Alessandra Mussolini

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Alessandra Mussolini
Alessandra Mussolini à la Festa del secolo d'Italia, à Milan, le 7 octobre 2007.
Alessandra Mussolini à la Festa del secolo d'Italia, à Milan, le .
Fonctions
Sénatrice de Campanie
En fonction depuis le 21 mars 2013
Élection 25 février 2013
Députée de la 1re circonscription de la Campanie
18 décembre 200821 mars 2013
Élection 17 juin 2008
Députée européenne
20 juillet 200428 avril 2008
Élection 13 juin 2004
Législature VIe Parlement européen
Successeur Roberto Fiore (en)
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Rome, Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Parti politique Action sociale
Profession Ancienne actrice, mannequin et chanteuse

Alessandra Mussolini, née le 30 décembre 1962 à Rome (Italie), est une femme politique italienne.

Sénatrice depuis 2013, elle a été auparavant députée (1992-2004 et 2008-13) et députée européenne (2004-08)[1]. Dans les années 1970 et 1980, elle a également été actrice, mannequin et chanteuse. Avec Domenico Scilipoti et les députés de la Ligue du Nord, c'est également la seule élue du Peuple de la liberté à ne pas voter la confiance au gouvernement Monti le 18 novembre 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est la fille d'Anna Maria Scicolone, sœur cadette de Sophia Loren, et de Romano Mussolini, fameux pianiste de jazz, troisième fils de Benito Mussolini et de Rachele Guidi, décédé en février 2006. Elle est mariée à Mauro Floriani depuis 1989 et est mère de trois enfants : Caterina, Clarissa et Romano (appelé ainsi en l'honneur de son père).

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Après avoir présenté l'édition 1981-1982 du célèbre show dominical, Domenica In (littéralement Dimanche dans…, il s'agit de plusieurs émissions étalées sur toute la journée), elle se lance dans une carrière cinématographique, aidée par sa tante, Sophia Loren. Elle apparaît dans plusieurs films, dont le plus connu est Une journée particulière d'Ettore Scola, mais le scandale suscité par son apparition dans le numéro d'août 1983 du magazine Playboy[2],[3] n'aide pas sa carrière d'actrice. Après le film Sabato, domenica e lunedi (Samedi, dimanche et lundi), elle décide de se retirer du monde du spectacle pour reprendre ses études de médecine.

Elle a aussi fait un 33 tours sur lequel on trouve ses chansons sorties uniquement au Japon[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1972Bianco rosso e... (Blanc,rouge et...)
  • 1977Une journée particulière
  • 1982Il Caso Pupetta Maresca (Téléfilm) (L'affaire Pupetta Maresca)
  • 1983Il Tassinaro
  • 1984Qualcosa di biondo (Quelque chose de blond)
  • 1985The Assisi Underground
  • 1986Ferragosto O.K. (Téléfilm)
  • 1987Noi uomini duri (Nous les hommes durs)
  • 1988Vincere per Vincere (Téléfilm) (Vaincre pour Vaincre)
  • 1990Derech L'Ein Harod, Ha
  • 1990Sabato, domenica e lunedì (Téléfilm) (Samedi, dimanche et lundi)
  • 1994Trilogia del Fascismo II: Nel nome del Duce (documentaire) (Trilogie du Fascisme II: Au nom du Duce)
  • 2003Sabine Christiansen Basta Italia! Mehr als ein Sommertheater? (talk-show)

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son diplôme de médecine, Alessandra Mussolini s'oriente vers une carrière politique. Elle est élue députée de Naples en 1992, sous l'étiquette Mouvement social italien (MSI). L'année suivante, elle est candidate à la mairie de Naples, mais est battue au second tour des municipales par le candidat de la gauche Antonio Bassolino.

Le MSI devient en 1994 l'Alliance nationale (Alleanza Nazionale, AN); Alessandra Mussolini manifeste par la suite son désaccord avec le chef de ce parti, Gianfranco Fini, vice-président du gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi. Rejetant la ligne politique de l'Alliance nationale, qui, selon son point de vue, jette aux orties l'« héritage mussolinien » (Gianfranco Fini ayant décrit le fascisme comme un « mal absolu »), elle démissionne avec fracas du parti le et ne tarde pas à créer l'Alternative sociale (Alternativa Sociale con Alessandra Mussolini), étiquette sous laquelle elle obtient environ 1 % des voix aux élections européennes des 12 et 13 juin 2004 et un siège de député, le sien, au Parlement européen. Elle y siège en 2007 dans le groupe ITS dirigé par Bruno Gollnisch. La même année, à la suite d'un amalgame de sa part entre délinquants roms originaires de Roumanie et roumains, les cinq députés européens du Parti de la grande Roumanie appartenant au groupe Identité, tradition, souveraineté le quittent, ce qui entraîne la dissolution du groupe pour cause de manque d'effectifs.

Son éviction — puis sa réadmission — aux élections régionales de 2005 (en), à la suite d'une décision du Conseil d'État (en) italien, après des allégations de fraude de signatures lors de la présentation des listes, lui permet de défendre ses couleurs dans le Latium (en sus de la Campanie). Aux élections régionales des 3 et 4 avril 2005, Alessandra Mussolini obtient 1,9 % des voix (62 352 votes) dans le Latium avec sa liste Alternative sociale (Alternativa Sociale con Alessandra Mussolini).

Avec la fin de son alliance avec Forza Nuova, son mouvement a repris le nom d'Action sociale et a adhéré au Peuple de la liberté de Silvio Berlusconi. En avril 2008, elle est élue députée pour la circonscription Campanie I et démissionne donc de son mandat de députée européenne. Elle est remplacée par Roberto Fiore (en).

En 2011, elle considère le refus du Brésil d'extrader Cesare Battisti comme « une grave offense à l'Italie et à l'amitié entre les deux pays[5] ».

En 2011, elle apporte son soutien à Luca Mongelli dans le cadre de son mandat de présidente de la commission parlementaire bicamérale de l’enfance[6].

Polémiques[modifier | modifier le code]

« Meglio fascista che frocio ! » (Mieux vaut être fasciste que pédé !) déclare-t-elle lors d'un débat télévisé le , faisant allusion à Vladimir Luxuria, un transsexuel candidat lors des élections législatives italiennes de 2006 et député du Parti de la refondation communiste (PRC) de 2006 à 2008. Lors d'un débat télévisé, elle donne un coup de pied à l'entrejambe d'un de ses adversaires politiques qui l'avait insultée et menacée.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]