Garencières
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| Garencières | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Arrondissement d'Évreux |
| Canton | Canton de Saint-André-de-l'Eure |
| Code commune | 27277 |
| Code postal | 27220 |
| Maire Mandat en cours |
Gerard Fauchet |
| Démographie | |
| Population | 553 hab. (2009) |
| Densité | 80 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 134 m — maxi. 150 m |
| Superficie | 6,87 km2 |
Garencières est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Histoire
Les premières mentions de Garancières (Warancerae, Waranceras) figurent dans le Polyptyque d’Irminon, au début du IX° siècle (entre 794 et 829). En 1205, est cité Ricardus de Garenceriae (Delisle, 1856). Le pouillé chartrain vers 1250 mentionne Garencerie (Longnon, 1904). On cite encore la parrochia au XIII° (Langlois, 1991). Le Scriptorium feodorum de Monteforti (XIII°siècle) relève encore : « Dominus de Garanceriis, homo ligus dominus Ansoldus de Garancerus Johemus de Garanceriis » (De Dion et Marquet - 1881).
L'église date d’avant 1250, puisqu’elle est attestée dans le Pouillé chartrain;
A l’est du bourg, environ à 1800 mètres, existait autrefois une maladrerie. La plus ancienne mention existante en est donnée dans le dénombrement du comté de Montfort effectué en 1479 par le seigneur du Breuil pour le duc de Bretagne. On pense que le curé de Garancières en était l’administrateur.
La coutume de Montfort (1556) mentionne « les maîtres administrateurs de la maladrerie de Garancières » et montre leurs signatures (A.D.Y. 2F24). Pierre d’Ecorchevel, seigneur du Breuil en fait, en 1556, une description destinée à la Reine : « 33 arpents et 50 perches, maisons, masures, cour, jardin, colombier à pied, granges, étables et chapelle fondée de Marie-Madeleine, assis près ledit lieu du Breuil tenant d’un côté au chemin qui mène de Garancières à Autouillet, d’autre côté aux hoirs de Jean Grenet, d’un bout au chemin qui mène de Elleville à Montfort, d’autre bout à la vigne d’icelle maladrerie ». Il semble qu’elle ait cessé toute activité déjà au milieu du XVII°.
Divisions administratives : Bailliage : Montfort-l’Amaury - Coutume : Montfort-l’Amaury - Canton : Montfort-l’Amaury avant 1789 ; Garancières après 1802 - Parlement : Paris - Gouvernement : Ile de France- Intendance: Paris (1789) - Election : Montfort-l’Amaury (1789) - Grenier à sel Montfort-l’Amaury avant 1768, puis Gambais.
Marie de Garencières, est dame de Massy, de Villiers-le-Comte et de Croisy, au XVe siècle. Elle est la fille de Jeanne de Villiers et Jean I de Garencières, chevalier, grand chambellan du duc d'Orléans, Maître de l'hôtel du roi Charles VI, maître des eaux et forêts en Picardie, puis chambellan du roi. Il est cité comme chambellan du duc d'Orléans, dans un mandement, de paris, le 27 janvier 1405, mandement portant défense de faire des joutes ou faits d'armes. Jean I fut en 1406 chevalier banneret, au service d'Isabelle de France, fille de Charles VI, veuve de Richard II d'Angleterre, et épouse de Charles Ier d'Orléans. Il devint baron du Puiset, titre qui lui est accordé grâce à la bienveillance du roi. Il est aussi connu pour ses œuvres de « chevalier poète » : il est l'auteur d'un recueil de poésies de son temps. Jean de Garencières fut tué à la bataille d'Azincourt le 24 octobre 1415.
Veuve du chevalier Jean de Gaillon, elle épouse en second mariage le célèbre breton Tugdual de Kermoysan, qui devint seigneur de Massy et de Croisy. (On ignore le lien de parenté qui pouvait rattacher à Tugdual, Jean de Kermoisan, curé de Massy, entre 1458 et 1466.)
La modestie de Tugdual n'eut d'égale que la renommée que lui valurent ses états de service : ..."Messire Tugdual... très grand ingénieur qui fut excellent capitaine, bailli de Troyes et gouverneur de Dieppe sous Charles VII, et fut tué à Cherbourg". ..." Tugdual de Kermoysan, puisné, fust aussi très heureux dans le mestier de la guerre et acquit la réputation de scavoir soutenir un siège et deffandre une ville mieux que gentishommes de son temps, à cause de quoi il fut surnommé Le bourgeois...".
Nous ignorons si malgré ses états de service et sa renommée, Tugdual a été "chevalier". En 1449, il prenait en effet encore le titre d'écuyer du Roi, qu'il avait déjà en 1416. Peut-être estimait-il n'avoir qu'un trop mince patrimoine pour tenir cet état ayant acquis plus de gloire que de richesses à l'instar de Jean de Brosse (le maréchal de Boussac). Craignait-il de ne pouvoir satisfaire aux exigences ou aux devoirs de représentation, le voulait-il ?, ou bien tenait-il à ce titre gardé glorieusement pendant 34 ans qui le mettait hors de pair parmi les autres écuyers ? Il était, à Cherbourg, le plus vieux de tous les capitaines bretons.
Tout au long de sa vie Tugdual n'a jamais manqué à la devise de sa famille : Plutôt mourir que faillir, devise, qui, à un mot près, est aussi celle de la Bretagne, son pays natal.
De son mariage avec Marie de Garencières, il n'eut pas d'enfants. Tugdual, avant sa mort, avait fait son testament : il laissait ses biens propres à un neveu de même nom. Avec l'assentiment de sa femme, il y ajoutait un legs, connu par un acte du 12 décembre 1450 portant « offre d'hommage et de profit de rachat pour sa baronnie du Puiset, faite par Yon (yvon) de Kermoysan, écuyer, au nom d'Olive de la Haie, sa femme, nièce et héritière de Tugdual de Kermoisan, dit Le Bourgeois ». Olive mourut en 1458, et en vertu d'une clause de retour, Marie de Garencières reprit possession du Puiset.
À un acte original de Marie de Garencières le 29 juillet 1456, est appendu son sceau, rond, de 30 mm, parti à 7 coquilles d'argent aux 3.3.1, qui est de Kermoysan, et d'un chevronné, qui est de Garencières, avec l'inscription de ses nom et prénom, l'écu surmonté d'un age à mi-corps, les ailes déployées (sans doute en souvenir et un hommage à Tugdual).
Marie de Garencières meurt avant la fin d'un procès lié à un blâme donné par elle, à Barthélemy Claustre, un conseiller au parlement, qui s'achève par un arrêt du 13 août 1467. Elle fit de son neveu Brunet de Gaillon, fils de Guillaume de Gaillon, frère cadet de son premier mari, son légataire universel.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1989 | mars 1995 | Daniel Chopin | RPR | |
| mars 1995 | mars 2008 | Joël Huvier | UMP | |
| mars 2008 | Gérard Fauchet | CNI | Délégué à la commission ordures ménagères de la CCPN | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Personnalités
Jean I de Garencières,chevalier banneret, au service d'Isabelle de France, en 1406, baron du Puiset, maître des eaux et forêts en Picardie, grand chambellan, du duc d'Orléans, Maître de l'hôtel du roi, puis chambellan du roi Charles VI. Aussi connu pour ses œuvres de « chevalier poète, il est l'auteur d'un recueil de poésies de son temps. Il est tué à la bataille d'Azincourt le 24 octobre 1415.
Désiré Magloire Bourneville, né à Garencières le 28/10/1840, mort le 28/05/1909. Médecin Aliéniste.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Résultats du recensement de la population - Garencières sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- La maison de Massy et ses pierres tombales (1080 - 1467), Jean de Garencière, Tugdual de Kermoisan, par G.Estournet, bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, d'Étampes et du Hurepoix, 60e année, Paris 1954. Minutes de notaires de Châteaudun : extrait des minutes de Louis MERLET 1369-1615, Comté de Dunois, archives départementales de Rennes, E.2731 (registre)- in 4, papier, 174 feuillets, 1452 (26 juin 1453- 30 janv.)- Michel juge
- M. Nardeau et O.de Kermoysan, Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges, DES d'histoire du droit, Cellule d'anthropologie juridique, Un compagnon de Jeanne d'Arc originaire du Goelo, Tugdual de Kermoysan dit le bourgeois, dans Les Carnets du Goelo, Société d'études historiques et archéologiques du Goelo, no 10, sous la présidence de Yves de Sagazan, imprimerie Henry, Pédernec, 1994.