Michaël La Chance

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Michaël La Chance

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Remise du Prix Moebius, 2007

Activités Écrivain, professeur
Genres Poésie, essai

Œuvres principales

  • De Kooning malgré lui, (roman, 2011)
  • [Mytism] , (poésies, 2009)
  • Corrida pour soi seul, (proses, 2008)
  • Œuvres-bombes et bioterreur, (essai, 2007)
  • L’Inquisitoriale, (poésies, 2007)
  • Paroxysmes. La parole hyperbolique, (essai, 2006)
  • Carnet du Bombyx, (poésies, 2000)

Michaël Douglas La Chance est un écrivain québécois, résidant au Saguenay–Lac-Saint-Jean, né à Neuilly-sur-Seine le 23 juin 1952.

Poète et essayiste, philosophe et sociologue de formation, il a publié des essais sur le rôle des intellectuels à l'époque des géants corporatifs et du paradigme techno-économique; sur la mondialisation de l’art et le sentiment d'échec de civilisation; sur la censure dans les arts et la photographie; sur la poésie et la peinture allemandes contemporaines devant le trauma; sur la cyberculture et le cinéma; sur la répression politique dans les arts et les biotechnologies dans le contexte post-911. Il mène, parallèlement à ses travaux théoriques, une activité de création en poésie et art performance. Michaël La Chance est chercheur au Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT); il est rédacteur à la revue Inter Art Actuel (Inter-LeLieu). Il est professeur titulaire de Théorie et histoire de l'art, et directeur du Département arts & lettres à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Michaël La Chance est né d'un père anglophone et d'une mère francophone à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly, France. Canadien à la naissance, il fera sa scolarité en France à l' École Saint-Pierre de Chaillot; à l'École du Grand Colombier; et en Grande-Bretagne, à Witney, Oxfordshire, avant d’entrer au Collège Jean-de-Brébeuf à Montréal et de poursuivre ses cours au Collège Français : c’est l’époque de la Nuit de la poésie (27 mars 1970) et de la Loi des mesures de guerre (octobre 1970), de la Contreculture et de la Beat generation qui sera l'occasion de rencontres : avec Leonard Cohen (il fera un livre d’artiste en 1979 avec ce dernier), Françoise Bujold (elle fera une préface pour Une Inquisitoriale en 1975), Kittie Bruneau (il fera trois livres d’artistes avec elle de 1973 à 1980[1]). Il fait de la gravure à l'eau-forte, apprend le métier auprès de Tobie Steinhouse et de Stanley Hayter à l'Atelier 17. Il entreprend des études en philosophie à l’Université de Montréal où il suit les cours de Pierre Gravel (philosophe) et fera sa maîtrise sous la direction de Claude Lévesque et Jacques Poulain[2].

Élève de Michel Foucault, une bourse du Conseil des Arts du Canada lui permet de poursuivre ses études doctorales à l’Université de Paris VIII Vincennes dès 1974, sous la direction de François Châtelet puis de René Schérer; il suit les cours de Gilles Deleuze et Jean-François Lyotard. Parallèlement, en 1975 il participe aux recherches du laboratoire de psychosociologie de Serge Moscovici, suit les séminaires de Roland Barthes et de Claude Lefort, obtient en 1976 un DEA en sociologie de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il rencontre Francis Bacon à Paris en janvier 1977[3] et aussi Samuel Beckett (ce qui conduira à une monographie avec Georges Godin en 1994). Il obtient un Doctorat en philosophie avec une thèse intitulée : Jouir du Néant. Le corps, les figures du pouvoir, le langage dans les écrits scientifiques et politiques de Jean-Paul Marat, 1779-1793 [4]. Michaël La Chance enseigna la philosophie au Collège de Rosemont (1979-1984) et à l’Université du Québec à Montréal (1984-2000) avant de redéfinir son enseignement au sein d'un programme en art à l'Université du Québec à Chicoutimi, quand l'œuvre de Joseph Beuys lui aura révélé que l'art est de la philosophie continuée par d'autre moyens.

La rencontre de Gaston Miron à Aix-en-Provence sera le début de collaborations (une postface en 1983[5] et un livre d'artiste en 1987). Après plusieurs livres d'artistes[6], un premier recueil de poèmes sera accueilli par Jean Royer à l’Hexagone : Leçons d’orage, 1998, dont les premières pages relatent une rencontre avec René Char à Saumanes en 1982[7]. « Poète-philosophe[8] » il poursuit une œuvre qui interroge l'origine de l'écriture - sa paléopoïétique[9] - et qui déplace les catégories conceptuelles et les tensions éthiques[10] qui sont enfouies dans le langage. Après les Leçons, l'Hexagone publie un Carnet du Bombyx, qui sera reçu comme un « traité de la métamorphose[11] ». À partir de 2007, Michaël La Chance poursuit son œuvre littéraire chez Triptyque (éditeur) avec l'Inquisitoriale sur la naissance à soi par l'écriture et la traversée du paysage[12], Corrida pour soi seul. Exercices, un essai poético-spirituel sur les formes d'existence, et Mytism, Terre ne se meurt qui propose un périple écopoïétique depuis un monde reptilien jusqu'à « Rêver le feu ».

Membre du comité de rédaction des Cahiers des Arts Visuels au Québec (1987-1988); et aussi du comité de Spirale, arts, lettres, spectacles, sciences humaines (1992-2002) il sera codirecteur (avec Pierre Nepveu puis Éva Le Grand) de cette revue de 1994 à 1998. Il poursuit actuellement son travail éditorial dans le comité de la revue Inter, Art Actuel, dont il est membre depuis 1999. Membre de sociétés savantes, il a été président de la Société d'esthétique du Québec (1988-1990) et aussi président de la Société de Philosophie de Montréal (1990-1992). Dès 1976, il a travaillé pour la radio culturelle de la Société Radio-Canada dans Ideas, L’Envol de Minerve, La Nouvelle condition humaine, En toutes lettres, Traverses. Ses essais couvrent des domaines divers, la poésie allemande (Friedrich Hölderlin, Paul Celan), la photographie et le corps (Robert Mapplethorpe, Orlan), la censure juridico-politique (Critical Art Ensemble, Dror Feiler), etc. Avec plus de cent articles de critique d’art, une vingtaine de catalogues, il a une production importante d’articles académiques sur une diversité d’auteurs littéraires (Artaud, Beckett, Burroughs, Butor, Kafka, etc.) et philosophiques (Deleuze, Dumézil, Foucault, Hume, Kant, Leibniz, Machiavel, Nietzsche, Wittgenstein, etc.) avec un intérêt pour le dix-huitième siècle (Condorcet, Marat, Sade, Swedenborg, etc.), la psychanalyse (Lacan, Schreber, etc.) et s’intéresse à diverses formes d’art : photographie, bioart, art performance, art numérique.

Invité à des lectures de poésie et des événements d'art action, il a fondé en 2005, avec Cindy Dumais, l’événement annuel Os brûlé, Poésie, Performance, Mantique, une rencontre interculturelle de performances et d'écritures ossécailles inspirées du rituel millénaire de la scapulomancie qui a connu plusieurs éditions à Chicoutimi et Mashteuiatsh[13] où seront reçus Pierre Ouellet, Serge Pey, Julien Blaine, etc.

Publications[modifier | modifier le code]

Essais de critique et réflexion[modifier | modifier le code]

  • 2012 - La disparition des abeilles et des glaciers. Appel pour un moratoire poétique et réflexion sur la minorité créatrice, la saturation des images et la plasticité de l'écriture, Les Éditions Intervention, Québec, 2012, 24 p. [Fascicule inséré Inter Art Actuel, no. 110]
  • 2007 – Œuvres-bombes et bioterreur, L’art au temps des bombes, Québec et Paris, Inter Éditeur et Productions New Al Dante, ill. 201 p. (ISBN 978-2920500-69-3) et (ISBN 978-2-916978-01-7)
  • 2006 - Paroxysmes. La parole hyperbolique, Montréal, VLB, coll. « Le Soi et l’autre », 150 p. (rééd.). (ISBN 2-89005-944-8)
  • 2006 - Capture totale. Matrix, mythologie de la cyberculture, Québec, Presses de l’Université Laval, coll. « Intercultures », 200 p. (ISBN 2-7637-8304-X) Consulter Capture totale sur Google books
  • 2005 - Frontalités. Censure et provocation dans la photographie contemporaine, Montréal, VLB, coll. « Le Soi et l’autre », 220 p. (ISBN 2-89005-916-2)
  • 2003 - La culture Atlantide, Montréal, Fides, coll. « Métissages », 182 p. (ISBN 2-7621-2502-2)
  • 2003 - Paroxysmes. La parole hyperbolique, Montréal, Trait d’union, coll. « Le Soi et l’autre », 2003, 152 p. (ISBN 2-89588-072-7)
  • 2001 - Les penseurs de fer, Les sirènes de la cyberculture, Montréal, Trait d’union, coll. « Spirale », 218 p. (ISBN 2-922572-35-8)
  • 1994 - Beckett. Entre le refus de l’art et le parcours mystique (avec Georges Godin), Montréal et Paris, Hurtubise HMH & Castor Astral, coll. « L’atelier des modernes », 152 p. (ISBN 2-89428-042-4)

Roman[modifier | modifier le code]

  • 2011 - De Kooning malgré lui. Montauk ~ Cassino, Montréal, Triptyque, 279 p. (ISBN 978-2-89031-719-2)

Proses[modifier | modifier le code]

  • 2014 - La Naissance de la poésie. Dionysos et les mines d'eau de la Provence, photographies Jean-Noël Carbonnel, Chicoutimi, Interritoires, 28 p.
  • 2013 - Louis-Pierre Bougie. Espaces chavirés, torsions du désir, essai. Avant-propos d’Isabelle de Mévius (pp. 8-9), et préface de Georges Leroux, « La scène de la gravure » (pp. 17-26), Montréal : Les Éditions de Mévius, 228 p. ill. [Louis-Pierre Bougie, sous la direction d'Isabelle de Mévius] (ISBN 978-2-9810774-2-4)
  • 2013 - UNE AUTRE PLANÈTE Carnet de Finlande TOISELTA PLANEETALTA, Chicoutimi, Interritoires, 80 p. [1]
  • 2013 - Le Cerveau en feu de M.Deƒcartes, Montréal, Triptyque, 134 p. (ISBN 978-2-89031-832-8)
  • 2008 – Corrida pour soi seul, Exercices, Montréal, Triptyque, 84 p. (ISBN 978-2-89031-638-6)

Poésies[modifier | modifier le code]

  • 2013 - Carnet de Louisiane, Éditions Interritoires, 102 p. [ebook : blurb.com/ebooks/382717-carnet-de-louisiane]
  • 2009 - [Mytism] Terre ne se meurt pas, Montréal, Triptyque, 168 p. (ISBN 978-2-89031-661-4)
  • 2007 - L’Inquisitoriale, Fugue solaire dans les îles et plateaux du langage, Montréal, Triptyque, 133 p. (ISBN 978-2-89031-606-5)
  • 2004 - Fossés d'amour et d'insomnies, Montréal, Trait d'Union, 196 p. (ISBN 2-89588-055-7)
  • 2001 - La Trame du temps (ill. Claire Cloutier), Montréal et Hull, np. BNQ|RES/CA/452
  • 2000 - Carnet du Bombyx, Chimera in vacuo bombinans, Montréal, l’Hexagone, 207 p. (ISBN 2-89006-648-7)
  • 1998 – Leçons d’Orage, Montréal, l’Hexagone, coll. « Poésies », 154 p. (ISBN 2-89006-610X)
  • 1992 - Les derniers outrages du ciel (ill. Louis-Pierre Bougie), Montréal, Griffe d’acier, np. BNQ|RES/CB/210
  • 1987 - Forger l’effroi (avec un liminaire de Gaston Miron, ill. Louis-Pierre Bougie), Montréal, Griffe d’acier, np. BNQ|RES/CC/160
  • 1983 - Le Prince sans rire (avec un « Après-dire » de Gaston Miron, ill. Louis-Pierre Bougie), Montréal et Paris, Éditions Lui-même, np. BNQ|RES/CA/216
  • 1980 - D’îles et d’ailes (avec Leonard Cohen, Claude Haeffely, Jacques Renaud, ill. Kittie Bruneau), Montréal, Éditions de la Marotte. np. BNQ|CA/137 RES
  • 1975 - Une Inquisitoriale, préface de Françoise Bujold « Notre dialecte de bataille », Montréal, Pierre Guillaume Imprimeur, n.p. BNQ|RES/CB/28
  • 1974 - Entre chien et loup (avec ill. Kittie Bruneau), Montréal, La Guilde Graphique, 9 pl. BNQ|RES/CA/38; SIGIRD| 02-1143038.
  • 1973 - La Clef de l'envers (avec ill. Kittie Bruneau), Montréal, Éditions de la Marotte, n.p. BNQ|RES/CE/19

Ouvrages dirigés[modifier | modifier le code]

  • 2013 - Index du performatif, (avec Richard Martel, dirs.), Éditions Intervention, 30 p. Fascicule dans Inter Art Actuel, no. 115.
  • 2012 - Récits collectifs et nouvelles écritures visuelles (avec Francine Saillant, dirs), Presses de l'Université Laval, 276 p.
  • 2007 - L'imaginaire du territoire dans l'art d'Arthur Villeneuve, sous la dir. de Michaël La Chance (coll. : Nathalie Boudreault... et al.), Québec : Presses de l'Université Laval, 114 p. (ISBN 978-2-7637-8522-6)
  • 2006 - Os Brûlé (avec Cindy Dumais, dirs.), Saguenay, Éditions La Clignotante, 120 p. (ISBN 2-923509-00-5)
  • 2001 - Poésie et politique, Mélanges offerts à Michel van Schendel (avec Pierre Ouellet, Paul Chamberland et Georges Leroux, dirs.), Montréal, l’Hexagone, 512 p. (ISBN 2-89006-662-2)
  • 2000 - L’Infigurable (avec Simon Harel et Alexis Nouss, dirs.), Montréal, Liber, 195 p. (ISBN 2-921569-82-5)

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Khalil Gibran, Le Prophète, trad. Michaël La Chance, Genève, Éditions Idégraf, 1985, 96 p.  Cette traduction de Khalil Gibran est disponible en ligne : Le Prophète

Textes en ligne[modifier | modifier le code]

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Laurent Mailhot et Pierre Nepveu, La poésie québécoise. Des origines à nos jours. Montréal, Typo Anthologie (nouvelle. éd.), 2007, p. 640-642. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Daniel Chartier, Dictionnaire des écrivains émigrés au Québec 1800-1999, Montréal, Éditions Nota Bene, 2003, p. 167-168.
  • Suzanne Foisy, « Esthétiques »; dans Raymond Klibansky et Josiane Ayoub (dirs.), La philosophie au Canada français : le rayonnement du Québec, Québec, Presses de l'Université Laval, coll. “Zétésis”, 1998, p. 485-534. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Légaré, Dictionnaire des écrivains québécois contemporains 1970-1982, Montréal, Québec/Amérique, 1983, p. 217. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gaston Miron, Un long chemin. Proses 1953-1996, Montréal, l'Hexagone, 2004, p. 263-265. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Clef de l'envers, 1973; Entre chien et loup, 1974; D'Îles et d'ailes, 1980.
  2. cf. Paskein et Theorein, Maîtrise ès Arts (Philosophie) dir. Claude Lévesque et Jacques Poulain, Université de Montréal, janvier 1975, 280 p.
  3. cf. « L’œil naufrageur », Fossés d’amour et d’insomnies, Trait d’union, 2004, p. 50-58.
  4. Thèse de doctorat, Paris VIII, 1993, dir. René Schérer, 2 vol., 668 p., reproduite sur microfiche, Lille Thèses ISSN 0294-1767
  5. cf. Gaston Miron, Un long chemin. Proses 1953-1996, l'Hexagone, 2004, p. 263-265.
  6. En 1990, la Bibliothèque des arts de l'Université du Québec à Montréal a présenté une exposition des livres d’artistes réalisés en collaboration avec le graveur Louis-Pierre Bougie. Ces livres seront de nouveau exposés au Musée national des beaux-arts du Québec en 2005. Cf. Louis-Pierre Bougie : prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau 2005, Musée national des beaux-arts du Québec / dir., Anne-Marie Ninacs ; essai, Sylvie Alix ; trad. C. Bilodeau et M. E. Elgue, Québec : Le Musée, 2005, 71 p.
  7. cf. « Notre saveur », Leçons d'orage, l'Hexagone, 1998, p. 9-15.
  8. Suzanne Giguère, « Fugue solaire », Le Devoir, 19 et 20 janvier 2008.
  9. cf. « Ouvertures paléopoïétiques », dans Georges Leroux et Pierre Ouellet, L’Engagement de la parole, VLB, coll. Le Soi et l’autre, 2005, p. 207-227.
  10. Dans un compte-rendu de Paroxysmes, Nicolas Tremblay parle de « poésie éthique », cf. Nicolas Tremblay, « Qu'est-ce que l'art, aujourd'hui?», Lettres québécoises, no. 113, p. 49.
  11. Cf. Roger Chamberland, « Poésie », University of Toronto Quarterly - Volume 69, Number 1 Winter 1999/2000- Letters in Canada.
  12. Cf. Karla Cynthia Garcia Martinez, Spirale, 224, janv.-fév. 2009, p. 42-43.
  13. cf. Cindy Dumais & Michaël La Chance (dirs.) Os Brûlé, Éditions La Clignotante, 2006, 120 p. ISBN 2-923509-00-5
  14. cf. Bulletin de l'Académie de Vaucluse, 211e Année académique, Novembre 2011, no. 407, p. 1
  15. « Le venturier au sommet », Prix de la bande de Moebius 2007, in Le prix de la bande à Moebius , Anthologie 1999 – 2009, Montréal, Éditions Triptyque 2010, p. 98-111.