Niafles
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| Niafles | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Mayenne |
| Arrondissement | Château-Gontier |
| Canton | Craon |
| Code commune | 53165 |
| Code postal | 53400 |
| Maire Mandat en cours |
Daniel Gendry 2008–2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays du Craonnais |
| Démographie | |
| Population | 298 hab. (2008) |
| Densité | 37 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 37 m — maxi. 89 m |
| Superficie | 8,00 km2 |
Niafles est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Niafles se situe dans le canton de Craon (4 km), dans l'arrondissement de Château-Gontier (24 km) et à 32 km de Laval.
La commune est située dans le sud-Mayenne.
[modifier] Géologie
« Schistes précambriens. Un petit lambeau de graviers à galets de quartz, au Nord du bourg (La Bousculière). » Daniel Œhlert.
Petit territoire arrondi autour d'un bourg central, dont les plateaux atteignent 80 mètres, bordé au nord-ouest puis traversé d’ouest en est par l’Usure, affluent de l'Oudon, qui coule à une altitude d’environ 40 mètres.
[modifier] Toponymie
Niafles a pour origine un archétype germanique commun au Nord-Ouest de la France : Neaufles-Auvergny, Neauphle-le-Château, Neauphe-sur-Dive, etc. rencensés par Albert Dauzat et Charles Rostaing[1]. Il est issu des termes germaniques niuwe, neuf et alach, temple. Ces toponymes correspondent à des lieux de cultes possibles de la religion primitive des Francs, restés païens.
Certains secteurs de la Mayenne sont marqués par la présence de toponymes germaniques (cf. Hardanges, le Horps, le Ham, Hambers, etc.), presque inconnus dans l'Ille-et-Vilaine voisine.
[modifier] Histoire
[modifier] Moyen Âge
Sous l’Ancien Régime, la commune faisait partie du fief de la baronnie angevine de Craon, dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.
La seigneurie paroissiale, à laquelle resta attaché le patronage effectif de la cure, appartenait probablement dès l'origine et certainement depuis le XVIIe siècle aux seigneurs de la Lande de Niafles et se trouvait dans la mouvance de la baronnie de Craon.
Le 10 mai 1428, les paroissiens, par l'intermédiaire de Guillaume Doulxamy, Jean Sourfait, Robin Boessel et Jean Guillier, traitent avec Georges de La Trémoille « pour avoir seureté et toute abstinence de guerre avec les Angloys et leurs alliés ».
[modifier] Époque moderne (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles)
Localités de noms anciens : Grugé, Grez, Malaunay, la Teillaie, la Touche, le Teil.
Les habitants se révoltent à nouveau, René Guynoiseau, prêtre, à leur tête, contre Jean Louyn, sergent royal, qui venait le 26 juillet 1511 pour les contraindre à faire le guet au château de Craon.
Sans compter la part commune qu'ils eurent aux désastres du Craonnais pendant les troubles de la minorité de Louis XIII, et malgré les poteaux et les panonceaux aux armes du prince de Condé et la sauvegarde qu'il leur donnait contre « tous gens de guerre de quelque langue qu'ils soient », ou plutôt même à cause de leur dépendance du prince révolté, les habitants eurent la visite soit des Vendômistes, soit des troupes du roi commandées par le maréchal du Boisdauphin.
Le capitaine de Vains arriva à Niafle le dimanche gras 1616 à deux heures la nuit et n'en partit que le mardi à midi ; le sieur de Franqueville y logea du lundi de la Quasimodo à deux heures jusqu'au vendredi à midi.
Épidémie[Quoi ?] de juillet à septembre 1639.
Françoise-Catherine Belocier de Vallière, fonda une école à Niafles en 1714, qui subsiste au moins jusqu’au début du XXe siècle.
[modifier] Révolution française
Le 3 avril 1796, combat contre les Chouans ; deux gardes territoriaux de Craon sont tués.
[modifier] Économie
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1945 | 1947 | Joseph Piquet | - | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1947 | 1977 | Joseph de Quatrebarbes | - | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1977 | 1985 | Joseph Barrais | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1985 | mars 2008 | Michel Montecot | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| mars 2008 | En cours | Daniel Gendry[2] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.
Liste des maires avant 1945
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[modifier] Religion
[modifier] Paroisse
La paroisse était anciennement du diocèse d'Angers, de l'archidiaconé d’Outre-Maine et du doyenné de Craon, réunie au diocèse du Mans par le Concordat ; érigée en succursale par décret du 5 nivôse an XIII, de l'archiprêtre de Château-Gontier et du doyenné de Craon.
Depuis 1997 et la réforme des paroisses du diocèse de Laval, le village de Niafles fait partie de la paroisse Saint-Clément-du-Craonnais.
En 2007, une controverse a opposé des catholiques traditionalistes à la mairie et au diocèse qui souhaitaient leur départ[3],[4].
[modifier] Démographie

[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Église Saint-Martin
L'ancienne église, remplacée à la fin du XIXe siècle, placée sous le vocable de saint Martin de Tours, ne comprenait primitivement qu'une nef et un chœur en abside et avait été augmentée aux XVIIe siècle et XVIIIe siècles de deux chapelles formant transept, et d'un petit clocher au centre. Deux petites fenêtres romanes existaient, l'une au midi, l'autre au nord. On a reconnu en le démolissant que le chœur reposait sur un massif en pierres sèches.
La chapelle de la Vierge, dont la construction fut offerte par Pierre de Lantivy, sieur de la Lande, et feu René Lemanceau, curé, fut bénite en 1641. M. Cordon, curé, fit bâtir à ses frais la chapelle Sainte-Catherine, abattre le mur entre le chœur et la sacristie, et construire une voûte par François Legeay, maitre-maçon, en 1701. En 1705, il fit repaver l'église en blocs achetés au Bourg-Philippe, remplaça la table de l'autel Sainte-Catherine, ouvrit une porte à côté et mit dans la chapelle un tableau « où sont », dit-il, « sainte Catherine d'Alexandrie, saint Sébastien, saint Blaise et sainte Emérance, parce que l'on a particulière dévotion et voyage dans cette église à ces saints ». On mentionne aussi un autel de saint Jean-Baptiste en 1628.
En 1712, « les architectes » posent les fondements du grand autel nouveau tout au fond du chœur. Depuis la Révolution, les deux chapelles étaient dédiées à la Vierge Marie et à saint Sébastien. Un fragment de vitrail représentant la Vierge à la chaise est remonté dans une fenêtre de la sacristie.
- La chapelle de Sainte-Catherine, fondée en 1542 par Élie Lallier, curé, augmentée par René Gouin, le 11 juillet 1669, et desservie d'abord dans la chapelle de la Cruardière ; parmi les chapelains : François Trochon, 1652 ; André-Louis Ferron, vicaire, 1789 ;
- La chapelle de la Pommeraie, fondée par René de la Chesnaye, le 25 novembre 1500 titulaire en 1641 René Bellanger.
L'église actuelle, de style ogival du XIIIe siècle, construite sur l'emplacement du transept de l'ancienne, est intérieurement décorée d'arcatures[7]. Elle a été bénite en 1885 et consacrée le 22 juin 1893.
[modifier] Châteaux
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Sources
« Niafles », dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910 [détail de l’édition], t. I.
- Registre paroissial depuis 1602 ;
- Archives départementales de la Mayenne, B. 2.663, 2.065, 2.972, 2.976, 2.981, 2.991, 2.993, 3.001. 3.004, 3.013, 3.016, 3.065, 3.066 ;
- Archives départementales de Maine-et-Loire, E. 1.635 ;
- Archives départementales d'Indre-et-Loire, C. 408 ;
- A. Joubert, Baronnie de Craon, p. 435, 572, 573 ;
- Revue d'Anjou, t. I, p. 314 ;
- D. de Bodard, Chroniques craonnaises, p. 368, 543 ;
- Lemesle, note manuscrites ;
- Affiches d'Angers, 17 janvier 1783.
- Altitudes, superficie : IGN[8].
[modifier] Notes
- Dictionnaire des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
- Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
- La Gazette de Niafles
- WESTERN CATHO en 2007 : «ça barde à Niafles» : Sébastien FATH
- Insee : Population depuis le recensement de 1962
- Ehess, notice communale de Niafles sur la base de données Cassini, consultée le 12 novembre 2009
- Architecte, Boret fils.
- Répertoire géographique des communes (http://professionnels.ign.fr/42/produits-gratuits/produits-gratuits-a-telecharger.htm).