Ambassade de France en Roumanie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Pix.gif Ambassade de France en Roumanie
France
France
Roumanie
Roumanie
Lieu 13/15 Strada Biserica Amzei, Secteur 1
Bucarest 010392
Coordonnées 44° 26′ 43″ N 26° 05′ 41″ E / 44.445178, 26.09463844° 26′ 43″ Nord
       26° 05′ 41″ Est
/ 44.445178, 26.094638
  
Ambassadeur Philippe Gustin
Nomination 2 février 2012
Site internet Consulter

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

(Voir situation sur carte : Roumanie (administrative))
Ambassade de France en Roumanie

Géolocalisation sur la carte : Bucarest

(Voir situation sur carte : Bucarest)
Ambassade de France en Roumanie

Voir aussi : Ambassade de Roumanie en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Roumanie est la représentation diplomatique de la République française en Roumanie. Elle est située à Bucarest, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2012, Philippe Gustin.

Sommaire

L'ambassade [modifier]

L'ambassade est située à Bucarest. Elle accueille aussi une section consulaire.

Histoire [modifier]

L'actuelle Résidence de France fut, dès 1889, le siège de l'ambassade. Elle servait aussi de résidence à l'ambassadeur. Construite une dizaine d'années après l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, elle était d'abord louée. En 1919, l'État français s'en porta acquéreur pour un montant de 400 000 francs. Mais la bâtisse devenant trop exiguë au fil du temps, un hôtel particulier jouxtant la légation fut achetée en 1938 par le gouvernement pour y abriter les services de l'ambassade. Le bâtiment, qui avait été construit en 1873 et agrandi en 1889 par l'architecte Carol Benis, appartenait à Ian Marghiloman, père d'Alexandre (en), qui fut Premier ministre[1]. La décoration intérieure, meubles, tapis, soies et tentures, fut confiée au cabinet d'architectes parisien Krieger.

Ambassadeurs de France en Roumanie [modifier]

De A Ambassadeur
1881-12-2727 décembre 1881 Ring, Maximilien-Napoléon-Théodore baron de Maximilien-Napoléon-Théodore baron de Ring (1834-02-1515 février 1834-1905)[2]
1894-04-1919 avril 1894 Henrys, comte d’Aubigny, Jules Ludovic Jules Ludovic Henrys, comte d’Aubigny
1898-08-1717 août 1898 1902-08-1212 août 1902 Descos, Léon-Eugène-Aubin-Coullard Léon-Eugène-Aubin-Coullard Descos
1904-1904 Bourgarel, Ernest-René Joseph Adrien Ernest-René Joseph Adrien Bourgarel
1907-1907 1916-1916 Blondel, Jean-Camille Jean-Camille Blondel
1917-1917 Saint-Aulaire, Auguste-Félix-Charles de Beaupoil, comte de Auguste-Félix-Charles de Beaupoil, comte de Saint-Aulaire (1866-1954)
1920-01-janvier 1920 1923-1923 Daeschner, Émile Émile Daeschner


1933-04-avril 1933 1936-05-3030 mai 1936 d'Ormesson, André André d'Ormesson
1943 1944 Paul Morand[3]
1944 1945 Roger Sarret[4]
1945 1948 Jean Paul-Boncour [5]
1948 1950 Pierre Charpentier[6]
1950 1952 M. Gaire[7]
1952 1953 Renaud Sivan[6]
1953 1958 Pierre Francfort[6]
1958 1960 Jacques-Émile Paris[6]
1960 1964 Pierre Bouffanais[8]
1964 1968 Louis Pons
1968 1972 Pierre Pelen
1972 1975 Francis Levasseur
1975 1977 Raoul Delaye
1977 1981 Pierre Cerles
1981 1983 Marcel Beaux
1983 1987 Michel Rougagnou
1987 1990 Jean-Marie Le Breton
1990 1993 Renaud Vignal
1993 1997 Bernard Boyer
1997 2002 Pierre Menat
2002 2004 Philippe Étienne
2004 2007 Hervé Bolot
2007 2012 Henri Paul
2012 auj. Philippe Gustin

Relations diplomatiques [modifier]

Dès la fin du XIVe siècle, on trouve des traces de relations entre les Français et les Roumains, avec le combat de Jean Ier de Bourgogne aux côtés des Valaques contre les Turcs lors de la Bataille de Nicopolis. Les échanges se poursuivirent avec la présence d'étudiants roumains à Paris, en constante augmentation du XVIIe siècle au XIXe siècle. Parallèlement, les commerçants français traversaient les principautés roumaines à la recherche de nouveaux débouchés.

Au milieu du XVIIIe siècle, le diplomate Claude-Charles de Peyssonnel, consul de France à Smyrne, proposa l'ouverture d'une représentation française auprès des Principautés roumaines. Ce n'est qu'en 1798 que furent ouverts un consulat général à Bucarest et un vice-consulat à Iasi.

Les relations politiques entre les deux pays sont anciennes en comparaison de la relative jeunesse d'un État roumain. La révolution roumaine de 1848 ayant échoué à proclamer la République, la France de Napoléon III apporta son aide aux réformateurs de la Moldavie et de la Valachie, ce qui conduisit à l'union de ces deux principautés en 1859. L'indépendance du pays fut reconnue au Congrès de Berlin en 1878 et des relations diplomatiques furent établies entre la France et la Roumanie en 1880. Jusqu'à cette date, le consul général de France à Bucarest dépendait de l'ambassadeur de Constantinople. Lors de la Première Guerre mondiale, la Roumanie se joignit aux alliés et devint la Grande Roumanie entre les deux guerres.

En novembre 1938, les relations diplomatiques furent élevées au niveau d'ambassade, et non plus de légation. Des liens politiques entre les deux pays se poursuivirent même durant le régime communiste, comme en témoigne la visite du général de Gaulle de 1968. La France manifesta par ailleurs son soutien à la Révolution roumaine de 1989.

Peu après l'entrée de son pays dans l'Union européenne en 2007, le président Basescu, en août 2009, déclara prioritaire la politique étrangère de son pays avec, à égalité, la France et les États-Unis.

Consulats [modifier]

Outre la section consulaire de l'ambassade à Bucarest, il existe deux consuls honoraires exerçant à Constanta et Timisoara.

Communauté française [modifier]

Le nombre de Français établis en Roumanie est estimé à environ 4 500[9]. Au 31 décembre 2012, 2 973 étaient inscrits sur les registres consulaires en Roumanie [10].

Circonscriptions électorales [modifier]

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, la Roumanie appartient à la circonscription électorale de Vienne[11] comprenant aussi l'Albanie, l'Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la Hongrie, la Macédoine, la Pologne, la Serbie-et-Monténégro, la Slovaquie, la Slovénie, et la République tchèque, et désignant trois sièges.

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, la Roumanie dépend de la 7e circonscription.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Références [modifier]

  1. Bucarest, un siècle d'architecture civile, de Cezara Mucenic.
  2. Ana-Maria Vele, REPREZENTAREA DIPLOMATICĂ A FRANŢEI ÎN ROMÂNIA, (1866-1914)
  3. Nommé par le gouvernement de Vichy, source : http://www.ambafrance-ro.org/index.php/fr_FR/l-ambassade/l-ambassadeur/parmi-les-ambassadeurs-illustres/paul-morand
  4. Délégué du Comité national français.
  5. Chargé d'affaires.
  6. a, b, c et d Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire.
  7. Chargé d'affaires durant la vacance du poste.
  8. Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire puis ambassadeur à partir de 1963.
  9. Maison des Français de l'étranger.
  10. [PDF] Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2012.
  11. Décret no  2005-552 du 24 mai 2005.