Ambassade de France en Afghanistan
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France |
Afghanistan |
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| Lieu | Avenue de Cherpour - Chahr-e Nao Kaboul |
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| Coordonnées | ||||
| Ambassadeur | Bernard Bajolet | |||
| Nomination | 9 février 2011 | |||
| Site internet | Consulter | |||
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Géolocalisation sur la carte : Afghanistan |
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Voir aussi : Ambassade d'Afghanistan en France |
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| Ambassadeurs français | ||||
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L'ambassade de France en Afghanistan est la représentation diplomatique de la République française en République Islamique d'Afghanistan. Elle est située à Kaboul, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2011, Bernard Bajolet.
Sommaire |
[modifier] L'ambassade
L'ambassade est située avenue de Cherpour, dans le quartier Char-e Nao, au centre de la capitale Kaboul. Elle accueille aussi une section consulaire.
[modifier] Histoire
[modifier] Ambassadeurs de France en Afghanistan
| De | A | Ambassadeur |
|---|---|---|
| 1923 | 1926 | Maurice Fouchet |
| 1926 | 1931 | Marcel Feit |
| 1931 | 1934 | Albert Bodard |
| 1934 | 1936 | René Dollot |
| 1936 | 1937 | Georges Dufaure de la Prade |
| 1937 | 1940 | Jean-Baptiste Barbier |
| 1940 | 1945 | pas de représentation |
| 1945 | 1945 | Jean Serres[1] |
| 1945 | 1947 | Armand Henriot[1] |
| 1947 | 1950 | Henri-Paul Roux[2] |
| 1950 | 1952 | Marcel Berthelot |
| 1952 | 1954 | Michel Bréal |
| 1954 | 1957 | François Brière |
| 1957 | 1959 | Christian Belle |
| 1959 | 1963 | Arnaud d'Andurain de Maytie |
| 1963 | 1967 | Georges Cattan |
| 1967 | 1971 | André Nègre |
| 1971 | 1975 | Eugène Wernert |
| 1975 | 1980 | Georges Perruche |
| 1980 | 2002 | Rupture des relations diplomatiques |
| 1980 | 1981 | Jacques Berthod [3] |
| 1981 | 1985 | Roland Barraux [3] |
| 1985 | 1988 | Christian Lambert [3],[4] |
| 1990 | 1993 | Thierry Bernadac [3] |
| 1993 | 1998 | Didier Leroy [3] |
| 1998 | 2001 | Jean-Yves Berthault [3] |
| 2001 | 2002 | Jean-Marin Schuh [3] |
| 2002 | 2005 | Jean-Pierre Guinhut |
| 2005 | 2008 | Régis Kœtschet |
| 2008 | 2011 | Jean de Ponton d’Amécourt |
| 2011 | auj. | Bernard Bajolet |
[modifier] Relations diplomatiques
En 1921, la France reconnait l'indépendance et la souveraineté de l'Afghanistan auxquelles se sont résignés les Anglais après trois guerres désastreuses pour eux. Une légation y est installée, dans un palais afghan, à la fin de l'année 1923[5], et Maurice Fouchet devient le premier Ministre de France dans le pays. Il contribue à l'ouverture de la DAFA (Délégation archéologique française en Afghanistan) et au développement des relations humaines et culturelles entre les deux pays.
En 1929, des émeutiers pillent l'immeuble de la représentation française qui demeurera en piteux état durant plus de 10 ans. La légation est fermée durant la Seconde Guerre mondiale et les intérêts de la France sont alors confiés à la Turquie. Les relations diplomatiques sont rétablies en décembre 1945 et la légation devient une ambassade le 16 avril 1949.
En 1966, un accord de coopération culturelle et technique est signé entre l'Afghanistan et la France, au lendemain de la visite d'État du roi Zaher Shah à Paris et ses entretiens avec le général de Gaulle. En 1968, c'est Georges Pompidou, alors premier ministre de France, qui pose la première pierre du nouveau bâtiment du lycée Esteqlal de Kaboul.
En raison de l'invasion soviétique en 1979, l'Afghanistan n'a eu pratiquement aucune relation diplomatique avec les pays occidentaux durant près de 25 ans et la coopération a été suspendue.
Un poste diplomatique français à Kaboul est maintenu durant cette période, dirigé par un chargé d'affaires, la France ne reconnaissant toujours pas le régime en place. Il est cependant fermé en 1988 et rouvert en août 1990 par le chargé d'affaires, Thierry Bernadac, avec une petite équipe diplomatique[6] ainsi que le personnel civil qui avait continué d'entretenir le bâtiment durant la fermeture et évité les pillages.
La fin du régime taliban a permis la réouverture de l'ambassade de France en février 2002, les relations franco-afghanes ayant alors repris un rythme soutenu.
Outre la présence de forces françaises au sein de l'ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité), la coopération a repris dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et de la gouvernance. La DAFA a également repris ses activités en 2003. Le Centre Culturel Français (devenu Institut Français d'Afghanistan) a lui aussi rouvert dans les locaux du Lycée Esteqlal la même année.
[modifier] Consulat
[modifier] Communauté française
Au 31 décembre 2011, 334 Français étaient inscrits sur les registres consulaires en Afghanistan[7].
[modifier] Circonscriptions électorales
Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Afghanistan appartient à la circonscription électorale de New Delhi[8] comprenant aussi le Bangladesh, l'Inde (sauf Pondichéry), l'Iran, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka (2 sièges).
Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Afghanistan dépend de la 11e circonscription.
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- Annick Fenet, Documents d’archéologie militante. La mission Foucher en Afghanistan (1922-1925), Paris, 2010, 695 p. (Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XLII) : sur la création et les premières années de l'Ambassade, avec édition de correspondances (Maurice Fouchet, Edouard Chauvet, etc.)
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- (fr) Ambassade de France à Kaboul
- (fr) Ministère français des Affaires étrangères
- (fr) Ambassade afghane en France
[modifier] Notes et références
- Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire.
- Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, puis ambassadeur à compter du 12 mai 1949.
- Chargé d'affaires a.i.
- Le poste diplomatique est fermé entre 1988 et 1990.
- [PDF] Traité du 22 avril 1922
- Deux gardiens de la paix, deux secrétaires, un attaché de presse, un consul et un vice-consul.
- [PDF] Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2011.
- Décret no 2005-552 du 24 mai 2005.