Ceinture de sécurité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Image d'une ceinture de sécurité 3 points.

La ceinture de sécurité est un dispositif de sécurité permettant de limiter les mouvements incontrôlables des passagers d'un véhicule, lors d'un choc. Ainsi, les occupants d'un véhicule en mouvement décélérant brutalement lors d'un choc, ne sont pas projetés contre des obstacles, par l'énergie cinétique qu'ils ont accumulée.

Utilisations[modifier | modifier le code]

La bande doit se positionner à plat, avec rouler sur elle-même, et prend appui sur le squelette de l'utilisateur et non sur ses parties molles (abdomen)

En théorie tous les types de véhicule transportant des personnes peuvent être équipés de ceintures de sécurité :

L'exception notable est la motocyclette du fait de son absence de carrosserie et surtout de toit.

Différents types[modifier | modifier le code]

Ceinture 2 points que l'on trouve dans les avions

Il existe différentes ceintures de sécurité :

  • 2 points, où une seule corde est fixée de chaque côté du bassin.
  • 3 points, la sangle du système deux points remonte en travers de la poitrine de l'occupant, pour se fixer au-dessus et en arrière de son épaule.
  • 4 points, le harnais ceinturant les deux épaules, le thorax, le bassin..., utilisé en compétition automobile et sur certains véhicules spéciaux.

Origine[modifier | modifier le code]

Le pionnier de l'aéronautique George Cayley invente un harnais rudimentaire pour le siège de son planeur au début du XIXe siècle[1].

Le premier test d'un harnais en automobile date de la course Paris-Marseille en 1896, évitant ainsi aux pilotes d'être éjectés dans les virages. En 1903, le canadien Gustave Désiré Lebeau dépose le brevet de « bretelles protectrices pour voitures automobiles » destinées à retenir les passagers d'un véhicule[2]. Dans les années 1950, le colonel John Paul Stapp, médecin militaire américain de la United States Air Force améliore le modèle sur un véhicule lancé à plus de 200 km/h lors d'un crash test[3]. Cette ceinture est adoptée en aéronautique puis sur des automobiles hauts de gamme. La ceinture trois points en Y est expérimentée par Roger W. Griswold et Hugh DeHaven (en) (brevet en 1955) mais provoque encore de graves traumatismes au niveau du foie et de la rate. L'ingénieur Nils Bohlin recruté par Volvo brevette en 1959 la ceinture de sécurité moderne en installant des points d'ancrage pour des ceintures trois points avec une sangle abdominale et une sangle diagonale[4]. L'entreprise décide alors de laisser le brevet libre de droits et les autres constructeurs ont pu profiter de cette avancée. Elle est montée en équipement standard pour la première fois la même année dans la Volvo Amazon[5].

Sauver des vies[modifier | modifier le code]

La ceinture de sécurité peut sauver la vie de celui qui s’attache avec, ainsi que celle des autres passagers à bord d'une voiture : une étude ayant expertisé les dégâts causés par les personnes non attachées après un accident, a conclu que si un passager n’attache pas sa ceinture, le risque de décès pour les autres passagers au cours d’un accident est plus important[réf. nécessaire].

À l'arrière, la ceinture de sécurité est susceptible de prévenir près de deux tiers des décès[6].

D'autre part d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en cas d’accident, le port de la ceinture de sécurité réduit le risque de décès de 40 % à 65 % pour les passagers assis à l’avant et de 25 % à 75 % pour les passagers à l’arrière. Le port de la ceinture de sécurité n’est obligatoire à l’avant et à l’arrière des voitures que dans 57 % des pays[7].

Obligations[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

L'article R 412-1 du code de la route[8] règlemente l'utilisation de la ceinture de sécurité en France dans les automobiles. La ceinture de sécurité est devenue obligatoire à l'avant des véhicules de tourisme et hors agglomération en juillet 1973. Elle l'est devenue en agglomération en 1979. Puis, en janvier 1990, elle est devenue obligatoire à l’arrière[2].

Cependant, selon un article datant d'octobre 2002, le taux de port de la ceinture à l'arrière sur autoroute naviguerait entre 36 % et 64 %, et chaque année, environ un millier de morts sont dus au non port de la ceinture à l'arrière (selon les périodes de l'année)[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Clunk, click – an invention that's saved lives for 50 years - Frederic Manby, Yorkshire Post, 24 août 2009
  2. a et b Le port systématique de la ceinture : un enjeu majeur pour la sécurité - Sécurité routière (voir archive)
  3. (en) Crash Safety Visionary
  4. (en) Volvo's Three-Point Safety Belt Celebrates 50 Years of Saving Lives
  5. Clémentine Portier-Kaltenbach, Le grand quiz des histoires de France sur RTL, 11 décembre 2011
  6. (en) Association of rear seat safety belt use with death in a traffic crash: a matched cohort study - Motao Zhu, Peter Cummings, Haitao Chu, et Lawrence J Cook, Injury Prevention, no 13, 2007, pp. 183-185
  7. Port de la ceinture de sécurité - OMS
  8. Combattre les idées reçues - Sécurité routière [PDF] (voir archive)
  9. Tandem n° 5, octobre 2002

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]