Fontaine (Duchamp)

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Fontaine
Image illustrative de l'article Fontaine (Duchamp)
3e réplique, réalisée sous la direction de l'artiste en 1964 par la Galerie Schwarz. Faïence blanche recouverte de glaçure céramique et de peinture. Exposée au Musée national d'art moderne, Paris
Artiste Marcel Duchamp
Date 1917
Type Urinoir en porcelaine manufacturée
Technique Ready-made
Dimensions (H × L × l) 63 × 48 × 35 cm
Localisation 10 reproductions

Fontaine (en anglais : Fountain) est un ready-made de Marcel Duchamp consistant en un urinoir en porcelaine renversé signé « R. Mutt » et daté 1917. L'œuvre fut refusée lors de la première exposition de la Société des artistes indépendants de New York en 1917 avant de disparaître. Seules des répliques certifiées par Duchamp dans les années 1960 sont aujourd'hui exposées dans les musées. Fontaine passe pour l'œuvre la plus controversée de l'art du XXe siècle[1].

Description[modifier | modifier le code]

Fontaine est un ready made, c'est-à-dire un « objet tout fait », autrement dit une idée que Marcel Duchamp a eue de « choisir » un urinoir industriel en vue d'une exposition d'art moderne au lieu de faire une sculpture de ses mains. L'objet original est un simple article de sanitaire acheté dans un magasin de la société J. L. Mott Iron Works, à New York. Marcel Duchamp a ajouté à l'aide de peinture noire l'inscription « R. Mutt 1917 ».

La réplique exposée au Musée d'art moderne du Centre Georges Pompidou, réalisée en 1964, est un urinoir en faïence blanche recouverte de glaçure céramique et de peinture. Ses dimensions sont 63 x 48 x 35 cm. Il comporte la signature « R. Mutt » et la date « 1917 » à la peinture noire ainsi qu'une plaque de cuivre, fixée sous l'urinoir, portant l'inscription : « Marcel Duchamp 1964 Ex. / Rrose / FONTAINE 1917 / Édition Galerie Schwarz, Milan »[2].

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre « Fontaine » est venu de l'entourage de Marcel Duchamp et accepté par lui en vue de l'exposition par la Société des Indépendants de New York.

Alfred Stieglitz expose ensuite l'urinoir dans sa galerie la même année sous le titre La Madone des toilettes (Madonna of the Bathroom)[3].

D'après le Mercure de France (1918), l'envoi de R. Mutt était intitulé : Le Bouddha de la salle de bain. En effet, « on n'a pas remarqué que le galbe des cuvettes ou fontaines du genre que celle que M. Richard Mutt voulait exposer aux Indépendants de New York affecte la forme d'un Bouddha accroupi »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Marcel Duchamp est à cette époque membre directeur de la Société des artistes indépendants de New York (Society of Independent Artists, SIA) dont son ami Walter Arensberg est directeur administratif. Le principe de la société, fondée en décembre 1916, est que tout artiste peut en devenir membre en remplissant un simple formulaire. Il n'y a « ni jury, ni récompense », tout comme pour la Société des artistes indépendants de Paris fondée en 1884, laquelle avait, par ailleurs, en 1912, refusé le tableau de Duchamp Nu descendant un escalier.

Pour son premier salon, qui se tient à New York à partir du 9 avril 1917, la Société américaine autorise librement tout membre à exposer l'objet de son choix moyennant un droit s'élevant à six dollars : en principe, aucun artiste ne pouvait être refusé pour « raisons esthétiques ».

Dans ses conditions, Duchamp décide d'envoyer sous le pseudonyme de « R. Mutt » un urinoir en porcelaine comme sculpture destinée à l'exposition. L'auteur masqué passe alors pour un artiste parfaitement inconnu, originaire de Philadelphie et bien sûr, personne ne reconnaît Duchamp derrière ce nom.

Or, « l'appareil sanitaire » envoyé par R. Mutt n'est pas exposé au prétexte que « sa place n’est pas dans une exposition d’art et que ce n’est pas une œuvre d’art, selon quelque définition que ce soit »[5]. La décision est prise par William Glackens, le président de la SIA, au terme d'un vote à la majorité qui a réuni les membres du comité directeur, la veille du vernissage, contrairement au principe suivant lequel il n'y a pas de jury.

Les motifs plus précis invoqués pour refuser l'envoi de Richard Mutt auraient été :

  1. l'objet est « immoral et vulgaire » ;
  2. l'objet est un plagiat ou plutôt une « pièce commerciale ressortissant à l'art du plombier »[6].

Le peintre George Bellows pense qu'il s'agit d'une « blague », mais Walter Arensberg défend Richard Mutt du fait que « le droit d'admission a été payé », qu'« une forme séduisante a été révélée, libérée de sa valeur d'usage » et, ajoute-t-il, que « quelqu'un a accompli un geste esthétique »[7].

Au moment où Duchamp apprend que l'objet de Richard Mutt est refusé, il démissionne du comité directeur de la société — sans dévoiler toutefois son lien avec R. Mutt — et Arensberg fait de même[8]. L'exposition se déroula normalement et avec succès, et personne, jusqu'à la clôture, ne vit l'urinoir, lequel était resté derrière une cloison du Grand Central Palace, où se tenait l'événement.

Dans la foulée, William Glackens propose que Marcel Duchamp donne une conférence sur les ready-mades à la Société et que Richard Mutt expose sa théorie de l'art qui légitimerait la présence de l'urinoir. Cette confrontation n'aura évidemment pas lieu. Katherine Dreier s'excuse auprès de Duchamp d'avoir voté « non » à Fontaine : l'objet lui paraissait manquer d'originalité. La question pour elle est de savoir si R. Mutt était « sincère » ou si quelqu'un a agi par provocation en utilisant un nom de plaisantin pour faire un canular[9].

Alfred Stieglitz, photographie[10] de la Fountain de Marcel Duchamp, 1917.

La presse new-yorkaise fait certes écho à l'affaire[11], mais la polémique s'enclenche seulement suite à la publication d'un article anonyme paru dans The Blind Man, une revue satirique fondée à l'occasion du salon par Duchamp, Henri-Pierre Roché et Beatrice Wood : The Richard Mutt Case. En défense de R. Mutt, il y est écrit : « Les seules œuvres d'art que l'Amérique ait données sont ses tuyauteries et ses ponts »[12]. L'argument consiste à démontrer que l'important n'est pas que Mutt ait fabriquer cette sculpture avec ses mains ou non, mais qu'il ait choisi un objet de la vie quotidienne en lui retirant sa valeur d'usage avec un nouveau titre et un nouveau point de vue ; conséquemment, la création consiste en une nouvelle pensée de l'objet[13]. Louise Norton signe un article intitulé « Le bouddha de la salle de bains ». À la question « Est-ce sérieux ou est-ce une blague ? », elle répond : « c'est peut-être les deux »[14].

À la demande de Duchamp et de ses amis, Alfred Stieglitz réalise pour The Blind Man une photographie de la Fontaine [15]. Elle est prise devant un tableau de Marsden Hartley représentant des combattants (The Warriors, 1913) alors que les États-Unis viennent d'entrer en guerre au nom du combat pour la démocratie. Ce document photographique constitue à ce jour la seule trace de « l'objet d'exposition refusé par les Indépendants » lors de l'exposition de 1917. Duchamp renonce à organiser un salon des refusés, dont Fontaine serait l'unique élément.

Stieglitz expose un temps l'objet de Richard Mutt dans sa galerie new-yorkaise, 291, où la photographie a été prise. On ne sait pas ce que l'urinoir est devenu par la suite. Suivant les hypothèses, l'original de Fontaine aurait été achetée par Walter Arensberg, remisée, détruite, perdue, retrouvée ou volée.

Richard Mutt[modifier | modifier le code]

Les urinoirs sont tous signés R. Mutt. Marcel Duchamp a dit que le nom Mutt était une altération Mott, le nom de la société J. L. Mott Iron Works qui lui a fourni son exemplaire. Il a voulu que Mutt fasse penser, pour ses contemporains, à la bande dessinée américaine alors très populaire Mutt and Jeff de Bud Fisher. Mutt est un personnage très petit et Jeff est un personnage très grand. Le prénom Richard s'oppose à l'idée de la pauvreté[16].

Duchamp a fait croire également que Mutt était le pseudonyme masculin d'une de ses amies. Le numéro de téléphone communiqué à la presse est effectivement celui de l'écrivain Louise Norton, qui s'est impliquée dans l'affaire[17].

D'autres ont proposé diverses interprétations :

  • Jack Burnham a dit que R. Mutt dériverait du mot allemand Armut qui signifie « pauvreté » mais Duchamp a rejeté cette hypothèse[réf. nécessaire].
  • Ulf Linde a dit que R. Mutt est une inversion de « Tu m... »[réf. nécessaire] (titre d'une peinture de Duchamp de 1918).
  • Rudolf Kuenzli a dit que R. Mutt signifie « Art bâtard », car R. = « art » en français, et mutt'' = « chien bâtard » en anglais[18].

On notera aussi qu'on peut décomposer « R. Mutt » en « R M u-t-t » qui donne « Ready-made eut été » ou « Ready-made eût été ». On peut aussi y voir « Mutt R », soit Mutter, la mère en allemand. Une autre interprétation veut qu'on comprenne « R. Mutt » comme « art mute » (en anglais) ; autrement dit, Duchamp, par cette signature, aurait signifié la mutation de l'art qu'il était en train d'opérer[réf. nécessaire].

Ready-made[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ready-made.

Fontaine est un ready-made, c'est-à-dire un « objet tout fait ». Ce n'est pas le premier ready-made de Marcel Duchamp, mais c'est le premier qui est destiné à une exposition d'art moderne et qui s'est trouvé médiatisé. Les précédents sont restés dans l'atelier de l'artiste. Ils n'ont même pas été montrés dans le salon de Walter Arensberg. Les deux ready-mades qui auraient été exposés précédemment (à la Galerie Bourgeois, en 1916) sont au mieux restés inaperçus. L'un d'eux était simplement caché dans le porte-parapluies et constitue une exception. Le concept de ready-made n'était pas encore connu ni du public ni des membres de la Société des artistes indépendants en 1917[19].

Répliques[modifier | modifier le code]

L'urinoir original ayant disparu, il reste aujourd'hui des répliques. Elles ont été faites à l'initiative de marchands d'art ou de commissaires d'exposition du vivant de Marcel Duchamp et avec son accord. Elles sont toutes des reproductions non de l'original, mais de la photographie d'Alfred Stieglitz. Elles sont officiellement exposées dans des galeries comme étant des œuvres de Marcel Duchamp mais sont néanmoins signées et datées « R. Mutt 1917 » comme l'original.

Ces répliques ont été réalisées par :

Elles sont visibles au Philadelphia Museum of Art, au Moderna Museet de Stockholm, au San Francisco Museum of Modern Art, à la Tate Gallery de Londres, à la National Gallery of Canada d'Ottawa, au National Museum of Modern Art de Kyoto, au Musée Maillol de Paris, à l'Indiana University Art Museum de Bloomington, à l'Israel Museum de Jerusalem, à la National Gallery of Modern Art de Rome. D'autres sont dans des collections particulières.

La réplique exposée au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à Paris est l'exemplaire d'artiste hors-série fait par Arturo Schwarz. Cette réplique a été vandalisée par Pierre Pinoncelli (voir plus bas : Tribunaux)[20].

Tandis que la réplique de Janis est un urinoir trouvé dans un marché aux puces de Paris, la série éditée par Schwarz est fabriquée à la main par un procédé de moulage comme dans la sculpture traditionnelle, ce qui constitue une inversion du processus propre au ready made.

Marcel Duchamp lui-même avait déjà intégré une reproduction miniature de Fountain en trois dimensions dans la Boîte-en-valise (1936-1941) contenant l'ensemble de ses œuvres. En 1938, il a ainsi réalisé une maquette en papier mâché sur armature métallique, puis une maquette en porcelaine avec inscription à la gouache[21].

Postérité[modifier | modifier le code]

Fontaine, Marcel Duchamp. Tate Modern, Londres.
Réplique de 1964 certifiée par l'artiste et réalisée par le marchand d'art Arturo Schwarz, d'après une photographie de Alfred Stieglitz. Porcelaine, 360 × 480 × 610 mm.

Les répliques de Fontaine ayant été officiellement attribuées à l'auteur du Nu descendant un escalier, l'objet refusé par la Société des artistes indépendants en 1917 entame une nouvelle carrière après 1945. À la faveur d'un retournement historique, il trouve une pleine reconnaissance dans le monde de l'art et passe bientôt pour le nouveau paradigme de l'œuvre d'art.

Duchamp, en mettant fin à l'hégémonie du visuel dans l'histoire de l'art, ouvre, à travers son urinoir, une nouvelle ère artistique, où l'art contemporain puise ses racines : l'art conceptuel notamment reconnaît dès son émergence dans les années 1960 la parenté de Marcel Duchamp. Amateur de jeux de mots, Duchamp valorise l'idée au détriment de la technique, reléguant l'expression « aussi bête qu'un artiste » aux annales de l'histoire : la conception d'une œuvre devient l'objet d'un processus intellectuel plutôt que d'un savoir-faire et d'une finalité formelle.

Le pop art réactivera dans les années 1960 le concept de ready-made, devenu un médium courant par la suite, poursuivant le processus de désincarnation visuelle de l'objet d'art entamé par Duchamp. Les leitmotiv du détournement, du transfert, faisant écho à l'essor de la psychanalyse au début du XXe siècle, sont constitutifs de l'esprit frondeur du mouvement dada, refusant la linéarité sémantique plate des objets qui nous entourent[réf. nécessaire].

En décembre 2004, la Fontaine de Duchamp a été élue comme le modèle le plus influent du XXe siècle par cinq cents personnalités parmi les plus influentes du milieu britannique de l'art[réf. nécessaire].

Esthétique[modifier | modifier le code]

Pour l'historien de l'art Thierry de Duve, Fontaine est en tant que ready made exemplaire le paradigme de l'œuvre d'art[22]. Le "cas Richard Mutt" permet de comprendre comment l'énoncé "ceci est de l'art" peut s'appliquer à n'importe quel objet suivant que sont remplies les quatre conditions :

  • un objet de référence dont l'existence en tant que telle n'a pas d'importance. En l'occurrence, l'objet (l'urinoir original) a disparu et il n'est attesté que sous la forme d'une photographie. Le ready made n'est connu que par sa reproduction.
  • un énonciateur (R. Mutt ou Marcel Duchamp) qui choisit, nomme et signe l'objet. Il ne fait rien de ses mains, mais il choisit et produit l'énoncé "ceci est de l'art". (L'existence de cet énonciateur n'a pas d'importance, puisque R. Mutt est un artiste fictif.)
  • un regardeur qui répète l'énoncé pour son compte, comme Alfred Stieglitz, par exemple, lorsqu'il réalise sa photographie.
  • une institution (la Société des artistes indépendants) quand bien même l'action de cette institution consiste à refuser de valider l'objet (cet acte valorise l'objet de R. Mutt qui est le seul à être refusé dans le salon des refusés).

Le fait de soumettre Fountain à la Société des artistes indépendants est une ruse de Marcel Duchamp pour mettre dans l'embarras les membres de cette institution. Ou bien les membres obéissent à leurs principes démocratiques et ils se ridiculisent auprès du public et de la presse. Ou bien ils refusent l'envoi de R. Mutt et se constituent comme un jury au sens traditionnel et il n'y a plus alors d'artistes indépendants[23].

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 1999, l'un des urinoirs (une réplique de Schwarz) a été vendu aux enchères par Sotheby's pour la somme de 1 762 500 dollars à Dimitri Daskalopolos originaire d'Athènes. L'homme d'affaire déclare que, pour lui, « cela représente les origines de l'art contemporain »[24].

Tribunaux[modifier | modifier le code]

En janvier 2007, la Cour d'Appel de Paris condamne Pierre Pinoncelli, qui avait légèrement dégradé la Fontaine à coups de marteau, à trois mois de prison avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve et 14 352 € au musée pour remboursement des frais de réparation. Le Musée national d'art moderne avait réclamé 2,8 millions d'euros de dommages et intérêts mais les juges n'ont pas statué sur le caractère artistique de l'œuvre, et considéré que seul l'État pouvait se constituer partie civile en l'affaire[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Ottinger, Françoise Le Penven, Marcel Duchamp dans les collections du Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, 2001, p. 62-65
  2. Ottinger et Pelven, 2001, p. 62
  3. Beatrice Wood, citée par Camfield, cité par Ottinger et Pelven, 2001, p. 64
  4. Mercure de France, t. CXXVII, no 480, 16/06/1918, p. 764 (en ligne).
  5. Cité par Thierry de Duve, in Résonance du ready made : Duchamp entre avant-garde et tradition, Hachette, 2006, p. 73
  6. Mercure de France, 16/06/1918, p. 764
  7. Walter Arensberg, d'après Beatrice Wood, citée par Camfield, in Ottinger et Le Pelven, p. 62.
  8. Thierry de Duve, p. 77
  9. Cité par Thierry de Duve, 1989, p. 113 n. et p. 115 n.
  10. Image publiée dans The Blind Man, 2, New York, mai 1917, p. 4. Voir une reproduction d'un tirage au gélatino-bromure d’argent original ici.
  11. Anonyme, “His Art Too Crude for Independents”, New York Herald, 14/04/1917
  12. The Blind Man, no 2, 1917, p. 5.
  13. Ibid.
  14. Cité par Camfield, 1989
  15. Thierry de Duve, p. 85
  16. Marcel Duchamp, cité par William A. Camfield, dans : Marcel Duchamp : Artist of the Century, ed. Rudolf E. Kuenzli and Francis M. Naumann, 64-94.
  17. William A. Camfield, "Marcel Duchamp's Fountain: Its History and Aesthetics in the Context of 1917", in : Rudolf E. Kuenzli et Francis M. Naumann, Marcel Duchamp : Artist of the Century, The MIT Press, 1989, p. 78
  18. Camfield, 1989, 64-94
  19. Molly Nesbit et Naomi Sawelson-Gore, « Concept de rien : Nouvelles notes de Marcel Duchamp et Walter Conrad Arensberg », Étant donné, no 1, Paris, 1999, p. 49 et suiv.
  20. An Overview of the Seventeen Known Versions of Fountain, Cabinet, 2007
  21. F. M. Naumann, Marcel Duchamp : l'art à l'ère de la reproduction mécanisée, Hazan, 2004, p. 137
  22. Thierry de Duve, Résonances du ready-made, p. 48
  23. Thierry de Duve, p. 256
  24. Cité par Francis M. Naumann, The Art Defying the Art Market, tout-fait : the Marcel Duchamp Studies Online Journal, vol. 2, 5, avril 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]