Nichi Vendola

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Nichi Vendola en 2008.

Nicola Vendola, dit Nichi (prononcer : Niki) (né le 26 août 1958 à Terlizzi), est un homme politique communiste italien, président de la région des Pouilles depuis son élection le 4 avril 2005 et sa réélection le 29 avril 2010. Son vrai prénom est Nicola mais son diminutif viendrait de Nikita, choisi en l'honneur de Nikita Khrouchtchev, d'où son surnom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Habitué dès l'enfance aux discussions politiques avec son père et son oncle, tous deux dirigeants du Parti communiste italien, dans la section de Terlizzi où il a passé son enfance, Nichi Vendola a adhéré à la Fédération des jeunes communistes italiens (FGCI) à 14 ans, en 1972. Après une Maitrise en Lettres et Philosophie, passé avec un mémoire portant sur le poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini, il s’engage plus directement sur le plan politique et social, devient journaliste à L'Unità et promoteur d'Arcigay et de la LILA (Ligue italienne de lutte contre le sida).

En 1985, Alessandro Natta, alors secrétaire général du PCI, lui propose de faire partie du comité national de la FGCI de Rome, dont il devient rapidement vice-secrétaire. Il laisse ce poste en 1988 et devient d’abord journaliste au quotidien Rinascita, puis dirigeant national du PCI, pour rentrer au comité central en 1990.

Opposé au tournant de Bologne, en janvier 1991 il fonde avec Sergio Garavini et Armando Cossutta le « Movimento per la rifondazione comunista » qui allait devenir Refondation communiste et se propose en successeur du PCI.

Député de ce parti, il a toujours été réélu depuis 1992. Pendant dix ans, il a été un membre actif de la Commission parlementaire contre la mafia. Le 24 janvier 2009, lors de l'assemblée de la minorité de Refondation communiste dont il est le leader, à Chianciano, il annonce quitter son parti dirigé par Paolo Ferrero[1] pour fonder Refondation pour la gauche (Rifondazione per la sinistra). Il déclare notamment : « Refondation a été ma maison et cet adieu n'est pas un départ indolore. »[2] Avec lui, ne le suit pas toute la motion Vendola du dernier congrès : parmi ceux-ci se trouvent notamment Milziade Caprili, ancien vice-président du Sénat, Giusto Catania, député européen, et les ex-députés Augusto Rocchi, Matilde Provera et Luigi Comodi. Vendola a souligné à cette occasion combien cette scission était due au départ de Luigi Sansonetti du quotidien du parti Liberazione.

Nichi Vendola fonde alors un Movimento per la Sinistra (mouvement pour la gauche) qu'il fait adhérer à Gauche et Liberté en mars 2009.

Candidat à la présidence de sa région natale après avoir remporté les premières élections primaires (à l'américaine) pour représenter la coalition de centre-gauche (l'Union), il a été élu aux élections régionales du 3 et 4 avril 2005 avec 49,8 % des voix, retournant à son avantage tous les pronostics qui le donnaient nettement perdant contre son adversaire et président sortant du centre-droit, Raffaele Fitto. Il est actuellement président de la Région des Pouilles.

Il s'affirme comme un croyant lié à l'expérience de Pax Christi. Également poète, un de ses recueils a été publié dans un livre, L’ultimo mare. Il a inspiré un film, Niki, réalisé par Alessandro Contessa. Homosexuel déclaré, son élection à la présidence régionale des Pouilles et son charisme politique représentent, selon plusieurs politologues italiens, un changement d'époque dans le vieux Sud italien, le "Mezzogiorno" conservateur.

Il est à nouveau choisi lors de primaires comme le futur candidat de la gauche et du Parti démocrate (dont il ne fait pas partie) en janvier 2010, en battant son rival du Parti démocrate, Francesco Boccia avec 67 % des suffrages[3]. Enfin, il a conquis de nouveau le siège de président des Pouilles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. , qui l'avait battu au poste de leader de Refondation, lors du dernier congrès en 2008.
  2. La Repubblica du 24 janvier 2009.
  3. Richard Heuze, La gauche italienne traverse une mauvaise passe, Le Figaro, 27 janvier 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]