Seigneurs de Châteauneuf-en-Thymerais

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Châteauneuf-en-Thymerais est passé successivement entre les mains de plusieurs seigneurs[1],[2],[3],[4],[5] au cours des âges. Les dates entre parenthèses correspondent à la période à laquelle Châteauneuf-en-Thymerais appartenait au nom qui lui est associé. Bien qu'aliénée à titre d'engagement depuis 1600, la baronnie de Châteauneuf resta dans le domaine royal jusque vers la moitié du XVIIIe siècle.

Famille de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ingulphe Ribaud ou Ribald de Dreux
X Hildeburge Le Riche 
│
├─> Albert Ribaud
└─> Frodeline de Dreux
    X  Guazon
    │
    └─> Hugues Ier
        X Mabile de Montgommery
        │
        ├─> Mathilde, prieure à Belhomert
        └─> Mabile
            X Gervais Ier
            │
            ├─> Hugues II
            │   X Aubrée de Beaumont
            │   │
            │   └─> Hugues III
            │       X Marie
            │       │
            │       ├─> Gervais II
            │       │   X Marguerite de Donzy
            │       │   │
            │       │   ├─> Hugues IV
            │       │   │   X Éleonore de Dreux
            │       │   │   │ X Robert de Chaumont (Voir ramage de Saint-Clair)
            │       │   │   │ │
            │       │   │   │ └─> Robert le jeune
            │       │   │   │
            │       │   │   ├─> Jean
            │       │   │   ├─> Eleonore (Voir ramage de La Roche)
            │       │   │   │   X Richard de La Roche
            │       │   │   │   │
            │       │   │   │   └─> Richard le jeune
            │       │   │   │       X Éléonore de Chaumont
            │       │   │   │
            │       │   │   ├─> Marguerite (Voir ramage de Léon)
            │       │   │   │   X Hervé III de Léon
            │       │   │   │   │
            │       │   │   │   ├─> Hervé IV de Léon
            │       │   │   │   ├─> Catherine de Léon
            │       │   │   │   └─> Alain de Léon
            │       │   │   │
            │       │   │   ├─> Yolande
            │       │   │   │   X Geoffroy de La Roche
            │       │   │   │
            │       │   │   ├─> Agnès, religieuse à Belhomert
            │       │   │   └─> Luce, religieuse à Belhomert
            │       │   │
            │       │   ├─> Hervé, seigneur de Brezolles
            │       │   │   X Alix Gouët
            │       │   │   │
            │       │   │   └─> Hugues
            │       │   │
            │       │   └─> Gervais, chanoine de Chartres, évêque de Nevers
            │       │
            │       ├─> Hugues
            │       └─> Aberède
            ├─> Pierre
            ├─> Gervais
            ├─> Gaston
            ├─> Robert
            ├─> Mabile
            └─> Elisabeth

La branche aînée[modifier | modifier le code]

Armoiries d'origine de la famille de Châteauneuf : «D’or à 1 étoile de 8 rais de gueules »[6]

Sous le règne de Robert-le-Pieux (996-1031, fils d'Hugues Capet) un de ses vassaux, Ingulphe Ribaud ou Ribaud (Ribald) de Dreux, Seigneur de Senonches, Brezolles, Sorel et Rémalard, mort en 1050 semble être le premier seigneur de la lignée familiale de la famille de Châteauneuf. Il fonde notamment l'église primitive de Brezolles. Il épouse Hildeburge Le Riche (fille d'Aubert Ier Le Riche seigneur de Gallardon[7] et Thimert et de Hildeburge de Bellême elle-même fille d'Yves de Bellême?) dont il a plusieurs enfants : Albert (Aubert), Gaston (Gasce). Hervé, Eudes, Adelaisa[8] (ép. Aubert III, seigneur de Gallardon[7]), Frodeline De Dreux (ép. Gaston de Chateauneuf)

Albert Ribaud[modifier | modifier le code]

Fils d'Ingulphe et de Godechilde, sœur de Guillaume de Bellême[9] et vassal du roi hérite de son père de Brezolles, Senonches et Sorel. Une charte prouve que Senonches avec son château du IXe siècle lui appartenait, néanmoins, il n'était pas pour autant seigneur de tout le Theodemersis qui devint plus tard le territoire de la baronnie de Châteauneuf. Il épouse Adelaise d'Avesgaud(?) de la famille du Châtel d'Illiers dont il n'aura pas de descendance.

Gaston ou Guazon d'Avesgaud[modifier | modifier le code]

Seigneur du Châtel d'Illiers (Doute au sujet de l'origine de cette famille. Plusieurs documents semblent attestés l'origine des d'Avesgaud à Illiers-l'Evêque[10] alors que d'autres les situes à Illiers Combray[11]) (1050-1073), beau-frère et successeur d'Albert[12], devient seigneur de Châteauneuf par sa femme, Frodeline de Dreux, dame de Thimert et de Rémarlard dont il a plusieurs enfants : Hughes, Gasco, Robert (Seigneurs de Gallardon[7]), Mathilde. Il semble avoir possédé les terres de Thimert. Constructeur du premier château de Châteauneuf (Castellum Novum). Il semble néanmoins qu'il s'agisse d'Illiers l'évêque dans l'Eure. Ses successeurs, Gervais de Chateauneuf et son fils Hugues II semblent avoir possédés Illiers avant que la ville ne passe dans les mains des Seigneurs d'Anet[13]. Le village voisin de Courdemanche semble quant à lui être resté aux mains de la famille au moins jusqu'en 1239.

Hugues Ier de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Fils de Gaston et de Frodeline de Dreux, héritier d'Albert son oncle et Gaston son père, fut seigneur de Châteauneuf entre 1073 et 1105. Hugues épousa en 1073 Mabile, fille de Roger de Montgommery et de Mabile de Bellême et sœur de Robert II de Bellême. Puissant, il se mesura à Guillaume le Conquérant et donna asile en 1072 aux barons normands révoltés avec Robert Courte Heuse et fit à leur tête des incursions en Normandie. Néanmoins Guillaume mit fin à son audace avec le siège de la forteresse de Rémalard[14]. Hugues Ier fonda également le prieuré de Belhomert dont une de ses filles Mathilde devint la première prieure. En 1101 du consentement de sa mère Frodeline et de son frère Gaston il donna aux religieux de Bonneval l'église de Saint-Pierre de Thimert avec la dîme des bois et le droit d'usage à chauffer et à bâtir et le pâturage en la forêt de Châteauneuf[15]. De son union avec Mabile de Montgommery, il eut un fils mort jeune et deux filles Mathilde et Mabile. Sa femme paraît lui avoir survécu comme l'atteste une charte de 1108 concernant la donation de la la terre de Vigny à l'abbaye de Coulombs[16].

Gervais Ier de Châteauneuf (1105-1140)[modifier | modifier le code]

Grand sénéchal de Philippe Ier, épouse Mabile de Châteauneuf du vivant de son beau-père Hugues Ier et devient seigneur de Châteauneuf à sa mort en 1105 et jusqu'à 1140. En 1096 Gervais fut médiateur avec Richard de Montfort et Hugues de Montgommery entre Guillaume de Breteuil et Ascelin Goët qui se faisaient la guerre pour la possession du châleau d Ivry[17]. Pour contrer ses incursions régulières, le roi d'Angleterre Henri Ier fit fortifier les places de Verneuil, d'Illiers-l'Évêque et de Nonancourt. Néanmoins, les excursions de Gervais en Normandie continuèrent et Henri Ier fit le siège en 1113 de la forteresse de Sorel qu'il emporta après quelques jours. Malgré cet échec, Gervais poursuivit les hostilités contre le roi d Angleterre et embrassa contre lui le parti de Guillaume Cliton, fils de Robert Courte Heuse qui réclamait l'héritage de son père dépossédé à cause de sa révolte contre Guillaume le Conquérant son grand père[18]. Cette attitude hostile lui valut d'être excommunié par l'évêque de Chartres, Yves, comme un violateur incorrigible de la sainte trêve entre Royaume de France et Normandie. Néanmoins, la sanction fut levée grâce à la protection que lui donnait Louis le Gros. Après avoir fait don en 1125 à l'abbaye de Coulombs de ce qu'il possédait à Faverolle et à La Ronce, il favorisa et appuya la fondation de l'abbaye Saint-Vincent des Bois. En 1128, il prit la croix et alla guerroyer en Terre sainte pour s'amender[19]. En 1136, il signe avec d'autres seigneurs, une charte contenant plusieurs donations faite à l'abbaye de Thiron par Rotrou, comte du Perche. Entre autres bienfait, il donna également au prieuré de Saint-Martin-des-Champs le tiers de la seigneurie de Saint-Omer-en-Chaussée qu'il avait acquise d'un de ses chevaliers, Hugues Poncher. Avec le consentement de sa femme Malibe, il donne à Saint-Martin-des-Champs la terre de Mamerault, qui sert à indemniser le chapitre de Paris, au temps de l'évêque Guillaume (mai 1095-17 août 1102). Plus tard, pour la pitance des moines le jour des Rameaux, il renonce en leur faveur au droit de travers qu'il avait à Mantes sur les tonnes de vin et, pour l'achat de poisson en Carême, il donne la dime de tout le travers de Milly et de Conty[20]. Il mourut vers 1140. Mabile son épouse se distingua par des dons au chapitre de Chartres, à la léproserie du Grand-Beaulieu et à l'abbaye de Saint-Père. Elle mourut en 1132[21]. Gervais et Mabile eurent cinq fils et deux filles: Hugues, Pierre, Gervais, Gaston, Robert, Mabile et Elisabeth.

Hugues II de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Fils de Gervais Ier et de Mabile de Montgomery, fut seigneur de Châteauneuf entre 1140 et 1170. Il est connu pour être comme son père un batailleur effréné et est également excommunié. Il s'était rendu si redoutable aux Anglais, que Henri Ier d'Angleterre voulut acheter le baron en lui proposant un mariage avec sa fille naturelle Marie ; l'accord allait se conclure lorsque l'évêque de Chartres intervint de nouveau : Hugues et Marie étaient cousins au sixième degré. Hugues resta Français, et le bras droit de Louis le Gros dans la Marche de Normandie. Il épousa Aubrée de Beaumont, l'une des filles de Robert Ier de Meulan et d'Isabelle de Vermandois. Son intrépidité le fit tomber aux mains des Anglais, qui le gardèrent cinq ans prisonnier[19]. Il fonda l'abbaye de Belhomert, et la charte qu'il lui octroya prouve que Senonches, Belhomert et la Ferrière au Val-Germond lui appartenaient, outre Châteauneuf où il tenait sa cour[22] Il fit reconstruire le château de Semonches[23]. Le château de Brezolles, qui fut brulé en 1152 par le duc de Normandie, appartenait également à Hugues de Châteauneuf.

Hugues III de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Il fut seigneur de Châteauneuf de 1170 à 1199 Peu d'informations sont disponibles sur Hughes III, celui-ci ayant eu une tendance à abandonner une partie de ses prérogatives seigneuriales à son fils ainé Gervais[24]. Hughes III ne prit pas part aux guerres de Philippe Auguste et de Richard Cœur de Lion. Il n'est connu que par les importants dons qu'il fit aux maisons religieuses notamment à la léproserie du Grand Beaulieu à laquelle il confirme en 1179 la terre de Digny donnée par Yves de Rémalard et Gaston son fils[25]. En 1182, il lui accorde une foire à Boutaincourt le jour de la Saint Jacques[25]. En 1181, Hugues de Châteauneuf et Marie sa femme confirment au Grand Beaulieu la terre de Vaudry donnée par Hugues Gaudin en février[25], puis en 1186 il lui donne la dîme de Villiers près Maudétour dans la paroisse d'Aunay-sous-Gouvé[25], et enfin en 1193 il confirme le don de prés à Digny fait à la léproserie par Hugues de Longueville[25]. L'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois fondée par ses ancêtres n'est pas oubliée. En 1184 du consentement de son fils Gervais il confirma tous les privilèges de ce monastère[25] et en 1195, il lui donne le village de Rebervilliers[25]. En 1197, il confirme le prieuré de Thimert à l'abbaye de Bonneval[25]. Enfin dans la dernière année de sa vie, il donne au prieuré de Belhomert deux sous de rente par semaine sur le Tonlieu de Châteauneuf[25]. Il eut deux fils, Gervais et Hughes, et une fille, Alberède.

  • Hugues, fils de Hugues III
  • Alberède, fille de Hugues III
  • Gervais II de Châteauneuf, fils ainé de Hugues III

Gervais II de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Fils ainé de Hugues III né vers 1150, fut seigneur de Châteauneuf entre 1199 et 1215. Ce fils d'Hugues III fut choisi comme une caution du roi Philippe Auguste pour la trêve conclue le 23 juillet 1194 avec Richard Cœur de Lion[26] et à nouveau en 1200 une des cautions du roi vis-à-vis de Jean sans Terre[26]. Il est à nouveau fait question de lui et de son fils Hugues en compagnie du roi aux sièges de Loches et de Chinon en 1205[26]. Il est également désigné dans le traité parmi les vassaux du roi de France[27]. Il confirma la donation faite par Hugues, son père, au prieuré de Moutiers-au-Perche, ce qui semble prouver qu'il était également seigneur de Regmalart. Il donne au prieuré de Belhomert le bois de Morvillette près de Belhomert et cède au chapitre de Chartres une partie des bois de Torçay avant de partir en croisade[26]. Il part à la quatrième croisade en 1202 avec son fils Hervé comme d'autres seigneurs barons et chevaliers du Perche et des environs[28] qui s'enrôlèrent sous les drapeaux de Geoffroy pour la quatrième croisade. Il conduisit un groupe de seigneurs du Perche qui accompagnèrent Gervais II de Châteauneuf et son fils Hervé sous les drapeaux de Geoffroy III du Perche pour la quatrième croisade : Étienne Rotrou frère de Geoffroy, Rotrou de Montfort son cousin, Yves de Laval, Geoffroy de Beaumont le Vicomte, Renault de Montmirail au Perche Gouet, Jean sire de Friaize près la Loupe, Guérin de Friaize son frère, Yves de Courville, Gasse sire de Regmalard, Aimery sire de Villeray près Regmalard, Le sire de Nocé, Le sire de Ceton, Le sire de Préaux près Nogent, Le sire de Corbon, Le sire de Feillet près le Mage, Le sire du Pin la Garenne, Le sire de Bellavilliers près Belléme, Le sire de Vauvineux près Belléme, Gruel de la Frette sire de Saint Victor de Réno et plusieurs autres châtelains tous accompagnés de leurs vassaux et hommes d'armes. Il se réunirent avec les seigneurs Beaucerons parmi lesquels Louis comte de Chartres et de Blois, Guillaume sire de Coûtes et de Fresnay, le Gilniert Anscelme de Poissy, Aubert de Tachainville, Galeran d'Auneau et ses frères, Guillaume Chenard sire de Louville, Miles de Bar vicomte de Chartres et sire du Puiset, Simon de Montfort ou encore Olivier de Rochefort.

Geoffroy III du Perche mourut entre temps et c'est son frère Étienne Rotrou qui prit la tête du groupe de seigneurs. Gervais épousa en 1168 Marguerite de Donzy (la fille d'Hervé III de Donzy, seigneur de Saint-Aignan-sur-Cher et de Mathilde Gouët[29] et la sœur de Hervé IV de Donzy). Il eut comme enfants Hugues IV, et Hervé, qui se partagèrent sa succession et Gervais. Hugues IV eut Châteauneuf, Régmalard et peut-être Senonches ; Hervé fut quant à lui seigneur de Brezolles. Gervais de Châteauneuf entra dans les ordres.

  • Gervais de Châteauneuf entra dans les ordres. Il fut chanoine de Chartres. En 1221, le Chapitre de Chartres lui donna à cens le village de Chenevières et en récompense Gervais assura aux chanoines ses confrères cent sous de rente sur le péage de Brou[30]. Il fut élu évêque de Nevers en 1222 et mourut le 4 décembre de la même année.
  • Hervé de Chateauneuf fut seigneur de Brezolles et fit la quatrième croisade en compagnie de son père et surtout de de Renaud de Montmirail, seigneur de Montmirail et d’Alluyes, (fils de Jean de Montmirail et d'Helvide de Dampierre et de Bourbon et qui mourut en 1205 en poursuivant Kajolan avec Louis de Blois). Il épousa Alix, fille et héritière de Guillaume IV Gouët d’Alluyes et Isabelle (Elisabeth) de Champagne-Blois. Les terres d'Hervé devaient s'étendre jusqu'à l'Avre du côté de la Normandie, car, en 1221, il exempta des biens des moines de Jumièges, dans la paroisse de Saint-Martin du Vieux-Verneuil. En 1245, il confirma aux Templiers la donation de La Villedieu sur l'actuelle commune de Laons qui fut confirmée en 1260 par son frère Hughes IV qui y ajouta le fief de Champseru (Allainville)[31] Il semble qu'il ait eu un fils, nommé Hugues.
    • Hugues; fils de Hervé, mort sans postérité.
  • Hugues IV de Châteauneuf, né en 1185

Hugues IV de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Né en 1185, châtelain de Sorel où il vivait, épouse en 1212 Eleonore de Dreux (1186-1248), fille de Robert II de Dreux et de Yolande de Coucy. Il est seigneur de Châteauneuf entre 1215 et 1230. Il accompagne le roi Philippe Auguste avec son père aux sièges de Loches et de Chinon en 1205[26]. Il récupère les terres qui avaient été données à Hervé, le fils de celui-ci n'ayant eu de descendance. Hugues IV décède avant sa femme et ses enfants. Sa femme Eleonore de Dreux se remarie avec Robert de Saint-Clair. (voir ci-dessous ramage de Saint-Clair).

  • Jean de Châteauneuf, fils de Hugues IV, en bas âge a la mort de son père. Robert III, comte de Dreux et frère d'Eléonore assure la gestion de ses biens jusqu'à sa majorité sur décision du roi Louis VIII[32]. Il est seigneur de Châteauneuf entre 1230 et 1253. Il conssent la vente de terre à Vérigny en 1248 et réalisée par son beau père Robert de Saint-Clair. En 1253, il abandonne à Nicolas de Menou, seigneur de La Salle-d'Islou, haute, moyenne et basse justice sur les terres qui relevaient de lui. Il est mort vers 1254 sans laisser de postérité. Son héritage est partagé par tiers entre sa mère Eleonor de Dreux et ses deux sœurs Eleonore et Marguerite. C'est avec lui que prend fin la lignée ainée de la famille de Châteauneuf.
  • Sa sœur, Éléonore de Châteauneuf, se maria avec Richard de La Roche. À la mort de son frère ainé, elle reçut en partage un tiers de la châtellenie de Châteauneuf, qui passa ensuite à ses descendants (voir ci-dessous ramage de Laroche).
  • Une autre sœur, Marguerite de Châteauneuf, reçut elle aussi en partage un tiers de la châtellenie de Châteauneuf à la mort de son frère ainé Jean, notamment les châteaux de Châteauneuf et de Senonches. Elle épousa Hervé III de Léon (seigneur de Léon), seigneur de Noyon-sur-Andelle. Ils eurent trois enfants (voir ci-dessous ramage de Léon).
  • Yolande ne semble pas avoir eu de part dans la succession de son frère. Propriétaire de Digny, elle épouse Geoffroy de la Roche[33]
  • Agnès devint religieuse au monastère de Belhomert
  • Luce devint religieuse au monastère de Belhomert

Le Ramage de Saint-Clair[modifier | modifier le code]

Éléonore de Dreux, veuve de Hugues IV, s'est remariée avec Robert de Chaumont[34], seigneur de Saint-Clair, auquel elle transmit le titre de Seigneur de Châteauneuf. Elle eut un fils de cette union, Robert le jeune, qui reçut Sorel. Il se remaria après le décès d'Éléonore de Dreux, avec Isabelle de Maillebois, dame de Courville, et devint seigneur de Châteauneuf et de Sorel en 1253 après le décès de Jean de Châteauneuf. Il mourut vers 1269. Isabelle de Maillebois se remaria dés 1270 avec Geoffroy de Rochefort, veuf seigneur de Courville, qui reçu le titre de seigneur de Chateauneuf[35]. De leur union naquit au moins deux enfants: Jeanne et Aimery de Rochefort. Ce dernier devint en partie seigneur de Chateauneuf dés 1285 mais arreta d'en porter le titre[36].

  • Robert le jeune, mort en 1260 sans postérité. À sa mort, sa sœur utérine, Eleonore de Châteauneuf, dame de Beaussart, demanda à être mise en possession de Sorel contre l'avis de son beau père Robert de Saint-Clair qui obtint gain de cause du Parlement et resta propriétaire de Sorel[37].

Le ramage de Léon[modifier | modifier le code]

Marguerite de Châteauneuf, reçue en partage un tiers de la châtellenie de Chàteauneuf[36] à la mort de son frère ainé Jean, notamment les châteaux de Châteauneuf et de Senonches. Elle épousa Hervé III de Léon[38], de la Seigneurie de Léon et seigneur de Noyon-sur-Andelle. Ils eurent trois enfants.

  • Alain de Léon
  • Catherine de Léon, qui se marie en 1240 à Juhel d'Avaugour, fils puiné d'Henri II, seigneur de Goëllo (Avaugour) et de Marguerite de Mayenne
  • Hervé IV de Léon, récupère le tiers de la chatellenie de Châteauneuf par sa mère et devient vassal du roi de France. Il épousa Marguerite (Mahaut) de Poissy[39], dame de Noyon-sur-Andelles[40]. Il échange en septembre 1281 avec le roi Philippe III le Hardi, tous ses biens en Châteauneuf et Senonches. Cette transaction lui permet d erenforcer son implantation autour des fiefs normands transmis par sa femme. Cette partie de l'héritage passa aux mains de Louis de Valois, comte de Chartres, auquel était échue la terre de Châteauneuf-en-Thimerais. Mort sans enfants en 1329, le roi Philippe VI donna à son frère Charles II de Valois, comte d'Alençon et du Perche, une part dans l'héritage de leur frère, et lui assigna entre autres terres, par acte de mai 1335 Châteauneuf-en-Thimerais, Senonches, Champrond.

Le ramage de la Roche[modifier | modifier le code]

Éléonore de Châteauneuf, fille cadette d'Hugues IV de Châteauneuf et femme de Richard de la Roche, avait reçu en partage un tiers de la châtellenie de Chàteauneuf, qui passa à ses descendants[39]. Elle meurt vers 1261[33].

  • Leur fils, Richard de La Roche, dit « Le Jeune », succéda très jeune à sa mère. Il fut seigneur de Châteauneuf et Sénonches, vicomte de Dreux entre 1261 et 1300, épousa Éléonore de Chaumont
    • Leur fils, Étienne de La Roche, dit « Gauvain », seigneur de La Roche, vicomte de Dreux, seigneur de Châteauneuf, de Sénonches et de Beaussart entre 1300 et 1327, épousa Jeanne ?
      • Leur fille ainée, Marguerite de La Roche[41], dame de Châteauneuf-en-Thymerais, épousa vers 1316 Jean Ier (1290-1347) (fils de Robert II (1265-1306), seigneur de Beu, comte de Squillache et de Marguerite de Beaumont-le-Blois, comtesse de Charmerlan)[42]. Leur union est à l'origine de la création du rameau des seigneurs de Dreux-Bossart, dont les membres furent vicomte de Dreux, Vidame et baron d’Enneval, et seigneur de Châteauneuf-en-Thymerais, Baussart et Sénonches.
        • Leur fille, Philippa de Dreux-Beaussart, née vers 1317, décédée en 1370, épousa en 1340/1342 Jean, sire de de Pont-Audemer et de Quincy[43], chevalier et fils de Nicolas. Il serait issu d'une famille dont les aïeux auraient participé à la conquête de l'Angleterre en 1066 et des 25 barons qui ont juré fidélité au roi Jean Sans Terre en 1215.
          • Leur fils Robert de Pont-Audemer, fut seigneur de Châteauneuf (toujours de la partie reçue en héritage un siècle plus tôt par Éléonore de Châteauneuf). Il fut pannetier de la reine Isabeau de Bavière femme du roi Charles VI en 1380. Il se maria et eut de son union deux fils : Jean et Drouet. Il vendit Châteauneuf à Pierre II d'Alençon en 1370.
            • Jean de Pont-Audemer, chevalier
            • Drouet de Pont-Audemer était à l'Échiquier de Rouen et épousa Robine Batifle
          • Mathilde, leur fille, épousa Jean, Seigneur d'Achey
        • Aliénor (1318-1340) épousa Nicolas Béhuchet mort en 1340 pendu au mât de sa nef sur ordre d’Edward III après la bataille navale de L’Écluse) seigneur de Musy, La Loupe, Escrignolles, Maître des Eaux et Forêt (1328), conseiller aux Finances et Trésorier du Roi (1331/1338), Amiral de France (1339)
        • Marie (1319-ap.1350) épousa Amaury de Vendôme mort après 1350[44] mort en 1368 chevalier banneret. Seigneur de La Chartre-sur-Le-Loir (72), Lassay (72), La Ferté-Ernaud (27)et Villepreux (78) (fils de Jean 1er de Vendôme et de Philippa de Mésalent)
          • Jeanne de Vendôme, Dame de Villepreux (78)
          • Robert de Vendôme mort en 1401 chevalier, vidame de Chartres, seigneur de La Chartre-sur-le-Loir (72), Lassay-Les-Châteaux (53), La Ferté-Arnaud (27), Villepreux (78) et d’un fief à Saint-Aubin (aveu à Gauvain, seigneur de Beaussart et de Senonches 01/07/1374 de biens & terres tenant de Beaussart) épouse en 1380 Jeanne de Chartres, dame de la Meseraye et de Meslay (sœur et héritière de Guillaume, Vidame de Chartres)
            • Charles de Vendôme ; seigneur de La Chartre-sur-Loir et de La Ferté Vidame épouse Jeanne d'Angennes
            • Guillaume de Vendôme, vidame de Chartres épouse Isabeau d'Estouteville
            • Jeanne de Vendôme, dame de La Ventrouse, Feuillet et Chérancey épouse Jean Le Mercier, seigneur de Rugles
            • Jean II de Vendôme, vidame de Chartres, conseiller et chambellan du roi épouse Catherine de Thouars
            • Isabeau de Vendôme, dame de Villiers-le-Châlel, etc. épouse Julien des Essarts, seigneur de La Chapelle-La-Reine
            • Marguerite de Vendôme, épouse Louis Blanchet d'Estouville seigneur de Villebon
        • Étienne dit Gauvain Ier (1330-1394), seigneur de Bossart et de Senonches épouse en 1376 Philippa de Maussigny, dame de Houlbec-La-Salle
          • Simon de Dreux[45], fils ainé mort en 1420 seigneur de Beaussart, Senonches, La Londraye ou La Coudraye, vicomte de Dreux, Bailli de Chartres puis de Nantes épouse Jeanne de Vendôme.
          • Gauvain II de Dreux vidame et baron d'Esneval, seigneur de Beaussart et Berville, tué à la bataille d'Azincourt 25 octobre 1415 et inhumé dans l'église abbatiale d'Ivry-sur-Seine. Il épouse en 1404 Jeanne d'Esneval
            • Robert de Dreux vidame et baron d'Esneval, seigneur de Beaussart et Berville décédé en 1478 inhumé dans l'église des Jacobins de Rouen. Il épouse Guillemette de Segrie
              • Jean II de Dreux vidame et baron d'Esneval, seigneur de Beaussart et Berville décédé en 1498 et inhumé dans l'église des Jacobins de Rouen. Il épouse Gillette Picart
                • Catherine morte en 1512 épouse en 1501 Louis de Breze.
              • Gauvain III de Dreux baron du Fresne, seigneur de Pierrecourt, Muzy, Loüye, Saint-André-de-la-Marche, Argères et Montville décédé en 1508 et inhumé dans l'église de Loüye. Il épouse Marguerite de Fourneaux
                • Jacques I de Dreux baron du Fresne, vidame et baron d'Esneval décédé vers 1521
                • Louise épouse Jean II d'Aché.
              • Louis mort en 1493, seigneur de Pierrecourt, Blancfossé et Cormeille, châtelain de L'Aigle, épouse Catherine d'Auxi
              • Marie épouse Philibert de Clermont
              • Jessée.
              • François seigneur de Croiset et de Saint-Austier
              • Louis mort vers 1489 seigneur d'Aussonville épouse Anne de Frenay
              • Jacques (Branche des seigneurs de Morainville)
              • Jeanne épouse Jean II de Pisseleu
              • Austreberte épouse Étienne du Tremblay
              • Madeleine épouse Georges aux Epaules
              • Catherine épouse Henri de Carbonnel
              • Anne.
          • Marie morte en 1413 épouse Guillaume Morin
          • Jean tué en 1415 seigneur de Houlbec
          • Alix épouse Macé de Gemages,
          • Jeanne morte vers 1424 épouse Guillaume Le Roy.

Famille d'Alençon[modifier | modifier le code]

  • Le tiers de la châtellenie de Chàteauneuf est récupéré par Philippe III « le Hardi », roi de France, seigneur de Châteauneuf en partie en 1281 par une vente de Hervé IV de Léon.
  • Celui-ci transmet cette part aux mains de son second fils, Louis de Valois, comte de Chartres, par héritage de son père. En 1314, Louis le Hutin accorde à son oncle des lettre patentes érigeant Châteauneuf en baronnerie-pairie[33]. En 1318, de nouvelles lettres de Plilippe le Long réglèrent les appellations de Châteauneuf ressortant au Parlement de Paris. À la mort de Charles de Valois en 1329, la baronnerie de Châteauneuf passa à son fils Philippe de Valois.
  • Philippe VI, son frère, récupère ce bien par héritage et le donne en accédant au trône de France à son autre frère.
  • Charles II de Valois, comte d'Alençon et du Perche, reçoit cette part dans l'héritage de leur frère. Il reçoit entre autres terres, par acte de mai 1335 à l'abbaye de Maubuisson, les châteaux et forteresses de Verneuil, Châteauneuf-en-Thimerais, Senonches, Champrond.
  • Pierre II dit « Le Noble » (1370-1404), comte d'Alençon, du Perche et de Porhoët (1340-1404) réunifit en partie (2/3) tout le domaine de Châteauneuf en 1370 par achat du tiers en possession de Jean Pont Audemer.
  • Jean Ier d'Alençon (1404-1415), tué à Azincourt en 1415

Châteauneuf passe entre les mains des Anglais jusqu'en 1432.

  • Jean II d'Alençon (1415-1460) reprend Châteauneuf mais ses biens sont mis sous séquestre et reviennent à la Couronne.
  • René d'Alençon (1460-1492) obtient la jouissance de Châteauneuf et en fait hommage au roi Louis XI en 1481.
  • Charles II d'Alençon (1492-1525) meurt sans enfant mâle, son apanage revient à l amaison d'Albret et à la Couronne.

En 1566, la Reine de Navarre abandonne la baronnie de Châteauneuf au Prince de Condé.

En 1571, le Roi saisis la baronnie sur Jeanne d'Albret et Henri de Navarre son fils et la remet au Cardinal de Bourbon, héritier du comte d'Alençon.

Famille de Navarre[modifier | modifier le code]

Famille de Gonzague et de Nevers[modifier | modifier le code]

Famille de Maillebois de Jambville[modifier | modifier le code]

  • Anne Le Camus de Jambville (1649-1651) Marquise de Maillebois et de Blévy, Baronne de Châteauneuf

Famille de Leclerc de Lesseville[modifier | modifier le code]

  • Antoine Leclerc de Lesseville (1651-1678) succède à sa cousine

Famille Des Marets de Maillebois[modifier | modifier le code]

Famille de Bourbon-Penthièvre[modifier | modifier le code]

Famille de Montmorency-Neuville[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. généalogie des seigneurs de Châteauneuf, par Étienne Patou
  2. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet
  3. Bulletins officiels cantonal de Châteauneuf-en-Thymerais, édité par l'Agence Régionale Éditions Officielles
  4. Eure-et-Loir, Interguide France, Éditions Larrieu-Bonnel
  5. Annuaires d'Eure et Loir de 1843, 1848, 1849, 1850, 1854, 1892.
  6. Dictionnaire de la Noblesse (F. A. Aubert de La Chesnaye-Desbois, éd. 1775, Héraldique & Généalogie)
  7. a, b et c Les seigneurs de Lèves et de Gallardon
  8. Récréations historiques, critiques, morales et d'érudition, avec l'histoire…, Par Jean-François Dreux du Radier, p. 6
  9. Récréations historiques, critiques, morales et d'érudition, avec l'histoire… Par Jean-François Dreux du Radier p. 5
  10. Les premiers seigneurs d’Illiers-Chroniques paroissiales
  11. Histoire d'Illiers, depuis le VIIIe siècle par X. Pinault
  12. Histoire de la ville de Dreux et du château de Dreux, par Delphine Philippe-Lemaître, p. 253
  13. Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, par Charpillon, Anatole Caresme - 1868 p. 874
  14. Revue héraldique, historique et nobiliaire, volume 3, p. 342, 1865
  15. Archives de la chambre des comptes d'Alençon
  16. Inventaire de l'abbaye de Coulombs, p. 202
  17. Revue héraldique, historique et nobiliaire - Volume 3 - p. 343 - 1865
  18. Revue héraldique, historique et nobiliaire - Volume 3 - p. 344 - 1865
  19. a et b Notice historique sur la baronnie de Châteauneuf-en-Thimerais, par M. Lucien Merlet, Chronique juillet-octobre 1865. Bibliothèque de l'école des chartes Année 1866 Volume 27 Numéro 1 p. 99
  20. Recueil de chartes et documents de Saint-Martin-des-Champs :… p. 202
  21. Revue héraldique, historique et nobiliaire, volume 3, p. 345, 1865
  22. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet, p. 145
  23. Cartulaire de Saint-Père
  24. Notice historique sur la baronnie de Châteauneuf-en-Thymerais par L. Merlet parue dans la revue nobiliaire
  25. a, b, c, d, e, f, g, h et i Revue nobiliaire, héraldique et biographique… par J.B. Dumoulin, 1865 p. 404
  26. a, b, c, d et e Revue nobiliaire, héraldique et biographique… par J.B. Dumoulin, 1865 p. 405
  27. Géographie du Perche et chronologie de ses comtes par le vicomte de Romanet p. 146
  28. Antiquités et chroniques percheronnes, ou Recherches sur l'histoire civile… par Louis Joseph Fret
  29. Histoire du Perche Gouët
  30. Revue nobiliaire, héraldique et biographique… par J.B. Dumoulin, 1865 p. 408
  31. Histoire de la commanderie de La Villedieu
  32. Revue héraldique, historique et nobiliaire, volume 3, p. 465
  33. a, b et c Revue héraldique, historique et nobiliaire, volume 3, p. 470
  34. Revue héraldique, historique et nobiliaire, Volume 3 p. 466-467
  35. Revue héraldique, historique et nobiliaire, Volume 3 p. 468
  36. a et b Revue héraldique, historique et nobiliaire, Volume 3 p. 469
  37. Revue héraldique, historique et nobiliaire, Volume 3 p. 467
  38. Généalogie des Hervé de Léon vers 1180-1363 p. 4-5 par Patrick Kernévez et Frédéric Morvan www.tudchentil.org
  39. a et b http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Chateauneuf-en-Thymerais.pdf
  40. Généalogie des Hervé de Léon vers 1180-1363 p. 6-7 par Patrick Kernévez et Frédéric Morvan www.tudchentil.org
  41. p. 4 Seigneurs deDreux-Bû (ancien Beu)& seigneurs de Beausart & Châteaudun
  42. p. 181 Nouvelle histoire de France: depuis le commencement de la monarchie jusques… Par Louis Le Gendre
  43. Dictionnaire de la noblesse: contenant les généalogies, l'histoire & la… Par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier p. 417
  44. Généalogie Vendôme Vidames de Chartres, Princes de Chabanais p. 10
  45. Généalogie Robert de Vendôme et Jeanne de Chartres. Racinehistoire p. 10