Saint-Saturnin-du-Limet

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Saint-Saturnin-du-Limet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Saint-Aignan-sur-Roë
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Aignan - Renazé
Maire
Mandat
Gérard Bedouet
2014-2020
Code postal 53800
Code commune 53253
Démographie
Population
municipale
514 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 46″ N 1° 04′ 01″ O / 47.8127777778, -1.0669444444447° 48′ 46″ Nord 1° 04′ 01″ Ouest / 47.8127777778, -1.06694444444  
Altitude Min. 52 m – Max. 107 m
Superficie 10,70 km2
Localisation

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Saint-Saturnin-du-Limet est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 514 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-Mayenne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

BLASON SAINT-SATURNIN-DU-LIMET.jpg Blason de Saint-Saturnin-du-Limet

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Ecu d'argent à ancolies d'azur, tigées et feuillées de sinople, aux lettres S.S.L. de même, initiales de Saint-Saturnin-du-Limet[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Saint Saturnin du Limet  vient d'une part de l’évêque de Toulouse St Sernin, qui envoya ses prêcheurs jusque dans nos contrées, et d'autre part au cours d’eau le « Limet »[2].

  • 1105 Sancto Saturnini
  • 1136 Ecclesia Sancti Saturnini
  • 1236 Parrochia Sancti Saturnini
  • 1322 Saint Sounin
  • 1370 Saint Saunin
  • 1392 Ectour de Saint-Saurnin
  • 1460 Sanctus Saturninus Juxta Limetum
  • 1469 Saint Saurnin en Craonnois
  • 1607 Saint Saturnin Près Limet
  • 1783 Saint Saturnin du Limet

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il reste un menhir appelé « Pierre de l’Horloge » situé auprès de Chéran[2]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au temps des Gaulois, la région était occupée par la tribu des Andecaves dont Angers était la capitale. Il reste des survivances de cette époque dans la langue et les habitudes : les Gaulois ne comptaient pas en jours mais par nuits. Ainsi il n'est pas rare d'entendre « à nuit » pour exprimer « aujourd'hui ».

Sous l'occupation romaine, le Craonnais fut définitivement conquis après la défaite du chef Gaulois Dumnacus aux Ponts de Cé (51 av. J.-C.). De cette époque date l'ouverture de la voie romaine, dont on a retrouvé les traces, qui allait d'Angers par Segré en direction de Rennes et traversait La Guerche. Cette route, connue sous le nom de chemin de la Reine Anne, garda ensuite la dénomination de « chemin de La Guerche »[2].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 455, les Saxons s'emparèrent de l'Anjou et séjournèrent dix ans dans la région de Craon. Ils furent chassés par les Francs qui devinrent les maîtres du pays.

Sous le règne de Charlemagne, Roland était chargé de la garde de la marche de Bretagne. À l'époque de Charles le Chauve, le pays était sans cesse envahi et pillé par les Bretons et les Normands qui s'établissaient à Craon.

Au Moyen Âge, Saint Saturnin appartenait à l'abbaye de Vendôme sur le Loir. Ce n'était alors qu'une immense forêt entrecoupée de landes et de terres incultes que les moines ont fait défricher[2]. Certaines fermes gardent au travers de leur nom le souvenir de cette époque.

De 1031 à 1032 des pluies torrentielles causèrent famines et désolation ; le clergé dut vendre ses ornements et argentrie pour soulager le peuple. Une autre famine importante survint entre 1176 et 1180. À cette époque on ne cultivait que le lin, le blé noir et le seigle.

Vers 1055-1057, le pape Victor II confirme, par l'un des premiers écrits reconnaissant l'existance de la commune, l’appartenance de Saint Saturnin à l’abbaye de Vendôme[2].

Le chevalier Robert de Molière, mort avant 1221, donne aux Bonhommes, la métairie de la Lanferrrière en Saint Saturnin du Limet "pour le salut de tous ses parents et le sien"[2].

Guillaume II de Beaumont, évêque d'Angers, dans une lettre datée de 1236, relate l'existance de l'église de Saint Saturnin[2].

En 1392, la cure à la disposition de l'évêque d'Angers était composée de 12 journaux de terre et deux quartiers de vignes, avant d'être augmentée par la suite de diverses rentes[2].

Le 10 mai 1428, durant la guerre de Cent Ans, la paroisse traite avec Georges de Trémoille pour avoir sa protection contre les anglais[2].

Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1625, ouverture de la première carrière d'ardoise.

En 1638, une contagion[1] est relatée.

En 1644, Laureir, demeurant au marais de Saint Martin constitue une rente de 20 livres au profit du curé de St Saturnin.

Les carrières d'ardoise de la Besnardière, la Rivière et la Trotterie sont exploitées dès 1625. En 1680, Gatien Galisson est dit seigneur de la Besnardière[2].

En 1683, à l'occasion d'une famine, les maisons ressemblaient plus à des étables qu'à des habitations. Certains en arrivaient à manger du pain de racines de fougères. En 1694, les laboureurs n'ayant plus de blé à semer abandonnent la région pour se réfugier en Bretagne.

René de Juigné, époux d'Anne Poyet, obtient en 1685, que Saint Saturnin relève du Parvy et prend le titre de seigneur de Saint Saturnin. Il habite beauchêne en 1689[2].

À la fin du XVIIe siècle, Saint Saturnin comprend, sur un total de 1360 arpents de terre, 207 arpents en terres labourables, 103 en pâtures, 100 en prés, 150 en bois, 800 en landes et terres ingrates. Il y a à cette époque 8 métairies et 107 feux[2]

Le 19 octobre 1776, la première pierre du presbytère fut posée par le curé Delaunay.

Saint Saturnin dépend du grenier à sel de Craon. En 1779, un poste de gabelle est établi au Buisson et à Toucheminot[2].

Le nouveau château de Beauchêne fut construit de 1778 à 1780 par le marquis René Jacques de Juigné[réf. nécessaire] avec les pierres de l'ancien château en ruines.

A la veille de la Révolution, le craonnais et Saint Saturnin font partie de l'Anjou pour les élections aux Etats Généraux. Volney est élu député deu Tiers Etat du Craonnais.

À l'aube de la Révolution, l'industrie du lin prenait de plus en plus d'importance et contribuait à une bonne part de l'activité économique. Le lin profitait surtout aux négociants et marchands de toile qui vendaient à l'Espagne et dans les colonies espagnoles.

Révolution Française[modifier | modifier le code]

L'hiver 1789 fut terrible avec des tempêtes de neige et un froid de -25 °C. Pendant la Révolution, Saint Saturnin et le Craonnais faisaient partie de l'Anjou. Volney fut élu député du tiers état dans le Craonnais.

L'église est restée en très bon état lors de la Révolution[1].

En 1790, la France est divisée en départements, arrondissements, cantons et communes. Saint Saturnin faisait partie du canton de Congrier. Par la suite, le pays connut de nombreux bouleversements : des curés réfractaires, les Chouans qui pillèrent la région, la Terreur...

Une centaine d'insurgés se réunirent au bourg de Saint Saturnin le 18 août 1799 et rasèrent l'arbre de la liberté qui avait été planté.

Premier Empire[modifier | modifier le code]

L'usage de la chaux commença vers 1813. Le seigle fit alors place au froment et la nourriture du bétail fut triplé grâce à la culture de trèfle, de luzerne et du colza.

La plupart des gens ne savaient ni lire, ni écrire leur nom, alors le curé ou l'officier de l'état civil écrivaient ces noms à leur façon. Cela explique la différence d'orthographe pour les personnes d'une même famille. De même, les gens ne connaissaient pas leur date de naissance ou alors approximativement.

L'industrie a décliné peu à peu pour disparaître pendant la Restauration.

Restauration[modifier | modifier le code]

En 1829 fut construit le château des Hunaudières par Joseph Doussault, époux de Désirée Letort de la Chevronnaie. Dans le parc qui se situe sur une butte dominant le bourg, il n'y avait que des landes et beaucoup de châtaigniers.


Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

En 1833, Guizot, ministre de Louis-Philippe, rend obligatoire pour chaque commune, l'établissement d'une école.

Un comice est institué à Saint-Aignan-sur-Roë, chef-lieu de canton, par Doussault. L'agriculture est en plein essor avec 58 fermes sur la commune en 1843, alors qu'on recensait 441 habitants en 1841.

Second Empire, prériode autoritaire[modifier | modifier le code]

L'école des filles tenue depuis 1857 par les sœurs de Briouze.

III° République[modifier | modifier le code]

L'église fut reconstruite en 1879[1].

L'école des filles fut laïcisée le 1er septembre 1896.

En 1899, les céréales telles que le blé, l'orge, l'avoine et le sarrasin sont cultivées sur une vaste échelle, de même que la culture des fourragères comme le trèfle, la luzerne, les pommes de terre et les betteraves.

L'industrie de l'époque se résume aux ardoisières de la Rivière qui occupent 250 ouvriers et produisent annuellement 18 millions de tonnes d'ardoises. La journée de travail est de 11 heures pour un salaire d'environ 3,75 francs.

En dehors de la voie de chemin de fer, on dénombre 18 chemins ruraux, 2 vicinaux et un chemin d'intérêt commun.

À la fin du XIXe siècle, la population est composée d'environ un même nombre d'ouvriers carriers et d'agriculteurs, ayant des mœurs bien différentes. Les ouvriers, bruyants, tapageurs et batailleurs, consomment beaucoup d'eau-de-vie et d'absinthe, pour oublier bien souvent leur condition déplorable. Le pain et le lard forment l'essentiel de leur alimentation. La population agricole, plus timide et plus sobre s'impose par son calme. Outre le pain et le lard, elle se nourrit des divers produits de la ferme comme le beurre, les œufs, les volailles et les légumes. La boisson ordinaire est le cidre.

La population alla croissante jusqu'en 1881 ou l'on recensait 797 habitants, puis décrut progressivement.

Le presbytère fut reconstruit en 1902.

En 1927, l'école publique comptait cinq élèves pour une trentaine à l'école privée.

V° République[modifier | modifier le code]

En 1984, l'école publique comptait 29 élèves et l'école privée 40. À cette même époque, les exploitations agricoles étaient au nombre de 31, dont 23 comprises entre 25 à 50 ha et 8 de moins de 25 ha.

En moins d'un siècle les fermes ont diminué de moitié. L'exode rural n'a pas favorisé l'accroissement des populations dans les petits bourgs, malgré les efforts fournis par les municipalités pour construire, aménager et embellir les communes. Ainsi l'école publique ferma ses portes en 1989 et une vingtaine d'années plus tard, en 2010, ce sera au tour de l'école privée Saint-René d'accueillir pour la dernière fois les écoliers du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Arthur Madiot - -
mars 2001 mars 2014 Guy Moisy SE Ingénieur informatique
mars 2014[3] en cours Gérard Bedouet SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 514 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446 286 427 475 492 445 519 538 557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 529 569 521 588 797 660 778 789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638 577 536 537 610 559 524 508 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
537 566 558 534 558 546 520 518 513
2011 - - - - - - - -
514 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, avec une industrie importante employant un bon nombre de ses habitants, Lisi Costmetics représente un atout économique et social pour Saint-Saturnin. Un garagiste, un transporteur, des artisans et des commerçants viennent compléter l'activité, dont la plus grande part représente les exploitations agricoles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Des temps préhistoriques, il reste un menhir appelé « Pierre de l'Horloge » située près du Chéran, au bas de la côte de Roche Poulain. Il est classé monument historique.

Dans le village, il reste des traces de l'exploitation de l'ardoise, dont la cité de Bellevue, constituée d'anciennes maisons de mineurs. Le musée de l'Ardoise de Renazé retrace la vie des mineurs d'autrefois.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

On compte plusieurs associations à Saint-Saturnin-du-Limet : le comité des fêtes, l'Association sportive de Saint-Saturnin, l'Association de pêcheurs du Chéran Congrier/Saint-Saturnin-du-Limet, Familles rurales, l'association Passions partagées à la maison de retraite des Hunaudières, un club des Ainés ruraux (avec notamment la belote du jeudi) et son groupe de chants et danses le Dynamic Folk, l'Union nationale des combattants. Le syndicat d'initiative du canton de Saint-Aignan-sur-Roë apporte de multiples animations locales.

L'ancienne voie ferrée reliant Renazé à Laval, a été réhabilitée en voie verte par le conseil général et fait le bonheur des promeneurs, qu'ils soient marcheurs, cyclistes ou à cheval.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Nos blasons et leur histoire, édité par le Syndicat d'initiative du canton de Saint-Aignan-sur-Roë, imprimerie Raynard, 1989.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m site internet de la commune
  3. « Saint-Saturnin-du-Limet (53800) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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