Bernard Bajolet

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Bernard Bajolet né le à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) est un diplomate français, spécialiste de renseignement, expert du monde arabo-musulman.

Il est nommé le 10 avril 2013 directeur général de la sécurité extérieure (DGSE).

Formation[modifier | modifier le code]

Bernard Bajolet suivit ses études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Il est un ancien élève de Sciences Po Paris de 1968 à 1971, puis effectue son service militaire essentiellement en Allemagne (11e régiment du génie à Rastatt). Admis à l'ENA, il en sort diplômé en 1975 (promotion Léon Blum)[1].

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Apprentissage des fonctions diplomatiques[modifier | modifier le code]

Bernard Bajolet a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères[2].

Il a d'abord occupé le poste de premier secrétaire à l'Ambassade de France à Alger de 1975 à 1978. C'est à cette occasion qu'il rencontre François Hollande qui fait un stage à l'ambassade, durant huit mois en 1978[3].

En 1978, il est nommé à l'administration centrale du Quai d'Orsay à Paris auprès du porte-parole Louis Delamare, ambassadeur de France assassiné au Liban en 1981. Bernard Bajolet est chargé des dossiers européens. Puis le secrétaire d’État aux affaires européennes, Pierre Bernard-Reymond, l’appelle à son cabinet pour assurer quelques mois les contacts avec le Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel. Il est nommé premier secrétaire à Luxembourg en 1979.

Nommé deuxième conseiller à Rome en 1981, auprès de l'ambassadeur Gilles Martinet, il suit particulièrement les questions militaires. En 1985-1986, il prend une année sabbatique à l’Université Harvard de Cambridge (Massachusetts) à l’issue de laquelle il rédige un rapport sur « les États-Unis et la défense de l’Europe ».

Expert du monde arabo-musulman[modifier | modifier le code]

En 1986, il est nommé premier conseiller à Damas, auprès de l’ambassadeur Alain Grenier. Il perfectionne sa connaissance de l'arabe.

En 1991, il occupe le poste de directeur-adjoint Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO) au Quai d’Orsay.

Familier du monde arabe et habitué aux missions difficiles, il exerce ensuite comme ambassadeur de France en Jordanie (1994-1998), en Bosnie-Herzégovine (1999-2003), en Irak (2004-2006), puis en Algérie (2006-2008).

Il occupe enfin les fonctions d'ambassadeur de France en Afghanistan de février 2011 à avril 2013, poste dans lequel il a contribué à la libération, annoncée le 8 avril 2013, de deux otages français, Pierre Borghi et Charles Ballard[4]. Il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France le 3 mai 2013[5].

Services de renseignement[modifier | modifier le code]

Il se voit confier le 23 juillet 2008 les fonctions nouvellement créées de coordonnateur national du renseignement auprès du Président de la République, Nicolas Sarkozy[6]. Il reste en fonction jusqu'en février 2011.

Le 10 avril 2013, il est nommé directeur général de la sécurité extérieure (DGSE)[7] en conseil des ministres, par le Président de la République, François Hollande.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un Comtois, nouveau patron de la DGSE, L'Est Républicain, 10 avril 2013.
  2. « Un nouveau patron pour les services secrets», acteurspublics.com, 10 avril 2013.
  3. « Bernard Bajolet nommé à la tête de la DGSE », Jean-Dominique Merchet, Marianne, 10 avril 2013.
  4. « Bernard Bajolet à la DGSE, une décision logique », Jean Guisnel, Le Point, 10 avril 2013.
  5. « Décret du 3 mai 2013 élevant à la dignité d'ambassadeur de France un ministre plénipotentiaire ».
  6. Arrêté de nomination
  7. Bernard Bajolet à la tête de la DGSE : le poids des diplomates à la tête des services Le Figaro, 10 avril 2013.
  8. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion.