mohamed Bacar ou, à défaut, qu’il soit envoyé là où il n’y a pas de peine de mort, à Arusha ou à La Haye, mais qu’il soit jugé pour ses « crimes ».
  • 29 mars 2008 : le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, poursuivi notamment pour entrée illégale en France, est relaxé par le tribunal de Saint-Denis de la Réunion (France) mais fait l'objet d'une mesure de rétention administrative. Le tribunal a déclaré nulle la procédure à l'encontre de Mohamed Bacar et de ses 23 hommes, qui étaient poursuivis pour « séjour sans titre, importation, port et transport d'armes prohibées », des faits passibles de cinq ans de détention maximum.

Bacar est transféré par les autorités françaises à la Réunion où il demande l'asile politique. Le gouvernement de l'Union réclame Bacar pour le juger, et pour faire pression annonce le mercredi 2 avril que dorénavant les Comores interdirait tout rapatriement de leurs ressortissants entrés clandestinement sur l'île de Mayotte, ce qui met sous pression les autorités mahoraises, où la maîtrise de l'immigration illégale est devenue un enjeu politique[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Vérin et Pierre Vérin (dir.), Histoire de la révolution comorienne : décolonisation, idéologie et séisme social, Paris ; Montréal (Québec), édition l'Harmattan, coll. « Institut national des langues et civilisations orientales, Centre d'études et de recherche sur l'océan Indien »,‎ 1999 (ISBN 2-7384-7752-6), p. 158
  • Jean-Louis Guébourg, La Grande Comore, des sultans aux mercenaires, Editions L'Harmattan,‎ 1993 (ISBN 2-7384-2299-3), p. 271
  • Abdelaziz Riziki Mohamed, Comores : les institutions d'un Etat mort-né, Editions L'Harmattan,‎ 2001, 376 p. (ISBN 2-7475-0859-5)
  • Said Mohamed Djohar, Mémoires du président des Comores: Quelques vérités qui ne sauraient mourir, Editions L'Harmattan,‎ décembre 2012 (ISBN 9782296511392), p. 350

Notes et références[modifier | modifier le code]