Signalisation routière horizontale
La signalisation routière horizontale regroupe, dans le cadre de la signalisation routière, tous les différents marquages au sol.
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Rôle [modifier]
Les marques sur chaussée ont pour fonction de guider l'usager. Elles donnent quatre types d'informations :
- la répartition des espaces de déplacement ;
- les règles de conduite ;
- le jalonnement ;
- le stationnement.
Emploi du marquage [modifier]
L'utilisation du marquage est différenciée selon les types de voies et les nombreux cas particuliers : voies d'insertion, entrées ou sorties d'îlots, etc.
- Section courante (hors points singuliers) : Le trafic et la largeur de la chaussée sont les critères déterminant la mise en place du marquage.
- Points singuliers : Il s'agit des sections où la distance de visibilité se trouve réduite et constitue un danger pour le dépassement.
Ils peuvent être dus à la présence d'un virage, d'un dos d'âne, de caractéristiques géométriques particulières (rétrécissement, intersections, etc.)
Catégories de marques [modifier]
On distingue plusieurs catégories de marques applicables en rase campagne et en agglomération. Les règles relatives au marquage y sont les mêmes. Toutefois, la spécificité des marques en ville porte sur les natures de marquage à effectuer : signalisation des carrefours, marquages divers (arrêts de bus, passages piétons, etc.).
On distingue, selon la terminologie de la convention internationale sur la signalisation routière conclue à Vienne le 8 novembre 1968 :
- Les marques longitudinales[1]
- ligne continue, interdisant le franchissement ou le chevauchement ;
- ligne discontinue de guidage, délimitant les voies en vue de guider la circulation ;
- ligne discontinue d'avertissement, annonçant l’approche d’un passage présentant un risque particulier ;
- ligne mixte, qui ne peuvent être franchies que si, au début d'une manœuvre de dépassement, la ligne discontinue se trouve la plus proche du véhicule ;
- lignes continues et discontinues pour voies spécialisées[2].
Selon la convention de Vienne, ne sont pas des marques longitudinales les lignes longitudinales qui délimitent, pour les rendre plus visibles, les bords de la chaussée ou qui, reliées à des lignes transversales, délimitent sur la surface de la chaussée des emplacements de stationnement ou qui indiquent une interdiction ou des limitations concernant l’arrêt ou le stationnement.
- Les marques transversales[3]
- ligne continue d'arrêt ;
- ligne discontinue de « Cédez le passage » ;
- ligne discontinue d'effet des feux de circulation.
- Les autres marques[4]
Il s'agit là de tous les marquages spéciaux qui donnent une information, une prescription ou spécifiques à certains carrefours. On distingue :
- les flèches de présignalisation ;
- les lignes parallèles ou obliques ;
- les lignes zigzag ;
- les marquages spécifiques.
Couleur des marques[5] [modifier]
Dans la plupart des pays, les marques sur la chaussée sont de couleur jaune ou blanche. Le terme « blanc » couvre les nuances argent ou gris clair.
La couleur bleue peut toutefois être employée pour les marques indiquant les emplacements où le stationnement est permis mais soumis à certaines conditions ou restrictions (durée limitée, paiement, catégorie d’usagers, etc.).
Certains pays utilisent également d'autres couleurs. Par exemple, la Suisse emploie une couleur rouge-orange pour le marquage temporaire (lors de travaux), la couleur jaune étant déjà prise pour de nombreux usages, notamment pour marquer les voies et places de stationnement réservées à une certaine catégorie d'usagers (piétons [y compris les passages pour piétons], cyclistes, bus, taxis, véhicules de police, etc.) ainsi que pour le marquage horizontal des interdictions de parquer et de s'arrêter.
Spécifications par pays [modifier]
En Europe [modifier]
En France [modifier]
En France, le marquage au sol est régi par une réglementation traitée dans la 7e partie du livre I de la Signalisation Routière. L'arrêté interministériel s'applique à toutes les voies ouvertes à la circulation publique (art.44), tant en milieu urbain qu'en rase campagne. Ces mesures précisent le Code de la Route.
Le marquage n'est pas obligatoire, sauf celui des lignes de « Stop » et « Cédez le passage ». Le marquage incombe à la collectivité qui en prend l'initiative.
En Suède [modifier]
Notes et références [modifier]
- Convention internationale de Vienne sur la signalisation routière, 1968, Article 26
- Convention internationale de Vienne sur la signalisation routière, 1968, Article 26 bis.1
- Convention internationale de Vienne sur la signalisation routière, 1968, Article 27
- Convention internationale de Vienne sur la signalisation routière. 1968, Article 28
- Convention internationale de Vienne sur la signalisation routière, 1968, Article 29
Articles connexes [modifier]