Ambassade de France en Israël

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Pix.gif Ambassade de France en Israël
Drapeau de la France
France
Drapeau d’Israël
Israël
Lieu 112 promenade Herbert Samuel
Tel Aviv-Jaffa 63572
Coordonnées 32° 04′ 55″ N 34° 46′ 05″ E / 32.082061, 34.76812932° 04′ 55″ Nord 34° 46′ 05″ Est / 32.082061, 34.768129  
Ambassadeur Patrick Maisonnave
Nomination 23 août 2013
Site internet Consulter

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Ambassade de France en Israël

Voir aussi : Ambassade d'Israël en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Israël est la représentation diplomatique de la République française auprès de l'État d'Israël. Elle est située à Tel Aviv et son ambassadeur est, depuis 2013, Patrick Maisonnave. Ce n'est pas l'ambassadeur en Israël qui représente la France dans les Territoires palestiniens, mais le consul général à Jérusalem, qui ne relève pas de l'autorité de l'ambassadeur, la France n'ayant pas formellement reconnu la fixation de la capitale de l'État d'Israël à Jérusalem et considérant que l'Autorité palestinienne est la préfiguration de l'État palestinien et qu'il est nécessaire de la soutenir.

L'ambassade[modifier | modifier le code]

L'ambassade est située à Tel Aviv. Le consulat de France est situé rue Ben Yehuda, quelques rues plus loin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la représentation française en Israël a surtout pour contexte le Consulat de Jérusalem. Le roi Louis XIII de France nomma en 1623 un consul de France à Jérusalem, Jean Lempereur, pour protéger les droits des Français lors des visites des Lieux Saints[1]. L'accueil rendu aux consuls fera que la présence consulaire ne sera cependant permanente qu'en 1843 (Sébastien de Brémont 1699-1700, Jean de Blancas 1713-1714). Les accords de Mytilène de 1901 et de Constantinople en 1913 confient à la France la protection diplomatique des édifices religieux aux abords des lieux saints. A l'effondrement de l'Empire ottoman en 1918, le consultat s'émancipe de l'ambassade de France à Constantinople et devient un consulat général. Le partage de la Palestine en 1947 bouleverse néanmoins l'aire d'influence du consulat. Aujourd'hui, il cumule à la fois des fonctions religieuses (protection des Lieux Saints), consulaires (une communauté d'environ 9 000 Franco-Israéliens) et politiques (protection des réfugiés palestiniens, représentation auprès de l'Autorité palestinienne officialisée en 1994).

Héritier de plusieurs siècles de protection des Lieux Saints, le Consul Général de France à Jérusalem inaugure ses fonctions par une entrée solennelle au Saint-Sépulcre, en uniforme, précédé de deux policiers en grande tenue et accueilli par un père franciscain français avant que ne retentisse un Te Deum en la basilique Sainte-Anne[2].

Ambassadeurs de France en Israël[modifier | modifier le code]

L'ambassadeur de France en Israël, Pierre-Eugène Gilbert, signe des autographes, 1958
De A Ambassadeur
1949 1952 Édouard-Félix Guyon[3]
1952 1959 Pierre-Eugène Gilbert
1959 1965 Jean Bourdeillette
1965 1968 Bertrand Rochereau de la Sablière
1968 1973 Francis Huré
1973 1977 Jean Herly
1977 1982 Marc Bonnefous
1982 1986 Jacques Dupont
1986 1991 Alain Pierret
1991 1993 Jean-Louis Lucet
1993 1995 Pierre Brochand
1995 1999 Jean-Noël de Bouillane de Lacoste
1999 2003 Jacques Huntzinger
2003 2006 Gérard Araud
2006 2009 Jean-Michel Casa
2009 2013 Christophe Bigot
2013 auj. Patrick Maisonnave

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

La France a reconnu l'État d'Israël en 1949. Alors que les États arabes continuent leur combat contre Israël en 1948, le Quai d'Orsay prône l'abstention, partagé entre les positions traditionnellement pro-arabes et la volonté de protéger les intérêts français en Israël. La France jouera finalement un rôle diplomatique important dans la signature des accords de Rhodes[4]. Les relations entre les deux pays restent néanmoins tendues jusqu'en 1954. Puis une importante assistance militaire française renforcent les relations, surtout au sortir de la crise de Suez. La politique du Général de Gaulle, après l'indépendance de l'Algérie, visait à maintenir Israël comme un allié privilégié au Proche-Orient tout en accentuant la coopération économique et culturelle. La Guerre des Six Jours perturba ce fragile équilibre, la France se devant de se désolidariser des attaques d'Israël. La rupture entre Paris et Jérusalem fut consommée en décembre 1968 après une attaque israélienne au Liban. Dès son arrivée, le président Pompidou s'était inscrit dans la même lignée diplomatique que le Général de Gaulle, appuyant un règlement du conflit israélo-arabe par les grandes puissances. Il pourra en outre profiter de l'appui de l'Europe naissante, tout comme son successeur Valéry Giscard d'Estaing qui, en revanche, ne put que subir une nouvelle dégradation des relations entre les deux États en raison d'une importante stratégie expansionniste du gouvernement de Menahem Begin. Se présentant comme ami d'Israël, le président François Mitterrand se rendit dans ce pays lors d'une visite officielle qui se voulut un tournant dans les relations diplomatiques. Ceci ne l'empêcha cependant pas de relayer l'appui d'un grand nombre de politiques français en faveur de l'OLP. La Seconde Intifada, durant la présidence de Jacques Chirac, dégrada à nouveau fortement les relations entre la France et Israël. La politique s'est alors orientée vers une coopération culturelle, scientifique et économique, qui s'est poursuivie depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce dernier est lui aussi favorable à un retrait des troupes israéliennes des territoires occupés (Jérusalem-Est, Cisjordanie) et opposé à tout usage de la force militaire.

Consulats[modifier | modifier le code]

Outre celui de Tel Aviv, il existe deux autres consulats généraux à Jérusalem et Haïfa, ainsi que deux consuls honoraires à Beer-Sheva et Eilat.

Communauté française[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, 51 714 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Israël[5], répartis entre les deux circonscriptions consulaires : Tel Aviv : 43 012 • Haïfa : 8 702[6]. Ces chiffres ne comprennent pas les Français inscrits sur le registre consulaire de Jérusalem (23 274 au 31 décembre 2013).

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004 2005
33 489 38 157 42 533 43 111 42 573
2006 2007 2008 2009 2010
44 279 49 137 56 585 57 941 59 018
2011 2012 2013 - -
58 840 54 886 51 714 - -
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012 et 2013)


Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Israël représente une circonscription électorale dont le chef-lieu est Tel Aviv[7] et désigne quatre sièges.

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Israël dépend de la 8e circonscription.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Je désirerais de faire établir à Jérusalem un consul français qui eût soin de mes aumônes par-delà, et de mes sujets qui y abordent tous les jours » - Louis XIII, in Documents inédits pour servir à l'histoire du christianisme par Antoine Rabbath, 1907.
  2. Le consulat général de France à Jérusalem. Aspects politiques, juridiques et politiques de ses fonctions, par Jean-Michel Mochon - in Annuaire français de droit international, Éditions CNRS 1996.
  3. Voir [1] & [2]
  4. La France et les accords de Rhodes en 1949 par Orane Sutre-Reginens, 2002.
  5. [PDF] Population française inscrite au registre (auprès des postes consulaires) au 31/12/2013.
  6. Dossier Israël à la Maison des Français de l'étranger.
  7. Décret no  2005-552 du 24 mai 2005.