Louis de Bourbon-Soissons

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Louis de Bourbon
Louis de Bourbon (peinture à l'huile)
Louis de Bourbon (peinture à l'huile)

Titre Comte de Soissons
(1612 – 1641)
Prédécesseur Charles de Bourbon-Soissons
Successeur Marie de Bourbon
Biographie
Dynastie Maison de Condé
Naissance 1er mai 1604
Paris
Décès 6 juillet 1641 (à 37 ans)
Sedan
Père Charles de Bourbon-Soissons
Mère Anne de Montafié

Coat of arms of the Count of Soissons.png


Louis, gravure par Matthäus Merian

Louis de Bourbon (1604-1641), comte de Soissons et seigneur de Condé est le fils de Charles de Bourbon-Soissons et Anne de Montafié. Il est petit-cousin de Louis XIII de France et prince du sang.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris, il devient gouverneur du Dauphiné à la mort de son père en 1612, puis gouverneur de Champagne en 1631.

En 1636, lors du siège de Corbie il organisa une conspiration avec son cousin Gaston d'Orléans (le jeune frère de Louis XIII) et le comte de Montrésor dans le but d'assassiner ou d'enlever Richelieu. Baradas est chargé de l'affaire : il s'agit d'arrêter le carrosse du Cardinal dans un défilé, mais des dissensions chez les comploteurs (Baradas ne voulait apparemment pas que Monsieur se mêle du complot[1]) font que l'affaire s'ébruite. Barradas est alors assigné en Avignon[1].

Il se réfugie alors à Sedan chez le duc de Bouillon (prince de la principauté de Sedan), où il renouvelle ses tentatives de complot contre Richelieu, avec le soutien militaire de l'Espagne. Une armée royale française emmenée par le duc de Châtillon est alors envoyée à Sedan, mais déroutée le 6 juillet 1641 vers la bataille de la Marfée proche de Sedan.

Le comte de Soissons se tue apparemment pendant la bataille, alors que le combat tournait de manière quasi-décisive à son avantage. En effet, il avait la fâcheuse habitude de relever la visière de son casque avec son pistolet; il fit une dernière fois ce geste machinal: le coup partit, le tuant sur le coup. Les princes ayant perdu leur héraut, ils n'avaient plus l'alternative au pouvoir qu'ils voyaient en lui. Ils durent demander le pardon du roi. Celui-ci fit même le projet d'intenter un procès pour lèse-majesté à la dépouille de Soissons.

Homme courageux mais irrésolu, il n'était pas fait pour mener une faction dans une guerre civile si complexe où chacun avait maintes fois changé de camp.

Descendance[modifier | modifier le code]

Sans héritier légitime, avec lui s'éteint la branche des Soissons. Il eut néanmoins un fils naturel de Elisabeth de Hayes :

Notes et références[modifier | modifier le code]