Édouard Dantan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Édouard Joseph Dantan)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dantan.
Édouard Dantan
Petit-Dantan.jpg
Édouard Dantan photographié par Pierre Petit,
musée d’Orsay, Paris.
Naissance

Paris
Décès
(à 48 ans)
Villerville
Nom de naissance
Édouard Joseph Dantan
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Influencé par
Père
Distinctions

Édouard Dantan, né le à Paris, mort le à Villerville, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un moulage sur nature chez Haviland à Auteuil (1887), musée des beaux-arts de Göteborg.

Fils du sculpteur Antoine Laurent Dantan et neveu du sculpteur caricaturiste Jean-Pierre Dantan, Édouard Dantan entra fort jeune à l’atelier d’Isidore Pils puis d’Henri Lehmann à l’École des beaux-arts de Paris, et y fit des progrès si rapides que l’Assistance publique le chargea d’exécuter, en , au tympan de la chapelle de l’hospice Brézin, à Marnes, une grande peinture à la cire : la Sainte Trinité[1].

En , il exposa, pour la première fois au Salon, un tableau, qui retraçait un Épisode de la destruction de Pompéi, qui figura par la suite à l’exposition de Munich et fut, pendant la guerre de 1870, volé à l’artiste par les Allemands, pendant que le jeune artiste avait laissé son atelier de Saint-Cloud pour défendre sa patrie en s’incorporant dans la garde mobile de Seine-et-Oise[1]. Deux jours après la signature de l’armistice, sa maison ayant été incendiée par les Allemands tout ce qu’elle renfermait anéanti, son tableau fut plus tard retrouvé à Versailles roulé sur un manche à balai[1].

En , il exposa un Portrait de jeune fille et le Théâtre improvisé[1]. En , il envoya au Salon un Portrait de son père en train de travailler à un buste de marbre[1]. En , ce fut Hercule aux pieds d’Omphale (acheté par un amateur de Manchester) et Un moine sculpteur sur bois, acquis par l’État pour le musée de Nantes[1]. Le jury, pour ces deux envois, lui décerna une troisième médaille[1]. En , après avoir passé au Salon, le Jeu du disque obtint une médaille d’or à l’exposition de Rouen et fut achetée par cette ville pour son musée[1]. En , il donna la Nymphe Salmacis et le Jeune Hermaphrodite[1]. En , la Vocation des apôtres Pierre et André[1]. La même année, il remporta le prix de paysage au concours d’Altainville[1]. En , Phrosine et Mélidore, acheté par un amateur de Bordeaux et le Christ en croix commandé pour l’église Saint-Alexandre, à Dombrowa (Pologne)[1]. En , Portrait de trois enfants et un Portrait de femme[1]. En , Un coin d’atelier, lui fit décerner une seconde médaille, tableau acheté par l’État pour le musée du Luxembourg, dans lequel le peintre a représenté son père en train de travailler à la restauration d’un bas-relief de lui représentant l’Ivresse de Silène[1]. En , le Déjeuner du modèle, fit sensation[1]. En , la Fête-Dieu, procession de la Fête-Dieu à Villerville-sur-Mer, et deux portraits de la mère de l’auteur et d’un enfant[1]. En , il a envoyé au Salon Un intérieur à Villerville et le Paradou (dans la Faute de l'abbé Mouret, d’Émile Zola)[1]. En , il reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris de 1889.

Influencé par Jules Bastien-Lepage, son art est empreint de naturalisme. Il est connu pour avoir peint des intérieurs d’ateliers de sculpteurs au travail dans des gammes de couleurs claires.

Passant ses étés à Villerville où il possède une maison, il y meurt accidentellement lorsque la voiture revenant de Trouville dans laquelle il se trouvait vint heurter violemment l’église du village après que les guides retenant son cheval se furent rompues[2].

Expositions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Un moulage sur nature chez Haviland à Auteuil (1887), musée des beaux-arts de Göteborg.
  • Un coin d’atelier, musée d’Orsay, Paris.
    Monté sur une caisse, un vieux sculpteur, qu’on voit de dos, en vareuse brune, en casquette, en pantoufles, travaille avec attention à un bas-relief de marbre blanc placé sur une selle, presque de face, et représentant une marche de Silène. À sa droite, au premier plan, une jeune femme nue jusqu’à mi-corps, assise, les bras sur les genoux, le regarde travailler. Sur une table, une tasse à café, des bouteilles, des petits verres. La muraille blanche, au fond, est couverte de moulages et de maquettes. Tout est clair dans l’atelier silencieux et rempli d’une lumière tranquille et fraîche que l’artiste a su répandre, avec le même charme pénétrant, sur les accessoires et sur les figures. Signé dans la caisse : E. Dantan, 1880.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Apollo Mlochowski de Belina, Nos peintres dessinés par eux-mêmes : notes humoristiques et esquisses biographiques, Paris, Ernest Bernard, , 512 p., 1 vol. in-8° (lire en ligne), p. 115-7.
  2. « Hors Paris », Le Figaro, 3e série, no 189,‎ , p. 1 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :