Cossé-le-Vivien

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Cossé-le-Vivien
Le centre du bourg.
Le centre du bourg.
Blason de Cossé-le-Vivien
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Cossé-le-Vivien (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Cossé-le-Vivien
Maire
Mandat
Christophe Langouet
2014-2020
Code postal 53230
Code commune 53077
Démographie
Gentilé Cosséen
Population
municipale
2 963 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 46″ N 0° 54′ 37″ O / 47.9461, -0.9102847° 56′ 46″ Nord 0° 54′ 37″ Ouest / 47.9461, -0.91028  
Altitude Min. 50 m – Max. 104 m
Superficie 44,41 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cosse-le-vivien.fr

Cossé-le-Vivien est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 2 963 habitants[Note 1] (les Cosséens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cossé-le-Vivien est situé à 11 km de Craon, à 18 km de Laval et à 22 kilomètres de Château-Gontier. La commune de Cossé-le-Vivien, dans le Haut-Anjou, fait partie de la Mayenne angevine.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire, au sous-sol de schistes précambriens[1], forme une vaste plaine sillonnée par le cours de l'Oudon et des affluents multiples qu'il y reçoit, formés pour la plupart dans les limites communales. La vallée de l'Oudon n'accuse pas une profondeur de 40 mètres sur les plus hautes altitudes, cotées de 75 à 95 mètres. Les autres vallonnements sont encore moins sensibles.

Voies[modifier | modifier le code]

Une ancienne voie, venant du gué d'Entrammes par la limite nord de Quelaines, abordait directement le bourg. Le grand chemin de Château-Gontier, distinct de la route actuelle qu'il longe suivant une orientation nord-est, est reconnaissable. Hubert Jaillot fait se croiser au bourg une route directe de Château-Gontier à Vitré et celle de Craon-Laval, sans compter un chemin de la Gravelle et un autre allant à Nuillé-sur-Vicoin.

La carte de Cassini trace la route rectifiée de Craon à Laval, celle de Cossé à la Guerche-de-Bretagne, et celle de Craon à Vitré par Cossé et la Gravelle. Les habitants, décidés sur les conseils de leur curé, à réparer « les rues du bourg aussi bien que les entrées et sorties » qui n'étaient plus praticables, obtinrent en 1733, un règlement de police ordonnant que « les levées des chemins qui ont été autrefois pavées, seront repavées, et que les autres seront au moins accommodées avec terre et cailloutage. » Le grand chemin de Cossé au Pertre est mentionné en 1598, 1611.

La traversée de Cossé était le plus mauvais passage du chemin de Craon à Laval en 1747 ; elle n'avait que la largeur d'une voiture, pleine de trous et de rocailles, creusée de 4, 5 et 10 pieds au-dessous des marges étroites qui donnaient accès aux maisons, suspendues de la sorte sur de vrais précipices. On n'améliora cette chaussée qu'un an après la réfection de la route de Craon à Laval, en 1756[2].

Au début du XXe siècle, la route de Laval à Craon est nationale ; celle de Château-Gontier à la Guerche, départementale ; des chemins de grande communication ou d'intérêt commun et quelques chemins vicinaux complètent le réseau qui relie ce gros bourg percé de rues en partie montueuses, et dont on mentionne au XVIIe siècle les hôtelleries de la Sirine, du Plat-d'Étain, du Lion d'Or, du Dauphin, etc., avec Quelaines (8 km à l'est) ; Cosmes (3,5 km au sud-est) ; Craon (12 km au sud); Athée (6 km au sud-ouest, vicinal) ; Ballots (13 km au sud-ouest) ; Méral (6 km à l'ouest) ; Montjean (7,5 km au nord) ; Loiron (13 km au nord) ; Courbeveille (6 km au nord) ; Astillé (6 km au nord-est). La voie ferrée de Laval à Nantes a une gare à 200 mètres du bourg.

Superficie[modifier | modifier le code]

La superficie, cadastrée en 1817 par M. Faverie, est de 4 437 hectares. Elle a été recalculée lors de la rénovation du cadastre à 4 441 hectares.

La paroisse était autrefois divisée en deux cantons : celui du bourg comprenant 83 métairies, « en terres labourables très bonnes et en prés » (1696) ; celui du Ressort, au-delà de l'Oudon et du Pont-Randon, « fonds médiocre, 12 métairies, 1 397 arpents, dont : 750 en terres labourables, 250 en pâture, 210 en prés, 97 en bois, 90 en landes et terres ingrates ». Le Ressort payait la taille à Craon dont il dépendait judiciairement ; la chapelle du Boulay servait pour une partie des villages. Louis-Julien Létard voulait en 1788 établir une paroisse dans ce canton, et le seigneur des Alleux offrait provisoirement sa chapelle et, de plus, donnait à titre définitif le terrain pour l'église, le cimetière, une maison et un domaine pour le curé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, la commune faisait partie du fief de la baronnie angevine de Craon et dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Féodalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de Cossé.

Les deux cantons de la paroisse avaient leur mouvance distincte. Le Ressort relevait de Craon ; le côté du bourg dépendait de Laval.

Le canton du bourg relevait de Laval sans conteste ; celui du « Ressort » était en litige. Selon les uns il serait passé des d'Anthenaise aux Chamaillard, aux Cheorchin, aux Quatrebarbes[3], enfin aux La Tour-Landry et aux barons de Terchant. L'aveu en est rendu au seigneur de Montjean, 1384. Bientôt les successeurs de ce dernier (1407)[4] se prétendirent à la fois suzerains et propriétaires. Puis d'un autre côté Christophe de la Tour, en Anjou, de Clervaux, de Bourmont, protesta, prétendant que ses ancêtres, seigneurs de la Motte-Sorchin, étaient fondateurs du prieuré et de l'église, et qu'il avait droit à y mettre « ses armes en litre ».

Le roi, Louis XI, les renvoya devant la cour du Mans, tandis qu'André de Laval voulait que l'affaire fût jugée en cour de Laval, dont les officiers étaient pensionnaires du seigneur de Laval, son frère. André de Laval, maréchal de Lohéac, seigneur de Montjean, fit peindre sa litre autour de l'église. Vers la fin du XVIIe siècle, Charles-Claude Goyon, seigneur de Terchant, proteste contre la démolition de poteaux à ses armes, à Cossé et à Ruillé. La rivalité durait encore au XVIIIe siècle. Les comtes de Laval et les barons de Terchant, au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, eurent de longues rivalités au sujet de leurs droits réciproques.

M. de la Trémoïlle comprend « la ville et la prévosté de Cossé » dans son aveu de Laval, 1674 ; il y a un fermier des droits de coutume et étalage, 1724 ; il prend le titre de seigneur patron dans la cérémonie de bénédiction et même dans l'inscription d'une cloche, 1749. Mais M. Le Clerc de Terchant se plaint en 1743 de ce que les officiers du comté « fassent lever la billette au bourg de Cossé, les jours de foires et de marché », et de fait les halles lui appartenaient.

La seigneurie de Cossé fut vendue vers 1574, par Raphaël de Maillé de la Tour-Landry.

Notes historiques[modifier | modifier le code]

La paroisse était constituée au IXe siècle, puisque les Actus pontificum Cenomannis indiquent les redevances dont elle était chargée envers l'église du Mans. En 832, Louis le Pieux ordonna que le bourg public de Cossé payât exactement les dîmes, nones et prémices à la cathédrale. Il renouvela ce décret en 840. Cossé, dans l'intervalle, était devenu bourg canonial.

Les noms anciens de localités les mieux caractérisés sont : Melleray, Thuré, Levaré, Bordé, Bapeaume, Neuville, les Alleux, Romfort, Montsion, Ligneux, Vaujoie, Montbron, Villamis, Saint-Bômer, Sainte-Plaine.

Les Anglais de Buckingham, qui venaient en traversant la France depuis Calais au secours du duc de Bretagne et qui avaient passé la Sarthe à Noyen le jour même de la mort de Charles V (16 septembre 1379), séjournèrent quatre jours à Cossé.

Nous connaissons un trait de la vie locale de Cossé au XIVe siècle. La communauté, communitas villae, possédait un troupeau de porcs que gouvernait un porcher. Celui-ci ayant laissé vaguer ses bêtes dans les blés de Jean de Boschet qui les mit en fourrière, le porcher vint les reprendre subrepticement. Mal lui en prit. L'autre lui courut sus et le tua. Ceci se passait en 1354[5].

Le 15 décembre 1590, Brandelis de Champagne logea « au village de Quossé », avec sa troupe, entre la prise du château de la Patrière et celle du château du Coudray.

Le 4 juin 1731 et le 27 juillet 1751, orage et grêle qui dévastent une partie de la paroisse.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le cahier de 1789 demande l'établissement à Cossé d'une brigade de maréchaussée, la création d'un hôpital et d'un bureau de charité aux dépens des biens du prieuré. Sous l'influence du curé Louis-Julien Létard et de quelques meneurs, l'esprit révolutionnaire se fit sentir dès la première heure. « Le bourg », écrit le brigadier de maréchaussée de Craon, « est en complète anarchie au mois d'octobre 1789 ». On doit envoyer de Laval pour arrêter les pillards, des troupes qui sont reçues à coups de fusil.

Le 25 mars 1791, la municipalité demande l'établissement d'une brigade de gendarmerie. En juillet 1791, il n'y a plus de sécurité pour les châteaux. La garde nationale désarme et pille les paroisses d'Astillé, Ahuillé et Nuillé sur Vicoin, septembre 1792.

Le 29 octobre 1793, Cossé est pris par les Vendéens qui marchaient sur Craon ; la garnison, forte de six cents hommes et de deux canons, se retira sans combattre sur la Guerche. Dès le mois de décembre 1793 un poste militaire est établi à Cossé, qui ne cesse pendant toute la Révolution d'être, au centre d'un pays où les Chouans étaient les maîtres, le boulevard des républicains ; mais au milieu de quelles alarmes ! Les rues furent fermées de portes ; le pont sur la route de Laval fut défendu par un retranchement et quelques pièces de marine. La commune, le 9 décembre 1793 est au nombre de celles qui, à l'apparition des Chouans à Cuillé et à Gennes (Ille-et-Vilaine), sera imposée d'un poste de cinquante homnies, livrera tous ses grains, et fournira des otages.

Il y a un manque absolu de subsistances : on donne aux pauvres le pain pourri abandonné par la troupe, le 9 mars 1794. Ordre est donné de couper les genêts et « hudins » où se retirent les Chouans, 14 avril 1794. Mais les Chouans tiennent toutes les campagnes, et cernent la ville (décembre 1794). Les Chouans enlèvent les essieux des voitures, 8 janvier 1795. Le commandant Bochonnier, de Craon, envoie ses « colonnes agissantes » pour parer à une attaque de huit cents Chouans qu'on redoute, 28 février. Giraud. commandant du cantonnement, avait écrit dans ce sens au général Duhesme dès le 21 février, dénonçant spécialement les habitants d'Ahuillé.

« La position devient de plus en plus alarmante, écrit-on le 3 juin 1795 ; nous sommes cernés de toutes parts. Nous ignorons ce qui se passe à Laval comme si nous en étions à mille lieues. Le plus grand de tous nos maux est le manque de subsistances ». Un détachement de cent quarante hommes venant de Craon avec un convoi de viande est assailli le 9 ; l'officier est tué. Des brigandages de toutes sortes, commis par les troupes républicaines, « déshonorent la république et exaspèrent la population ». Pendant l'hiver, la situation empire : les ponts sont coupés ; les chemins obstrués par les arbres abattus ; on se bat tous les jours. Le 2 août 1795, arrestation d'un convoi. Le 3 août 1795, Aimé du Boisguy vint avec Bonteville, à la tête de 2 000 Chouans, entre Cossé et Craon, et tint tête pendant trois jours au général Claude Ursule Gency sorti de Château-Gontier avec les 85e et 454e demi-brigades et 4 pièces de canon.

Le 13 février 1796, les généraux Lazare Hoche et la Barolliére déclarent la place en état de siège, avec ordre aux communes de Méral, Saint-Poix, Cuillé, Cosmes, Simplé, Astillé, Courbeveille, Beaulieu, de payer des contributions pour sa défense. Les Chouans deviennent plus nombreux, plus hardis ; « l'esprit public s'altère sensiblement par suite des impôts et du ravage des troupes républicaines. »

« Il semble qu'on n'ait plus aucun reproche à faire aux Chouans ». Quand ces derniers rendent les armes, en mai 1796, ils « semblent faire grâce au lieu de la recevoir ».

Dès janvier 1797, les inquiétudes renaissent. L'arbre de la liberté, « dont la vigueur et la beauté expriment si bien, dit Létard, nos sentiments patriotiques », n'est plus en sûreté. « L'esprit public s'anéantit ;... les Chouans continuent à régner (24 septembre). Le 26 et le 29 fructidor an V, le commissaire du directoire exécutif, avec sept citoyens, le juge de paix et ses assesseurs, envoient au Directoire une adresse de félicitation pour le coup d'État du 18 fructidor ». « On craint une reprise d'armes (28 juin 1798). Le feu semble se rallumer de toutes parts (22 septembre). Le danger et la terreur font chaque jour des progrès effrayants (11 mars 1799) ». Le 17 juillet 1799, il faut réparer les fortifications. Les Mécontents enrôlent les jeunes gens, arrêtent les récoltes. « Nous voilà encore cernés », écrit Létard. Le prieuré est fortifié. C'est là que les postes doivent se replier en cas d'invasion. Le 26 septembre 1799, le général royaliste Louis d'Andigné envoie à trois heures du soir une sommation de se rendre dans un quart d'heure. Mais douze cents hommes sont repoussés après un combat de fusillade qui dure jusqu'à dix heures et se retirent à la Chapelle-Craonnaise et à Denazé. Les républicains de Cossé disent avoir eu affaire le 26 septembre 1799 à 1 200 hommes de M. d'Andigné ; or celui-ci n'en avait que 400 à l'affaire de Noyant qui avait lieu le 21 ; il y a donc là l'exagération ordinaire. D'après d'Andigné[6] son échec vint de l'obligation que lui firent ses officiers d'envoyer une sommation. Son aide-major, d'après le correspondant du général Jacques Darnaud, était Alexandre. Le 27 et le 28, Cossé craint un retour offensif et demande des munitions. Le 30, le général Darnaud prépare une expédition vers Cossé, et l'on se propose de demander le concours de la garnison de Craon. Malgré cela, le 1er octobre, toutes les administrations et même les citoyens demandent des secours ou des moyens de se replier sur Craon. « Il faut un secours important pour rompre ce torrent dévastateur » des Chouans. On sait que la retraite se fit sur Laval.

Pendant la suspension d'armes (décembre 1799), Saint-Robert avec ses Chouans a son quartier général à Cossé, perçoit les fermages des biens nationaux et fait des réquisitions dans les paroisses voisines. Le 17 décembre 1799, 300 hommes commandés par Saint-Robert, La Houssaie, dit Boucanneur, ancien gendarme, et Legerot, occupaient Cossé ; il n'y avait plus qu'une quinzaine de cavaliers de l'escorte de Saint-Robert le 4 janvier 1800. Le 3 janvier 1800, ils mettent le feu au clocher, et ne quittent qu'après la pacification complète. La soumission ne se fit dans le canton que le 10 mars 1800[7].

Restauration[modifier | modifier le code]

Le 27 mai 1815, d’Andigné s'empara avec 1 500 royalistes du bourg, où il fut surpris dans la nuit du 28 au 29 par un détachement de grenadiers. Il y eut un combat sanglant sous les halles. L’un des chefs royalistes, Henri de Saint-Sauveur, est assassiné.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cossé-le-Vivien

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Vairé d'or et d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

  • Notaire royal et du comté de Laval ; un préposé, un lieutenant et quatre gardes de gabelle ; préposé des vingtièmes pour les impôts fonciers ; receveur et contrôleur des traites et des aides.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
 ? mars 2001[8] Louis Doreau    
mars 2001 mars 2008 Joseph Helbert    
mars 2008 mars 2014 Joseph Louapre   Cadre de direction retraité
mars 2014[9] en cours Christophe Langouët SE Cadre d'éducation
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 963 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 569 3 482 3 337 3 598 3 728 3 540 3 408 3 474 3 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 438 3 372 3 255 3 031 3 070 3 023 2 997 2 930 2 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 655 2 672 2 679 2 415 2 400 2 375 2 443 2 525 2 438
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 415 2 443 2 626 2 780 2 806 2 706 2 867 2 913 2 963
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le commerce du fil et de la toile était très étendu avant la Révolution française.

Foires et marchés[modifier | modifier le code]

Foires et marchés créés au profit du seigneur de Torchant par lettres patentes de 1570, demeurées sans effet et caduques, disent les officiers de Laval en 1743, qui reconnaissent toutefois que les halles appartiennent à M. Le Clerc de Terchant.

Le marché du jeudi et six foires tous les ans sont mentionnés dans le Mémoire de M. Le Clerc du Flécheray (1680). Le boisseau de Cossé contenait un boisseau et demi de Laval. En 1752, marché le jeudi, quatre foires, toutes le jeudi : seconde semaine de carême, après la Pentecôte, la Saint-Augustin et la Saint-Denis. « Ces foires sont célèbres », dit Pierre-François Davelu, « et les halles assez commodes. » Les droits d'entrée pour les bœufs ou vaches étaient de 40 sols, pour les veaux 12 sols, pour les moutons ou chèvres de 4 sols, et de 2 deniers par livre de viande. M. de Terchant les affermait 60 livres par an, à la fin du XVIIe siècle.

On mentionne au bourg, en 1750, la maison de la Fontaine-Houdion. « À Cossé », écrit Jul. Le Clerc du Flécheray (1689), « il y a plusieurs rues champêtres, le bourg contient environ cent maisons. Il y a bureau des traites, et huit à dix maîtres tissiers qui peuvent avoir, l'un portant l'autre, cinq à six mille livres de biens, dont ils font faire des toiles par les maîtres tissiers pour les vendre aux marchés de Laval ou à ceux de Château-Gontier dont ils ne sont guère plus éloignés[12] ».

Les paroissiens disent en 1789 qu'ils sont seuls soumis à ces droits dans l'élection de Laval, et demandent, si on ne les supprime pas, qu'ils soient appliqués pour la moitié « aux travaux de nécessité si essentiels et si multiples du bourg ». Malgré les douze foires par an et les deux marchés par décade décrétés par la République, personne ne pouvait se rendre au bourg, cerné par les Chouans. — Au début du XXe siècle, foires le 9 janvier (1884), le deuxième jeudi de carême, jeudis après la Quasimodo et après la Pentecôte, derniers jeudis de juillet et d'août, deuxième jeudi d'octobre ; marché de denrées, et de grains (1841), tous les vendredis.

Religion[modifier | modifier le code]

Paroisse[modifier | modifier le code]

Paroisse autrefois du diocèse du Mans, de l'archidiaconé et du doyenné de Laval, de l'élection de Laval pour le canton du bourg, de Château-Gontier pour le Ressort, du ressort judiciaire et du grenier à sel de Laval — du district de Craon et chef-lieu de canton pour Cossé et Cosmes en 1790 — de la Mission de Laval en 1797, érigée en cure et doyenné par décret du 5 nivôse an XIII, de l'archiprêtré de Château-Gontier ; deux vicariats, érigés par décret du 27 juillet 1818. Jusqu'en 1897, il y eut un troisième vicaire rétribué par la fabrique.

Église[modifier | modifier le code]

L'ancienne église, dédiée à saint Gervais et saint Protais se trouvait sur la place centrale du bourg, notablement agrandie par sa disparition. Construite à diverses époques, en grande partie au XVe siècle, elle avait des bas-côtés et cinq autels : ceux du Sacré-Cœur et de la Sainte Vierge aux côtés du maître-autel et, adossés aux piliers du bas du chœur, les autels de saint Louis et de saint Sébastien. Elle était « petite mais assez belle » au jugement de Pierre-François Davelu (1780).

En 1500, les paroissiens « tant d'Église, nobles que layz », avaient demandé à l'abbé de Saint-Florent de « l'accroistre de X pieds ou environ sur la court du prieuré, la tierce partie des paroissiens n'y pouvant entrer ». On laissait au prieur son « guischet et ses bancs au chœur et chanzeau ». Ce travail fut exécuté. L'église possédait des orgues dont, dit le curé Louis-Julien Létard, « le buffet a été dévalisé par les soldats de l'armée révolutionnaire » (2 juin 1796).

La nouvelle église romane, construite de 1866 à 1876 sur les plans de M. Lemesle, est un peu en dehors de l'agglomération, dans l'axe d'une rue neuve. Intérieurement, pour l'abbé Angot, c'est un vaisseau majestueux, d'aspect grandiose avec ses trois nefs, son immense transept, ses arcatures multiples, la richesse de ses sculptures, exécutées par M. Blusseau, enfant de la paroisse. Le chœur, riche et pieux, est orné de belles verrières et de cinq grandes compositions sur fond d'or, exécutées par M. Vivet d'après Flandrin, Johann Friedrich Overbeck, etc., représentant quatre scènes de la vie de la Vierge et, au centre, le Sauveur bénissant entre saint Gervais et saint Protais. Aucune église du diocèse ne présente un aspect plus imposant. L'abbé Angot se demande pourquoi faut-il qu'à vingt-cinq ans d'âge ce monument soit déjà réduit à perdre sa flèche en pierre et sa tour qui menaçaient ruine ! La consécration fut faite le 15 juillet 1877.

L'église d'une beauté majestueuse intérieurement, n'a pas été construite malheureusement dans les conditions voulues de solidité. On a dû démolir la flèche et, travail plus délicat, reprendre les bases insuffisantes d'une partie des murs (avril 1903). L'inventaire de 1906 eut lieu dans la première quinzaine de février, après la promesse non tenue par l'agent d'insérer la protestation commune du clergé et des fabriciens, et en présence des paroissiens. Ceux-ci, invités au calme, priaient pendant la durée de l'acte qui les révoltait.

Chapelles[modifier | modifier le code]

  • Chapelle des Bonnets, de trois messes par semaine, dont l'une dans la chapelle Saint-Catherine, au cimetière, dotée de diverses pièces de terre par André Dormet, prêtre ;
  • Chapelle de la Normandière, fondée le 26 septembre 1618 par M. Jagu, curé. La Normandière fut vendue nationalement, le 12 décembre 1791, pour 2.250 livres ;
  • Chapelles des Courtois et de la Herbretière ;
  • À 1 km sur la route de Cosmes, chapelle de Notre-Dame du Mont-Carmel bâtie en 1818 à l'occasion de l'érection de la confrérie du Scapulaire ;
  • Non loin, chapelle ogivale de Notre-Dame du Sacré-Cœur (architecte Delarue), 1872.

Confréries[modifier | modifier le code]

La confrérie de Notre-Dame existait en 1463. — Celle du Saint-Sacrement fut érigée et enrichie d'indulgences par bulle d'Innocent X, du 27 août 1650, avec règlement approuvé par Philibert-Emmanuel de Beaumanoir et prescrivant une confession générale. Deux sœurs s'occupaient des pauvres et recueillaient les aumônes. La confrérie. qui possédait entre autres biens le lieu de la Frenouse, paya en 1689 la somme de 691 livres pour amortissements et nouveaux acquêts.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Le curé fut autorisé, 1407, à abattre l'ancien presbytère, à condition d'en élever un nouveau, long de 35 pieds, large de 18, bâti en pierre jusqu'à la hauteur de 13 pieds et surmonté d'un étage en bois, avec deux pignons et deux cheminées, l'une au rez-de-chaussée, l'autre dans la chambre, et un portail d'entrée. Le presbytère, « un peu éloigné », dit Davelu, était occupé par la gendarmerie en 1802. Le presbytère actuel a été bâti en 1828.

Cimetières[modifier | modifier le code]

Le petit cimetière environnait l'église. Le grand, au-dessus du bourg, avait une chapelle dédiée à sainte Catherine, et dans laquelle André Dormet, prêtre, élit sa sépulture en 1521, et fonde une messe par semaine. En 1823, à la suite d'une mission, on y construisit une chapelle du Calvaire.

Prieuré[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saints-Gervais-et-Protais, relevant de l’abbaye Saint-Florent de Saumur, avait son manoir, nommé l’Abbaye, joignant l'église, avec un « guichet » ou porte spéciale. Le titulaire fut assigné aux assises du Mans pour le mettre en état de réparation, en 1457. En 1756, on y fit des travaux.

Un prieur et deux moines résidaient, en 1271. La conventualité s'y maintint, au moins jusqu'au commencement du XVIe siècle, car un religieux y fait son vœu de stabilité en 1500. Louis XI, par lettre datée de Beaugency, le 25 juillet 1482, sanctionna un règlement qui donnait au prieur la faculté de dire les deux premières messes des services solennels, le curé n'ayant droit qu'à la troisième. Vers 1150, Guillaume de Passavant avait attribué au curé un tiers des offrandes aux sept grandes fêtes, la moitié aux dimanches et autres fêtes, un setier par muid sur la dîme des moines, tout le produit de la fête des morts, des mariages, des relevailles, la moitié des duels judiciaires. Tout le reste appartenait aux Bénédictins, qui étaient curés primitifs non seulement de Cossé mais d'Ampoigné. Les charges étaient au XVIIIe siècle de trois messes par semaine et de 104 boisseaux de seigle du poids de 50 livres à distribuer aux pauvres.

Par bulle de 1186, Urbain III confirma le prieur dans la possession des chapelles de Saint-Germain, de Saint-Bomer et de Sainte-Plaine. Celle de Saint Julien-de-Bapeaume était reconnue aussi, plus tard, comme dépendante du prieuré. La chapelle de Saint-Germain était sur le chemin de Cossé au moulin de Melleray ; le prieur de la Barre de Cosmes y bénit deux croix de bois en 1575, avec accompagnement « de chanterie et de banquet ». En 1621, le curé se fit maintenir dans la possession des offrandes, à charge d'entretenir la chapelle ; mais, par accord du 2 mars 1649 entre le procureur syndic et le prieur, les habitants étaient autorisés à jouir des deux chapelles de Saint-Julien et de Saint-Germain, et même à les « retrancher » sans réclamation des prieurs. Aucun vestige ne reste, aucun souvenir même, de la chapelle de Saint-Bômer, qui était sans doute au village de ce nom.

La maison priorale et trois métairies vendues nationalement le 1er février 1791 pour 61 000 livres, font partie en 1797 de la succession de Pierre Thoreau-Touchardière, officier de santé, mari de Perrine Louveau. Le temporel comprenait la Moisandière, les Rainières, l'Étrumière, Courcelles et le Plessis ; les dîmes des gros grains (1 930 livres), du sarrasin (627 livres), du lin (670 livres), en 1792.

Institutions[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

Jean Courtais, clerc, étudie à Cossé en 1599. René Herrier est maitre d'école au XVIIe siècle. Le pouillé du diocèse et Thomas Cauvin mentionnent un petit collège, dont en effet Herrier en 1734 et Julien Faguer en 1754 sont principaux. René Ricoul, père de famille, greffier de la justice de paix, ayant « le talent de l'écriture et du calcul », fut élu comme instituteur le 16 vendémiaire an V et remplacé, le 11 thermidor an VII, par Charles Petit, ex-curé de Bouessay.

Au début du XXe siècle, école communale laïque et école libre congréganiste fondée en 1876 par Mlle Collet et la famille de Bodard. — Pour les filles, l'existence d'une maîtresse d'école, dotée même d'une petite rente de 20 livres, est attestée avant 1765. Le 14 juillet de cette année, le clergé, les principaux propriétaires et les plus notables habitants réunis en corps politique, considérant le manque d'instruction « faute d'école de charité propre à instruire les jeunes filles », décident d'accepter un legs de 12 000 livres fait par des personnes pieuses et d'appeler trois sœurs de l'institut de Saint-Vincent-de-Paul, auxquelles on accorderait comme logement la maison dite du Grand-Saint-Jacques, don de François Chauvin, prêtre. Une des sœurs s'occupait des malades et même, en cas d'épidémie, toutes soignaient ceux qui en avaient besoin. Mlle de la Corbière laissa en 1787 une rente de 165 livres à distribuer en remèdes et bouillons. Pendant la Révolution, l'ex-ursuline Marie Pauvert, qui s'était sécularisée avec enthousiasme, vint tenir l'école des filles qu'on voit prendre part à toutes les fêtes républicaines par des récitations, des dialogues, des danses. Les sœurs d'Évron sont installées à Cossé depuis 1817. Les classes sont complétées par une salle d'asile depuis 1842.

Écoles communales primaire et maternelle, tenues par les Sœurs d'Évron, laïcisées par arrêté préfectoral du 1er septembre 1904 ; — remplacées par des écoles chrétiennes libres. — École primaire chrétienne, libre, pour les garçons, tenue par des séculiers, remplaçant l'école tenue par les Frères de la Doctrine Chrétienne.

Hospice[modifier | modifier le code]

Hospice de vingt-quatre lits fondé en 1833 par M. Davost, curé, reconnu par ordonnance royale du 5 septembre 1836. Il doit être tenu par des religieuses, chargées en même temps, par l'acte de fondation, d'instruire les petites filles pauvres de la paroisse. Les sœurs d'Évron, depuis l'origine, assurent ce double service.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Julien Létard (1750 - 1814 à Cossé-le-Vivien), religieux, curé.
  • Ernest Houssay (1844 à Cossé-le-Vivien - 1912), religieux et guérisseur.
  • Aimable Roussel, né à Neuilly-le-Vendin en 1845, mort à Cossé-le-Vivien en 1882, vicaire à Cossé-le-Vivien où se trouve encore sa tombe au centre du cimetière.
  • Constantin Chauvin (1859-1930), religieux, évêque.
  • Joseph Gemain (1882-1939), dirigeant et journaliste sportif.
  • Robert Tatin (1902 - 1983 à Cossé-le-Vivien), artiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Œhlert
  2. Ernest Laurain, Le chemin de Laval à Craon, 1905, p. 416.
  3. Jeanne de Quatrebarbes en rend aveu à Jean de Couesmes, seigneur de Montjean, en 1384
  4. Guy de Laval, seigneur de Montjean, 1407, et Jean de Landivy, son successeur en 1444, relevaient de Laval pour leurs terres et châteaux de Montjean et de Cossé.
  5. Archives du Maine, t. V, p. 85.
  6. Mémoires, t. I, p. 389.
  7. Correspondance. Darnaud.
  8. « Élections municipales 2001 - Cossé-le-Vivien », sur Ouest-france.fr (consulté le 30 mars 2014)
  9. « Cossé-le-Vivien (53230) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. (Comté de Laval, p. 24)
  13. Bull.. t. XX, p. 16-44.