Gourmaëlon

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Gourmaëlon de Bretagne comte de Cornouaille et prince de Bretagne de 908 à 913. Gourmaëlon, est la forme moderne du nom de l’un des personnages les plus obscurs de l’histoire de la Bretagne médiévale.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le linguiste celtisant Joseph Loth envisageait deux sens à ce nom : « celui aux sourcils bruns » ou « l’homme prince, le chef ». La forme d'origine était vraisemblablement : Uumaelon, ou Wrmaëlon devenu sous sa forme écrite : Gurmhailon puis Gourmaëlon[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il semble qu’il dirigeait l’honor de Cornouaille avec le titre de comte (comes) à la fin du règne d’Alain Ier de Bretagne[2] et qu’après la mort de ce prince en 907 il ait mis à profit la rivalité entre ses héritiers, fils et gendres pour régner sur le royaume de Bretagne sans toutefois prendre le titre de roi, ayant une « autorité plus nominale que réelle »[3].

Mentions historiques[modifier | modifier le code]

Son règne n’est connu qu’au travers sa participation à quelques actes publics où il n'apparaît parfois que comme simple témoin[4]:

Il est par contre mentionné comme « Gurmahilon regnante Britanniam » dans une donation faite au monastère de Plélan d’une partie d’Elven par le comte Tanguy et son filleul Derrien respectivement gendre et fils d’Alain le Grand[5].

Dans une concession du 25 octobre 913 confirmée le 28 octobre à Redon il est dit : « Gurmahilon comitem qui tunc monarchiam Britanniae regebat ». Il souscrit à cet acte comme témoin après l’évêque Bili de Vannes, Mathuedoï de Poher, autre gendre d’Alain, et avec son fils nommé Daniel qui porte un nom déjà relevé dans la liste des princes de Cornouaille du Cartulaire de l’Abbaye de Landévennec[6] :

« Gurmhailon, comes testis, Deniel, filius ejus, testis ».

Sa mort à la fin de la même année vraisemblablement dans un combat contre les scandinaves semble faire l’objet d’une entrée dans le Manuscrit 476 de la bibliothèque d’Angers dit Anecdota novissima :

« Anno DCCCCXIII Guuormaelon oc[cissus est] ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : Mémoire, pouvoirs, noblesse, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2002, (ISBN 978-2-86847-743-9) p. 70
  2. Uurmaelon comes Cornubia dans le Cartulaire de Landévennec Chartre XXIV De Aeccleia Sanctus page 154 & 155
  3. Henri Poisson et Jean-Pierre Le Mat, Histoire de Bretagne, Coop Breizh,‎ 2000, 2e éd. (ISBN 978-2-84346-091-3), p. 69
  4. Cartulaire de Redon Chartre CCLXXVII du 9 novembre 909
  5. Cartulaire de Redon Chartre CCLXXIX du 27 novembre 908
  6. Cartulaire de Redon Chartre CCLXXVI du 25 octobre 913

Sources[modifier | modifier le code]

  • Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : Mémoire, pouvoirs, noblesse, Rennes, Presses universitaires de Rennes,‎ 2002, 2e éd., 517 p. (ISBN 978-2-86847-743-9)
  • Arthur de La Borderie, La chronologie du cartulaire de Redon, Rennes, Oberthur,‎ 1901, p. 54 à 56